Nestier

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Nestier
Les oratoires du chemin de croix du mont Arès.
Les oratoires du chemin de croix du mont Arès.
Blason de Nestier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton Canton de Saint-Laurent-de-Neste
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Saint-Laurent
Maire
Mandat
Bernard Rouède
2014-2020
Code postal 65150
Code commune 65327
Démographie
Population
municipale
161 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 49″ N 0° 28′ 51″ E / 43.0636, 0.480843° 03′ 49″ Nord 0° 28′ 51″ Est / 43.0636, 0.4808  
Altitude Min. 458 m – Max. 604 m
Superficie 4,94 km2
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Nestier est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées et dans la région administrative appelée Midi-Pyrénées. Sa région historique est la Gascogne. Les villageois de Nestier sont donc gascons et pyrénéens. On les appelle les Nestéens.

Nestier appartient à la communauté de communes de Saint-Laurent-de-Neste.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village du piémont pyrénéen, Nestier est situé dans l'Est du département des Hautes-Pyrénées (65), dans la basse vallée de la Neste, à une cinquantaine de kilomètres de Lourdes, à proximité et à équidistance des deux villes voisines que sont Lannemezan dans le même département et Montréjeau dans le département voisin (31). Il est à la frontière de trois pays historiques appelés Comminges, Quatre-Vallées et Rivière-Verdun.

Nestier est situé à l'entrée d'un espace naturel appelé "Vallon de Bouchère"[1]. Celui-ci est composé pour les trois-quarts des terres de Nestier et pour le quart restant des terres des trois communes voisines qui sont : Bize au sud, Montsérié à l'ouest et Hautaget au nord. Le village est lui-même enserré entre deux collines de moyenne altitude : le Mont-Arès (598 m) et le Monsaoux (550 m). Entre ces deux collines coule un ruisseau appelé "Le Limacourt", dénommé "Le Pontic" dans la carte IGN. Ce ruisseau baigne en amont le "Vallon de Bouchère" dans lequel il prend sa source, puis en aval les terres du village qui s'ouvrent vers la basse vallée de la Neste.

Nestier nous apparaît donc comme un village de plaine et de moyenne montagne. Ces deux caractéristiques harmonieusement dosées se retrouvent dans la configuration naturelle des lieux - village relativement allongé et étagé, au relief quelque peu accidenté - mais aussi dans les réalisations humaines que sont, par exemple, l’habitat ou les modes de culture.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Nestier s'est donc construit au pied des contreforts de la chaîne pyrénéenne qui s'abaissent naturellement vers la vallée de la Garonne. Il est situé sur les dernières assises qui montent vers le Plateau de Lannemezan. Le village est en bordure de la dépression karstique appelée « de Bize », sur un des lambeaux de la terrasse alluviale de 50 - 60 mètres, sur la rive droite de la Neste, appelée "de La Barthe-de-Neste" ou "de Montréjeau". Il est situé sur un dépôt post-albien au contact des dépôts quaternaires du Plateau. De manière générale, le sol est constitué de terres silico-argilo-calcaires, riches en apports glaciaires mais également en dépôts alluvionnaires de la Neste. Les deux collines villageoises, le Montsaous et le Mont-Arès, sont composées quant à elles de terres argilo-calcaires plus arides avec des ensembles rocheux localement peu résistants.

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

Les terres de Nestier sont « de façon typique une manifestation karstique ». Un tel système géologique est défini par la présence de lapiaz, de rivières souterraines, de dolines, de sources et de cavernes sèches [2].

Le sous-sol de notre village est en effet composé de nombreuses cavités auxquelles s'ajoute un réseau hydrique souterrain particulièrement intéressant. Cet ensemble hydrogéologique est décrit dans les divers rapports ou comptes rendus relatifs aux explorations effectuées au cours des deux siècles derniers, complétés par des témoignages de villageois.

Voici un extrait du carnet d'exploration de N. Casteret concernant les fouilles effectuées à Nestier. Grotte et puits de Nestier. 22 mars 1934. «... Je visite « la grotte » qui est une bien vilaine diaclase fort étroite et descendante, de 40 à 45 m de long (cul de sac)... À quelques mètres du terminus, une chatière descendante très exiguë, m'oblige à déblayer un peu pour passer très très serré ...». 2 avril 1938. « ... Nous allons à la carrière de Nestier où je descends dans le puits que j'avais vu en 1934. Ce puits fait environ 20 m de profondeur, avec 2 diverticules dont celui de gauche débouche à la base d'une cheminée remontante que j'escalade sur 6 à 7 m. Dans la vieille carrière voisine, je refais la grotte diaclase – boyau déjà vu en 1934... Puis sous la conduite de M. Dupuy nous montons sur la montagne du calvaire jusqu'à un orifice de puits « le clot dera Pourquié » qui est bouché... ».

A propos de toutes ces cavités naturelles, Mme Bize écrit encore : "...Le fond de ces grottes est occupé par une petite rivière souterraine (vers le sud du village, que Norbert Casteret n’a point vu et qui aurait pu l’intéresser) dont l’origine est mal connue. On suppose qu’elle traverse le village d’Hautaget (source très abondante à l’entrée de ce dernier). Cette rivière souterraine débouche au sud-est de Nestier vers Bouchère, au « Cap de la Bielho ». Elle coule très abondamment et ne tarit jamais... Autrefois, par la grotte béante d’où elle s’écoulait, on apercevait son cours souterrain et sinueux. Les gamins de l’époque s’amusaient à la remonter sur une vingtaine de mètres. Depuis, elle a été captée pour alimenter le village en eau courante. Un lavoir y fut primitivement établi en 1904, puis un captage définitif en 1932[1]..."

Voici le témoignage d'un villageois, André Dupuy, à propos de l'exploration d'une fissure dans la paroi de la "petite carrière" située derrière la maison "En so dé Petit-Agneau". « Après une descente assez rapide, d’une vingtaine de mètres... je suis arrivé dans une salle irrégulière, d’environ douze mètres de largeur... Au centre de la salle, il y avait un petit bassin circulaire de 2 mètres environ de diamètre, contenant une eau claire, en faveur d’une source. D’ailleurs un ruisselet en partait, se dirigeant vers l’est, nord-est, et qui se perdait dans un orifice de la roche, bien trop petit pour y pénétrer. Vers le sud, un couloir rétréci paraissait prolonger la cavité principale[3]... ».

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau "Limacourt", encore appelé "le Pontic", coule dans le Vallon de Bouchère et traverse notre village pour se jeter dans "le Merdans", un deuxième ruisseau villageois au sud-est de Nestier, venu de Bize. Tous deux se réunissent pour former une petite rivière. Celle-ci se jette dans la Neste vers Montégut[1].

La Neste est la rivière pyrénéenne qui aurait donné son nom à notre village dont elle traverse les terres dans la partie nord et nord-est. Elle prend sa source au lac d'Orédon, dans la vallée d'Aure. Elle se jette dans la Garonne à hauteur de Montréjeau. Elle devient parfois un torrent impétueux lors des crues exceptionnelles à l'exemple de celle du 18 juin 2013 qui a occasionné des dégâts importants comme la destruction du pont entre Nestier et Saint-Laurent-de-Neste, sur la départementale 75. Ce pont avait été construit dans l'Entre-deux-guerres. Voici un extrait de la monographie de Mme Bize qui montre la capacité de destruction de cette rivière lorsqu'elle se transforme parfois en un torrent dévastateur. "Elle a eu de terribles crues. La plus récente est celle de 1938 : pylône électrique emporté sur le territoire de Nestier proche de Saint-Laurent ; à Anères : lit dévié, route et pont menacés. La plus effrayante, dont se souviennent les vieillards du village, eut lieu en 1875. Tous les ponts de la Neste furent emportés, de sa naissance en vallée d'Aure jusqu'à Montréjeau. La filature d'Anères, en ruine maintenant, détruite. Le torrent s'étendait à Nestier jusqu'à la route d'Anères recouverte par une eau limoneuse... Les eaux charriaient des poutres, des madriers, des arbres, des planches, des cochons, des animaux de toutes sortes, des meubles ; un berçeau vide fut aperçu voguant à la dérive, emporté par les eaux tourbillonnantes[1]...".

Par ailleurs, la Neste a joué un rôle important dans l'organisation de notre territoire, après la Révolution. En effet, dès 1790, deux cantons sont créés : celui de Nestier sur la rive droite et celui de Saint-Laurent-de-Neste sur la rive gauche. La raison majeure invoquée pour cette nouvelle organisation administrative fut celle-ci : "... Les eaux de cette rivière grossissant fréquemment, il arrive que toute communication entre la rive droite et la rive gauche reste interceptée pendant plusieurs jours par la crue des eaux et la rupture des ponts qu'elles entraînent[4]...". D'où l'impérieuse nécessité pour le législateur de créer deux cantons afin de résoudre ces difficultés de communication locales lors d'événements météorologiques désastreux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

"Nestier"[modifier | modifier le code]

Le nom de notre village signifie "qui est sur la Neste, qui est de la Neste" (d'après l'abbé Nègre : TGF 1391, R. Aymard : DNLHP). C'est un nom pré-latin contenant l'hydronyme pré-indo-européen (p.i.e) nesta qui signifie flot. Son origine serait aquitanique ou basco-aquitaine. Il possède un suffixe prélatin obscur comme dans Visker, Vier, Allier, Uzer, Viger, etc. Sa prononciation locale avec "r" final sensible provient d'une ancienne finale en "-rr"[5]. "Nestier" serait un mot de la langue primaire essentiellement orale et non écrite, parlée sur notre territoire, bien avant l'arrivée des Romains, par les premiers hommes appelés non pas Gaulois mais Aquitains. Cet argument laisserait donc penser que le site de notre village serait un des plus anciens de la basse vallée de la Neste, ce que n’hésitent pas à écrire certains auteurs locaux[6]». 

"Castéra"[modifier | modifier le code]

Ce nom serait apparu au V°s. lorsque les Vascons venus d'Espagne ont envahi notre région appelée depuis la Gascogne, correspondant géographiquement à notre grand sud-ouest. Le mot "castérar" est formé avec le suffixe en "ar" (latin "are") qui veut dire surélévation de terrain, généralement qui a supporté un oppidum pré-latin ou un château-fort ou les deux successivement. Il aurait perdu la lettre finale "r" pour devenir le mot que nous connaissons toujours aujourd'hui : castéra[7]. Par ailleurs, le mot "castéras" est le nom donné à des manoirs fermés du XIII° s. situés dans le Bordelais mais aussi dans les vallées de la Garonne et du Gers en particulier. Ces manoirs étaient surtout destinés à la défense des terres du seigneur local[8].

"Cap de la Bielle"[modifier | modifier le code]

Ce nom signifie en gascon "extrémité du village, de l'agglomération". Il a connu diverses orthographes : "Bièlle" ou "Bieille" sur le plan cadastral de 1831, "Bout de la Vielle" ou "Cap de la Bielle" sur celui de 1937, orthographes reprises aujourd'hui dans certaines cartes IGN. Le mot "Bielle" serait identique à l'écriture normalisée "Viela". Par ailleurs, "Vielle" est défini dans le dictionnaire comme petite voie, accotement, l'accotement étant le renfort bilatéral d'une route ou d'une voie ferrée[3]. Cette définition peut très bien s'appliquer somme toute à cette route ancienne du "Cap de la Bielle", encore appelée chemin du "Carrey" (charroi)[1]. Ainsi donc, nous conserverons les appellations "Cap de la Bielle" en gascon, "Bout de la Vielle" en français. De même, ce nom désigne l'un des plus vieux quartiers de Nestier : "le Cap de la Bielle est le nom du hameau construit autour de l'intersection des deux routes de Nestier à Hautaget (actuelle D 526) et de Nestier à Bize, dans le vallon parcouru par le ruisseau de Pontic (ou Pontil, ou Limacous au XIXe siècle)[9] ".

"Mont-Arès"[modifier | modifier le code]

Arès est le dieu grec de la guerre et de la violence, identifié avec le dieu romain Mars, vénéré au pied de la colline villageoise selon certains auteurs locaux. Ainsi Nestier n'est pas peu fier de posséder sa "Colline d'Arès" qui rappelle le "Conseil des Dieux", encore appelé Aréopage. Par ailleurs, ce nom d'origine grecque n'est pas unique dans notre région : "Pyrénées" aurait pour racine "pur, puros" qui signifie "le feu" : "... les marins auraient désigné l'ensemble de la chaîne aperçue sous les flammes des feux pastoraux, comme « les montagnes du feu », les Pyrénées..."[10]. Et le nom de notre rivière "La Neste" se rapproche singulièrement du nom du fleuve de Thrace nommé Nestos. Néanmoins, il est imprudent d'affirmer aujourd'hui que les Grecs ont bien séjourné dans notre région, dans l'Antiquité. C'est même une thèse invraisemblable aux yeux de certains historiens locaux... Mais le débat reste ouvert.

"Nestès"[modifier | modifier le code]

C'est le nom de la micro-région historique de la basse vallée de la Neste. La racine du nom est Neste. Les attestations historiques nous montrent qu'il convient de lire : "Saint-Laurent-de-Nestès" et non Saint-Laurent-de-Neste, "La Barthe-de-Nestès" et non La-Barthe-de-Neste, "Saint-Paul-de-Nestès" et non Saint-Paul-de-Neste, "Mazères-de-Nestès" et non Mazères-de-Neste[5].

Certains auteurs locaux ont parfois confondu ces trois noms de même origine : Neste, Nestier, Nestès. Il en est ainsi sans doute du "pagus de Nestier", vraisemblablement le "pagus du Nestès". Et l'"archiprêtré de Nestier" serait donc l'"archiprêtré du Nestès". Le nom d'un de nos sommets pyrénéens a été l'objet de cette même confusion : le "Cap Neste" ou le "Cap Nestier" pour le "Cap Nestès", près du Mont Aspet, aujourd'hui montagne mythique de la station de ski de fond de Nistos : "...en dessous des épaulements du Montaspect (ndlr : lire "du Mont Aspet") on pouvait gagner, par des lacets raides, le cap Nestier (ndlr : lire " le cap Nestès")[11]". Par ailleurs, Nestier a été désigné parfois "le Nestier"  : "...la rivalité de St Laurent et du Nestier au XIX° siècle..." à propos du chef-lieu de canton. Concernant cette même "affaire", il est encore écrit : " ...l’auteur qui signe "l’Ami de la Constitution", puissant protecteur du Nestier, met en garde ses habitants contre la ruse et la finesse de la chicane du Nestès...". Enfin, la chapelle de Nouillan à Montoussé porte le nom de "Notre Dame de Nestès".

"Nestès" est donc le nom du pays (micro-région), "Neste" le nom de la rivière et "Nestier" le nom de notre village, évidemment. Il faut donc rester prudent à la lecture de textes anciens pour éviter ces confusions toponymiques qui pourraient avoir des conséquences fâcheuses quant à l'approche de la vérité historique locale.


Le village bâti[modifier | modifier le code]

Le village bâti est construit essentiellement sur un promontoire, au pied de la colline du Mont-Arès. Il est articulé en plusieurs quartiers ou lieux-dits, desservis par un ensemble de rues et de chemins, convergeant vers des petites places ou "placettes" délimitées essentiellement par des carrefours typiques.

Les quartiers ou les lieux-dits sont caractéristiques de la géographie locale et portent des noms gascons dont la musicalité, lorsqu’on les prononce, renforce encore les sons rocailleux de l’accent chantant de notre Midi pyrénéen : le Cap de la Bielle, le Marcadau, la Corne, la Hounte, la Rode, la Liére, l’Espérou, la « Bouzigue det Borgne », etc.

Les rues et les chemins portent également des noms anciens dont la sonorité nous rappelle les eaux de la Neste torrentueuse roulant sur les galets : le Carrerot, la Carraou, la rue de la Croix de Figur , le chemin de Cucarrat, la rue de la Placette, « eth courrédou dé Guillamas », la rue de Chicou, la rue du Cap de la Bielle, la côte de « chez Foix » ou côte « de la Fontaine » ; le chemin du Marcadau, le chemin du Tuyaga, le chemin de Bouchère, le chemin du "Cap de la Bielle".

Les carrefours de rues étaient des lieux de rassemblement joyeux et festifs souvent, mais aussi des lieux de prières et de recueillement parfois, matérialisés par des arbres ou des croix en fer ou en pierre. Au début du siècle dernier, un tilleul se dressait à l’entrée du village, à proximité du carrefour de routes (appelé parfois « place de la Carraou »), à une dizaine de mètres de « la croix de chez Rogé » (appelée aussi « calvaire »), toujours en place aujourd’hui à proximité du Castéra et en face du salon de coiffure Garoni ; l’Ormeau au sommet de « la Carraou » remplacé il y a quelques années par un « catalpa », arbre d’Amérique du Nord ; la « croix de la Placette » disparue lors de la construction de la Mairie en 1832 ; la « croix de Figur » en bois remplacée aujourd’hui par un platane, en face de chez Hamon, « en so de Marille ». Ces croix étaient vraisemblablement des « croix de mission » inaugurées au cours des cérémonies religieuses[3].

Nestier compte une centaine de maisons, la plupart relativement anciennes, datant du XIXe siècle. Ce sont généralement des constructions typiques aux toits de tuile, dont les bâtiments principaux enserrent une cour intérieure fermée par un portail en bois massif : « eth pourtau » abrité sous un porche. Quelques maisons cependant ne respectent pas ces caractères architecturaux : ce sont de belles demeures de style néoclassique. La maison est restée le patrimoine ancestral de la famille dont elle porte le nom. Mais complétant le nom, elle porte parfois un sobriquet qui est avant tout un surnom donné affectueusement. Le nom de la famille et le nom de la maison sont indissociables... C’est par son nom de maison que l’on désigne quelqu’un, plutôt que par son patronyme. Le "de" indique l’appartenance à une maison. Plutôt que de demander son nom à quelqu’un, on lui dit : "de chez qui êtes-vous ?"...Il faut avoir des racines vérifiables, et celui ou celle qui n’est pas membre de la communauté villageoise est qualifié d’étranger, l’étranger étant celui qui n’appartient pas à la petite unité géographique où se situe l’habitat. L’emploi du nom de maison pour désigner un individu est le seul moyen pour distinguer celui-ci de ses homonymes, car on s’appelle souvent Abadie, Boué, Cazes[12]…ou Castéran. Nous citerons René Castéran, chemin du Carrérot, René Castéran, chemin de Bouchère et Lucien Castéran dans le quartier du « Cap de la Bielle ». Ces personnes, malheureusement décédées aujourd’hui, ont vécu à peu près à la même période. Pour les désigner précisément, sans risque d’erreur, on faisait suivre leur prénom du nom ou du sobriquet de la maison : il s’agissait donc de René «de chez Pénaou», de René «de chez Frize», de Lucien «de chez Croque». On aurait pu citer, toujours à la même époque, Jean Castéran «de chez Manach», le menuisier. «Tous les gens de ce village sont…d’une noblesse racée : on ne se nomme point Jean, Paul, Pierre, Bize ou Castéran, mais Yan de Peypoc, Bize de Moussu, Tite de Cartéry, Jacques de Frise, Bertrand de Pégot, Bize de Chimoun, etc., c’est-à-dire que le nom patronymique ou le prénom sont suivis du nom du lieu-dit ou du nom de la maison. Ceci, je crois, est bien une coutume gasconne et surtout pyrénéenne[1]».


L'histoire locale[modifier | modifier le code]

Ce sont 9 coups de projecteurs, ou 9 portes entrouvertes, sur les périodes suivantes : la Préhistoire, l'époque gauloise, la période gallo-romaine, l'époque féodale, l'Ancien Régime, la période post-révolutionnaire, l'Entre-deux-guerres, la fin du XX°s., les années 2000.

  • Cette histoire fait l'objet d'un spectacle théâtral villageois. C'est une fresque historique appelée "Nestièr, u vieil vilatje : dé la pet dé la bestie à la camiso à flous" ("Nestier, un vieux village : de la peau de bête à la chemise à fleurs"). Elle est composée de 9 tableaux de vingt minutes chacun présentant les périodes de l'histoire locale définies ci-dessus. Chaque tableau est décliné à son tour en un spectacle complet.

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges de l'homme de Néandertal sont découverts, dans les années 1960, sur les lieux de la grotte villageoise appelée « grotte du Cap de la Bielle »[13]. En cette période préhistorique du paléolithique moyen (50 000 ans avant notre ère), les terres de Nestier et du Vallon de Bouchère sont sans doute fréquentées par les premiers hommes : des nomades qui vivent de la chasse et de la cueillette. Pour ces hommes, le Vallon de Bouchère est assurément un terrain de chasse idéal, une nasse naturelle au fond de laquelle il est facile de prendre au piège les animaux sauvages[6]. Par ailleurs, à l'entrée du Vallon, la grotte du Cap de la Bielle offre à ces chasseurs-cueilleurs un abri naturel lors des épisodes climatiques particulièrement rigoureux. On peut supposer en effet que l'Homme a habité cette caverne dans une époque assez reculée du paléolithique inférieur[14]. Cette occupation par l'homme est attestée par plus de 80 objets taillés dans des roches très locales. Le petit ensemble de Nestier évoque assurément un campement de passage[9].

  • Cette période préhistorique fait l'objet d'un spectacle théâtral villageois appelé : "Eth vieil home dé Nestièr : Cromagnac det Cap dera Biello" ("Le vieil homme de Nestier : Cromagnac du Bout de la Vielle").

L'époque gauloise[modifier | modifier le code]

Une première communauté humaine s'est vraisemblablement installée, dès cette époque, dans le Vallon de Bouchère, espace naturel harmonieux mais aussi paysage magnifique offrant une vaste perspective sur le piémont pyrénéen. « Ces terres ont été habitées au moins dès le néolithique, groupant un fond de population très ancien qui n'a, semble-t-il, été influencé que tardivement mais profondément par l'invasion ibérique. »[15]. « Le Mont-Ergé, plus connu sous le nom de la Bouchère de Bize, nous rappelle le souvenir des premières peuplades qui vinrent se fixer dans ce pays, ainsi que la présence des Romains et de leurs divinités quelques millénaires plus tard, mêlées à celles de nos ancêtres primitifs[6] ». En 1872, cinq dolmens sont recensés dans notre vallon emblématique, près du Mont Ergé[16].

À propos des terres de Nestier qui ne constituaient pas encore un village, il est écrit : « ... Continûment occupé depuis la préhistoire, le site du village recèle une grotte ayant fourni de l’outillage du Moustérien. On y a découvert une hache de bronze et le village serait bâti sur un oppidum[17]... ». En 1872, dans le quartier de la Hounte, un villageois "mit au jour une grande quantité d'ossements d'hommes et d'animaux ainsi que des fragments de poterie. Dans un endroit, il trouva même un squelette humain complet, avec deux urnes funéraires... La grande quantité d'ossements et de poterie indiquait qu'on était en plein cimetière gaulois[18]".

