La Trinité-sur-Mer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Trinité-sur-Mer
La Trinité-sur-Mer.
La Trinité-sur-Mer.
Blason de La Trinité-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Quiberon
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Jean-François Guézet
2014-2020
Code postal 56470
Code commune 56258
Démographie
Gentilé Trinitains
Population
municipale
1 639 hab. (2011)
Densité 264 hab./km2
Population
aire urbaine
7 859 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 10″ N 3° 01′ 42″ O / 47.5861111111, -3.0283333333347° 35′ 10″ Nord 3° 01′ 42″ Ouest / 47.5861111111, -3.02833333333  
Altitude Min. 0 m – Max. 31 m
Superficie 6,2 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
La Trinité-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
La Trinité-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Trinité-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Trinité-sur-Mer
Liens
Site web http://www.la-trinite-sur-mer.fr

La Trinité-sur-Mer [la tʁi.ni.te syʁ mɛʁ] est une commune française, créée en 1864, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

La Trinité-sur-Mer est connue pour ses compétitions nautiques. C'est un port niché au nord-ouest de Mor braz et au cœur de la baie de Quiberon, non loin du golfe du Morbihan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bâtie sur une hauteur, la ville de La Trinité-sur-Mer s'étire sur 800 mètres en bordure de la rivière de Crach dont le vaste estuaire, bien abrité, accueille les nombreux parcs à huîtres destinés à la récolte du naissain. Un petit port de pêche, un port de plaisance très fréquenté et des chantiers navals apportent une grande animation à la cité balnéaire qui possède de belles plages le long de la presqu'île de Kerbihan.

Communes limitrophes de La Trinité-sur-Mer
Plouharnel Saint-Philibert Saint-Philibert
Carnac La Trinité-sur-Mer Saint-Philibert
Carnac océan Atlantique
(baie de Quiberon)
Locmariaquer

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est à partir du XIIIe siècle que l'on trouve des traces du village et de son port. L'activité saline est très importante pendant plusieurs siècles. Une maison de douanier postée en vigie à l’entrée du chenal témoigne de cette époque.

La Trinité-sur-Mer comprend 15 des 70 villages recensés dans la paroisse de Carnac en 1475. Parmi ceux-ci, Locqueltas (frairie de Larmor); une chapelle de la Sainte-Trinité y est construite en 1682, succédant à une chapelle Saint-Gildas. Locqueltas devient alors le village de la Trinité (bourg actuel). La commune de la Trinité-sur-Mer est créée en 1864, la paroisse en 1865.

Le village se développa autour du commerce maritime et la petite communauté prospéra. Mais en 1931, le gouvernement prit une mesure protectionniste pour favoriser les Charbonnages de France. Le commerce maritime s'arrêta à la Trinité-sur-Mer. Le village se tourna alors vers la pêche. L'ancienne criée, démolie en 1923, fut reconstruite, et les goélettes laissèrent la place aux bateaux de pêche.

Aujourd'hui, le port de pêche s'est transformé en port de plaisance avec l'essor du tourisme nautique. L'ostréiculture est aussi bien présente à la Trinité-sur-Mer.

Le front de mer.
Le port de plaisance.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est An Drinded.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Trinité-sur-Mer (Morbihan).svg

Les armoiries de La Trinité-sur-Mer se blasonnent ainsi :

De gueules à trois ancres de marine d’or posées en pairle, leurs trangles appointées, une ombre de soleil du même brochante en abîme ; au chef d’or à un pont à une arche de sable chargé de trois coquilles d’huîtres de gueules rangées en fasces et brochantes.
Devise « Dah Hag atao ».
Conc. L. Ermoy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Marcel Germain    
  mars 2008 Claude Le Goffe    
mars 2008 mars 2014 Yves Normand UMP  
mars 2014 en cours Jean-François Guézet DvD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 639 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 100 1 055 1 066 1 093 1 122 1 268 1 388 1 382 1 431
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 410 1 419 1 573 1 652 1 783 2 090 1 605 1 533 1 530
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
1 404 1 477 1 433 1 530 1 531 1 639 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont de Kerisper.
  • Le pont de Kerisper rejoint Saint-Philibert en franchissant la rivière de Crac'h. À l'origine, il s'agissait d'un pont en acier, conçu par Gustave Eiffel et inauguré en 1901. Il fut détruit en 1944 par les Allemands et reconstruit entre 1956 et 1958, sous la forme d'un pont en arc de 203 mètres de long. La structure attaquée par la corrosion due à l'environnement marin, des travaux de réfection ont été engagés fin 2009[3]. Après avoir été interrompus et reportés de plusieurs mois, ils ont repris en septembre 2010, pour une durée prévue d'un an[4].
  • Plusieurs dolmens et l'alignement du Petit Ménec.
  • Les deux grandes plages exposées au sud sur la baie, celle de Kervillen surveillée par un poste de secours de la SNSM et celle du Men-Dû face à l’île de Stuhan à laquelle elle est reliée à marée basse par un tombolo, accueillent les baigneurs et amateurs de pêche à pied à marée basse ; avec leurs clubs de loisirs, et équipées de toilettes publiques et douches, elles sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et bordées de parkings.
  • De plus petites plages exposées à l’est s’ouvrent sur le chenal du Crac’h, traversé par les nombreux bateaux de plaisance qui rejoignent le port : elles permettent également la pêche à pied dans la vasière de la Vaneresse, découverte à marée basse et qui s’étend tout le long du chenal jusqu’au port, mais aussi la baignade à marée haute dans des espaces réservés interdits à la navigation.

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Le port de la Trinité-sur-Mer.
Le casino de La Trinité-sur-Mer.

En complément au tourisme terrestre, La Trinité a développé son port à flot, qui est aujourd'hui un des principaux ports de plaisance en Bretagne. Sa position privilégiée au fond d'un estuaire lui permet d'accueillir les multicoques (catamarans, trimarans) qui viennent se préparer pour les courses autour du monde.

Mais La Trinité-sur-Mer est surtout un des lieux de régate les plus importants d'Europe. La Société Nautique de La Trinité-sur-Mer organise de nombreuses régates, forme les marins à travers son école de voile et de sport. Toutes les séries de course-croisière s'y retrouvent le weekend de Pâques où plus de 400 bateaux peuvent se retrouver dans une quinzaine de séries différentes, pour les régates du Spi Ouest-France.

L'exceptionnelle situation géographique de La Trinité permet d'organiser des régates complexes mais équitables dans la baie de Quiberon ainsi que des courses hauturières le long des côtes de Bretagne sud et autour des îles du Ponant.

Un casino complète également l'offre en terme d'activités de loisirs et de tourisme ; il contribue à financer une partie des équipements de la ville et leur entretien.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Conseil général du Morbihan, Morbihan Hebdo no 165, du 9 au 15 novembre 2009. Page consultée le 4 juin 2010.
  4. Le Télégramme.com, Pont de Kerisper. 12 mois de réfection, 7 août 2010. Consulté le 29 octobre 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier DUBOIS, Histoire de Carnac et de La Trinité-sur-Mer, Éditions du Menhir, Carnac, 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :