Brech

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Brech
L'écomusée de Saint-Dégan.
L'écomusée de Saint-Dégan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Pluvigner
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Fabrice Robelet
2014-2020
Code postal 56400
Code commune 56023
Démographie
Gentilé Bréchois, Bréchoise
Population
municipale
6 540 hab. (2011)
Densité 160 hab./km2
Population
aire urbaine
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 17″ N 2° 59′ 40″ O / 47.7213888889, -2.9944444444447° 43′ 17″ Nord 2° 59′ 40″ Ouest / 47.7213888889, -2.99444444444  
Altitude 45 m (min. : 0 m) (max. : 66 m)
Superficie 40,86 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Brech [bʁɛk] (nommée également Brec'h) est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Loc'h.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 29 septembre 1364, la fameuse bataille d'Auray se déroule près du marais de Kerzo. Le futur duc Jean de Montfort[1] triomphe de son rival Charles de Blois. Celui-ci est tué, tandis que son second, le chevalier Bertrand Du Guesclin, est fait prisonnier. Cette victoire met fin à la guerre de Succession de Bretagne. En août 1795, à proximité du même marais de Kerzo, près de mille émigrés royalistes et chouans sont fusillés après l’échec du débarquement de Quiberon. Dans le Champ des Martyrs, un mausolée est édifié en 1828 en commémoration.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Brec'h. L'origine est tirée de Bro Erec'h, pays de Waroc'h (cour royale d'Auray) ou, selon d'autres interprétations, de Saint Brehan (ou Saint Brec'han)[2]. En français le nom de la commune s'écrit souvent Brec'h, même si la dénomination de la commune est Brech d'un point de vue administratif, voir ainsi par exemple le nom de la commune, tel que répertorié par le Code officiel géographique de l'Insee[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Si la commune de Brech ne possède pas d'armoiries en propre, l'armorial de Bretagne mentionne un seigneur de Brech portant les suivantes: « Ecartelé de d'or et de gueules, à la bordure engrélée, de l'un en l'autre »

Blason de Brech Blason Écartelé d' or et de gueules, à la bordure engrêlée de l'un en l'autre.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Julien Lorho
1791 1792 Michel Auffret
1792 1794 Guy Le Germain
1796 1816 Jean-Louis Marie Béard
1816 1830 Jean-Marie Le Guennec
1830 1833 François Coriton
1833 1837 Julien Gauter
1837 1848 Jean Le Boulch
1848 1874 Joseph Le Boulch
1874 1875 Joseph-Marie Le Bourser
1875 1877 Joseph-Marie Le Boulch
1878 1878 Louis Audic
1878 1919 Joseph Le Boulch
1919 1934 François Robic
1935 1947 Michel Auffret
1947 1953 François Robic
1953 1983 Paul Gauter
1983 1989 Raymond Le Blay
1989 2014 Paul Baudic DVG
Depuis 2014 Fabrice Robelet DVD

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 540 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 091 2 115 2 110 2 416 2 354 2 314 2 505 2 366 2 511
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 250 2 499 2 067 2 158 2 224 2 233 2 241 2 199 2 356
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 376 2 371 2 493 2 497 2 710 2 935 2 978 3 219 3 062
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 922 2 909 3 079 3 554 3 990 4 500 5 948 6 540 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 16 octobre 2012.

Le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 1 a été remis à la commune le 14 février 2014 .

À la rentrée 2013, 120 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique de l'école Pont Douar (soit 22,3 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[6].

« Villages » (hameaux) et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Bonerfaven
  • Le Beudrec
  • Botergollec
  • Brégoharne
  • Brézéhan
  • Calan
  • Corn er Hoet
  • Kerdrain
  • Kerglas
  • Kergornic
  • Kerguéro
  • Kermané
  • Kervalh
  • Lann er Rheu
  • Lann Palvern
  • Mané-Salut
  • Penhoet
  • Saint-Dégan ( Saint-Dégan (en 1427), Cendegan (en 1815), Saint-Dégan (en 1839)): Le plus vaste hameau de la commune de Brech, peut-être fondé, au VIe siècle, par Saint Dégan[7], disciple de Saint Pétroc de Bodmin (ou Saint Perreux, Perec ou Pereg en breton). Au XVe siècle Cendegan est une frairie, sous le patronage de Saint Laurent. (Il est mentionné, une ancienne chapelle Saint Laurent datant de 1890)
  • Saint-Guérin (1676 : Saint-Quirin, 1676 : Saint-Quirin, XVIIIe siècle : Digantel, 1815 : Rigantêl, 1839 : St Guérin)
  • Tréavrec
  • Treumer
  • Toulchignanet

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

Calvaires[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Fontaines et puits[modifier | modifier le code]

  • Fontaine du Champ des Martyrs
  • Fontaine de Saint-Guérin
  • Puits de Saint-Dégan
  • Puits de Saint-Guérin
  • Fontaine de Saint Goal, à Calan
  • Fontaine de Tréavrec'h
  • Fontaine et lavoir de Saint Jacques
  • 2Puits a Brézéhan

Moulins[modifier | modifier le code]

  • Le moulin à eau d'Estaing datant du XVe siècle.
  • Le moulin de Treuroux qui était utilisé pour le broyage des céréales destinées au bétail.

Archéologie[modifier | modifier le code]

  • Le pont romain, situé entre Kerglas et Kerberluet, construit à l'époque gallo-romaine.

Écomusée[modifier | modifier le code]

  • L'écomusée de Saint-Dégan[8] retrace la vie rurale de la commune et de la vie en Bretagne autrefois. Situé au cœur du village de Saint-Dégan, l'écomusée se compose d'une chaumière du XVIIe siècle, d'une longère du XIXe siècle avec ses dépendances, d'un four à pain, etc.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • L’étang, et la vallée de Tréauray au creux de laquelle coule la rivière du Loc’h.
  • Les moulins de Treuroux et d’Estaing qui longent la rivière du Loc’h.
  • L’écomusée de Saint-Dégan composé de maisons rurales datant du XVIIe au XXe siècles.
  • Le verger conservatoire de Saint-Dégan présentant plus de 200 variétés de pommes à cidre, et d’autres arbres fruitiers (poires, fruits à noyaux).
  • Le Champ des Martyrs où de nombreux chouans et émigrés qui avaient participé à l'expédition de Quiberon ont été fusillés en aout 1795 par les troupes républicaines du général Hoche, et enterrés. Leurs ossements se trouvent aujourd’hui dans le mausolée de La Chartreuse.
  • La Chartreuse construite en 1382 en mémoire des combattants tombés pendant la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364).

L’ordre des Chartreux fondé par saint Bruno s’y installe en 1482 et est chassé en 1791.

  • La chapelle Saint-Quirin du XVIIe siècle, son retable classique attribué aux maîtres Lavallois, sa fontaine miraculeuse et son pardon le 4e dimanche de juillet.
  • L’église Saint-André qui a conservé des chapiteaux sculptés du XIIe siècle, de style roman.
  • Les randonnées : le circuit de Saint-Dégan (7,5 km) et le chemin des demoiselles bleues (4,7 km), présents dans le « Carnet de balades au cœur du pays d’Auray » en vente dans les offices de tourisme.

Il n'est pas possible de faire le tour du Loc'h, une partie des berges étant propriété privée du « Domaine de Mane Er Hoët ».

  • Le Domaine de Mane Er Hoët est très anciennement occupé ; des vestiges gallo romains furent trouvés et sont actuellement exposés au musée de Vannes. Il existe aussi au sein de cette propriété un des derniers chemins creux du Morbihan dont on suppose qu'il suit le tracé d'une des anciennes voies romaines. Le parc possède une grande variété d'essences typiques de la région. Il est quadrillé par de nombreux murs balisant les anciennes parcelles dont certains remontent à 500 ans. Le Domaine de Mané Er Hoët n'est pas ouvert au public.
  • Brec'h propose une aire de camping-cars à l'entrée du bourg en venant de Corn Er Hoët. On y trouve un point d'eau et un petit panorama sur l'étang du Pont Douar.
  • On trouve au bourg de Brec'h quelques lieux publics : une boulangerie qui est présente à Brec'h depuis 105 ans (où les générations d'une famille de boulangers se succèdent), deux bars, le Moana et le bar breton, la médiathèque, ainsi qu'un cabinet de kinésithérapie.
  • Une aire de pique-nique est située à Kérivallan, sur la D768 qui relie Auray et Pluvigner.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Cadoudal (1771-1804), figure de la chouannerie en Bretagne. Naquit et vécut au manoir de Kerléano (à l'époque, hameau de la commune de Brec'h)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. les historiens le désignent sous les nom de « Jean II » ou « Jean IV »
  2. Erwan Vallerie, Traité de toponymie historique de la Bretagne, thèse de doctorat (texte breton et traduction française), An Here, 1995.
  3. Brech sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  7. Autres toponymies apparentées à Saint-Dégan, en Bretagne : Lannegant (= «  ermitage de Degan »), Lanrivain (22480). Et un hameau de la commune de Guégon(56120) nommé Bodegon
  8. Site officiel de l'écomusée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Seigneurie de Kéristès en Brech, Calan et autres, cotes 59 J 28 à 59 J 33 > Fonds de Jean de La Monneraye, (59 J), Archives I&V.

Liens externes[modifier | modifier le code]