À noter également la présence de 2 tumuli qui barraient le passage de la Neste entre Nestier et Saint-Laurent. "Dépassant à peine le sol, ces tumuli ont un diamètre de 3 à 30m . Une petite borne marque leur centre. Les urnes, de dimensions et de formes diverses, revêtues d'un enduit noir ou rougeâtre, sont enterrées à une profondeur de 50cm"[6]. Par ailleurs, il est encore écrit : "Les terres de Nestier seraient « l'oppidum principal de la peuplade pré-romaine qui vivait dès les premiers temps dans cette contrée" "[19]. Au Castéra, se dressait sans doute un fortin primitif qui allait devenir, plus tard, un premier manoir seigneurial[1].

Cette période est marquée, du VIIe au Ve siècle av. J.-C. par une première invasion des Celtes qui déferlent du nord sur notre piémont pyrénéen alors que les Ibères envahissent notre pays par le sud. Des peuplades "celtibères" vont vivre désormais au pied de nos montagnes, parmi lesquelles les Consoranni, fixant ainsi le début de la civilisation gauloise dans notre région. Puis le IVe siècle av. J.-C. verra la troisième invasion celtique marquée par une des tribus, les Volques Tectosages, qui occupera en partie les bassins des Nestes et de la Garonne.

L'époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Rattaché à la capitale régionale Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges), « Nestier est un pagus (ndlr : erreur toponymique sans doute : il s'agit probablement du "pagus du Nestès") auquel s'est étendu le culte du dieu Ergé, le dieu protecteur, le principal dieu des populations de la Basse Neste »[15]. Dans l'organisation territoriale romaine de la région, les terres de Nestier appartiennent à la "Civitas Convenenensium", la Cité des Convènes, qui englobe la haute vallée de la Garonne et la vallée de la Neste. Elle est constituée de 14 pagi dont le pagus "Arensis" composé des vallées d'Aure, du Louron et de la Neste[20]. Concernant l'organisation territoriale ecclésiastique, l'évêché du Comminges a pour limites territoriales celles de la Cité des Convènes, l'archidiaconé celles du pagus "Arensis". Celui-ci est composé de 4 archiprêtrés dont celui de la Neste appelé encore "archipresbiteratus de Nesterio" (d'après la Bulle de Benoît XII - 1340).

Par ailleurs, une ferme gallo-romaine, villa rustica, aurait été située sur l'emplacement actuel de l'église villageoise, selon un rapport de la Société Académique des Hautes-Pyrénées. À cette époque-là déjà, un chemin reliait vraisemblablement Nestier à Hèches, dans la vallée d'Aure, par les cols de Bouchère et de Mazouau. « Montsérié était une place forte, un camp retranché qui surveillait le passage et les communications entre le centre de Nestier et celui de Hèches. »[15]. Un réseau de voies de communication secondaire existait déjà, en particulier une petite voie pavée traversait sans doute notre village. Des vestiges de celle-ci ont été découverts au début du siècle dernier, près de l’église de Nestier, dans une propriété ayant appartenu au maire de l’époque, M. Claverie. C'est devenu aujourd’hui le chemin rural qui conduit de Nestier à Bouchère. "Ce pavage est-il connu à Nestier ? On peut accepter qu’une voie romaine a passé par là ; que ce fut la grande route de Toulouse à Dax, c’est à voir ; mais la question ne peut pas être discutée ici. Que cette route touchât Montsérié, cela paraît invraisemblable ; qu’il y ait du moins des vestiges de l’époque romaine à Nestier, c’est indubitable ; et l’on peut sans crainte y redire la parole célèbre : "Ça sent le romain par ici"[21].

Certains vestiges témoignent encore de la présence romaine sur le site de notre village. En effet, un fragment d'autel votif en marbre signalé dans la collection d'Agos[Quoi ?] comme "provenant de Nestier", a été attribué de façon erronée à Montsérié par un auteur local. Cette pièce est conservée au musée de Saint-Bertrand-de-Comminges. On peut y lire une inscription en latin qui signifie : "Lucius lucundius Titullus a accompli son vœu, de bon gré et à bon droit". Cette inscription serait un dédicant aux tria nomina"[22].

  • Cette période gallo-romaine fait l'objet d'un spectacle théâtral villageois appelé : "Es Goulouès dé Nestièr : quina histouère !" ("Les Gaulois de Nestier : quelle histoire !")

L'époque féodale[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, les terres de Nestier appartiennent à cette grande province de Guyenne, ancienne Aquitaine, qui englobe par ailleurs la Gascogne, notre région historique. Au plan local, Nestier est situé dans le Pays des Quatre-Vallées : Magnoac, Aure, Neste et Barousse, encore appelé pays d'Aure par certains auteurs locaux. Il s'agit ici sans doute du "pays géographique" et non du "pays administratif" qui allait voir le jour quelques siècles plus tard sous le nom de "Pays d'État des Quatre-Vallées". Lors de l'épidémie de la peste noire « l'archiprêtré de Nestier (erreur toponymique : vraisemblablement l' "archiprêtré du Nestès") est le plus sévèrement atteint. La misère y est générale »[23]. C'est aussi un village étape sur un itinéraire de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un château à motte médiéval (Eth Castérot) se dressait sur ce qui est aujourd'hui l'emplacement de l'église. Le clocher aurait été bâti sur les ruines du donjon primitif[1].

L'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Nestier est une seigneurie située aux frontières des Pays d'états des Quatre-Vallées et du Nébouzan, et des Pays d'élection du Comminges et de Rivière-Verdun, ce dernier restant l'attache administrative du village. En effet, Nestier est situé dans l'enclave de Saint-Bertrand qui comprend 17 autres communautés, au sein de la jugerie de Rivière, une circonscription administrative dont les limites ont été fixées sous Louis XI, au XVe siècle. Le seigneur de Nestier le plus connu est Louis de Cazeaux (1684-1754), descendant de vieilles familles du Pays des Quatre-Vallées, écuyer cavalcadour de la Grande Ecurie du roi Louis XV[24]. Le château du village ("Eth Casthet"), aujourd'hui centre de vacances, est reconstruit dans la plaine en 1579[17].

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Pendant 80 ans, Nestier est chef-lieu de canton, jusqu'en 1871, date à laquelle le village voisin, Saint-Laurent-de-Neste, reprend la charge[4]. C'est à cette période que les villageois construisent le Calvaire du Mont-Arès.

  • Cette période fait l'objet d'un spectacle théâtral villageois appelé : "Eth Ménusè dé Nestièr : en so dé Blanquet" ("Le Menuisier de Nestier : chez Blanquet")

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Les noms des victimes de la Première Guerre mondiale sont gravés sur le Monument aux Morts villageois érigé en 1927. Par ailleurs, des progrès sensibles sont réalisés en cette période troublée : l'eau courante et l'électricité arrivent dans chaque maison, les premiers postes de radio équipent certains foyers, les lavoirs et les abreuvoirs municipaux facilitent la vie quotidienne.

  • Cette période de l'Entre-Deux-Guerres fait l'objet d'un spectacle théâtral villageois appelé : "Ua maïsou dé Nestièr : en so dé Manach" ("Une maison de Nestier : chez Manach")

La fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les dernières décennies du XXe siècle voient la démographie villageoise baisser : les fermes disparaissent progressivement alors que certaines maisons se ferment ou se transforment en résidences secondaires. Les années 1960 - 70 voient l'amplification de ce mouvement. Malgré ce phénomène, la communauté villageoise reste forte : les années 1980-90 verront la reconstruction du Calvaire du Mont-Arès, avec ces mêmes élans de générosité et de solidarité qu'avait certainement connus le village un siècle auparavant ("Registre des délibérations du Conseil Municipal")

  • Cette période fait l'objet d'un spectacle théâtral villageois appelé : "Eth vilatje dét boun tems : à Nestièr qué si hè toustem !" ("Le village du bon temps : à Nestier, il "s'y fait" tout le temps !")

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Après la reconstruction du calvaire du Mont-Arès, les années 2000 ont vu, sur le territoire villageois, la réalisation d'une baignade biologique encore appelée « piscine naturelle » (références : La Dépêche du Midi, La Semaine des Pyrénées)


La seigneurie de Nestier[modifier | modifier le code]

Quelques généralités[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Nestier, au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, est des plus classiques. Elle est issue de l'organisation territoriale locale et du régime d'exploitation des terres qui ont prévalu au cours des siècles dans notre région rurale, depuis l'époque gallo-romaine. Elle s'est développée très certainement sur les vestiges d'une modeste villa rustica dont les bâtiments s'élevaient sur l'emplacement de l'église actuelle.

La seigneurie de Nestier était à la fois foncière et banale. Les seigneurs de Nestier étaient propriétaires des terres, détenant la propriété éminente et exploitant directement celles constituant la réserve. Les tenures étaient exploitées, quant à elles, comme propriété utile par les paysans ou les ouvriers agricoles villageois. La gestion et l'entretien de ces tenures et les droits du seigneur sur celles-ci étaient précisés dans le livre terrier de Nestier, conservé dans les archives de la mairie, entreposé depuis quelques années dans les Archives Départementales[25]. Par ailleurs, les seigneurs de Nestier détenaient le contrôle de la justice, une marque importante de la seigneurie banale, qui concernait essentiellement, peu avant la Révolution, les affaires de voisinage, l'utilisation des chemins ou le bornage des champs. ... "Par devant les conseillers du roi, notaires gardes « scellés » au Châtelet de Paris, M. Louis de Cazeaux de Nestier... vend... la terre et seigneurie de Nestier avec tous ses droits, justice haute, moyenne et basse[24]...". "... Le nouveau propriétaire, ne pouvant s'occuper de la justice, la faisait exercer par un juge noble : Cériac de Pène, conseiller du Roi. Le greffier était François Larroque de Hèches[25]...". Au cours des siècles, la justice royale allait s'imposer progressivement à la justice seigneuriale, appréciée malgré tout, dans la plupart des cas, pour sa rapidité et sa proximité. C'est ainsi que la sénéchaussée de Toulouse devint la juridiction royale de notre région.

De plus, une tradition ancestrale, respectée par les seigneurs de Nestier, voulait que ces derniers soient inhumés dans la chapelle du château moyenâgeux devenue l'église paroissiale aujourd'hui. "... François de Saint Paul mourut en 1698 et fut enterré dans l'église de Nestier..."  ; "... Madame de St Paul, seigneuresse de Nestier et autres lieux, âgée de quatre-vingt huit ans et huit mois, a été ensevelie en 1744... dans l’église de Nestier et sépulture des ancestres..." ; "... Messire Jean François de Cazeaux, seigneur de Nestier, de Montoussé et autres lieux... a été enseveli par moi curé, soussigné, dans l'église de Nestier, sépulture de ses ancêtres..."[26].

Il est intéressant de rapporter ici les arguments exposés par M. Dutrey, maire en 1868, relatifs à la seigneurie de Nestier : "... Personne n’ignore que, sous nos Rois, les baronnes de Nestier avaient un tabouret à la Cour, tandis que leurs Seigneurs et Maîtres étaient, de père en fils, grands et féaux écuyers, capitaines et chefs de brigade aux Gardes. Dans les glorieuses pages où se trouvent consignées les journées mémorables de Marignan, de Cerisoles et de Fontenoy, leurs noms figurent à côté des d’Artagnan, des Guiche et des Montesquiou[27]...".

