Île Tromelin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tromelin.
Île Tromelin
Vue aérienne de l'île Tromelin.
Vue aérienne de l'île Tromelin.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Revendication par Drapeau de Maurice Maurice
Archipel Aucun
Localisation Océan Indien
Coordonnées 15° 53′ 31″ S 54° 31′ 23″ E / -15.892, 54.52315° 53′ 31″ S 54° 31′ 23″ E / -15.892, 54.523  
Superficie 1 km2
Côtes 3,7 km
Point culminant non nommé (7 m)
Géologie Île corallienne
Administration
Collectivité d'outre-mer Terres australes et antarctiques françaises
District Îles Éparses de l'océan Indien
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte 1776
Fuseau horaire UTC+04:00

Géolocalisation sur la carte : océan Indien

(Voir situation sur carte : océan Indien)
Île Tromelin
Île Tromelin
Îles de France - Îles de Maurice

L'île Tromelin[1] est une île française de l'océan Indien appartenant au district des îles Éparses de l'océan Indien, rattaché aux Terres australes et antarctiques françaises. L'île est revendiquée par Maurice.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'île Tromelin est située à 450 kilomètres à l'est de Madagascar et à 535 kilomètres au nord de l'île de La Réunion. Elle est entourée de fonds marins de 4 000 mètres de profondeur. Il n'a pas encore été clairement défini si elle constitue le sommet émergé d'un volcan sous-marin ou s'il s'agit d'un atoll surélevé.

Topographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique de Tromelin.
Paysage de l'île Tromelin avec deux Fous masqués.

L'île Tromelin est composée d'un terrain plat et sablonneux, recouvert d'arbustes épars, battu par les vents et chahuté par les alizés.

Son point le plus élevé ne dépasse pas sept mètres d'altitude.

D'une forme ovoïde, sa côte de 3,7 kilomètres de longueur est sablonneuse. L'île est longue d'environ 1 700 mètres et large au maximum de 700 mètres. Elle est ceinturée par une barrière de récifs coralliens particulièrement dangereux à la navigation et rendant son accès très difficile. L'accostage se fait uniquement par temps calme et par un seul point, au nord-ouest où il existe une passe étroite. Très souvent, les lames déferlent sur les récifs, rendant tout atterrissage impossible.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type tropical maritime avec des températures moyennes mensuelles qui varient de 20 à 26 °C.

Les précipitations se situent entre 1 000 et 1 500 millimètres d'eau par an, la moitié tombant de janvier à mars. Les pluies sont en général de courte durée et d'intensité modérée à forte. Les alizés de sud-est soufflent la majeure partie de l'année à une vitesse de 15 à 35 km/h.

En saison chaude, se produisent des périodes sans ou avec peu de vent mais entrecoupées par le passage de dépressions tropicales ou de cyclones auxquels l'île est particulièrement exposée. En 1986, elle a ainsi subi deux cyclones : Erinesta, très dévastateur suivi quelques semaines plus tard d'Honorina.

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Tortue venant pondre sur une plage de l'île Tromelin.
Nidification d'un fou

La flore est peu développée du fait des conditions météorologiques et du manque d'eau douce. À l'exception de deux ou trois mois en été, cette île plane est balayée, nuit et jour, par des alizés qui sont soutenus en hiver. En été, elle peut subir les assauts des cyclones et des tempêtes tropicales. On ne trouve donc que des herbes et des broussailles constituées d'arbustes peu denses. Des veloutiers et des pourpiers, à la croissance torturée par un vent d'est dominant, sont présents un peu partout sur l'île. Les essais de plantations d'autres espèces n'ont pas réussi à l'exception de quelques rares cocotiers venant des îles Glorieuses et d'un vacoa.

La faune est essentiellement constituée de bernard-l’ermite (Paguroidea), d'oiseaux marins et de tortues marines pour lesquelles l'île est un important lieu de ponte. La tortue verte (Chelonia mydas), aussi appelée tortue franche, est principalement rencontrée et, dans une moindre mesure, la tortue à écailles, plus connue sous le nom de caret. Les oiseaux vivant en colonies permanentes et se reproduisant sur l'île sont les fous masqués à palmes noires (Sula dactylatra) et les fous à pieds rouges (Sula sula). D'autres sont simplement de passage, comme les frégates (suivant le régime des vents) et les sternes blanches (Gygis alba), ces dernières sont observées au moins en août, septembre, octobre. Des Charadriiformes, Tournepierre à collier (Arenaria interpres) et Courlis (Numenius sp.) fréquentent également l'île, au moins entre août et octobre.

