Belz (Morbihan)

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Belz
L'ancien immeubles des PTT.
L'ancien immeubles des PTT.
Blason de Belz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Belz
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Bruno Goasmat
2014-2020
Code postal 56550
Code commune 56013
Démographie
Gentilé Belzois, Belzoise
Population
municipale
3 508 hab. (2011)
Densité 224 hab./km2
Population
aire urbaine
11 498 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 37″ N 3° 10′ 06″ O / 47.6769, -3.1683 ()47° 40′ 37″ Nord 3° 10′ 06″ Ouest / 47.6769, -3.1683 ()  
Altitude 10 m (min. : 0 m) (max. : 33 m)
Superficie 15,67 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-belz.fr/

Belz [bɛls] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Belz est borné au nord et à l'ouest par la ria d'Etel, au sud par Erdeven et à l'est par Locoal-Mendon. Elle comprend également l'île Saint-Cado, située sur la ria d'Étel, qui doit son nom à saint Cadou qui y aurait vécu en ermite au VIe siècle. Le territoire de Belz, ainsi que ceux d'Erdeven et de Mendon sont des démembrements de l'ancienne paroisse primitive de Ploemel. La paroisse de Belz dépendait autrefois du doyenné de Pou-Belz.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

En 1888, 66 haches de bronze ainsi que des bracelets en or furent découverts à Belz. Ces objets sont exposés aux musées de Carnac, de Vannes et de Saint-Germain-en-Laye.

La commune s'enorgueillit désormais d'un site préhistorique prestigieux. Suite à un incendie qui dégagea le landier présent sur une zone artisanale, un champ de menhirs fut découvert en juillet 2006 sur le site de Kerdruellan, près de la ria d'Étel[1].

Des fouilles préventives menées par l’INRAP sur 3 000 m2 ont mis au jour un ensemble de menhirs renversés et pour certains débités[2],[3]. Une vingtaine de menhirs sont certifiés mais tous les cailloux mis en évidence appartiennent à des blocs autrefois dressés. Les tailles de ces monolithes de gneiss vont d'une soixantaine de centimètres à deux mètres[4].

Contrairement au cas des célèbres alignements de Carnac situés eux aussi dans le Morbihan, le sol contemporain de la mise en place des monolithes est ici conservé, ce qui permettra une lecture des différentes actions de l'homme depuis l'élévation des menhirs jusqu'à leur abandon. Le matériel archéologique découvert met en lumière deux périodes d'occupation du site : l'une au Néolithique récent (IIIe millénaire av. J.-C.), l'autre au Moyen Âge.

La mise à bas des menhirs semble dater de l'époque même du Néolithique récent. Plusieurs menhirs gisent juste à côté de leur trou de calage. Cet « iconoclasme préhistorique » n'est pas un cas isolé comme en témoignent les exemples des grands menhirs de Locmariaquer segmentés et réemployés dans certains dolmens. Cette action traduit une évolution des mentalités au cours de cette période.

Au Moyen Âge et jusqu'au XVIIe siècle, la mise en valeur agricole des terres entraîne le débitage et l'exploitation des blocs qui apparaissent lors des labours. On retrouve d'ailleurs la trace d'un mur d'enceinte datant de cette époque et dont la fondation est constituée de ce matériel de récupération.

Vu l'importance du site, une instance de classement au titre des Monuments historiques est en cours.

En 2006, une nouvelle fouille a dénombré une soixantaine de monolithes sur le site de Kerdruellan[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Représentation de saint-Cado sur la porte sud de la chapelle.

D'après la « Vita Cadoci », écrite au XIIe siècle, saint Cadou aurait construit sur l'île du même nom une belle église en pierre « construxit quidem illo (Sancti Cadoci) basilicam lapidibus elegantem » ainsi qu'un pont menant à l'île. L'église encore visible aujourd'hui sur l'île ne date que du XIe ou XIIe siècle. Plusieurs donations ont été effectuées au cours du XIe siècle à Saint Cadou, avant que ce monastère « Sancti Catuoedi confessoris de Brouerec monasterium » ne soit donné par le duc de Bretagne Alain IV Fergent en 1089, avec l'ensemble de ses dépendances, à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune, Belz, proviendrait du nom du dieu celte Bel, plus connu sous le nom de Belenos. On rencontre les appellations suivantes : Bels (en 1427), Belz (en 1448), Belze (en 1464), Belles (en 1477, en 1481, en 1536).

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Belz (Morbihan).svg

Les armoiries de Belz se blasonnent ainsi :

D’azur à la bande cousue de gueules chargée en abîme d’un maillet accompagné en chef et en pointe d’une cheville, le tout d’or.

  • Il y a là violation de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 mars 2014 Bruno Goasmat SE  
mars 2001 mars 2008 Gérard Le Trequesser    
mars 1989 mars 1995 Elie Rio SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 508 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 294 1 221 978 1 379 1 390 1 585 1 615 1 744 1 855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 848 1 959 2 103 2 242 2 435 2 650 2 678 2 856 2 880
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 092 3 194 3 289 3 225 3 191 3 114 3 071 2 873 2 962
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 179 3 353 3 398 3 398 3 372 3 289 3 424 3 422 3 497
2011 - - - - - - - -
3 508 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Île de Saint-Cado avec sa chapelle romane du XIe siècle.
Le calvaire

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Laurent
  • Désiré Lucas, peintre de Bretagne (1869-1949), séjourna cinq ans à Belz de 1902 à 1905 puis il s'installa à Douarnenez. Le site de Saint-Cado fut pour lui une grande source d'inspiration. Parmi ses toiles on peut retenir Le pardon de Saint-Cado et Barques à Saint-Cado.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Philippe Noël, « Menhirs. L'intrigante découverte d'un nouveau Carnac », dans Science et Vie, no 1069, octobre (2006), p. 84-87.
  2. Communiqué de presse de l'INRAP : Les menhirs de Belz : découverte et fouille extensive d’un ensemble mégalithique en Morbihan, une première en France (page consultée le 5 mars 2007)
  3. Article sur le site de l'INRAP : La face cachée des menhirs abattus : les alignements de Belz (page consultée le 5 mars 2007)
  4. Yves Menez et Stéphane Hingant, "Fouilles et découvertes en Bretagne", éditions Ouest-France, INRAP, 2010 [ISBN 978-2-7373-5074-0]
  5. Inrap rapport d'activité 2006 page 16
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Balades traversières au pays de Belz Mariette Pérennès-Huido, Bertrand Huido, Laëtitia Huido, éditions L.ECRIRE Concarneau (29) (août 2007)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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