Marie Darrieussecq

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Darrieussecq.

Marie Darrieussecq

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Marie Darrieussecq (Strasbourg, 2011)

Activités Écrivain
Psychanalyste
Naissance 3 janvier 1969 (45 ans)
Bayonne, Drapeau de la France France
Langue d'écriture français

Marie Darrieussecq, née le 3 janvier 1969 à Bayonne, est une écrivaine et psychanalyste[1] française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Marie Darrieussecq passe son enfance dans un petit village du Pays basque auquel elle reste d'ailleurs très attachée, et où elle revient régulièrement[2].

Elle est scolarisée au lycée Cassin de Bayonne où en 1986 elle obtient un baccalauréat de lettres, puis en hypokhâgne et en khâgne au lycée Michel-Montaigne de Bordeaux (1988-1989), puis en khâgne au lycée Louis le Grand de Paris (1989-1990), à l’École normale supérieure à Paris en 1990. En 1992 elle passe l'agrégation de lettres modernes à laquelle elle est reçue avec le sixième rang[3]. Elle poursuit ses études de lettres à la Nouvelle Sorbonne (Paris III) et à Jussieu (Paris VII). En 1997, elle soutient, sous la direction de Francis Marmande, une thèse intitulée Autofiction et ironie tragique chez Georges Perec, Michel Leiris, Serge Doubrovsky, et Hervé Guibert.

Vie littéraire[modifier | modifier le code]

En 1988, Marie Darrieussecq reçoit le prix du jeune écrivain de langue française pour sa nouvelle La Randonneuse[4].

Après avoir rédigé quelques premiers ouvrages repérés par de nombreux éditeurs (Grasset, Le Seuil, Fayard[3]), elle publie son premier roman, Truismes, en septembre 1996, chez P.O.L. Rédigé pendant qu'elle terminait son doctorat[5] et qu'elle était chargée de cours à l'université Lille 3, l'œuvre « fait l'événement » de la rentrée littéraire 1996[6] en étant accueilli très favorablement par certains critiques comme Jérôme Garcin qui salue un roman dont « l'originalité donne un plaisant vertige »[7]. Le livre connaît un grand succès[8] et se vend à près de 300 000 exemplaires[9]. Il est également traduit dans une trentaine de langues[10]. Jean-Luc Godard en achète les droits d'adaptation[11]. Par la suite, la critique sera moins laudative, tel Pierre Jourde qui reproche au roman sa « colossale finesse »[12].

En 1998, l'écrivain Marie NDiaye l'accuse d'avoir « singé » certaines de ses œuvres pour rédiger Naissance des fantômes[13],[14].

En 2007, à l'occasion de la publication de Tom est mort, Camille Laurens accuse Marie Darrieussecq de « plagiat psychique »[15],[16].

L'année suivante elle traduit du latin les Tristes et les Pontiques d'Ovide regroupés dans un volume nommé Tristes pontiques[17].

Rapport de police, son premier essai, consacré au thème du plagiat, paraît en 2010[18].

En 2011, elle publie Clèves, roman sur l'éveil à la sexualité d'une jeune fille des années 1980[19],[20].

À partir de septembre 2011, elle tient sur France Culture dans l'émission Les Matins, une chronique hebdomadaire intitulée « Place aux femmes ».

En 2013, elle obtient le prix Médicis pour son roman Il faut beaucoup aimer les hommes.

Engagement[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, Marie Darrieussecq est la marraine du Réseau DES France, une association d'aide et d'information aux victimes du distilbène[21].

Depuis janvier 2007, elle est l'une des marraines de l'association Bibliothèques sans frontières[22].