Les eaux aux alentours sont très poissonneuses. L’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a recensé 26 espèces de coraux[2]. Des espèces allochtones ont été introduites sur l'île lors des différents naufrages : rats, souris et lapins. Ces derniers ont été décimés en 1986 par le cyclone Erinesta.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue d'une partie des bâtiments de l'île Tromelin.

Découverte[modifier | modifier le code]

L'île Tromelin, petite et plane, à l'écart des routes de navigation, n'est découverte qu'en 1722 par le navire français de la compagnie des Indes, la Diane, commandé par Jean Marie Briand de la Feuillée et elle est baptisée « Île des Sables » à cause des plages de sable blanc qui l'entourent complètement. L'île est décrite comme une « île plate de 700 toises sur 300 environ ».

Naufragés de Tromelin[modifier | modifier le code]

L'île Tromelin a aussi connu un épisode tragique surnommé les « naufragés de Tromelin »[3].

Dans la nuit du 31 juillet 1761 au 1er août 1761, L'Utile, frégate de la Compagnie française des Indes orientales affrétée par Jean-Joseph de Laborde et commandée par le capitaine Jean de Lafargue, fait naufrage sur les récifs coralliens de l'île. Le bateau parti de Bayonne en France avec cent-quarante-deux hommes d'équipage, après une escale à l'île Maurice (appelée à l'époque « Île de France »), avait embarqué cent-soixante hommes, femmes et enfants malgaches à Foulpointe, sur la côte orientale de Madagascar, pour les emmener en esclavage sur l'île Maurice malgré l'interdiction de la traite décrétée par le gouverneur. Une erreur de navigation fait échouer le navire sur les récifs de l'île Tromelin.

Lors du naufrage, l'équipage et une soixantaine de Malgaches arrivent à rejoindre l'île ; mais les autres esclaves, enfermés dans les cales, périssent noyés. L'équipage récupère différents équipements, vivres ainsi que du bois de l'épave. Ils creusent un puits, permettant d'obtenir de l'eau tout juste potable, et se nourrissent des vivres récupérés, de tortues et d'oiseaux de mer.

Le capitaine Jean de Lafargue, ayant perdu la raison à la suite de la perte de son navire, est remplacé par son premier lieutenant, commandant en second, Barthélémy Castellan du Vernet. Celui-ci fait construire deux campements sommaires, l'un pour l'équipage et l'autre pour les esclaves, une forge et, avec les matériaux récupérés de l'épave, fait commencer la construction d'une embarcation. Deux mois après le naufrage, les 122 hommes d'équipage restants y prennent place difficilement, laissant les Malgaches sur l'île avec quelques vivres.

Castellan promet à son équipage ainsi qu'aux soixante esclaves restés sur l'île de revenir les chercher. Cette promesse ne sera pas tenue car le gouverneur Desforges-Boucher refusera toujours au lieutenant Castellan de lui fournir un bateau pour retourner chercher les esclaves qu'il avait abandonnés. Les marins atteignent Madagascar en un peu plus de quatre jours et sont transférés à l'île Bourbon (aujourd'hui la Réunion) puis à l'île de France (aujourd'hui l'île Maurice).

Durant la traversée de Madagascar vers l'île Bourbon à bord du Silhouette, le capitaine Lafargue décède de maladie et Castellan demande par de nombreuses fois l'autorisation d'aller secourir les esclaves restés sur l'île. Mais le gouverneur, furieux que Lafargue ait enfreint ses ordres de ne pas importer d'esclaves sur l'île de France (par crainte d'un blocus de l'île par les Anglais et donc d'avoir des bouches supplémentaires à nourrir ), refuse catégoriquement[3].

Castellan finit par abandonner et quitte l'île de France pour rentrer en France métropolitaine fin août 1762. La nouvelle de cet abandon arrive à Paris et agite un temps le milieu intellectuel de la capitale[3] avant que les naufragés ne soient oubliés avec la fin de la guerre de Sept Ans et la faillite de la Compagnie des Indes.

