Dioclée

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Dioclée selon De administrando imperio

La Dioclée (Monténégrins : Дукља, Duklja ; latin : Doclea ou Diocleia) était un État médiéval sud-slave situé sur des terres incluant les territoires de la rivière Zeta, du lac de Skadar et des bouches de Kotor. Il était frontalier avec la Travonie à Kotor. La Dioclée fut, d'abord, une partie semi-indépendante de la Grande Principauté (Zhupanate) de Rascie, qui fut un vassal de l'Empire byzantin et plus tard directement mis sous la suzeraineté byzantine jusqu'à ce qu'elle gagne son indépendance au milieu du XIe siècle, gouvernée par la Maison de Voislav (Vojislavljević). Dioclée fut incorporé dans un état serbe unifié dans lequel il resta jusqu'à la chute de l'empereur Stefan Uroš IV Dušan, devenant alors l'État de Zeta sous l'inpulsion du souverain serbe Balša I.

La Dioclée fut nommée d'après Dioclea (de Docleata, l'ancienne tribu illyrienne). Dioclea, située près de l'actuelle Podgorica, était la capitale de la Dioclée. Ensuite, Skadar devint la capitale de l'état jusqu'à la fin du Moyen Âge. La capitale royale de Dioclée était Ston, ville en actuelle Croatie.

Le lien entre les noms Dioclée et Zeta est peu clair, puisque les deux termes se chevauchent. La Dioclée était la plupart du temps référencée comme la région littorale entre les bouches de Kotor et le lac de Skadar, tandis que Zeta se réfère aux terres autour de la rivière Zeta. La Zeta est ainsi le prédécesseur le plus précis du Monténégro du XIXe siècle, alors que le Monténégro actuel couvre les deux territoires. Selon une autre interprétation, la Dioclée était composée de Zeta et de la Travonie. En tout cas, le nom Dioclée ne s'utilise plus à la fin du Moyen Âge.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

De Administrando Imperio du Xe siècle mentionne la Dioclée dans l'histoire de la province de Dalmatie :

« Actuellement, ladite Croatie et le reste des régions slavoniques sont situées ainsi : Dioclea lui est voisine avec les forts de Dyrrachium, c'est-à-dire, avec Elissus, Helcynium et Antibari, et aboutit aussi loin que Decatera et le versant de la région montagneuse voisine à la Serbie. »

C'était l'une des quatre principautés dalmatiennes méridionales slaves (Sclavinias). Quoique les Slaves aient peuplé les régions de la Dioclée à partir du VIe siècle, la plus grande vague de migrateurs slaves vint dans la première moitié du VIIe siècle par les Serbes Blancs (tribu slave ayant vécu autour de l'Elbe) et les Croates Blancs (tribu slave ayant vécu en Biélorussie) sous l'Archonte inconnu (dirigeant des Serbes et Croates Blancs). Le pays était obligé par l'Empereur byzantin Héraclius à accepter son pouvoir suprême. Durant les intrusions slaves, le cité de Dioclea a été en grande partie pillée et saccagée. Héraclius réussit à en baptiser beaucoup grâce aux missionnaires de Rome, dont le rôle fut de baptiser les Serbes.

Selon la légende, les Slaves vinrent des Balkans occidentaux sous le commandement d'une famille souveraine. La légende continue en disant comment le Royaume slave fut divisé en deux moitiés.

En 732, l'Empereur byzantin retira la région de Dioclée de la suzeraineté de l'évêque de Rome et l'offrit au Patriarche de Constantinople, ainsi étouffant la culture latine précédemment dominante pour le retour de l'hellénisme. La langue et la culture latines restèrent seulement dans les anciennes cités côtières romanisées. La Principauté de Dioclée fut soumise au grand-duché de Rascie depuis le début du IXe siècle au moins, sous le grand-duc Vlastimir de toutes les Rascies, mais continua de garder sa semi-indépendance. Les païens slaves de la Dioclée furent entièrement baptisés ensemble avec tous les Serbes sous les grands-ducs Stefan et Petar dans le même siècle.

Le Prince Časlav Klonimirović de la Maison des Vlastimirović, dernier descendant de l'Archonte inconnu, créa le Royaume de Serbie et s'arrangea pour extraire le contrôle de plus de 70 % du territoire diocléen.

Les enclaves byzantines de Kotor, Bar et Ulcinj devaient payer des taxes et étaient parfois même gouvernées par des souverains diocléens.

Cachet en plomb de l'archonte Petar, premier souverain connu de Dioclée

La mort du prince Časlav apporta une opportunité pour une Dioclée plus indépendante. Au milieu du Xe siècle, les princes travoniens ont fait de longues guerres contre le Ban diocléen. Il est possible que le Dioclée fut conquise et que la Travonie et la Dioclée furent unies sous une seule famille souveraine. Les conteurs folkloriques appellent leurs souverains « Rois », quant en fait, ils n'étaient rien de plus que des « Princes ». Le « Roi » Predimir est le premier souverain connu - et il dirigea son « Royaume » à partir d'Onogošt. Il reste une histoire de sa vie : après la chute de l'Empire bulgare, la Rascie fut envahie par les Byzantins de l'Empereur Jean Ier Tzimiskès et ses généraux, et elle fut conquise. Le Zhupan(le chef) de la Rascie s'enfuit ensemble avec ses fils Plenus et Radigrad, ainsi qu'avec sa fille Prechvala pour se réfugier à Onogost avec Predimir. Selon le récit, Predimir tomba fortement amoureux de la merveilleuse princesse rascienne Prechvala, et convainquit le conseil d'arranger une offre politique pour la Maison rascienne souveraine. Predimir devait marier Prechvala - tandis que le Zhupan de Rascie et ses fils deviendraient vassaux sous la protection du « Roi » Predimir. Le Duc de Rascie et ses fils consentirent et prêtèrent serment de loyauté à Predimir et ses sujets. Les nouveaux parents du « Roi » se firent offrir le territoire de Tribessa en tant que cadeau de mariage et établirent Radigrad comme le Zhupan d'Onogošt, tandis que le nouveau mariage était célébré à la manière royale. Predimir et son beau-père provoquèrent une rébellion en Rascie - ordonnant aux habitants de tuer leurs suzerains byzantins. Après que les Grecs en Rascie furent tués, Predimir vint avec sa famille, annexa la Rascie, et restitua son beau-fils en tant que Grand-duc de Rascie, alors que ses cousins reçurent de nombreux titres princiers.

Les fils de Predimir et Prechvala divisèrent leurs terres après sa mort :

  • au fils aîné, Chlavimir : Zeta et les zhupanats de Lusca, Podlugiae, Gorsca, Cupelnich, Obliquus, Prapratna, Cermenica et Budva avec Cuceva et Gripuli ;
  • au second fils, Boleslav : les zhupanats de Libomir, Vetanica, Rudina, Crusceviza, Vrmo, Rissena (Risan), Draceviza (Herceg Novi), Canali, Gernoviza ;
  • à Dragoslav : la Zahumlje et les zhupanats de Stantania, Papava (Popovo), Yabsko, Luca, Vellica (Velika), Gorimita, Vecenike, Dubrava et Debre ;
  • au plus jeune, Svevlad : Submontana (Podgorica) et les zhupanats de Onogost, Moratia (Morača), Piva, Gerico (Gačko), Netusini (Nevesinje), Guisemo, Comerniza, Com, Debreca (Debar), Neretva et Rama.

Le système de la tétrarchie fut adopté.

Le récit continue de parler du frère de Predimir, du Roi Krešimir de Croatie se débarrassant de son fils infirme Leghec et l'envoyant en Travonie, où son cousin Boleslav gouvernait régionalement. L'histoire raconte comment Leghec maria une servante locale, Lovizza, avec laquelle il eut sept fils. Les quatre fils de Predimir gouvernaient le peuple sans pitié, alors Leghec et ses fils levèrent une rébellion et menèrent le peuple dans une guerre civile, jusqu'à ce que chaque fils et petit-fils de Predimir soit tué - du plus jeune au plus vieux - excepté le fils de Boleslav, Sylvestre, qui se débrouilla pour s'enfuir à Raguse. Selon le récit, Leghec gouverna ensemble avec ses sept fils à Traiectus dans les bouches de Kotor, où il bâtit lui-même une forteresse et une cour. L'histoire se prolonge en racontant comment Dieu se fâcha sur la famille souveraine de Leghec à cause de sa trahison; il paralysa Leghec encore plus, physiquement et mentalement - alors que ses fils, il les infecta de peste. Rapidement, toute la branche de Leghec fut éteinte.

Le peuple fit retourner Sylvestre de Raguse et l'intronisa, restaurant la dynastie de Predimir. Sylvestre gouverna d'une main l'entière Tétrarchie avec respect et justice. Il eut un fils, Tugemir, qui lui succéda comme souverain de Dioclée, auquel succéda à son tour son propre fils, Chvalimir. Chvalimir divisa le royaume parmi ses trois fils: l'aîné Petrislav gouverna la Dioclée, Dragomir gouverna la Travonie et Zachlumie, alors que le plus jeune, Miroslav, gouverna sur Transmontana (Podgoria). Miroslav mourut dans le lac de Skadar dans une tempête avec tout son équipage, alors qu'il se déplaçait afin de rendre visite à ses frères au bord d'un bateau. Petrislav hérita son domaine - réunifiant ainsi la Dioclée. Après que Petrislav mourut, il fut enterré dans l'Église de Prečista Krajina dans la région frontalière. Son fils, Jovan Vladimir lui succéda.

Jovan Vladimir (990 - 1016), un des premiers souverains de la Dioclée.

Saint-Jean Vladimir combattit les tribus Arbanass qui menaçaient les territoires orientaux. Skadar fut subséquemment considérée comme le centre politique de la Dioclée. Le Tsar Samuel Ier de Bulgarie envahit la Dioclée et prend le Prince comme prisonnier. Résultat du mariage entre Jovan Vladimir et la princesse bulgare Kossara, Jovan Vladimir fut autorisé à retourner en Dioclée et y gouverner en tant que vassal bulgare. Après le complot réussi du dernier Tsar de l'Empire bulgare, la vie de Jovan Vladimir fut enlevée le 22 mai 1016. Saint-Jean Vladimir étendit grandement ses prétentions en devenant aussi le souverain de la Travonie et de la Serbie.

La Dioclée devint une part du « thème de Serbie » (thema Servia) byzantin sous le « stratège de Serbie » Constantin Diogène, pendant que ces souverains restaient seulement titulaires.

Âge d'or[modifier | modifier le code]

L'époque anarchique qui suivit l'aube du XIe siècle fut cruciale pour la Dioclée. Le peuple se rebella et lyncha son Prince, Dragomir.

Cela commence en 1034, Dobroslav, aussi appelé Stefan Voislav, fils de Dragomir (Stefan Voislav; éponyme de la Maison des Vojislavljević, qui était de la noblesse travonienne, commença à amasser des troupes pour libérer la Dioclée. Tandis que Voislav se préparait pour la guerre, il jouait un faux jeu avec les Byzantins, leur assurant qu'il était leur fidèle sujet. Il obtint le surnom "Stefan" du mot grec Stephanos, signifiant "couronné" pour se rapprocher de son pouvoir indépendant. En 1035 et 1036 un soulèvement eut lieu, mais les Byzantins s'arrangèrent promptement pour imposer une trêve. Voislav fut pris en otage à Constantinople, et la tâche d'occuper la Dioclée fut donnée au strategos serbe, Theophilos Erotikos. Voislav se débrouilla pour échapper à l'emprisonnement et entraîner une bagarre pour expulser le strategos Theophilos et créer un territoire indépendant du lac de Skadar aux montagnes de Hum. Il assista aussi au soulèvement des Slaves qui progressèrent rapidement de Belgrade à travers Naissos jusqu'à Skopje, menés par Petar Delian, comme le soulèvement slave de Tihomir à Dyrrachium. Ceux impliqués dans le soulèvement ont même atteint les ruines de Thèbes à une occasion, ce qui a fait que les Byzantins laissèrent la Dioclée tranquille quelque temps.