La généalogie des seigneurs de Nestier[modifier | modifier le code]

Trois grandes familles nobles ont marqué la seigneurie de Nestier au cours des siècles : la famille "d'Arcizas", la famille "de Saint-Paul" (parfois écrit "de Saint-Pol") et la famille "de Cazeaux" (parfois écrit "de Cazaux", "de Cazaux-Laran" ou "de Cazaux-Nestier).

La famille "d'Arcizas"[modifier | modifier le code]

  • Blanchefleur de Nestier, mariée en première noces à Géraud de Montsérié, épouse Raymond d'Arcizas en 1440, "dont les ancêtres, originaires de la vallée d'Aure, s'étaient illustrés dès le XI°s. dans les guerres contre les Sarrazins[24]".
  • Raymond-Arnaud d’Arcizas, Ecuyer, Seigneur d’Arcizas, de Nestier, de Montoussé, la Louret et Carillon, acquit par acte du 30 décembre 1450, la terre de la Broquerre, en Comminges. Il paraît aussi dans une sentance arbitrale de 1454, insérée dans les registres de Noaillis, notaire d’Arrens, dans la vallée d’Azun, obtenue contre deux de ses vassaux d’Arcizas, au sujet des fiefs. Il avait épousé Blanche-Flore, héritière et Dame de Nestier, et eut pour fils un successeur : Manaud d’Arcizas[28].
  • Manaud d’Arcizas, Ecuyer, Seigneur d’Arcizas, de Nestier, Montoussé, la Louret, la Broquerre et Carillon, paraît dans un acte de 1477, conservé dans les registres de Noaillis, Notaire de la vallée d’Azun, dans lequel il est dit que noble Raymond-Arnaud d’Arcizas, son père, avait fait un legs au monastère de Saint Savin, pour lequel il affecta des fiefs en paiement de l’obit à Arcizas. Il eut pour fils Géraud qui forma la branche des Seigneurs de Nestier, Raymond-Garcie qui forma la branche des seigneurs de la Broquerre, et Thibaut[28].
  • Géraud d’Arcizas, Ecuyer, Seigneur de Nestier, Montoussé et Carillon, fils de Manaud, transigea par acte du 17 janvier 1497, reçu par Arnulphi, notaire à Origniac, avec Raymond-Garcie, son frère germain. Il eut pour fils et successeurs : Jean, et Géraud qui forma la branche des seigneurs de la Batut-d’Estansan[28].
  • Jean d'Arcizas, Ecuyer, Seigneur de Nestier, Montoussé et Carillon, fit son testament le 17 mars 1547, retenu par Pujol, notaire, par lequel il nomma pour son héritier universel Charles, son fils... Charles étant décédé sans enfants, la branche aînée des seigneurs de Nestier se trouva éteinte en lui, et les terres de Nestier, Montoussé et Carillon passèrent à Catherine d’Arcizas, mariée à Macaire de Saint Paul[28].
  • Catherine d'Arcizas épouse Macaire de Saint Paul en 1550.

La famille "de Saint Paul"[modifier | modifier le code]

  • Macaire de Saint Paul, seigneur de Bugard en Bigorre, fait bâtir le château "Eth Casthet" en 1550. François Bourthoumieu, son fils, lui succède.
  • François Bourthoumieu de Saint Paul "laissa le renom d’un vaillant homme de guerre" (Mémoires du Sieur de Pontis, ouvrage divisé en deux tomes, Paris 1715, libraires associés). "On le trouve mentionné dans l’acte de donation de l’église du château et le clos joignant ycelle, par les habitants de Tournay en faveur du couvent des Minimes en 1591" (archives des Hautes-Pyrénées H 233). Son fils, François de Saint Paul, lui succéda.
  • François de Saint Paul épousa en 1652 Mlle de Siran, dont il eut un fils et une fille prénommée Magdeleine. Quand il prit sa retraite comme lieutenant général des armées du Roi, les libéralités royales lui permirent d'achever et de meubler le château de Nestier. Il mourut en 1698 et fut enterré dans l'église de Nestier. « François de St Paul de Nestier, fils de François Bourthoumieu de St Paul, était un des plus vaillants gentilshommes du pays des Quatre-Vallées. Le cardinal Mazarin le tenait en très grande estime » (F. Marsan). "Le 6 août 1652, François de Saint Paul, maréchal de camp des armées du roi, seigneur de Nestier, Bugard et autres places, épouse noble demoiselle Antoinette de Siran[26]...".
  • Magdeleine, fille unique de François de Saint Paul, épouse en 1676, Hugues de Cazeaux, seigneur de Laran. Elle apporte en dot les terres de Bugard et de Nestier dont son mari prend le nom.

La famille "de Cazeaux"[modifier | modifier le code]

"Cette noble famille, ancienne et considérée dans le comté de Bigorre, avait acquis par alliance la seigneurie de Nestier dans les Quatre-Vallées, diocèse de Comminges[24]".

  • Hugues de Cazeaux. Sur une fiche rédigée par l’abbé Pépouey, utilisant des renseignements fournis par son confrère Marsan, il est mentionné : « en 1676 : François de St Paul, maréchal de camp, maria sa fille Magdeleine à Noble Hugues de Cazeaux, seigneur de Laran et qui devint ainsi propriétaire des terres de Nestier. Des quatre enfants qu’ils eurent, deux devinrent célèbres : Jean-François, chef de Brigade, chevalier de St Louis (1736) ; Louis, seigneur de Nestier, grand écuyer royal, dont les exploits équestres furent contés par le comte de Cheverny ».
  • Jean François de Cazeaux, général de brigade et chevalier de St Louis en 1736. Né le 20 avril 1677, mort le 3 janvier 1744 au château de Nestier. « Noble Jean-François de Cazeaux, fils de noble Hugues de Cazeaux, sieur de Nestier, et de noble dame Magdeleine de St Paul, mariés de la présente paroisse de Nestier, est né le vingt et deuxième du mois d’août mille six cens septante sept et baptisé par moi vicaire soussigné le vingt et cinquième du dit moi...[26] ». Il fit ses preuves de noblesse depuis 1547, devant M. le Pelletier, intendant de Montauban, le 28 janvier 1700 et devant les Capitouls le 7 avril 1689, dénombra ses fiefs nobles de Nestier, Montoussé, Bugard, Tisse (?), Aurignac, et autres places (nobilliaire toulousain). "L'an mil sept cent quarante quatre et le troisième jour du mois de janvier est décédé dans la communion de l'église et après avoir reçu les sacrements en tel cas requis, Messire Jean François Cazeaux, seigneur de Nestier, de Montoussé et autres lieux, ancien chef de brigade, brigadier des armées du roi, chevalier de l'ordre militaire, âgé d'environ soixante sept ans[26]...".
  • Louis de Cazeaux, frère de Jean-François, grand écuyer royal. Né le 5 novembre 1684, mort le 28 avril 1754 à Versailles. « Noble Louis de Cazeaux, fils de noble Hugues de Cazeaux, seigneur de Nestier et de dame Madeleine de St Paul, mariés de la présente paroisse, né le cinq novembre mil six cens huitante quatre a été baptisé le huit[26]... ». Le 3 janvier 1744, Louis de Cazeaux perd son frère Jean-François qui lui laisse les terres et la seigneurie de Nestier. Les charges de cette succession et les dépenses de la campagne de 1745, terminée par la bataille de Fontenoy, l'obligent à faire des sacrifices. Résolu à rester à Versailles, il fait vendre le mobilier du château de Nestier aux enchères le 5 octobre 1745.

Vente de la seigneurie de Nestier[modifier | modifier le code]

"Le 1° juillet 1751, Louis de Cazeaux, seigneur de Nestier et de Bugard, vendit la terre de Bugard en Bigorre. Cet acte fut passé à Montréjeau, par devant Lamothe (?), notaire royal de la ville de Rabastens, chez M. Marc-François de Lassus, conseiller du roi, juge royal de Rivière et subdélégué de l’intendance d’Auch, faisant pour au nom de M. de Nestier, écuyer de la grande écurie du roi. La vente fut consentie pour 21 500 livres au Sieur Bataille, intéressé dans les affaires du roi à Tarbes." (Ex-nostris A dossier A CCC. 155 Baron de Lassus, revue de Comminges, année 1891). "Le 30 avril 1753, il vendit également la terre et seigneurie de Nestier. Par devant les conseillers du roi, notaires gardes « scellés » au Châtelet de Paris, M. Louis de Cazeaux de Nestier, écuyer ordinaire du roi, commandant la grande écurie, demeurant ordinairement à Versailles et de présent à Paris, vend à M. Pierre de Lassus, seigneur de Bizous, St Arroman et autres places, conseiller au Parlement de Toulouse, acceptant pour lui, M. Jean Tarlé, écuyer, huissier ordinaire de la Chambre du roi et contrôleur des Bâtiments de Sa Majesté, fondé de procuration dudit sieur de Lassus, la terre et seigneurie de Nestier avec tous ses droits, justice haute, moyenne et basse etc. moyennant la somme de 36 000 livres, pour laquelle somme, le sieur Tarlé a constitué au sieur de Nestier une rente viagère de 4000 livres etc"... (Minute laissée à M. Marchant, l’un des notaires - Baron de Lassus Ex-nostris A. Registre A ). ... Louis de Cazeaux mourut l'année suivante le 28 avril 1754 à Versailles... (archives des Hautes Pyrénées B 2600).

La seigneurie subsista jusqu'à la Révolution.

Quelques anecdotes relatives à la vie des châtelains[modifier | modifier le code]

La chaise seigneuriale[modifier | modifier le code]

En 1740, les seigneurs de Nestier, François et Louis de Cazeaux, firent venir de Paris la première chaise "qui eût encore roulé sur les chemins du pays de Neste". À l'époque, on ne voyageait qu'à cheval ou bien, pour les dames, dans les chars sommairement aménagés, traînés par une paire de bœufs. "Ma chaise, écrivait M. de Nestier à l'un de ses amis, est véritablement la cocheluche (sic) de tout ce pays. Ce n'est pas qu'on soit ébloui de sa magnificence, car elle est simple, mais c'est un mérite pour moi. Non seulement on n'en a jamais vu de pareille en ces quartiers, mais veuillez remarquer que c'est la première et l'unique qu'on ait vue. Elle est bien réellement la meilleure, la plus légère, la plus roulante et de la coupe la plus agréable qui ait jamais été faite, et en même temps fort douce[24]...". Voilà donc ce qu'écrivait M. de Nestier à M. de Lassus subdélégué de l'Intendance à Montréjeau, le 23 mai 1744. Avant son retour à Paris, M. de Nestier fit cadeau de cette chaise à son ami M. de Lassus. Les deux familles avaient des liens de parenté qui remontaient au XVI°s.


L' "Affaire" du chef-lieu de canton[modifier | modifier le code]

Pour le siège d’un canton, ou les rivalités entre Nestier et Saint-Laurent-de-Neste, d’après le document de Gabriel La Plagne Barris intitulé : « Petite guerre pour le siège d’un chef-lieu de canton ou la rivalité de St Laurent et du Nestier au XIX° siècle », et les articles parus dans l’Echo de la Neste.