En 1773, un navire passant à proximité de l'île Tromelin les repère et les signale de nouveau aux autorités de l'île de France[3]. Un bateau est envoyé mais ce premier sauvetage échoue, le navire n'arrivant pas à s'approcher de l'île. Un an plus tard, un second navire, La Sauterelle, ne connaît pas plus de réussite. Il réussit néanmoins à mettre une chaloupe à la mer et un marin parvient à rejoindre les naufragés à la nage, mais il doit être, lui aussi, abandonné par ses camarades qui ne peuvent accoster à cause de l'état de la mer et le navire doit quitter les parages de l'île. Ce marin fait construire, quelque temps plus tard, un radeau sur lequel il embarque avec les trois derniers hommes et trois femmes rescapées mais ce radeau disparaît en mer, sans doute en 1775[4].

Ce n'est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin, commandant la corvette La Dauphine, récupère les huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois[3]. En arrivant sur place, le chevalier de Tromelin découvre que les survivants sont vêtus d'habits en plumes tressées et qu'ils ont réussi, pendant toutes ces années, à maintenir un feu allumé alors que l'île ne possède pas d'arbre. Les survivants sont recueillis par Jacques Maillart, intendant de l'île de France qui les affranchit et décide de baptiser l'enfant Jacques-Moïse[5], de débaptiser sa mère (dont le nom malgache était Semiavou) Ève[6] et de nommer sa grand-mère Dauphine d'après le nom de la corvette[7]. Le trio reste dans la maison de l’intendant sur l’île de France au lieu de retourner dans leur patrie, Madagascar[7]. Les autres rescapées décident aussi de rester à l’île de France[8]. Le chevalier de Tromelin est le premier à décrire précisément l'île qui porte désormais son nom.

Expédition « Esclaves oubliés »[modifier | modifier le code]

Une expédition archéologique « Esclaves oubliés » menée par Max Guérout, ancien officier de la marine française et directeur des opérations du Groupe de recherche en archéologie navale, et placée sous le patronage de l'UNESCO et du Comité pour l'histoire et la mémoire de l'esclavage, a eu lieu d'octobre à novembre 2006[3]. Les résultats de ses découvertes sont rendus publics le 17 janvier 2007. Les dix membres de l'expédition sondent l'épave de L'Utile et fouillent l'île à la recherche des traces des naufragés dans le but de mieux comprendre leurs conditions de vie pendant ces quinze années.

Selon Max Guérout, chef de la mission, « il y a très vite des tensions au sein des survivants, à cause de l'eau. En trois jours, un puits de 5 mètres de profondeur est creusé. Cela représente un effort considérable. » « On a retrouvé de nombreux ossements d'oiseaux, de tortues, et de poissons. » « L'arrivée de ces naufragés a dû causer une véritable catastrophe écologique pour l'île. » « On n'a pas l'impression que ces gens étaient écrasés par leur condition. Ils ont essayé de survivre avec ordre et méthode. »

Un journal de bord anonyme, attribué à l'écrivain de l'équipage, est retrouvé. Sont retrouvés des soubassements d'habitations fabriquées en grès de plage et corail, six gamelles en cuivre réparées à de nombreuses reprises et un galet servant à affûter les couteaux. Le feu du foyer est maintenu pendant quinze ans grâce au bois provenant de l'épave, l'île étant dépourvue d'arbres.

Une deuxième expédition organisée en novembre 2008 n'a pas permis de retrouver les sépultures observées en 1851 par un officier de marine anglais. Toutefois les restes de deux corps déplacés lors du creusement des fondations d'un bâtiment de la station météo ont été mis au jour. Trois bâtiments construits à l'aide de blocs de corail ont été découverts, dont la cuisine encore équipée des ustensiles de cuisine et en particulier de récipients en cuivre réparés à plusieurs reprises, témoignant de l'industrie des esclaves et de leur énergie à survivre[9].

Une troisième mission archéologique a eu lieu en novembre 2010. Elle a permis la découverte de trois nouveaux bâtiments et de nombreux objets, dont deux briquets et des silex, qui ont élucidé la technique utilisée par les naufragés pour rallumer le feu[10].

La quatrième expédition a lieu en septembre/octobre 2013. D'une durée de 45 jours, elle a permis de relever de nombreux outils, des foyers et de comprendre l'aménagement du lieu, réalisé en quatre phases d'habitation[11].

Activités météorologiques[modifier | modifier le code]

Vue de la station météorologique Serge Frolow de l'île Tromelin.
Plaque de la station météorologique Serge Frolow.
Lettre de félicitations adressée au capitaine André Paul Poux pour son atterrissage sur l'île Tromelin en 1954, rédigée par le secrétaire d'État aux forces armées de l'air françaises.

