La Fée Carabine

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La Fée Carabine
Auteur Daniel Pennac
Directeur de publication Marcel Duhamel
Genre Policier
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Paris
Éditeur Gallimard
Collection Folio
Date de parution 1987
Couverture Jacques Tardi
Nombre de pages 310
ISBN 2-07-040370-X
Série La saga Malaussène
Chronologie
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La Fée Carabine est un roman policier de Daniel Pennac paru en 1987 et édité par Gallimard dans la collection Folio. Cet ouvrage est le deuxième livre de La saga Malaussène. Ce livre a été écrit à Cossogno, petit village d'Italie du Nord.

Résumé[modifier | modifier le code]

Toute l'action se déroule dans le réel quartier de Belleville à Paris.

Le livre est divisé en quatre grandes parties.

La ville, une nuit[modifier | modifier le code]

L'inspecteur de police Vanini faisait un tour de quartier quand il est tué par une vieille dame maniant un P38. Le Petit, qui a assisté au meurtre, rentre chez lui pour en informer sa famille. L'auteur fait alors une présentation de la tribu Malaussène. Le commissaire divisionnaire Cercaire est outré de la mort de son collègue, le meilleur de ses hommes. Il décida alors, pour s'occuper du meurtre de Vanini, de confier l'interrogatoire d'un certain Chabralle à l'inspecteur Pastor, un « surdoué de l'interrogatoire » et poulain de son rival le divisionnaire Coudrier.

Benjamin Malaussène, frère aîné du Petit, relate l'histoire du vieux Risson, un des vieillards qu'il héberge chez lui.

Une jeune fille jouant du violon voit un homme précipiter le corps d'une femme en bas d'un pont. Benjamin promène son chien épileptique et fait la rencontre de Simon le Kabyle qui a aussi assisté au meurtre, en compagnie d'Hadouch, amis de Benjamin, lui remettant des photos compromettantes de Vanini. Puis, Malaussène croise une voiture qui file à toute vitesse et son chien fait une crise d'épilepsie et lâche un hurlement de femme dans la rue. L'inspecteur Pastor est sur la péniche où l'on a retrouvé le corps de la femme inconnue qui a été droguée, torturée et jetée en bas du pont. Les inspecteurs Pastor et Van Thian discutent de l'enquête sur le tueur de vieilles dames et du cas de la femme retrouvée sur la péniche.

Quant à Pastor, il interroge Chabralle et lui fait signer une déposition.

Le bouc[modifier | modifier le code]

Le vieux Semelle, qui habite chez les Malaussène, reçoit une médaille de la Ville de Paris à la mairie du 11e arrondissement. Après la cérémonie, les Malaussène et les consorts se retrouvent chez Amar, un ami, dans son restaurant. L'évènement fut interrompu par une intervention de la police, qui arrête Hadouch, le fils d'Amar, qui avait en sa possession les « cachets contre la déprime » qu'une prétendue infirmière a remis à Semelle à la mairie. Après la descente, Benjamin Malaussène « discute » avec Cercaire dans un fourgon bleu. Benjamin fait des démarches pour connaitre l'identité de l'infirmière ayant donné des amphétamines à Semelle lors de la remise des récompenses.

Stojilkovicz, oncle de Benjamin et ex-révolutionnaire Yougoslave, s'occupe de vieilles dames. La veuve Dolgorouki, une de celles-ci, se fait trancher la gorge en rentrant chez elle.

Pastor découvre l'identité de la jeune fille droguée retrouvée sur la péniche qui se nomme Julie Corrençon. Pastor enquête sur son passé.

Pastor est chargé de l'interrogatoire d'Hadouch Ben Tayeb. Pastor apporte à Cercaire la déposition d'Hadouch et Cercaire lui affirme qu'il s'est fait berner par Hadouch, ce trafiqueur de drogue.