Lors de la campagne présidentielle française de 2007, elle apporte son soutien à Ségolène Royal[23].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans et récits[modifier | modifier le code]

Essai[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Rapport de police. Accusations de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction, P.O.L[25] (ISBN 9782846823319)

Traductions[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Livres d'art[modifier | modifier le code]

Entretien[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Marie Darrieussecq parle des éditions P.O.L, Presses universitaires de Paris Ouest (ISBN 9782840160014)

Préfaces[modifier | modifier le code]

Collectifs[modifier | modifier le code]

Direction d'ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Et maintenant un livre, éditions du Centre Dramatique National d'Orléans[26].
  • 2010 : Et encore un livre, éditions du Centre Dramatique National d'Orléans.
  • 2011 : Et toujours un livre, éditions du Centre Dramatique National d'Orléans.
  • 2012 : À nouveau un livre, éditions du Centre Dramatique National d'Orléans.

Audios[modifier | modifier le code]

Adaptations théâtrales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baptiste Liger, « Je suis devenue psychanalyste, par Marie Darrieussecq », Lire, 1er novembre 2006.
  2. Françoise Dufay, « Le rêve basque de Marie Darrieussecq, Le Point, 8 septembre 2005.
  3. a et b Marie Darrieussecq : les anecdotes, Evene.fr, consulté le 9 novembre 2011.
  4. Le prix du jeune écrivain, Le Magazine littéraire, consulté le 9 novembre 2011.
  5. Marie Darrieussecq, Moments critiques dans l'autobiographie contemporaine : l'ironie tragique et l'autofiction chez Serge Doubrovsky, Hervé Guibert, Michel Leiris et Georges Perec, thèse de doctorat de littérature française, sous la direction de Francis Marmande, Université de Paris VII, 1997, 342 p. [1]
  6. Anneliese Depoux, La fabrique de l'événement littéraire : le cas de Truismes, Communication et langages, Année 2004, Volume 142, Numéro 142, pp. 71-83
  7. J. Garcin, « De l'art et du cochon », L'Express, 22 août 1996
  8. Rencontre avec Marie Darrieussecq, à l'occasion de la parution de Truisme, Gallimard.fr, 2004.
  9. « Le roman français est-il nul ? », L'Express, 20 août 1998.
  10. Truisme, P.O.L, consulté le 9 novembre 2011.
  11. Godard tourne Truismes, Libération, 9 janvier 1997
  12. Pierre Jourde, La Littérature sans estomac. Marie Darrieussecq ou la colossale finesse, L'esprit des péninsules, 2002, p.127-136
  13. Antoine de Gaudemar, « Marie NDiaye polémique avec Marie Darrieussecq », Libération, 3 mars 1998.
  14. « Marie NDiaye répète ses attaques contre Marie Darrieussecq », Libération, 6 mars 1998.
  15. Camille Laurens, « Marie Darrieussecq ou le syndrome du coucou »La Revue littéraire, n°32, septembre 2007
  16. Camille Laurens accuse Marie Darrieussecq de plagiat, Le Nouvel Observateur, 24 août 2007.
  17. Tristes Pontiques, France Culture.
  18. Marc Escola, « Marie Darrieussecq, Rapport de police », Fabula, 5 janvier 2010.
  19. Christine Ferniot et Delphine Peras, « Marie Darrieussecq a-t-elle versé dans le trash avec Clèves ? », L'Express, 29 août 2011.
  20. Sylvain Bourmeau, Marie Darrieussecq. La jeune fille et le sexe des magazines, Libération, 27 août 2011.
  21. Notre maraine : Marie Darrieussecq, des-france.com, consulté le 9 novembre 2011.
  22. Nos parrains, Bibliothèques sans frontières, consulté le 9 novembre 2011.
  23. Marie Darrieussecq, « Pourquoi je vote Ségolène Royal », Libération, 5 mars 2007.
  24. « Naissance des fantômes », sur P.O.L. éditions (consulté en 19janvier 2010)
  25. « POL : Rapport de police », sur Editions P.O.L. http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-84682-331-9 (consulté en 19janvier 2010)
  26. Publications, cdn-orleans.com, consulté le 11 mai 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colette Sarrey-Strack, Fictions contemporaines au féminin : Marie Darrieussecq, Marie Ndiaye, Marie Nimier, Marie Redonnet, L'Harmattan, 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :