Réseau express régional bruxellois
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Cet article ou cette section contient des informations sur un projet ferroviaire.
Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les évènements approchent.
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| Réseau express régional de Bruxelles | |
Automotrice Siemens Desiro ML. |
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| Situation | Région de Bruxelles-Capitale |
|---|---|
| Type | Réseau express régional |
| Entrée en service | 2025 |
| Longueur du réseau | 350 km |
| Lignes | 7 |
| Stations | 120 |
| Écartement des rails | 1,435 m |
| Exploitant | Société nationale des chemins de fer belges |
| Réseaux connexes | Métro de Bruxelles Tramway de Bruxelles Prémétro de Bruxelles Autobus de Bruxelles Noctis |
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Le Réseau express régional bruxellois (Gewestelijk ExpresNet (GEN) en néerlandais) est un projet de réseau ferroviaire, actuellement en cours de réalisation, destiné à offrir de nouvelles possibilités de liaisons rapides et à fréquence accrue dans un rayon de 30 kilomètres dans et autour de Bruxelles, couvrant un territoire habité par plus de deux millions de personnes.
Sommaire |
Objectifs [modifier]
La Région de Bruxelles-Capitale est le plus important bassin d’emploi du pays. Plus de la moitié de ces emplois sont occupés par des travailleurs en provenance des autres régions, dont une importante proportion réside dans le territoire couvert par le projet. Plusieurs centaines de milliers de véhicules individuels convergent chaque jour vers la ville, générant d’importants problèmes de mobilité, de pollution et de gaspillage d’énergie.
Le RER est l’une des réponses à ces problèmes croissants qui mènent à la saturation de l’espace public. Seuls 20 % des navetteurs journaliers utilisent les transports en commun pour se rendre au travail, l’objectif est de doubler cette proportion.
Il doit aussi permettre d’améliorer les déplacements à l’intérieur de la ville, en complément aux réseaux de transports en commun existants.
Historique du projet [modifier]
L’idée de la création du réseau date du début des années 1990. Un premier projet a été publié en 1995, par un syndicat d’étude spécialement créé. La mise en service des premières lignes étaient alors planifiées à partir de l’année 2002.
La complexité institutionnelle de la Belgique a provoqué par la suite de nombreux retards et reports pour une réalisation qui nécessite l’accord et le financement de l’État fédéral et des trois Régions du pays, ainsi que la collaboration de quatre sociétés de transport en commun, la SNCB, la STIB, De Lijn et le TEC.
Certains tronçons ont suscité l’opposition de comités de riverains et d’organismes de défense de sites classés comme c’est le cas pour la mise à quatre voies de la ligne 161 entre Boitsfort et Ottignies dans la partie qui traverse la forêt de Soignes.
Les premiers travaux n’ont finalement démarré qu’en 2005, la mise en service de l’ensemble étant programmée pour l’année 2012. Cependant plusieurs retards ont été annoncés et certaines infrastructures ne seraient pas mises en service avant 2025[1],[2],[3].
La réalisation [modifier]
La plus grande partie du réseau emprunte le tracé des lignes ferroviaires existantes. L’augmentation des fréquences et des usagers nécessite cependant d’importants travaux d’infrastructures :
- mises à quatre voies de certains tronçons pour permettre la circulation du RER sur des voies indépendantes de celles utilisées par les trains internationaux ;
- démolition et reconstruction de plusieurs ponts routiers qui enjambent les voies élargies ;
- constructions de points d’arrêt supplémentaires ;
- installation de murs anti-bruits ;
- aménagements des gares bruxelloises existantes (28) ou reconstructions de certaines d’entre elles ;
- construction du tunnel ferroviaire Schuman-Josaphat ;
- aménagement des correspondances des réseaux de transport en commun urbain et suburbain ;
- aménagement d’aires de stationnement aux abords des gares de départ.
Matériel roulant [modifier]
La SNCB a passé commande d’une série d’automotrices Desiro MainLine de Siemens AG ; ces 95 unités devraient être livrées entre 2014 et 2015[4].
La SNCB a également adapté sa chaine de remise à niveau des automotrices bicaisses classiques (AM70-74) pour adapter en 2006-2008 une quarantaine d'engins - dits "CityRail" précurseurs de la future desserte RER. Jusqu'en 2012 toutefois, ces automotrices se retrouvaient assignées à des services aux quatre coins du réseau belge.
Le Réseau [modifier]
En 2009, un nouveau plan du réseau est présenté, celui-ci modifie plusieurs lignes (passées à 7 lignes), en en déviant plusieurs de l’axe Nord-Midi vers la gare de l’Ouest ou vers la gare de Bruxelles-Schuman. Ce plan relie aussi Louvain à Ottignies, ce qui n’était pas prévu précédemment[5].
À remarquer que sur le site Internet de la SNCB seul l’ancien plan est toujours visible. Le plan 2009 n’est pas ou n’est plus accessible.
| Ligne | Villes |
|---|---|
| A | Zottegem – Denderleeuw – Bruxelles-Central – Diegem – Louvain |
| B | Denderleeuw – Grammont – Hal – Bruxelles-Schuman – Malines |
| C | Braine-le-Comte – Halle – Bruxelles-Central – Bruxelles-Schuman – Ottignies – Louvain-la-Neuve |
| D | Termonde – Jette – Bruxelles-Ouest – Bruxelles-Midi |
| E | Nivelles – Bruxelles-Ouest – Jette – Alost |
| F | Nivelles – Bruxelles-Schuman – Aéroport de Bruxelles – Louvain – Wavre – Ottignies – Villers-la-Ville |
| G | Alost – Jette – Bruxelles-Schuman – Louvain-la-Neuve |
En chiffres [modifier]
- 640 trains par jour
- 350 km de lignes ferroviaires
- 120 gares et points d’arrêt
- 25 millions de voyageurs par an (contre 13 millions en 2005)[6].
Les différents types de gare en Région bruxelloise [modifier]
(*) Correspondance direct avec le Métro de la STIB
(N) Nouvelles gares ou remise en service
Les gares régionales [modifier]
- Bruxelles-Nord
- Bruxelles-Central *
- Bruxelles-Midi *
- Bruxelles-Ouest * (uniquement RER)
- Bruxelles-Schuman *
- Bruxelles-Luxembourg
Les gares locales [modifier]
- Bruxelles-Congrès
- Bruxelles-Chapelle
- Schaerbeek
- Etterbeek
- Berchem-Sainte-Agathe
- Jette
- Haeren
- Haeren-Sud
- Evere
- Watermael
- Boitsfort
- Uccle-Stalle
- Uccle-Calevoet
- Forest-Est
- Forest-Midi
- Ganshoren N
Les gares de quartier et autres points d'arrêt [modifier]
- Bockstael *
- Meiser
- Mérode *
- Boondael
- Simonis *
- Bordet
- Delta *
- Vivier d'Oie
- Saint-Job
- Moensberg
- Josaphat N (Schaerbeek)
- Verboekhoven N (Schaerbeek)
- De Trooz N (Schaerbeek)
- Rogier N (Schaerbeek)
- Germoir N (Ixelles)
- Petite-Île N (Anderlecht)
- Cureghem N (Anderlecht)
- CERIA N (Anderlecht)
- Erasme N (Anderlecht)
- Expo N (Ganshoren)
- Lycée français N (Uccle)
- Wielemans-Ceuppens N (Forest)
Notes et références [modifier]
- Pas de RER à Bruxelles avant… 2016, La Libre Belgique, 20 mars 2007.
- Le RER en 2017, La Libre Belgique, 7 février 2009.
- Le RER, pas avant 2025 ?, Le Soir, 30 janvier 2013.
- (en) Desiro ML gets up to speed, Siemens.
- RER, le train qui a vingt ans de retard, Le Vif l’Express, 16 mars 2009.
- Le journal du RER [PDF], Beliris, avril 2005.
Bibliographie [modifier]
- NB : différents ouvrages récents concernent les travaux d’aménagements urbanistiques en cours à Bruxelles.
- Pierre Laconte (sous la dir.), Bruxelles, La Belgique et l’Europe. Un urbanisme cosmopolite, Lyon, Éditions du Certu, 2007.
- (en) Pierre Laconte, Carola Hein, Brussels: Perspectives on a European Capital, Bruxelles, Éditions Aliter, 2007.
- (fr),(nl) Pierre Laconte (sous la dir.), L’aéroport, le train et la ville. Le cas de Bruxelles est-il unique ?, Liège, Du Perron, 2005.
- Pierre Laconte (sous la dir.), La gare et la ville. Grands axes et réseau express régional : enjeux et perspectives, Liège, Du Perron, 2003.