Gers (rivière)
| Gers | |
Le Gers à Auch. |
|
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 175,6 km |
| Bassin | 1 230 km2 |
| Bassin collecteur | Garonne |
| Débit moyen | 7,17 m3⋅s-1 (Layrac) |
| Régime | régime pluvial |
| Cours | |
| Se jette dans | Garonne |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
| modifier |
|
Le Gers ([ʒɛʁs] ou [ʒɛːʁ][1]) est une rivière du sud-ouest de la France et un affluent gauche de la Garonne.
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Le nom du Gers est documenté sous les formes Ægirtius, de Egircio flumine, Gircius (VIe siècle), in flumine Gersio (817), Iercius (XIIIe siècle).
Géographie [modifier]
La longueur de son cours d'eau est de 175,6 km[2]. Il prend sa source sur le plateau de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées (65), et se jette dans la Garonne au sud d'Agen, en Lot-et-Garonne (47).
Départements et principales villes traversées [modifier]
- Hautes-Pyrénées (65) : Lannemezan, Monléon-Magnoac
- Gers (32) : Chélan, Panassac, Masseube, Seissan, Pavie, Auch, Preignan, Montestruc-sur-Gers, Fleurance, Lectoure
- Lot-et-Garonne (47) : Astaffort, Layrac
Hydrographie [modifier]
L'alimentation pluviale explique les sautes de son débit, les crues brutales lors d'orages qui peuvent prendre, parfois, un caractère catastrophique.
En période d'étiage, son cours est maintenu pour l'irrigation et pour les besoins l'alimentation en eau potable et de salubrité par le canal de la Neste.
Principaux affluents [modifier]
- (D) le Cier, de Garaison, 13,7 km
- (G) la Gèze, de Cizos puis Castelnau-Magnoac, 11,7 km
- (G) le Cédon, de Lourties-Monbrun, 18,7 km
- (G) le Sousson, de Mournède, 33,9 km
- (D) l'Arçon, 18,2 km
- (D) l'Aulouste, de Nougaroulet, 20,6 km
- (G) le Talouch, de Duran, 14 km
- (G) l'Ousse, de Préchac, 10,6 km
- (G) la Lauze, de Réjaumont, 16,3 km
- (G) l'Auchie, de Terraube, 15,8 km
Hydrologie [modifier]
Le Gers est une rivière moyennement abondante, comme la plupart des cours d'eau de plaine du bassin aquitain. Son débit a été observé durant une période de 40 ans (1967-2006), à Layrac, localité du département de Lot-et-Garonne située peu avant son confluent avec la Garonne[3]. Le bassin versant de la rivière y est de 1 190 km2 (soit plus de 96 % de sa totalité qui fait 1 230 km2).
Le module de la rivière à Layrac est de 7,17 m3/s.
Le Gers présente des fluctuations saisonnières de débit bien marquées, comme bien souvent dans le sud de la France. Les hautes eaux se déroulent en hiver, et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 9,9 à 15,5 m3/s, de décembre à mars inclus (avec un maximum très net en février). Les mois d'avril et de mai sont des mois de transition, affichant des débits encore copieux (respectivement 9,17 et 8,31 m3/s). Les basse eaux surviennent en fin d'été et en début d'automne, de fin juillet à la mi-octobre, accompagnées d'une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au plancher de 1,67 m3 au mois de septembre. Mais les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes et aussi selon les années.
À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0,300 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui, quoique assez bas, n'est pas vraiment très sévère.
Les crues peuvent être très importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 110 et 180 m3. Le QIX 10 est de 230 m3/s, le QIX 20 de 270 m3 et le QIX 50 de 330 m3.
Le débit instantané maximal enregistré à la station de Layrac a été de 1 040 m3/s le 1er juillet 1977, tandis que la valeur journalière maximale était de 750 m3/s le 9 juillet de la même année. En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, il ressort que cette crue de juillet 1977 était radicalement supérieure au niveau de crue cinquantennale calculé par le QIX 50. Il s'agissait peut-être d'une crue millennale tout à fait exceptionnelle.
Pour se faire une idée de l'importance de ces débits, on peut les comparer à un des affluents de la Seine au sud-est de Paris, le Loing, réputé au XIXe siècle pour ses débordements, mais assez régularisé depuis. Le QIX 10 du Loing en fin de parcours vaut seulement 190 m3 (contre 230 pour le Gers) et son QIX 50 se monte à 270 m3 (contre 330 pour le Gers). L'on constate que malgré un bassin plus de trois fois moins étendu et un débit moyen de moins de moitié, le volume des crues du Gers l'emporte largement sur celles du Loing.
Le Gers est une rivière peu abondante dans le contexte du bassin aquitain. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 191 millimètres annuellement, ce qui est peu élevé, nettement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France, et encore plus à la moyenne de la totalité du bassin de la Garonne (384 millimètres au Mas-d'Agenais). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint 6,0 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
Notes et références [modifier]
- La prononciation de Gers est un sujet qui fâche comme le souligne Renaud Camus dans Répertoire des délicatesses du français contemporain, article « Gers », p. 208, « Le Goût des mots », Points, P.O.L., 2000 : en langue cultivée, il préconise de ne pas prononcer le s final qui reste une prononciation locale, même si elle est très répandue. Jean-Marie Pierret recommande également la prononciation [ʒɛːʁ]. Voir Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- SANDRE, « Fiche rivière le gers (O6--0250) ». Consulté le 23 janvier 2009
- Banque Hydro - Station O6372510 - Le Gers à Layrac (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
