Landaul
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| Landaul | ||
Un abri de la gare de Landaul-Mendon. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Morbihan | |
| Arrondissement | Lorient | |
| Canton | Pluvigner | |
| Intercommunalité | Communauté de Communes du pays d'Auray | |
| Maire Mandat |
Yvon Sénéchal 2008-2014 |
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| Code postal | 56690 | |
| Code commune | 56096 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Landaulais, Landaulaise | |
| Population municipale |
1 998 hab. (2010) | |
| Densité | 115 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
43 981 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 23 m (min. : 0 m) (max. : 66 m) | |
| Superficie | 17,35 km2 | |
| Localisation | ||
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Landaul [lɑ̃dol] est une commune française, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne. Le nom breton de la commune est Landaol.
Sommaire |
Géographie [modifier]
- Landaul est naturellement délimitée au nord par le ruisseau de la Demiville, et au sud par le ruisseau de Tréavrec, tous les deux se jetant dans la rivière d’Etel.
Histoire [modifier]
- Pendant la deuxième guerre mondiale, Landaul fut le théâtre d'événements liés à sa proximité avec les combats pour la base sous-marine de Lorient.
Les bombardements de Lorient à partir de 1942 donnaient lieu à des combats aériens au-dessus de la commune. Le 23 janvier 1943, un bombardier américain, le « Beats Me », touché par des avions de chasse allemands larga ses bombes sur Kergolven avant de s'abattre à Kéronic en Pluvigner.
Un parachutage à l'intention de la Résistance atterrit, sans doute par erreur, dans la propriété Maho en plein bourg. La résistance envoya ensuite un commando récupérer les objets parachutés.
Le meunier du moulin de Plusquen fut tué par balle et le meurtre attribué à la Résistance.
Les habitants de Lorient et Hennebont se réfugièrent en grand nombre à Landaul.
Au début de l'année 1944, la Résistance organisa des sabotages de la voie ferrée traversant la commune et qui approvisionnait LORIENT. De nombreux déraillements eurent lieu entraînant à partir d’avril 1944, les rafles et ratissages des commandos de chasse allemands, suivis de tortures, exécutions et déportations, qui firent de la région une véritable zone de guerre. Le 30 avril 1944, six jeunes résistants furent capturés à Kergouarec et fusillés sur la place du bourg, en présence du maire, Mathurin Le Rouzic et d'une quarantaine de Landaulais contraints d'assister à l'exécution.
Le lendemain, un commerçant du bourg, Joseph Gauter fut arrêté, torturé par la Gestapo à Locminé puis déporté NN (Nacht und Nebel) au camp du Struthof après avoir été condamné à mort à la prison de Vannes. L'évacuation des déportés du Struthof vers Dachau devant l'avance des alliés lui permit d'échapper à la mort.
La libération ne mit pas fin aux combats dans la région, Landaul étant situé en limite de la poche de Lorient ou les Allemands ne capitulèrent que le 9 mai 1945. Pendant toute cette période de nombreux FFI, combattants de la poche de Lorient, séjournaient à Landaul.
Blasonnement [modifier]
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Les armoiries de Landaul se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 998 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Château de Kerambourg, XVe siècle. Château de Kerambarh (XVIe siècle). En 1300, Henry de Kerambourg est propriétaire de la seigneurie. Les propriétaires successifs du château sont les familles Kerambourg, Guer-Malestroit (au XVIe siècle), Montalais et Robien. La terre est érigée en vicomté en 1551 en faveur de Claude de Malestroit. À noter que le château initial de Kerambourg, détruit durant les combats de la Ligue, a été rasé pour être reconstruit au XVIe siècle. Ce château est la propriété de la famille Robien jusqu'en 1789, puis de la famille Parmentier à partir de 1851. Il possédait autrefois une chapelle privée, un colombier et un puits.
- L'église Saint-Théleau ou Sainte-Marie-Madeleine (XVe siècle). Sainte Madeleine remplace saint Thuriau au début du XIXe siècle et sainte Madeleine est remplacée par saint Théleau en 1903. L'église paroissiale de Landaul ayant été démolie en 1862, la chapelle Notre-Dame (Notre-Dame de Bon-Secours) fondée par la famille Kerambourg et qui en était voisine devint à son tour église paroissiale en mai 1863, après que l'on l'eut transformée entièrement en y adjoignant deux grandes chapelles formant croisillons au Nord et au Sud. La chapelle avait été construite vers 1450. On en a heureusement conservé intact le beau portail occidental à baies en anse de panier dont les voussures s'ornent de rinceaux de feuillages, prises sous une grande arcade en tiers-point à plusieurs archivoltes surmontant un tympan ajouré. Sur le pignon s'élève un clocher carré, postérieur d'au moins un siècle, jadis surmonté d'une flèche en pierre et flanqué d'une tourelle d'escalier cylindrique. La nef date de la fin du XVe siècle. Contre le pignon Nord, scellées sur une dalle de granit, sont alignées les statues en pierre de saint Barbe, saint Isidore et sainte Marguerite ([1]).
- La chapelle Saint-Maurille ou Saint-Mamert (1659), située au village de Langombrach (ou Langoubrach). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire sans caractère, où l'on conserve un sarcophage carolingien (on y étendait jadis les enfants qui tardaient à marcher). L'une des fenêtres porte la date de 1659. La porte occidentale est en arc brisé. Le retable est en bois polychrome et comporte un tableau central, représentant un évêque qui montre le ciel à un laboureur ayant une faucille en main ([2]).
- Le monument « Aux martyrs de Landaul fusillés par les Allemands le 30 avril 1944 », situé en face de l'entrée principale de l'église, à quelques mètres de l'endroit ou ils furent exécutés.
Culture [modifier]
- Le bagad Avel Hun Tadeu existe depuis 1952 et anime avec son cercle de danseurs diverses fêtes et pardons[3].
Tourisme [modifier]
- Les jardins du château de Kerambar’h, classés « Jardins remarquables », et ouverts au public d’avril à novembre.
- L’église Sainte-Marie-Madeleine, ancienne chapelle Notre-Dame de bons-secours.
- L’if classé « Arbre remarquable » en face de l’église : 12 mètres de haut, 4,10 mètres de circonférence, entre 300 et 400 ans.
- La chapelle de Langombrac’h, en face de laquelle un lech a été christianisé.
- Le chemin de Kerambar’h (8,5 km), présent dans le « Carnet de balades au cœur du pays d’Auray » en vente dans les offices de tourisme.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Le bagad Avel Hun Tadeu