Mihailo Voislav, le premier souverain reconnu de la Dioclée sur une fresque de l'église de Saint-Michel à Ston: Il fut couronné comme Roi des Slaves et devint connu comme le Souverain des Tribaux et des Serbes durant son règne.

L'Empereur byzantin Michel, attendant en Thessalonique, devait recevoir une cargaison d'or de 10 Kentenars de l'Italie du Sud. Une galère s'est accidentellement fracassée dans la baie de la Dioclée. Ces trésors furent pris par les hommes de Voislav, qui ont grandement enrichi l'économie diocléenne. Cela provoqua la fureur de Michel, et il envoya l'eunuque impérial George Probat pour écraser le mouvement de Voislav. L'armée de l'eunuque, ainsi que l'eunuque George, fut capturée par les Diocléens dans une embuscade et subit une défaite totale. Le fils de Voslav, Radoslav, fut célèbre pour avoir lui-même tué un commandant militaire byzantin sur le champ de bataille. Les soulèvements slaves en Macédoine de Petar Delian, qui s'est couronné comme Tsar Petar II des Bulgares, empêcha toute possibilité pour une autre armée byzantine d'attenter contre la Dioclée.

Plus tard, ces couronnements furent répétés par son descendant Mihailo de Voislav, qui tint l'ancien titre princier de Prince de Rascie jusqu'en 1077, où il reçut le titre de Roi des Slaves et une couronne du pape Grégoire VII. Pour marquer son couronnement, le pape éleva l'évêché de Bar en un archevêché en 1080. Son royaume était connu sous le nom de Royaume de Serbie, et Mihailo portait le titre de Souverain des Tribaux et des Serbes. Durant l'expansion de la Dioclée en Croatie dans laquelle les forces diocléennes ont fait une incursion aussi loin que Knin, le titre souverain intégral fut Roi de Dioclée et de Dalmatie. Il envoie son fils avec une armée afin d'aider l'insurrection de George Voiteh en 1072 durant la rébellion slave en Macédoine ancienne. Constantin Bodin fut accepté en tant que Petar III, Tsar des Bulgares (voir Liste des souverains de Bulgarie), mais il se fit capturer par les forces byzantines. Il fut délivré par son père en 1078. Le roi Mihailo termina l'unification des enclaves byzantines de Dubrovnik, Kotor, Bar et Ulcinj, commencé par son prédécesseur.

La carte du Royaume de Dioclée sous le Roi Constantin Bodin.

Cette période fut utile à la Dioclée. Tandis que ses bords orientaux étaient utilisés comme une zone limite entre le Pape et le Patriarche œcuménique, les souverains de Dioclée utilisaient le côté latin pour gagner l'indépendance de Byzance, mais ont renforcé le rite oriental et schismique orthodoxe pour ne pas être contrôlés par l'ouest catholique.

Constantin Bodin hérita de son père le royaume diocléen. Il était le beau-fils de Guy de Normandie, Robert Guiscard. Après la mort de Bodin, la Dioclée n'avait pas de souverains puissants, et les combats autour de la couronne devenaient communs. En 1101, une armée de Croisés passa à travers la Dioclée avec le Comte Raymond IV de Toulouse durant la Croisade de 1101.

Les autres souverains de la dynastie Voislav après Bodin inclurent Vukan, Marko, Uroš I et Uroš II.

Déclin[modifier | modifier le code]

Les Byzantins offrirent de nombreuses terres de la Grande Principauté de Rascie à Stracimir, fils du Prince Zavide de Zahumlje, qui gouvernait au nom de son frère aîné, le Grand Prince Tihomir de Rascie, depuis 1166 comme vassal de l'Empire byzantin. La majeure partie de la Dioclée faisait partie de ces terres.

Hors de l'irruption de Diocleia Ribnica, qui était le lieu de naissance du frère du prince Stracimir, le prince Stefan Nemanja, un autre fils du prince Zavide de Zachlumie. Vers 1168, Stefan Nemanja monta au trône comme Grand Prince de Rascie après avoir vaincu Tihomir. Stracimir a au début soutenu Tihomir, mais s'est retiré aussitôt que Tihomir commençait à perdre.

