Sardica

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42° N 25° E / 42, 25 Sardica (ou Sardique ou Serdica) est le nom antique de la ville de Sofia en Bulgarie.

Historique[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Serdi

Serdica est la ville des Serdi, un peuple thrace vaincu par Crassus en 29 av. J-C et annexé au royaume de Thrace, vassal de l'Empire romain. Quand ce royaume fut supprimé en 49 ap. J-C, les Serdi furent inclus dans la province romaine de Thrace. L'empereur Trajan fit de la municipalité des Serdi une ville qu'il appela Ulpia Serdica. En 275, Aurélien replia la Dacie en deçà du Danube et, avec les soldats, fit transplanter en Mésie et en Thrace et les colons restés fidèles à la cause romaine. Le pays occupé par ces immigrants forma la nouvelle province de Dacie, Sardica étant comprise dans cette province[1].

Par la suite, Dioclétien divisa la Dacie en Dacia Ripensis et Dacia Mediterranea. Sardica était la métropole civile et ecclésiastique de la seconde. Gallien établit à Sardica un atelier monétaire et Constantin Ier, né dans la région, envisagea d'en faire sa capitale. Sur le plan ecclésiastique, Sardica releva du patriarcat de Rome jusqu'en 733, date où elle passa, jusqu'en 809, à celui de Constantinople. Le premier évêque connu est Protagène, qui assista au Concile de Nicée de 325 ; le plus connu est Bonosus, qui peu après attaqua la virginité de Marie au concile de Sardica.

Période byzantine[modifier | modifier le code]

Bien que prise par Attila et souvent détruite par les Slaves, la ville resta sous domination byzantine jusqu'en 809, quand elle passa aux mains des Bulgares, qui changèrent son nom en Sredetz, transformé encore plus tard par les Grecs en Sraditza et Triaditza. Lors de la conversion des Bulgares, en 865, Sardica fut une des premières villes à avoir un siège épiscopal.

De nouveau grecque de 1018 à 1186, elle bénéficia d’une grande prospérité ; une section de la population professait le paulicianisme ou le manichéisme.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après quelques années de troubles elle tomba de nouveau au pouvoir des Bulgares. Jusqu'en 1204 elle fut incluse dans le patriarcat gréco-bulgare d'Achrida, jusqu'en 1393 dans le patriarcat bulgare de Tirnovo et jusqu'en 1872 dans celui de Constantinople. Après quoi Sardica, appelée désormais Sofia, appartint à l'Église nationale de Bulgarie.

Son nom actuel de Sofia date du Moyen Âge, bien qu’on ne puisse pas donner de date précise pour sa première utilisation. Au seizième siècle « Sredetz » et « Sofia » étaient utilisés simultanément. En 1382 la ville fut prise par les Turcs et pendant plus de quatre siècles elle fut la résidence du Beylerbey, le gouverneur-général de la Roumélie. En 1878 elle fut choisie comme capitale de la principauté de Bulgarie, royaume de Bulgarie à partir de 1908. Un vicariat apostolique y fut créé très tôt et confié aux franciscains. En 1610 Rome rétablit le siège de Sofia, qui en 1643 fut promu archevêché. Ce siège fut supprimé vers la fin du dix-huitième siècle du fait que les catholiques, persécutés par les Turcs, avaient émigré, surtout en Autriche et en Russie. Une paix relative revint en 1835 et Rome confia la direction des catholiques aux rédemptoristes, sous les ordres d’un vicaire apostolique qui n'avait pas reçu de consécration épiscopale. En 1841 les rédemptoristes passèrent la main aux Capucins dont le supérieur fut consacré évêque en 1848.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Cet article est partiellement ou en totalité issu d'une traduction de l'article « Sardica » dans la Catholic Encyclopedia de 1911 (domaine public).
  1. Léon Homo, Essai sur le règne de l'empereur Aurélien, 313-21

Article connexe[modifier | modifier le code]