La création des 2 cantons : celui de Nestier et celui de Saint-Laurent-de-Neste[modifier | modifier le code]

En décembre 1789, deux cantons sont créés : celui de Nestier et celui de St Laurent-de-Neste. Ces cantons appartiennent au district de la Neste ou des Quatre-Vallées, dont le chef-lieu est La Barthe. Ce découpage géographique tient compte des difficultés de circulation entre les deux rives de la Neste, lors des mauvaises conditions météos. En effet, la rivière connaît des violentes crues qui emportent fréquemment les ponts. Il est donc décidé qu'il y aurait un canton de part et d'autre de la Neste. « ...C’était oublier la rivalité ancienne qui opposait le Nestier à Saint Laurent : les deux communautés n’ont jamais sympathisé. Leur dispute à propos de je ne sais quelle priorité prenait prétexte de n’importe quoi pour se rallumer... Le pont (sur pilotis) de la Neste à Saint Laurent, par exemple, faisait déjà l’objet au XVIIe siècle de nombreux litiges avec Nestier...". C'est ainsi que les deux chefs-lieux vont s'affronter pendant 80 ans afin que "s'il n'en reste qu'un, ce sera...". « Dans l’ "Adresse à Messieurs les Citoyens actifs du canton de Nestier", l’auteur qui signe "l’Ami de la Constitution", puissant protecteur du Nestier, met en garde ses habitants contre... la ruse et la finesse de la chicane du Nestés, dont ceux de Saint Laurent ne cessent de se servir… ».

La suppression du canton de Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

10 ans après, en 1800, le canton de St-Laurent-de-Neste est supprimé. « Le 4 février 1790, lors de la première organisation en département, Saint Laurent fut érigé en chef-lieu et ce ne fut que la loi du 8 pluviôse an VIII que le chef-lieu établi à St Laurent fut supprimé et remis à Nestier » (Note du Conseil général pour la commune de Saint Laurent). Par ailleurs, la Constitution de l’an VIII remplace les districts, instruments de la politique de terreur, par les arrondissements beaucoup plus vastes. En 1802 : "Nestier est choisi et classé chef-lieu pour la justice de paix, par arrêté des consuls de la République ; le premier consul : signé Bonaparte[27]".

La réaction de Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

38 ans après, en 1838, Saint-Laurent réagit. "D’abord, la population de 1400 âmes est plus nombreuse que celle de Nestier (500 environ). Saint Laurent offre l’avantage de communications faciles avec la plupart des communes du canton, ainsi qu’avec Montréjeau et les vallées voisines. Un bureau de poste y est établi. C’est aussi la résidence de la cure cantonale. La localité abrite également une brigade de gendarmerie et le siège du préposé des impôts indirects. Les industries (3 filatures, 2 moulins, 2 scieries, 6 tuileries et briqueteries et 1 poterie) fournissent à Saint Laurent une richesse inexistante à Nestier... Le préfet autorise alors le Conseil d’arrondissement à se réunir pour délibérer sur le transfert, surtout que la majorité des communes y est favorable. Le cas de Saint Laurent n’est pas exceptionnel et la qualité de chef-lieu n’est pas un droit acquis. Le maire insiste en faisant valoir que pendant 10 ans, sa commune a été le chef-lieu des communes de sa rive. Les 16 communes du canton sont consultées. Montsérié et Mazères n’ont pas délibéré et Montégut a choisi la neutralité. Le résultat du vote est le suivant : pour Saint Laurent : 8049 voix, pour Nestier : 2198. Dans certaines communes favorables à Nestier, certaines oppositions se sont manifestées. Des incidents naissent à Bize, Bizous et Montsérié, sans remettre en cause le résultat acquis".

La riposte de Nestier[modifier | modifier le code]

2 ans après, en 1840, devant les appels de Saint Laurent, Nestier s’adresse à Bertrand Barrère qui appuie sa requête près du président Fourcade en faisant remarquer que ce déplacement n’est pas souhaitable et que l’intérêt général doit primer sur des ambitions personnelles. Le vote donne 10 voix à Nestier et 10 voix à Saint Laurent. Aucune décision n’est prise. « 30 août 1840. L’ordre du jour amena la question du déplacement du chef-lieu de canton de Nestier, que les habitants de Saint Laurent voulaient transférer dans leur commune. La commission chargée d’en faire l’examen présenta dans son rapport les motifs invoqués de part et d’autre. On procéda aux votes. Le conseil général se partagea entre les deux intérêts par une égalité de suffrage (10 voix de chaque côté, deux abstentions) ; le statu quo fut maintenu jusqu’à nouvelle demande" (délibération du conseil général – 1840 – archives de la mairie ; extrait de la monographie de Mme Bize).

La contre-attaque de Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

En 1841, Saint Laurent contre-attaque. "Le conseil général vote le changement par 11 voix contre 3. Nestier saisit alors le Conseil d'État. Le baron de Lassus Camon s’adresse le 8 septembre 1841 à Raymond Laplagne pour appuyer sa requête. Il insiste sur le rôle de débouché pour les industries de la montagne que représente Nestier (verreries, scieries, forges, production lainière). Le parcours vers le grand marché lainier de Montréjeau est plus facile par Mazères que par Saint Laurent… Montréjeau où un énorme marché hebdomadaire est établi et Nestier communique avec ce marché par la plus belle route possible et à travers la plaine de Mazères... L’intervention du baron n’ayant pas de suite, la municipalité de Nestier s’adresse directement au ministre. Elle insiste sur le fait que le vote a eu lieu en l’absence de quatre conseillers. Elle fait également remarquer que M.. le juge d’instruction n’a pas retrouvé les coupables des troubles survenus à Saint Laurent lors du recensement. Elle insiste sur le fait qu’elle a fait édifier une superbe maison commune qui abrite un des plus beaux prétoires du département... Nestier a bâti à grands frais une superbe maison commune où a été aménagé un des plus beaux prétoires du département pour la justice de paix... Cette première tentative échoue". Une deuxième tentative faite dans les formes, insiste sur la plus grande proximité de chacune des communes par rapport à Nestier et du risque que des inondations arrêtent les communications entre les deux rives. En 1843. Le 19 octobre, le ministre informe le préfet que le statu quo est maintenu.

Epilogue[modifier | modifier le code]

15 ans après, en 1858, la demande renouvelée par St Laurent échoue. 9 ans après, en 1867, la demande est réitérée avec l’appui de la majorité des communes du canton. C’est enfin le 2 avril 1870 que par ordre de l’empereur Napoléon III, le chef-lieu de justice de paix, et donc le canton, est transféré à Saint Laurent. La lutte aura duré 80 ans. On en fera une chanson appelée : "Cantate sur le Triomphe de Saint Laurent de Neste contre Nestier érigé à sa place en chef-lieu de canton".


Dénominations historiques[modifier | modifier le code]

  • de Nestierrio
  • Nestarii
  • Nestasii
  • Nesterio
  • Nestès
  • Archipresbiteratus de Nesterrio

Selon les tables des formes anciennes des noms de lieux, d'après Lejosne, Nestier s'écrivait : Nest(i)és-terum, Nestesii-terio, Nestierium-tierro.

Par ailleurs, il est écrit également à propos de Nestier : "St Johan Bapt. de Nestierio" (1297 - archives de St Bertrand F6.3) ; "Nestierrium" (1306 - cartulaire de Comminges) ; "de Nesterio" (1401 - arch. Haute-Garonne) ; "Nestes" (1406 - M/zun VI 324) ; "Nestès" (1513 - arch. de La Barthe) ; "Nestiers" (1572 - cart.II) ; " Nestiés" (1593 - reg. de not.) ; "... la rivalité de Saint-Laurent et du Nestier au XIX° s " (d'après G. La Plagne Barris, à propos du transfert du chef-lieu de canton de Nestier à St Laurent) ; "Livre terrier du lieu et baronnie de Montagut de Nestier" (d'après Dominique Cavanac, agrimenseur, 1649)


Vestiges historiques de l'habitat villageois[modifier | modifier le code]

La grotte du Cap de la Bielle[modifier | modifier le code]

Elle a été le refuge occasionnel de l'Homme de Néandertal. "L'entrée de la grotte se situerait derrière la voûte rocheuse, sur le côté gauche de la photo... Au niveau de la cabane maçonnée, un vestige de paroi est encore en place... Au-delà de la limite orientale, les dépôts se poursuivent sous une voûte encore en place où l'on a bâti une cabane en maçonnerie, et reparaissent au-delà dans un abri sous roche, dont l'extrémité affleurant le flanc de la colline doit être considérée comme l'entrée aujourd'hui bouchée de l'ancienne grotte. Cette caverne se présentait donc comme une galerie plus large au fond qu'à l'entrée et longue d'environ 50 mètres... Une salle sensiblement circulaire, d'environ 12 m de diamètre, existait à l'ouest des fouilles Debeaux... Une « cheminée » débouchait à peu près au sud-ouest de cette salle, en relation avec la surface... la présence d'un aven, au sud de la grande salle, a été notée par M Debeaux... la possibilité d'une autre ouverture de la grotte vers le versant sud-est était aussi à envisager... Il semble que l'accès à la grande salle ait pu se faire par 2 voies différentes : le long de la galerie de la grotte, sur une cinquantaine de mètres, mais avec une faible hauteur... Par une arrivée supérieure, au-dessus de la grande salle... on peut imaginer une galerie en pente, d'accès cependant facile pour pouvoir être utilisée par l'homme, par exemple... Car l'homme a fréquenté cette caverne comme en témoignent les nombreux quartzites taillés mêlés aux ossements... On peut supposer que l'Homme a habité cette caverne dans une époque assez reculée du paléolithique inférieur[14]". "...L'occupation par l'homme est attestée par plus de 80 objets taillés dans des roches très locales... Le petit ensemble de Nestier évoque un campement de passage[9]...".

La ferme gallo-romaine "villa rustica"[modifier | modifier le code]

Le compte rendu de la Société Académique des Hautes-Pyrénées, en 1897, rédigé après une prospection archéologique à Nestier, précise que la propriété jouxtant l'église paroissiale est une ancienne villa gallo-romaine. "... Les bâtiments ont disparu, mais les murs de soutènement, les terrasses superposées, les substructions d'épaisses murailles ont seuls survécu...".

Le fortin primitif du Castéra et la motte castrale défensive[modifier | modifier le code]

"... Par ce que nous en avons vu, nous pouvons affirmer qu'au levant du village est un tertre rectangulaire élevé de main d'homme qui fut l'emplacement d'un des plus vieux manoirs seigneuriaux construit en colombage et en terre pilée... château primitif que décrit Viollet-le-Duc dans son ouvrage..."[29]. Voici en quelques mots ce qu’était, sans doute, l’aspect général de ce bâtiment : « le manoir est bâti sur la rive gauche du ruisseau Limacourt dont le lit, après avoir été enserré entre Monsaoux et Mont-Arès, s’ouvre davantage vers la vallée de la Neste pour former vraisemblablement un marécage, avant de se jeter dans le Merdans. Cette habitation fortifiée est entourée d’un large fossé. Ses murs épais, formant un carré d’une trentaine de mètres de côté, comportent des meurtrières sur chaque face et une tourelle à chaque angle. L’enceinte carrée enveloppe une construction de bois, dont quatre gros poteaux qui portent le plancher du premier étage et les cloisons, et un pan de bois de refend qui porte quant à lui les combles doubles. Un escalier de bois permet de monter à l’étage. Un chemin de ronde supérieur vient vraisemblablement couronner cette construction typiquement défensive » (Adaptation au Castéra de Nestier de la description du château primitif de Viollet-le-Duc).

Le château à motte féodal "Le Castérot" (Eth Castérot)[modifier | modifier le code]

"... À la place de l'église et du parc, propriété encore désignée sous le nom de Castérot, s'élevait le manoir... Le clocher démoli en 1901 pour faire place à celui que nous connaissons aujourd'hui, a mis au jour des passages souterrains. Sa première destination était un donjon. Sa dernière restauration datait de 1791. C'était avec des débris d'un temple antique qu'il avait été bâti[1]...".

