Frédéric H. Fajardie

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Frédéric H. Fajardie

Activités romancier, scénariste
Naissance 28 août 1947
Paris, France
Décès 1er mai 2008 (à 60 ans)
Paris, France
Langue d'écriture Français
Mouvement Néo-polar
Genres roman policier, néo-polar, polar social, roman noir, roman historique, roman d'aventures, nouvelles
Distinctions Ordre des Arts et Lettres
Prix Paul Féval
Prix des Maisons de la Presse
Prix Jeand'Heurs du Roman historique
Prix du Roman populaire
etc.

Œuvres principales

Compléments

Frédéric H. Fajardie[1] est un écrivain et scénariste français, maître du néo-polar ou polar social et des romans noirs [2] [3] [4], né le 28 août 1947 à Paris et mort le 1er mai 2008 à Paris.

Sommaire

Biographie[modifier]

Fajardie, grandit dans la librairie parisienne de son père où il lit de très nombreux romans et nouvelles. Dès l'âge de seize ans, le marxisme devient le repère de sa vie. En 1968, acquis aux idées gauchistes, il milite à la Gauche prolétarienne et dès le mois de mai 1968 il veut devenir le premier militant « engagé » à écrire des romans noirs.

Il publie son premier roman noir Tueurs de flics, en août 1979, il s'agit d'une adaptation très libre de l'Orestie, un mythe de la Grèce antique. Il est à l'origine d'un nouveau genre littéraire, le néo-polar. Il est reconnu dès cette époque par le critique Max-Pol Fouchet.

À partir de 1986, il commence à publier des romans de facture plus classique, collection dite « blanche », mais continue son œuvre dans le roman noir. En 1989, il est reconnu par le critique Renaud Matignon.

Réfractaire aux étiquettes et aux ghettos, il n'apprécie pas le socialisme mitterrandien, contre lequel il écrit en 1993 Chronique d'une liquidation politique.

En 1998, il est reconnu par le critique Bernard Frank et participe à l'émission littéraire Le Cercle de minuit.

Il fut le parrain du Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale d'Arras. L'édition 2009 de ce salon lui a rendu un grand hommage.

Son œuvre[modifier]

Pour Fajardie, le polar et le roman noir sont le meilleur moyen d'explorer l'envers de la société contemporaine. Dans son œuvre, où l'esprit chevaleresque de ses personnages s'oppose à la médiocrité contemporaine, son gauchisme politique se conjugue avec des valeurs plutôt aristocratiques, telles : l'honneur, la fidélité et souvent la fraternisation par-delà les oppositions idéologiques ou historiques.

Ses œuvres, dans leur versions publiées aux éditions NéO (reprises ensuite par La Table ronde), sont illustrées par des couvertures dessinées par Jean-Claude Claeys. Elles restituent à merveille la sombre atmosphère urbaine, la violence et la désillusion qui se mêlent dans l'œuvre de Fajardie.

Romans noirs[modifier]

Série Padovani[modifier]


  • Le 7e roman mettant en scène le commissaire Antonio C. Padovani était en cours d'écriture. Il restera inachevé[5].

Romans[modifier]

  • 1985 : Le Loup d'écume
  • 1986 : Des lendemains enchanteurs
  • 1987 : Au bord de la Mer Blanche
  • 1987 : Jeunes femmes rouges toujours plus belles
  • 1988 : Une charrette pleine d'étoiles
  • 1991 : Frivolités d'un siècle d'or
  • 1994 : La Manière douce
  • 1999 : Quadrige

Romans historiques[modifier]


Romans « des années sombres »[modifier]

  • 1990 : Un homme en harmonie
  • 2000 : Ciao, Bella, ciao ! (Prix Charles-Péguy 2001)
  • 2002 : Un pont sur la Loire

Jeunesse[modifier]

  • 1986 : Sous la lune d'argent (Syros, coll "Souris noire", illustrations de Catherine Munière)
  • 1992 : L'Homme vêtu de pourpre
  • 1993 : Les Aventures de Château-Trompette
  • 1996 : La Planque
  • 1998 : Combats de nuit

Nouvelles[modifier]

Frédéric H. Fajardie a écrit 365 nouvelles ; clin d'œil à ses lecteurs qui peuvent ainsi en lire une chaque jour. Ces nouvelles, témoignages des années 1960 aux années 1990, sont souvent considérées comme un formidable matériel sociologique de cette époque. Cette œuvre fait de lui le plus grand auteur de nouvelles du XXe siècle. Au XIXe siècle, ce titre revenait à Guy de Maupassant.

  • 1984 : Mort d'un lapin urbain
  • 1984 : La Mare du petit malheur
  • 1985 : Speakeasy
  • 1985 : La Nébuleuse du Nord
  • 1986 : L'Homme de Berlin
  • 1987 : Mélancolie pour Chevau-Léger
  • 1987 : Mélodie bleu nuit
  • 1990 : Poussière d'éternité
  • 1993 : Perdre la pause
  • 1994 : La Lorette hallucinée
  • 1996 : Cendres et sang
  • 1996 : Un dimanche anglais
  • 1997 : Le Loup par les oreilles
  • 1997 : Les Neuf Cercles de l'Enfer
  • 1998 : Adieu Alice, adieu Sweetheart
  • 1998 : Chrysalide des villes
  • 2000 : Le Boulevard maritime (photos : Dolorès Marat)
  • 2000 : « Série grise » (ou « Série grise 93K », 8 petits volumes titrés F, A, J, A, R, D, I et E)
  • 2001 : La Colline de cristal

Essais, pamphlets[modifier]

  • Chronique d'une liquidation politique, 1993, éd. La Table ronde
  • Metaleurop, paroles ouvrières
  • Petit traité de la chasse

Curiosités[modifier]

  • Égérie légère (dessins à la plume : Luz)
  • Roman photo (photos : Marc Gantier)
  • Feu sur le quartier général ! (aphorismes)

Bandes dessinées[modifier]

Théâtre[modifier]

  • Plus de 80 pièces, pour la plupart interprétées par de grands comédiens sur France Inter.[6]

Anthologies[modifier]

  • Nouvelles Noires, Messidor (2 tomes)
  • Nouvelles d'un siècle l'autre, Fayard (2 tomes)
  • Romans noirs, Fayard (… tomes ?)

Filmographie[modifier]

Cinéma[modifier]

Télévision[modifier]

Prix et distinctions[modifier]

Frédéric H. Fajardie est chevalier de l'Ordre des Arts et Lettres.

Citations[modifier]

  • « Peu importe qu'un écrivain soit réactionnaire ou conservateur, dès lors qu'il me donne du plaisir, c'est fondamental. »
  • « D'abord, je pensais que l'édition était une activité noble. Finalement, on se rend compte que c'est une industrie comme les autres. »
  • « La nostalgie est un élément consubsantiel à ma nature. »
  • « S'il est une chose qui me fait plus horreur encore que les pistonnés, c'est la canaille hiérarchique incapable d'exécuter ce qu'elle exige des subalternes. »
  • « Trente glorieuses, après mille neuf cent quarante-cinq merdeuses, c'était vraiment compté au plus juste. »
  • « Car qui n'a connu la nostalgie ne saurait avoir vécu sa vie. »

Bibliographie[modifier]

Articles connexes[modifier]

Notes et références[modifier]

Lien externe[modifier]