Léo Malet

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Léo Malet

Nom de naissance Léon Mallet
Activités Romancier
Naissance
Montpellier, Drapeau de la France France
Décès (à 86 ans)
Châtillon-sous-Bagneux, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Mouvement Surréalisme
Genres Roman policier
Distinctions Grand prix de littérature policière (1948)
Prix Paul Féval (1984)

Œuvres principales

Léon Malet, dit Léo Malet, né le à Montpellier et mort le à Châtillon-sous-Bagneux, est un écrivain français.

Il a écrit sous différents pseudonymes : Frank Harding, Léo Latimer, Lionel Doucet, Jean de Selneuves, Noël Letam, Omer Refreger, Louis Refreger et, en association avec les écrivains Serge Arcouët et Pierre Ayraud sous le pseudonyme collectif de John-Silver Lee.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léo Malet, autodidacte, commence sa carrière comme chansonnier à Montmartre en 1925. La même année, il se rend à MontpellierAndré Colomer est présent pour traiter du thème : « Deux monstres, Dieu et la Patrie, ravagent l'humanité ». C'est là que Colomer va inciter Malet, bouleversé par son tempérament fiévreux, à s'engager sur la voie libertaire. Il s'ensuit une correspondance entre les deux hommes.

À son arrivée à Paris en 1925, il fréquente les milieux anarchistes[1], dont le foyer végétalien de la rue de Tolbiac qu'il décrivit plus tard dans plusieurs romans. Il exerce ensuite différents petits métiers : employé de bureau, manœuvre, journaliste occasionnel (En dehors, L'insurgé, Journal de l'Homme aux Sandales, la Revue Anarchiste, etc.), « nègre », gérant de magasin de mode, figurant de cinéma, crieur de journaux, emballeur (chez Hachette). Il parodie la littérature policière anglo-saxonne sous de multiples pseudonymes.

Lié au groupe surréaliste de 1930 à 1949, il écrit de la poésie. De nombreux surréalistes étant alors proches du trotskisme, il milite brièvement avec Benjamin Péret au parti trotskyste POI (parti ouvrier internationaliste) de 1936 à 1939.

Léo Malet tenait, avant-guerre, le magasin de journaux à l'angle des rues Sainte-Anne et des Petits-Champs à Paris. Ce fut pour lui une expérience de vie enrichissante sur le plan social. Il en parlait souvent dans ses interviews. Son personnage de fiction, le détective privé Nestor Burma, a installé ses bureaux, ceux de l'agence Fiat Lux, au-dessus de ce magasin de journaux (qui existe toujours en 2012). Le bâtiment où ils sont sis est un immeuble à cariatides restitué par Tardi dans ses bandes-dessinées consacrées à Nestor Burma.

C'est en 1942 que Léo Malet se lance dans le roman policier avec 120, rue de la Gare, mettant en scène son célèbre détective Nestor Burma. En 1954, utilisant toujours ce personnage, il commence la série des Nouveaux mystères de Paris, dont chaque énigme a pour décor un arrondissement de la capitale.

Un entretien qu'il donne en juin 1985 au journal Libération fait scandale en raison de ses propos xénophobes[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Nestor Burma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nestor Burma.

Une trentaine d'œuvres de Léo Malet ont pour personnage principal Nestor Burma, détective privé créé en 1942. La plupart de ses aventures ont pour cadre la ville de Paris, notamment dans les romans de la série des Nouveaux mystères de Paris, dont le titre est un clin d'œil aux Mystères de Paris d'Eugène Sue et dont l'action se déroule dans un arrondissement particulier de la ville, à chaque fois différent.

Certains romans ont été adaptés en bandes dessinées par Jacques Tardi. Le personnage de Burma a inspiré une série télévisée avec Guy Marchand.

Quatre de ces romans ont été adaptés au cinéma[3] :

Un (au moins) a été adapté pour la radio :

  • 1982 : Cent-vingt, rue de la Gare, adaptation radiophonique de Pierre Dupriez et Serge Martel ; premières diffusions sur France-Culture les 20 et 22 novembre 1982 ; réalisation de Jean-Jacques Vierne[4].

La trilogie noire[modifier | modifier le code]

Recueil édité en 1969 rassemblant deux romans précédemment parus et un inédit :

  • 1947 : La vie est dégueulasse (réédité en 1980 sous le titre : Il fait toujours nuit) ;
  • 1949 : Le soleil n'est pas pour nous ;
  • 1969 : Sueur aux tripes.

Johnny Métal[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles publiés initialement sous le pseudonyme de Frank Harding :

  • 1941 : Johnny Métal ;
  • 1942-1944 : Excellent pour les nerfs (roman inachevé publié en extrait en 1984 dans le Magazine Littéraire no 194) ;
  • 1943 (?) : À bord du vaisseau fantôme ;
  • 1945 : Aux mains des réducteurs de têtes ;
  • 1946 : Miss Chandler est en danger ;
  • 1947 : Le dé de jade ;
  • 1948 : Affaire double ;
  • 1952 : Le gang mystérieux.

Mike Rowland[modifier | modifier le code]

Romans publiés initialement sous le pseudonyme de Frank Harding :

  • 1948 : Recherché pour meurtre ;
  • 1950 : Cité interdite.

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Léo Malet a aussi écrit d'autres romans policiers, mais aussi des romans de cape et d'épée, des romans noirs et des recueils de poésie. L'autobiographie de Léo Malet, La vache enragée, est parue aux éditions Hoëbeke.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La vache enragée, autobiographie de Léo Malet, Éditions Hoëbeke.
  • Sous le masque de Léo Malet : Nestor Burma de Francis Lacassin (éd. Encrage).
  • Le Paris de Nestor Burma - L'Occupation et les Trente glorieuses de Léo Malet, de Laurent Bourdelas, L'Harmattan, Paris, 2007.
  • Léo Malet revient au bercail, de Gilles Gudin de Vallerin et Gladys Bouchard, Actes Sud, Paris, novembre 2007.
  • Les cahiers du silence proposent : Léo Malet - Présenté par Daniel Mallerin. Kesselring Éditions. 1974.
  • Les incipits dans les romans policiers de Léo Malet 2004 thèse soutenue à l'université de Lille III par Anita Caignet.
  • La vision de Paris dans Les Nouveaux Mystères de Paris de Léo Malet, Nadia Dhoukar, scd université paris 3.
  • Les nombreuses Vies de Nestor Burma, de Jacques Baudou, Les Moutons Electriques Éditeur, 2010.
  • Léo Malet mauvais sujet, Nestor Burma passe aux aveux, de Cédric Pérolini, préface de Patrick Pécherot, avec un inédit de Léo Malet, Éditions L'atinoir, 2010.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Jean Préposiet, Histoire de l'anarchisme, Paris, Tallandier, coll. « APPROCHES »,‎ 2005, 510 p. (ISBN 978-2-8473-4190-4, OCLC 469335546), p. 361
  2. «Plutôt un raciste de banlieue ouvrière» Aspect méconnu de Léo Malet, sa haine revendiquée, Libération, 8 mars 1996.
  3. Hommage à Léo Malet sur le site du Centre national de la cinématographie
  4. Notice bibliographique de la BnF.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]