Le Château de l'Ancien Régime (Eth Casthet)[modifier | modifier le code]

"... Après la destruction du manoir féodal, fut construit le dernier château encore debout avec toutes ses dépendances et qui a plutôt l'air d'une grande maison bourgeoise que d'un château..."[29]. "En 1579, les Saint-Paul de Nestier rebâtirent le château de Nestier dans la plaine, au-dessous du monticule où s'élevait le manoir du XIV°s. Ce lieu, couvert d'un bouquet de vieux chênes, s'appelle encore aujourd'hui le Castéra[24]". "... Vers 1590, à Nestier, à un château fort sur motte est substitué un château à la sobre façade cantonnée de deux pavillons qui appartient aux Saint Paul, et qui appartiendra plus tard aux Cazaux-Laran et, à partir de 1753 et jusqu'à une date récente, aux de Lassus[17]...". Ce château a été le cadre de réceptions remarquables organisées par les seigneurs de Nestier lorsqu'ils étaient présents sur leurs terres. « Malgré les voyages qui étaient longs et difficiles et les obligations de leur service, les seigneurs de Nestier revenaient quelquefois, à de rares intervalles cependant, au château de leur famille à Nestier... Le retour de ces officiers du roi était un événement dans la contrée. Dès qu'on les savait installés à Nestier, les visites étaient nombreuses... Autour de leur table hospitalière, se retrouvaient les Cardaillac, les Sarlabous, les Montsérié, les Verdelin de Montégut, et tous les gentilshommes de la Neste. Les repas avaient lieu dans la grande salle du premier étage du château décorée de six belles tapisseries de Flandre représentant des chasses, données par le cardinal Mazarin au vaillant François de St Pol qu'il tenait en grande estime[1] ».

"Nestier a eu ses trois châteaux successifs et différents selon les époques diverses : le château primitif que décrit Viollet-le-Duc dans son ouvrage (le "Castéra"), le château du Moyen Âge approprié à la défense du seigneur dans les luttes de la féodalité (le "Castérot") et le château moderne pour l'agrément et l'utilité des derniers seigneurs (le "Casthet")... »[29].


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la fasce ondée d'argent chargé d'un cygne nageant du même.
  • « En 1440, Blanchefleur, héritière de la maison de Nestier, épouse Raymond d'Arcizas dont les ancêtres, originaires de la vallée d'Aure, s'étaient illustrés dès le XI°s. dans les guerres contre les Sarrazins. Ses armes portent un merle blanc sur champ d'azur[1].
  • La maison d'Arcizas est une des plus anciennes et des plus distinguées parmi la noblesse du comté de Bigorre. On trouve dans un Manuscrit de l'Histoire des Vallées d'Aure, qu'un seigneur d'Arcizas, « étant au service d'un roi d'Aragon contre les Maures, avait proposé une entreprise extrêmement difficile et périlleuse, que le roi, la regardant impossible, lui promit un merle blanc s'il parvenait à l'exécuter, et qu'ayant effectivement réussi, il prit pour arme : un merle blanc sur un champ d'azur »[28]. Ces armoiries ornaient-elles déjà les boucliers des guerriers de Nestier enrôlés sous la bannière d’Arnaud Guilhem de Barbazan au début du XIVe siècle ? « Dans un titre qui est dans les Chartes du Roi, à Pau, intitulé : la Montre des Alliés et Confédérés des comtes de Foix, en 1338, les seigneurs de Barbazan, d’Asté, de Villepinte, de Nestier, d’Argelès, de Lansac, de Luppé, etc. servaient sous la bannière d’Arnaud Guilhem, seigneur de Barbazan  »[28].
  • Les armoiries des Cazaux de Nestier (ndlr : descendants des d'Arcizas), en 1646, étaient d'azur, à quatre pointes, de giron d'or, mouvante du bas de l'écu, à une divine ondée d'argent sommée d'un cygne de même[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

maires de la Commune
Période Identité Étiquette Qualité
2014   Bernard ROUEDE   Maire
2008 2014 Raymond CASTERAN   Maire
1989 2008 Hélène CASTERAN   Maire
1971 1989 Alfred CLAVERIE   Maire
1945 1971 Léonard MORERE   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 161 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
410 453 464 462 561 601 639 648 599
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
563 579 579 526 513 542 530 437 543
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
509 446 327 260 270 269 247 208 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
186 228 189 180 196 165 171 161 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités villageoises[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

  • Raimondus de Nestier : dénomination historique, latin et gascon (Actes Bonnefont, 1140 - 1141)
  • Blanchefleur de Nestier : 1° dame de Nestier à l'époque féodale, bien connue des historiens locaux. Sœur de Guiraud de Nestier. Mariée en premières noces à Géraud de Montsérié. Epouse en 1448, en seconde noces, Raymond d'Arcizas.
  • Raymond d'Arcizas : écuyer, seigneur d'Arcizas, de Nestier, de Montoussé et de La Broquerre en Comminges. Sa devise : "D'Arcizas, jamais las !". Ses ancêtres ont servi au siècle précédent (XIVe) contre l'Anglais sous la bannière d'Arnaud-Guilhem, seigneur de Barbazan-Dessus, allié des comtes de Foix.
  • François de Saint-Paul : descendant de la famille "d'Arcizas", seigneur de Nestier et de Bugard en Bigorre. Lieutenant colonel du Régiment d'Auvergne en 1644. Maréchal de camp en 1646. Dernier gouverneur du Val d'Aran en 1648. Lieutenant général des armées du Roi en 1660. Liens de parenté avec les familles d'Agut de Saint-Lary et de Ségure d'Arreau.
  • Louis de Cazaux (né à en 1684 - mort à Versailles en 1754). Page de la Grande Écurie, nommé écuyer cavalcadour le 20 mars 1727. Écuyer ordinaire par provision le 12 décembre de la même année. En 1734, il se trouve à la tête, par ancienneté et par mérite, des écuyers ordinaires. Louis XV le nomme alors son Premier écuyer cavalcadour. Capitaine du haras du roi par provision du 10 mai 1742, il devient titulaire de la charge le 1° mai 1753. "Pendant longtemps, la position académique s'est, pour ainsi dire, incarnée dans la personne de Nestier et, pour caractériser la magistrale position à cheval de Coupé, piqueur au manège de Versailles à la fin du XVIIIe siècle, on disait : "C'est un Nestier"... Dans le tableau de Delarue qui fut gravé en 1753 par Jean Daullé, la botte que portait Nestier et que cette gravure met en évidence va s'élargissant du haut et emboîte complètement le genou. Elle est toute différente de la botte molle adoptée depuis au manège de Versailles et portait le nom de "botte à la Nestier"... On a appelé "mors à la Nestier" un mors à branches très courtes et à embouchure brisée avec canons droits, dits canons simples. Nestier avait substitué ce mors, qui est très doux, aux mors jusqu'alors en usage[33].

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

  • Marc de Lassus-Nestier (1745 - 1794) : baron de La Barthe-de-Neste, Conseiller au Parlement de Toulouse, petit-fils de Marc-François de Lassus-Camon (1692 - 1780) appelé "le Grand Lassus". Il a pris le nom de "Nestier" après avoir racheté la seigneurie de Louis de Cazaux. À écrit la biographie de ce dernier.
  • le maire Dutrey et le curé Béjottes : les 2 acteurs principaux dans "l'Affaire du transfert du chef-lieu de canton de Nestier à Saint-Laurent-de-Neste" et dans la construction du Calvaire du Mont-Arès (années 1860 - 1870).
  • Monsieur Bazerque : bienfaiteur du village par ses actions d'amélioration de la vie quotidienne de la communauté villageoise dans la période de l'Entre-deux-guerres.
  • Madame Bize : auteur de la "Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier", 1942 - 1949, comprenant dans sa première partie la conférence de M. Bazerque pour la Revue des Hautes-Pyrénées ayant pour thème la vie de Monsieur de Nestier (Louis de Cazaux).

Les poètes villageois au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • André Bouéry : poète gascon (né à Luchon en 1821 - mort à Pamiers en 1879). Appelé aussi Moussu Andrè. Auteur des "Cansous det campané d'Aspetch" ("Chansons du sonneur d'Aspet"). Marié à Mlle Refouil, villageoise nestéenne. Inhumé dans le caveau familial à Nestier[34].
  • Jules Portes (né à Nestier en 1830 - mort à Haïti en 1875). Professeur éminent. Dirigea une institution française (un lycée) à Haïti. Il publia en 1857 l'"Athènes des Pyrénées" et ses "Fablos caousidos de La Fountaino, libromens traduitos en patouès pyrénéen". "Comme les Maîtres dans leurs classes (arregents) utilisaient les fables pour enseigner à la fois la morale et la langue française, La Fontaine... fut un exemple à traduire et à imiter[34]".
  • François Dupuy-Peyou (né à Nestier en 1844 - mort en... à...). Prêtre. Grand voyageur. Œuvres à caractère religieux ou purement descriptif. Exemples : "En Palestine", "Un bazar à Jérusalem".


Traditions, légendes, coutumes et usages villageois[modifier | modifier le code]

  • la Barricade
  • le charivari
  • la crécelle ou "parabaste"
  • le jeu de quilles
  • l' "espéroucade"
  • la "batère"
  • les "capous"
  • les gâteaux de la Saint-Jean
  • le loup garou


Les fêtes profanes et religieuses[modifier | modifier le code]

  • la Saint-Jean
  • la Fête-Dieu
  • les Rogations
  • le feu de la Saint-Jean
  • la fête du cochon


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Castéra : "Un lieu de résistance gaulois"[modifier | modifier le code]

"Au levant de Nestier et à l'entrée du Vallon de Bouchère s'élève un fort en terre de l'époque gauloise appelé encore de nos jours le Castéra. L'enceinte a 30 m de côté. Seul le parapet ouest existe encore. Il mesure 10 m à sa base et 3 m de hauteur. On a comblé le fossé qui reste cependant apparent au sud-ouest. Un chemin emprunte le fossé au nord (section A n°158 de l'ancien plan cadastral). Sa situation stratégique indique un fort qui s'avançait sur la vallée de la Neste au débouché du Vallon de Bouchère, couvrant le camp retranché du Mont Ergé, situé à 3 km à l'ouest[1]". De fait, le Castéra représentait sans doute le poste avancé d’un dispositif de sûreté beaucoup plus important qui comprenait entre autres l’oppidum de Nestarii et le camp retranché de Montsérié, dispositif général dont le rôle était d’assurer vraisemblablement la sécurité du Vallon de Bouchère. Ce lieu fortifié allait voir plus tard l’édification d’un des plus vieux manoirs seigneuriaux. Par ailleurs, ces terres du Castéra seraient également un tumulus de l'époque féodale[35]. Elles seraient donc la sépulture de guerriers du Moyen Age, vassaux ou compagnons du seigneur du village enterrés là, en dehors de l’enceinte du château à motte qui s’élevait sur l’emplacement de l’église actuelle et dont le clocher aurait été bâti sur les ruines du donjon ou de la tour de défense érigée en ce lieu.

  • Le château du XVIe siècle. : "Eth Casthet"

Le dernier château villageois reconstruit en 1579 (Ancien Régime), aujourd'hui centre de vacances.

L'Ormeau : "l'Arbre de la communauté villageoise"[modifier | modifier le code]

"L'Ormeau" est avant tout le nom d'un quartier villageois, typique et original, caractérisé par un orme qui trônait autrefois en son centre, au carrefour des trois rues villageoises : "La Carraou", la rue de "La Croix de Figur" et la rue de "La Placette" encore appelée par nos Anciens : "Avenue de l'Ormeau". "L'Ormeau" était un lieu de rassemblement où l'on venait, à la belle saison, discuter et raconter des histoires, sur le banc en pierre circulaire construit au pied du bel arbre emblématique, toujours entretenu régulièrement. C’était là également que se prenaient certaines décisions importantes pour la vie de la communauté, bien avant la Révolution et la construction de maisons communes encore appelées "mairies"[12]. Le vieil orme a été abattu dans les années 1980 pour des raisons de sécurité. On a planté à sa place un catalpa, essence d'Amérique du Nord. Mais le nom est resté : on parle toujours de « l’Ormeau » pour désigner ce site caractéristique et le quartier villageois qui l'entoure.

  • "l'Arbre de la communauté villageoise" encore appelé "l'Arbre du poète"

C’est au pied de ce même arbre, sans doute, que le poète et félibre gascon André Bouéry, lorsqu'il n'était pas à Aspet, son village d'enfance, venait chercher son inspiration, alors qu’il était marié à une villageoise, Mlle Refouil. Il faut préciser qu'André Bouéry est enterré dans le cimetière de Nestier. L’un de ses poèmes intitulé « Sous l’Ormeau » ferait référence à l’arbre villageois[1]. Par ailleurs, on peut raisonnablement penser qu’il retrouvait en ce lieu, régulièrement sans doute, Jules Portes, son ami poète né dans la maison voisine.

  • le "Couvent"

Une maison typique du quartier de "l'Ormeau" est appelée « le Couvent ». Ce « Couvent » est à partir de 1850, année de l'application générale de la loi Falloux, une institution privée appelée « Institution Portes ». C’est un pensionnat privé, primaire et secondaire, tenu par M. Portes, professeur et poète villageois, auteur en particulier de la traduction des fables de La Fontaine en patois[1]. Deux décennies plus tard, l'institution Portes devient une annexe du couvent de Cantaous. « "La maison de Nestier (ndlr : le « Couvent ») a été fondée dans l’année courant de septembre 1867 à septembre 1868. Elle a été fermée, en principe, en 1902, sans doute le 31 décembre de cette année-là... Les sœurs reconnues jusqu’alors « institutrices publiques » n’ont plus le droit d’enseigner... Les trois religieuses travaillant dans cette maison en 1902 sont Sœur Marie-Ange (infirmière), Sœur Euphémie (ménagère), Sœur Félicie-Sophie[3]" ».

le Mont-Arès : "un lieu de spiritualité"[modifier | modifier le code]

Le Vallon de Bouchère : "le berceau d'une première communauté pyrénéenne"[modifier | modifier le code]

le Cap de la Bielle : "le refuge de nos premiers ancêtres"[modifier | modifier le code]

La grotte du Cap de la Bielle (vestiges du paléolithique). Cette grotte a été en partie détruite dans les années 1950, lors des travaux effectués dans la carrière villageoise, appelée "carrière supérieure", aujourd'hui désaffectée. Un pan de la voûte, cependant, a pu être préservé. Il a été l'objet de fouilles archéologiques. Les rapports scientifiques relatifs à ces fouilles montrent l'importance de cette grotte. « La grotte du Cap de la Bielle est l’un des rares gisements de France à avoir une belle succession stratigraphique renfermant macrofaune, microfaune et industrie lithique du Paléolithique inférieur » (J. Chaline, 1972 a, p.217). De plus, les restes d'élan découverts sur le site ont fait l'objet d'un article écrit par G. Astre en 1957[36]. Par ailleurs, certaines caractéristiques ne sont pas dénuées d'intérêt : « ... la grotte débouche dans la falaise aptienne bordant l'actuelle terrasse de 60 mètres de la Neste.... L'occupation humaine correspond à la seconde moitié de ce dépôt (couche 6 - il existe 8 couches, la 8° étant la dernière de l'histoire de la formation de la grotte - faite d'argiles sableuses à blocs calcaires correspondant à un climat humide à froid assez rude, relevant de la glaciation rissienne : glaciation quaternaire de – 250000 à – 150000 ans)... L'industrie lithique extraite à ce jour de la couche 6 comprend un total de 86 pièces : 2 chopping-tools, 1 nucléus-disque très plat, 83 éclats... Aucune des grottes de la région n'a révélé un débitage aussi habile du quartzite[13]... ».

«... La matière première de l'industrie lithique apparaît donc très « locale », avec ses quartzites classiques, mais également ses argiles schisteuses dont l'utilisation reste unique, à ce jour, dans les Pyrénées occidentales... Le lieu de débitage des éclats se trouvait à l'extérieur de la grotte (par exemple une terrasse proche, où il semble que la matière première abonde)... Le niveau archéologique 6 – 7... avec des plaques calcaires grossièrement alignées, ayant eu le temps de se corroder, en liaison probable avec la fréquentation humaine[9] ».

En ce qui concerne l'étude des vestiges et des résidus d'outillage et d'ossements découverts sur le site, aucune analyse d'ensemble n'avait été réalisée, en particulier pour déterminer des datations sérieuses. Celles-ci variaient du Günz-Mindel au Riss-Würm, avec des indications assez hétérogènes portant sur une faune dite "chaude". A. Clot et G. Marsan menèrent donc cette étude complémentaire en déterminant 2 grands ensembles de sédimentation marqués par des éléments de faune aussi nombreux que variés, mais surtout par la fréquentation de l'homme acheuléen. Les conclusions de cette étude précisent que le site de Nestier peut être intégré dans les gisements de l'Acheuléen méridional à bifaces et hachereaux et que l'ensemble de la faune peut être rattaché aux "faunes rissiennes", encore peu connues malgré tout[9]."

Lors d'une exposition sur les grottes des Pyrénées centrales, à la Maison du Savoir à Saint-Laurent-de-Neste, en 1997, la grotte du Cap de la Bielle est présentée de la façon suivante : « Au flanc du Mont-Arès, la grotte du Cap de la Bielle est connue depuis la fin du XIXe siècle pour sa richesse en ossements fossiles. En 1960, alors qu’une carrière menace de le détruire, M. Debeaux entreprend de fouiller le gisement. Il est encouragé par L. Méroc qui contribue à l’étude des vestiges découverts. Mais c’est grâce aux travaux d’A. Clot et G. Marsan (1986) que l’on a pu mesurer l’importance de la grotte de Nestier... La grotte s’ouvre sur une terrasse de la Neste. Elle a été fréquentée par l’Homme de Néandertal, comme en témoigne l’outillage de pierre retrouvé lors des fouilles. Les deux chopping-tools, le percuteur et la centaine d’éclats dateraient de l’Acheuléen ( 100 000 à 200 000 ans). La faune qui accompagnait les outils était constituée de marmotte, bœuf, cerf, bison, hyène, élan, isard, renne, rhinocéros… ».

le Centre du village : "le cœur, l'âme et l'esprit de notre communauté"[modifier | modifier le code]

  • les pierres jacquaires. Ces 2 pierres, la première placée sur le mur de l'église et la seconde sur le linteau d'une porte d'entrée d'une maison villageoise, témoignent du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les pèlerins empruntaient effectivement, lors de la traversée de notre pays, une route secondaire longeant les Pyrénées, qui allait de Saint-Bertrand-de-Comminges à Lourdes en passant par l’Escaladieu et Bagnères-de-Bigorre. D’autres itinéraires étaient empruntés aussi par les pèlerins venant de Saint- Bertrand et se rendant en Espagne par la vallée d’Aure. Ces derniers faisaient étape vraisemblablement à Nestier, selon certains auteurs locaux, avant de rejoindre cette vallée d’Aure, et donc l’Espagne, par le Vallon de Bouchère et le col de Mazouau. « Il est curieux de remarquer que l’église de Nestier et cette maison sont distantes de 500 m environ. Peut-être la pierre de l’église indiquait-elle le logement des voyageurs, une hôtellerie où ils pouvaient pratiquer aisément leurs dévotions, alors que l’autre (ndlr : la maison distante de 500 m) indiquait le bâtiment réservé aux valets, marchands et animaux, bêtes de somme ou de trait, quand le convoi de pèlerins en comportait. Peut-être également, par mesure de police, les équipages et leurs conducteurs étaient-ils astreints à se loger en dehors des agglomérations. Mais ce n’est là qu’une hypothèse. Si les deux pierres de Nestier n’ont pas été emportées de quelque hôtellerie de la région, ce qui est difficile à admettre, on peut donc penser que Nestier devait être au XIVe siècle, un gîte d’étape... Le passage d’un pèlerinage devait être un événement important pour la population de Nestier et celle des villages environnants, surtout s’il s’y mêlait quelque personnage considérable. Des marchands, des jongleurs, des diseurs de bonne aventure étaient attirés par ces déplacements de gens venant des régions les plus variées. Des marchés étaient ouverts et sans doute, sur le territoire actuel de la commune, un lieu-dit « Marcadaou » rappelle cette époque. » (Extrait des articles de presse parus en février 1939 et rédigés par le commandant Boué en retraite à Nestier).
  • le monument aux morts

La Baignade biologique : Les Ocybelles[modifier | modifier le code]

  • le bassin de baignade naturel
  • les parcours botaniques


Chroniques de la vie locale[modifier | modifier le code]

Le loup dans les Pyrénées... et dans le canton de Nestier[modifier | modifier le code]

Procès-verbal de prise d’une louve en 1812[27]. "Le 21 janvier mille huit cent douze (21 janvier 1812), en la maison commune de Nestier, s’est présenté le sieur Jacques Pujolle, habitant de Nestier, qui nous a déclaré que le vingt, jour d’hier, vers les onze du matin, allant à Montréjeau, arrivé sur le territoire de la commune de Mazères, canton de Nestier, deuxième arrondissement des Hautes-Pyrénées, étant avec les siens Philippe Noagues et Pierre Roger aussi habitants de Nestier, majeurs. Le dit Pujolle aurait entendu un bruit. Il se serait arrêté, aurait vu un loup qui venait vers lui ; il se serait armé de pierres et aurait été au-devant du loup, et si tôt qu’il fut à portée, il lui lança un coup de pierre qui le renversa et accourut sur lui en lui tirant un autre coup de pierre qui l’étendit comme mort, qu’ensuite il finit de le tuer à coups de bâton. Tous ces faits nous ont été attestés par le dit Noagues et Roger qui étaient présents à tout ; et sur la représentation qu’il nous a fait le dit Pujolle dudit animal. Vérification faite, avons reconnu qu’il venait d’être fraîchement tué de coups contondants. Nous pensons qu’il était de l’âge de sept ans, du sexe féminin, ayant été ouvert et à ventre en notre présence. Nous pensons qu’elle était pleine de cinq louveteaux ou embryons ou toutes les parties n’étaient pas bien encore développées. J’ai dressé le présent procès-verbal que nous avons délivré au dit Pujolle déclarant qu’il est chargé de le faire payer à la sous-préfecture après qu’il a été signé par le dit Noagues, Roger et nous, non le dit Pujolle pour ne savoir le signer. Refouil, maire ; Noguez, Roger".

Les festivités en l'honneur du roi de Rome[modifier | modifier le code]

Le roi de Rome, Napoléon II, fils de Napoléon et de Marie-Louise d'Autriche, naît le 20 mars 1811. Le ministre de l’Intérieur de l’époque envoie une circulaire aux préfets pour donner l’ordre aux municipalités d’organiser des réjouissances populaires. Le préfet Chazal envoie à Nestier, chef-lieu de canton, un courrier "extraordinaire" pour l’exécution de cet ordre. Ci-après in extenso la délibération prise par le conseil municipal.  "Le 25 mars 1811, Monsieur le Maire de Nestier sitôt qu’il a reçu l’heureuse nouvelle extraordinairement apportée aux départements et aux communes, je me serais rendu à la maison commune où j’aurais appelé le valet commun. J’aurais encore fait mettre les cloches à la volée pendant 24 heures. J’aurais encore fait battre la caisse pour annoncer au public l’heureuse nouvelle de la naissance du roi de Rome. À huit heures précises du soir, il a été allumé un grand feu au bout du Mont-Arès, lieu le plus élevé du territoire. Illumination a été faite dans tout le village. Plus de cent coups de fusil ont été tirés : tous les habitants ont partagé la légresse. Les Conseillers municipaux et Maire. Signé : Refouil[27].


Associations villageoises[modifier | modifier le code]

  • Association Foyer Rural de Nestier, organisation des manifestations festives du village. Fête du printemps, Fête Locale, Repas, concert...
  • Association : « Les Amis de Nestier et du Vallon de Bouchère » (ANVB) : connaissance et valorisation du patrimoine local. Balades-découvertes, journées du patrimoine, séjours-découvertes, spectacles théâtraux, rédaction de documents (témoignages, monographie synthétique, articles de presse), expositions de peinture, accueil et visites de groupes, manifestations événementielles (finale de la rando pédestre occitane, semaine nature Midi-Pyrénées)
  • Association Solidaires Pour l'Environnement de Nestier. ou ASPEN; Défense de l'environnement du village de Nestier
  • Association "Renaissance du Mont-Arès"


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Debeaux : « La grotte du Cap de la Bielle à Nestier et son remplissage du paléolithique inférieur », Bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, 1964, t. 10, p. 4-11
  • A. Clot et G. Marsan : « La grotte du cap de la Bielle à Nestier, fouille de M. Debeaux, 1960 », Gallia Préhistoire, 1986, t. 29, p. 63-141 ; « Chronique sur la grotte du Cap de la Bielle » , Gallia Préhistoire, 1961, t. 4, p. 262-264
  • L. Méroc : « Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier, Campan, Montoussé, Sombrun », Gallia Préhistoire, Paris, 1963, t. 6, p. 208-216 ; « L'industrie lithique de la grotte du Cap de la Bielle à Nestier », Bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, 1964, t. 10, p. 12-13 ; « Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier », Gallia Préhistoire, Paris, 1967, t. 10, p. 411
  • Baron de Lassus-Nestier : "M. de Nestier, écuyer ordinaire de la Grande Ecurie du roi Louis XV (1684 - 1754)", R.C. (Revue du Comminges), 1891, p. 265 - 287 ; Guerres du XVIII° siècle, Ex-nostris A, no 97 et no 140 CCC, p. 104 ; Ex-nostris A n°11 Correspondance du XVII° (ou XVIII°) s. ; Ex-nostris A no 257 Lettre adressée à M. de Lassus le 23 mai 1744 ; Ex-nostris A CCC 155 Baron de Lassus, Revue de Comminges, 1891.
  • M. Bazerque : "Procès-verbal des réjouissances à Nestier à l'occasion de la naissance du Roi de Rome : R.H.P. (République des Hautes-Pyrénées) 1921, p. 33-34, ADHP (Archives Départementales) ; Obsèques du général J.F. de Cazaux, seigneur de Nestier, R.H.P., 1931, p. 137
  • G. La Plagne Barris : "Petite guerre pour le siège d'un chef-lieu de canton ou la rivalité de Saint-Laurent et du Nestier au XIX° s." : tableau de la vie politique et économique d'un canton pyrénéen au siècle dernier.
  • Mme Bize : "Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier, 1942 - 1949 ", comprenant dans sa première partie la conférence de M. Bazerque pour la Revue des Hautes-Pyrénées ayant pour thème la vie de Monsieur de Nestier (Louis de Cazaux), écuyer cavalcadour de la Grande Ecurie du Roi (Louis XV).
  • R. Misson : "Témoignages, avec le concours de ses amis villageois" (2001 - 2010)
  • M. Bize : " Petite chronique historique et hydrogéologique sur Nestier et le Vallon de Bouchère " (2010)
  • Témoignages de Yvonne Dasté née en 1904 et décédée en mai 1999 à Nestier, rapportant des propos de sa grande tante née en 1836, qu’elle a bien connue
  • Abbé J.Duffo : "Articles de l’Echo de la Neste" (années 1942 et suivantes)
  • J. Allières, A. Berthoumieux, G. Brignol, J. Castex, J. Ducos : "André Bouéry musicien et poète gascon" (1994)
  • Sansguilhem-Ser : " Béarn et Bigorre dans l’histoire de l’Aquitaine des origines au XVI° siècle " (1998)
  • Sarramon : " les Quatre-Vallées : Aure, Barousse, Neste, Magnoac " (1985)
  • Bourret : " les Pyrénées centrales du XI° au XIX° siècle " (1995)
  • Fénié : " toponymie gasconne " (1992)
  • Bois et Durier : " les Hautes-Pyrénées " (1885)
  • général L'Hotte (1824 - 1904) : "Un officier de cavalerie"
  • Marliave et Pertuzé : "le panthéon pyrénéen" (1990)
  • X. Beltour : "L'histoire oubliée de l’Aquitaine" (1995)
  • O. De Sulauze : "la vallée d’Aure aux temps de l’agro-pastoralisme" (1997)
  • J.F. Le Nail et J.F. Soulet : "Bigorre et Quatre-Vallées"
  • François d’Aubert de la Chesnaye-Desbois : "Dictionnaire de la noblesse française"
  • Louis Antoine Lejosne : "dictionnaire topographique des Hautes-Pyrénées" (1865, et Pau : 1992)
  • Myriam et Gaston de Béarn : "Gaston Phébus" Ed. Mengès (1978)
  • M. B. et V. (membres de sociétés scientifiques du Midi) : "Historique de la Gascogne et en particulier du Comminges" (1880)
  • Pierre Joubert : "Nouveau guide de l’héraldique" (Ouest France, 1984)
  • B. Barifouse : "Étude sur le pays des Quatre-Vallées" (Saint Gaudens – 1874)
  • Jean-François Soulé : "Le sanctuaire gallo-romain de Montsérié" (sujet de thèse)
  • Laboulinière : "Annuaire statistique du département des Hautes-Pyrénées" (1805),
  • Gabriel Puyau : "Les moulins de la Basse-Neste et des Baronnies"
  • J. Omnès : "Préhistoire des Hautes-Pyrénées" et "La grotte ornée de Labastide"
  • Gaston Balancie, annoteur de Moran : "Sommaire description du païs de Bigorre"
  • B. de Gorsse : "Essai de bibliographie du comté de Comminges, de la vicomté de Nébouzan, des Quatre-Vallées et du pays de Rivière (Toulouse – 1944)
  • Chanoine Marsan : "Larcher d’Aure"
  • R. Lizop : "Le Comminges et le Couserans avant la domination romaine" et "Les Convènes et les Consoranni" (1931)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. M. Bize : "Petite chronique historique et hydrogéologique sur Nestier et le Vallon de Bouchère", 2012
  3. a, b, c et d M. Raymond Misson : "Témoignages, avec le concours de ses amis villageois", 2001 - 2010
  4. a et b M. La Plagne Barris : "Petite guerre pour le siège d’un chef-lieu de canton ou la rivalité de Saint-Laurent et du Nestier au XIX° siècle" : tableau de la vie politique et économique d’un canton pyrénéen au siècle dernier
  5. a et b M. Grosclaude et Le Nail : "Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées", 2000
  6. a, b, c et d M. Barifouse : "Études historiques sur le pays des Quatre-Vallées" », 1874
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  8. M. Viollet-le-Duc : "Dictionnaire raisonné de l'architecture du XIs. au XVI°s"
  9. a, b, c, d et e M. Clot et Marsan : "La grotte du "Cap de la Bielle" à Nestier : fouille de M. Debeaux", 1960, Gallia Préhistoire, Éditions CNRS, t. 29, 1986, 1, p. 63 – 141, 64 fig., 45 tabl. ; "Chronique sur la grotte du "Cap de la Bielle"", Gallia, Préhistoire, t. IV, 1961, p. 262 – 264, 2 fig. ; bibliographie de la Revue du Comminges, tome C, 1987, 1° trimestre
  10. M. M. Marliave et Pertuzé : "Le Panthéon pyrénéen"
  11. M. Dufor : "Trois jours de randonnée en Haute Barousse", Revue de Comminges, tome XCV, année 1982, 1° trimestre
  12. a et b M. I. Gratacos : "Femmes pyrénéennes"
  13. a et b M. Méroc : "Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées: Nestier, Campan, Montoussé, Sombrun", Gallia Préhistoire, Paris, t. 6, 1963, p. 208 – 216 ; "L'industrie lithique de la grotte du Cap de la Bielle à Nestier" : bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, 1964, t. 10, p. 12 – 13 ; "Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées: Nestier", Gallia Préhistoire, Paris, 1967, t. 10, p. 411
  14. a et b M. Debeaux : "La grotte du "Cap de la Bielle" à Nestier et son remplissage du Paléolithique inférieur" : bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, 1964, t. 10, p. 4 -11
  15. a, b et c Jean-François Soulet, « Le sanctuaire gallo-romain de Montsérié », Revue de Comminges, vol. LXXVII, p.  105-143
  16. M. Cartailhac : "France préhistorique", 1889
  17. a, b et c M. Le Nail et Soulet : "Bigorre et Quatre-Vallées"
  18. M. Bazerque : "Monographie villageoise", 1887
  19. Raymond Lizop, "Le Comminges et le Couserans avant la domination romaine", Privat, 1931
  20. M. Louis Antoine Lejosne : "dictionnaire topographique des Hautes-Pyrénées," 1865, Pau : 1992
  21. M. J. Duffo "Articles de l’Echo de la Neste", années 1942 et suivantes
  22. M. A. Lussault : "Carte archéologique de la Gaule – 65 : les Hautes-Pyrénées", 1997
  23. Armand Sarramon, Les Quatre-Vallées, Aure, Barousse, Neste, Magnoac, Milan, 1985
  24. a, b, c, d, e et f M. le Baron de Lassus-Nestier : "Monsieur de Nestier, écuyer ordinaire de la Grande Ecurie du roi Louis XV (1684 - 1754)'', Revue du Comminges, 1891, 4° trimestre, p. 265 - 287
  25. a et b M. Archives départementales : "E dépôt NESTIER" : "archives déposées le 7 août 1995, classées en mars 1997 ; inventaire manuscrit", et autres documents
  26. a, b, c, d et e M.registres paroissiaux de Nestier : baptêmes, mariages, décès
  27. a, b, c et d M. Archives municipales de Nestier : "Extraits du registre des délibérations du conseil municipal", et autres documents
  28. a, b, c, d, e et f M. d’Aubert de la Chesnaye-Desbois  : "Dictionnaire de la noblesse française"
  29. a, b et c Ms. B. et V. archéologues : Historique de la Gascogne et en particulier du Comminges
  30. M. de Neuville : "Recueil d'héraldique'"
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  33. M. le général L'Hotte : "Un officier de cavalerie", 1824 - 1904
  34. a et b M. J. Allières, A. Berthoumieux, G. Brignol, J. Castex, J. Ducos : "André Bouéry musicien et poète gascon", 1994
  35. M. de la Torre : "le tumulus du Castéra", dans "Le guide de l’art et de la nature des Hautes-Pyrénées", éditions Nathan
  36. M. Astre : "Restes d'élan à l'ancienne grotte de Nestier", 1957, bulletin de la Société d'histoire naturelle de Toulouse, t.96, pp 15-21