Par la suite, l'île Tromelin connaît d'autres naufrages. En 1830, le capitaine Laplace reçoit pour mission de reconnaître l'île et de s'assurer qu'il n'y ait pas de naufragés. Ne pouvant y aborder, il se contente d'en faire le tour, notant la présence de cabanes abandonnées. Il calcule aussi la position de l'île avec 15° 38' Sud et 52° 11' Est. Cette position n'est rectifiée qu'en 1955 par le révérend père Cattala qui travaille pour l'Observatoire de Tananarive avec 15° 53' Sud et 54° 31' Est. En 1947, l'île commence à intéresser les autorités françaises à des fins de météorologie tropicale pour la surveillance des cyclones. La Marine nationale française organisa deux expéditions en 1953. La direction de la météorologie nationale française, suivant une demande de l'Organisation météorologique mondiale, installe le 7 mai 1954 une station météorologique permanente. L'île est toujours aussi difficile d'accès par la mer et lors des débarquements depuis le baliseur Marius Moutet de la mission française en avril et mai 1954, une partie du chargement tombe à la mer. Depuis cette année, une présence humaine est assurée sur l'île par ces seuls météorologues. Ils sont installés dans un bâtiment de trois étages situé au-devant de l'aérodrome. Juste à côté se trouve la station météorologique composée de nombreux équipements de Météo-France. L'île n'offre aucun port et seul un mouillage au large est possible. Elle possède un aérodrome avec une piste, achevée le 20 juin 1954, de 1 100 mètres environ de longueur avec radioguidage par balise. Le premier pilote à s'y être posé est le capitaine André Poux[12]. Un phare est situé sur le toit du bâtiment principal.

En 1960, la France place l'île Tromelin, comme les autres îles Éparses de l'océan Indien, sous l'autorité du ministère des DOM-TOM[réf. souhaitée]

Revendication mauricienne[modifier | modifier le code]

Depuis 1976, Maurice revendique la souveraineté sur l'île Tromelin comme sur l'archipel des Chagos. Si l'île en elle-même ne présente pas un grand intérêt économique ou stratégique, les eaux qui l'entourent sont très poissonneuses. La France considère qu'elle a toujours possédé l'île Tromelin et le traité de Paris de 1814 stipule que la restitution à la France n'exclut que « l’isle de France et ses dépendances, nommément Rodrigues et les Séchelles ». L'île Tromelin n'étant pas nommée, Paris considère que l'île appartient donc toujours à la France. Cette possession française n'a été contestée ni par le Royaume-Uni, ni par le gouvernement indépendant de Maurice de 1968 à 1976.

Maurice oppose toutefois la version anglaise du traité de Paris. Cette dernière indique « especially Rodrigues and The Seychelles »[réf. nécessaire] L'adverbe « especially » signifie en français « en particulier ». À la suite du traité restituant l'île de La Réunion à la France, les autorités britanniques de Maurice prennent possession d'îles qui n'étaient pas mentionnées dans le traité : l'archipel des Chagos, Agaléga et Saint-Brandon. Les Seychelles sont plus tard détachées de l'île Maurice et deviennent un État indépendant. Maurice affirme également qu'elle possède des documents prouvant qu'elle a bien pris possession de l'île Tromelin. Entre 1901 et 1956, les autorités mauriciennes ont ainsi accordé des baux à quatre Mauriciens pour exploiter le guano sur l'île.

En 2004, la marine nationale française arraisonne deux navires de pêche japonais dans la zone exclusive de l'île Tromelin alors qu'ils bénéficient d'une licence de pêche sur cette zone accordée par Maurice.

Une revendication malgache existe sur les îles Éparses de l'océan Indien mais sans vraiment préciser si elle y inclut l'île Tromelin dont elle a semblé reconnaître la souveraineté mauricienne.

En 2009, un projet d'accord entre la France et l'île Maurice est signé sur un projet de gestion commune de l'île Tromelin[13]. Le 7 juin 2010, la France et Maurice entérinent l'accord de cogestion de Tromelin à Port-Louis[14]. À la suite de certaines critiques consécutives au vote à l'Assemblée nationale du projet de loi sur l'accord de cogestion, le ministre français de l'Outre-mer Victorin Lurel se rend à Tromelin le 17 avril 2013 pour y réaffirmer la souveraineté française sur l'île[15],[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Avion sur la piste d'aviation de l'île Tromelin avec un drapeau français flottant en 1981.

L'île Tromelin est placée sous la juridiction de La Réunion en 1814 et est longtemps administrée par le préfet de cette région française bien qu'elle n'en fasse pas partie. En 1960, l'île Tromelin est officiellement rattachée au ministère des DOM-TOM. Depuis un arrêté du 3 janvier 2005, elle relève de la responsabilité du préfet qui fait office d'Administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises. C'est une possession de la France en tant que « domaine privé de l'État » qui fait partie d'un groupe d'îles françaises appelées îles Éparses de l'océan Indien. La République de Maurice en réclame la souveraineté.

Depuis 2007[17], l'île Tromelin fait partie, avec les autres îles Éparses de l'océan Indien, du cinquième district des Terres australes et antarctiques françaises, un territoire d'outre-mer.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Le fait divers singulier du naufrage de L'Utile sur l'île Tromelin a inspiré le livre Les Naufragés de l'île Tromelin d'Irène Frain paru en 2009. Au terme d'une enquête, l'auteur, qui a eu accès à la documentation rassemblée par Max Guérout du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN)[18] et effectué un court séjour sur l'île, tente de percer le mystère des acteurs de ce drame et apporte sa vision du comportement des différents protagonistes et notamment du capitaine Lafargue et du lieutenant Castellan.

En octobre 2010 les éditions du CNRS et l'INRAP ont publié Tromelin - L'île aux esclaves oubliés, un ouvrage scientifique destiné au grand public, rédigé par Max Guérout et Thomas Romon avec le concours de Joë Guesnon, Nick Marriner, Philippe Charlier, Véronique Laroulandie et Gaël Leroux. Ce livre s'appuie sur les recherches historiques effectuées depuis 2004 et sur les résultats des deux missions archéologiques effectuées en 2006 et 2008.

Une bande dessinée d'Emmanuel Lepage, Voyage aux îles de la Désolation, relate une rotation du Marion Dufresne, dont un passage à l'île Tromelin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Commission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique, Pays indépendants et capitales du monde : Entités géopolitiques dépendantes au 01.06.2006,‎ 24 avril 2006, 10 p. (lire en ligne), p. 6
  2. « Les récifs coralliens d'outre-mer », sur www.ifrecor.org (consulté le 22 avril 2010)
  3. a, b, c, d, e et f « Expédition - Les naufragés de Tromelin », Le Point,‎ 17 janvier 2007 (lire en ligne)
  4. Les derniers hommes survivants et le marin devaient être encore en vie dix-sept mois avant la date du 29 novembre 1776, soit vers juin 1775, puisqu'un bébé de huit mois faisait partie des survivants recueillis en 1776.
  5. Une entrevue avec Max Guérout, directeur de l’expédition archéologique (23 min)
  6. Des extraits des lettres à l'époque
  7. a et b Une entrevue avec Max Guérout, directeur de l’expédition archéologique (23 min)
  8. « Il est à remarquer qu'ayant proposé à ces femmes de retourner libres dans leur patrie et croyant leur faire une proposition très agréable, elles ont paru l'entendre avec froideur, elles y seraient esclaves des autres noirs. » — lettre de Jacques Maillart, intendant de l'île de France à Antoine de Sartine, ministre de la Marine, datée du 16 décembre 1776 (A. N. Marine G222 - f°34B)
  9. Dossier de presse expédition 2008 [PDF]
  10. M. Guérout, T. Romon, Tromelin, l'île des esclaves oubliés, CNRS ed., Paris, 2010
  11. « Retour de la 4e campagne de fouille archéologique sur l’île de Tromelin », Inrap,‎ 11 octobre 2013 (consulté le 14 octobre 2013)
  12. « Il y a un an, les Français débarquaient à Tromelin, l'« île des cyclones » », Le Figaro,‎ 29 avril 1955
  13. « L'île de la coopération », Le Quotidien de La Réunion,‎ 17 décembre 2009 (lire en ligne)
  14. « Tromelin : La Réunion, spectatrice et spoliée », Le Quotidien de la Réunion,‎ 9 juin 2010 (consulté le 9 juin 2010)
  15. Victorin Lurel: "A Tromelin, on est chez nous!" Par Maïté Koda, dépêche AFP du 17 avril 2013.
  16. Victorin Lurel en visite sur l'île Tromelin, France Info, le 21 avril 2013.
  17. La loi no 2007-224 du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer
  18. Site du groupe de recherche en archéologie navale

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]