Un autre frère de Stracimir, le prince Miroslav de Zachlumie, dut annuler ses expéditions militaires contre Korčula et Vis (Lissa), à cause de la défaite face à la République de Raguse en 1184, dans laquelle Stracimir offrait une assistance militaire. Milroslav s'est retiré éventuellement de la guerre, lorsque Stracimir ne voulait pas progresser seul, et abandonna ainsi la conquête de la République aussi. Stracimir avait le devoir de prendre les îles Korčula et Vis en 1185. La plus petite partie de son armée tentait de faire une incursion massive à Vis. Les galères de Stracimir abordèrent ses armées à Korčula et celui-ci prit l'île, mais ne s'était pas préparé à maîtriser ses bateaux, qui abordèrent dans les régions fertiles de l'île, sur le côté ouest. Les habitants de Korčula appelèrent la République de Raguse à l'aide et celle-ci se débrouilla pour capturer toutes les galères de Stracimir. Le prince Stacimir s'arrangea pour signer un accord avec les habitants de l'île: il leur garantit que l'île aura son autonomie, séparée de la Zachlumie; tandis que les insulaires seraient d'accord pour aider ses armées à mettre la voile au continent.

Quoique le prince Stracimir fut le souverain factuel de la Dioclée, le prince Mihailo de l'ancienne famille souveraine Voislav et le neveu de Stefan Nemanja resta le souverain titulaire. Après l'absence de passage de Stracimir, Mihailo exigea de gouverner la Dioclée au nom de l'empereur byzantin, plutôt que le duc serbe. En 1186, quand Stefan Nemanja était en guerre avec l'Empire byzantin, il partit en campagne militaire pour incorporer la Dioclée dans son royaume. Il assiégea Bar, qui était sous la domination de l'archevêque local, Grgur. Grgur a écrit les chroniques du prêtre de Duklja en 1172-1196 pour renforcer la morale du peuple, tentant d'abord de garder la Dioclée indépendante, et après seulement marquer sa première gloire. Il prédit le retour de l'ancien pouvoir royal en Dioclée, mais ses espoirs furent tous en vain. Stefan Nemanja demanda 800 perpères (unité ancienne de monnaie au Monténégro) de rançon pour abandonner le siège de Bar, alors que le prince Mihailo était attaqué par les frères de Nemanja. Stefan Nemanja donna la Dioclée, en 1186, à son fils aîné, Vukan qui accéda au pouvoir avec l'ancien titre royal de Roi de Dioclée et Dalmatie. En 1189, le prince Mihailo mourut et sa princesse Desislava s'échappa avec la noblesse loyale restante de Dioclée et l'archevêque de Bar dans ses deux bateaux vers la République de Raguse. Desislava partit par après à Omis, où elle mourut. L'archevêque Grgur fut exilé et son poste temporairement aboli après la capture de Bar par Nemanja, mais il continua ses chroniques en exil.

Vukan Nemanjić maintenait de bonnes relations avec la papauté, puisqu'il maria une parente du pape et accusa le Ban Kulin de Bosnie d'hérésie chez le pape. Il était furieux car il n'avait pas hérité du Grand trône princier de son père Stefan Nemanja, ce qui était contraire au système traditionnel de primogéniture ; il se rebella alors contre le nouveau Grand Prince, son frère Stefan II le Premier-couronné, avec l'aide de la noblesse diocléenne, et arriva à accéder au Grand trône princier en 1202, mais fut déposé en 1204 par Stefan II avec l'aide des bulgares. Vukan se retira en Dioclée où il continua à gouverner et à combattre le Grand Prince.

À ces temps-là, le nom Zeta remplaça l'ancien nom de la région (nom dérivant de la rivière de Zeta).

L'ère marque un moment critique dans l'histoire monténégrine puisque les Nemanjić imposèrent par force la religion orthodoxe serbe à la plupart de la population diocléenne. Toute trace des souverains précédents fut minutieusement et méticuleusement enlevée, avec l'objectif de complètement supprimer la mémoire collective du passé.

Liste des souverains[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]