Benjamin Malaussène se rend chez Julie et trouve son appartement complètement ravagé. Il se précipite alors dans les escaliers, fonce dans l'inspecteur Van Thian — déguisé en veuve Hô, une de celles que s'occupe Stojil — et échappe les photos de la cérémonie à la mairie. Pastor et Van Thian montent dans l'appartement de Julie Corrençon, puis se rendent chez l'ancien employeur de Benjamin Malaussène pour continuer le déroulement de l'enquête. Cercaire dit à Pastor que Malaussène « utilise les vieux pour se procurer des amphétamines aux frais de la municipalité ». Van Thian informe Pastor que Benjamin Malaussène semble être mêlé à cette affaire. Van Thian — encore déguisé en veuve Hô — se rend chez les Malaussène afin de distraire la famille pendant que Pastor s'introduit dans la maison afin de récupérer les photos compromettantes. En même temps, Benjamin reçoit un coup de fil de sa patronne. Thian se laisse distraire par Thérèse, la sœur de Benjamin, plutôt que d'écouter la conversation téléphonique de Benjamin qui semblait suspecte. Pastor rend compte de la progression des évènements à Coudrier et lui fait part des circonstances aggravantes qui plaident contre Malaussène. Coudrier l'enjoint de se méfier des apparences.

Pastor[modifier | modifier le code]

Pastor interroge Édith Ponthard-Delmaire, suspecte elle aussi, et lui fait signer une déposition. Tout ceci la pousse à se suicider par la suite.

Van Thian raconte à Pastor que Stojilkovicz entraîne les vieilles dames au tir dans les catacombes de Paris. La police saisit les armes des vieilles dames. Benjamin Malaussène apprend l'arrestation de son ami Stojil et retrouve Julie endormie dans son lit car Jérémy et Louna, son frère et sa sœur, l'ont fait sortir de l'hôpital où elle était mal soignée.

La veuve Hô, quant à elle, est agressée par Risson, l'égorgeur de Belleville. Simon le Kabyle et Mo le Mossi font justice eux-mêmes en tuant Risson par injection de soude dans les veines.

Pastor dit à Cercaire qu'il est au courant de la combine qu'il mène avec l'architecte Ponthard-Delmaire et le secrétaire d'État aux Personnes âgées et lui demande 3 % des profits en échange de son silence. Pastor et Cercaire se rendent chez Ponthard-Delmaire. Benjamin, envoyé là par sa patronne, se fait annoncer tandis qu'ils discutent. Malaussène voit, par l'entrebâillement d'une porte, Pastor faire exploser la tête de Cercaire et forcer Ponthard-Delmaire à signer une déposition. Pastor se rend ensuite chez les Malaussène, et parle à Julie, toujours endormie, qui se réveille et répond à ses questions.

La Fée Carabine[modifier | modifier le code]

Pastor et Coudrier font le point sur la résolution de l'enquête. Benjamin Malaussène apprend que Pastor est parti avec sa mère, dont il est amoureux. Thérèse rend visite à Van Thian à l'hôpital, qui va finir par vivre chez les Malaussène.

Accueil[modifier | modifier le code]

Notation des critiques

Compilation des critiques
Périodique Note
L'Express[1] 3.5 étoiles sur 5

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma, La Fée Carabine a été repris dans un téléfilm en 1988. Scénarisé par l'auteur et réalisé par Yves Boisset, il s'intégrait dans la collection Série noire, dans la saison no 1, épisode no 30. Tom Novembre y interprétait le rôle de Benjamin Malaussène aux côtés notamment de Fabrice Luchini[2].

Le roman a également été traduit en anglais en 1998 par les éditions Harvill, réécrit en 247 pages[3].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Accueil de La Fée Carabine par l'Express. Consulté le 4 janvier 2013.
  2. (fr)/(en) La fée carabine sur l’Internet Movie Database. Consulté le 4 janvier 2013.
  3. (en) The fairy gunmother sur Google Livres. Consulté le 4 janvier 2013.