Fo Guang Shan

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Porte principale du monastère.
Le hall principal du monastère.

Fo Guang Shan (TC : 佛光山, pinyin: Fóguāngshān;. littéralement: « Montagne de la Lumière de Bouddha »), est un ordre monastique international chinois du bouddhisme Mahayana. Basé à Taïwan, il est aussi l’une des plus grandes organisations bouddhistes du monde.

Le monastère de Fo Guang Shan a été créé le 16 mai 1967 au village Dashu dans le district de Kaohsiung, Taïwan, sur une colline qui était à l’origine un espace sauvage rempli de ronces et de bambous. Depuis plus de quarante ans, sous la direction de son fondateur, le Vénérable maître Hsing-Yun, et grâce aux contributions des disciples monastiques et laïcs, Fo Guang Shan est devenu le plus grand monastère bouddhiste au monde et une Terre sainte bouddhiste mondialement reconnue. Comme la majorité du bouddhisme chinois moderne, Fo Guang Shan se rattache par l'ordination au Bouddhisme Chan Rinji (臨濟宗), mais l’ordre se veut œcuménique et « promeut les huit traditions » (八宗兼弘).

Actuellement, Fo Guang Shan gère plus de deux cent centres de culte, répartis dans le monde entier. Depuis sa fondation, il s’efforce de promouvoir le « bouddhisme humaniste » et, guidé par le concept « Apporter aux hommes, la confiance, la joie, l’espérance et l’aisance », il s’efforce de « Propager le Dharma par la culture, découvrir les talents par l’éducation, améliorer la vie en société par la charité et purifier le cœur de l’homme par la pratique en commun » et de construire une Terre pure en ce monde, remplie de joie et d’harmonie.

Propager le Dharma par la culture[modifier | modifier le code]

Le nouveau mémorial de Bouddha à Taïwan

Pour relever le niveau de la foi et cultiver la juste connaissance et la juste vision, Fo Guang Shan a créé la « Fondation Foguangshan pour la culture et l’éducation bouddhistes » qui, en dehors d’encourager activement les monastiques et les jeunes talents à approfondir leurs études bouddhistes, organise tous les ans, depuis 1982, des séminaires bouddhistes académiques internationaux. En 1990, elle a créé le Concours mondial des théories bouddhistes et, en 1995, elle a présenté l’hymne bouddhiste sur les grandes scènes internationales. En 2003, pour fêter les cinquante ans d’enseignement du Dharma par le Grand maître, le Fondation a organisé le premier concert : « Musique du monde des hommes (Sounds of the human world) – Vénérable maître Hsing-Yun - Concours de la chanson bouddhiste », afin d’offrir aux jeunes d’aujourd’hui, un accueil élargi et pluraliste, écrivant ainsi une page nouvelle : Celle de la propagation du Dharma, en musique.

En outre, pour aider les adeptes à mieux comprendre le bouddhisme, « Fo Guang Cultural Entreprise », « Gandha Samudra Culture Company, » et « Foguangshan TV Center », ont publié différents livres et matériels audio-visuels bouddhistes : « Histoire des monastiques bouddhistes éminents », « Collection de bandes dessinées : Monastiques Eminents », « Sutra des cent paraboles », « DVD du Collège bouddhiste télévisé », « Les cent propos des affaires monastiques », etc. Le Comité directeur pour les Affaires religieuses de Foguangshan a, de son côté, publié successivement la « Collection : Bouddhisme », le « Foguang Textbook », la « Série : Bouddhisme humaniste » et la « Collection : Bouddhisme humaniste », pour faciliter les travaux de recherches sur le Dharma.

Travaillant depuis des dizaines d’années, le Comité des Canons de la Foi Bouddhiste a édité l’« Encyclopédie Foguang », la « Chronique de l’histoire mondiale du bouddhisme », les « Agamas-pitaka », « Chan-pitaka »,« Prajna-pitaka »,« Jingtu-pitaka »,« Saddharmapudarika-pitaka ». Actuellement, le « Vijnapti-matrata-pitaka », le « Jataka-pitaka », le « Sravaka-pitaka », le « Pitaka des chroniques historiques », le « Pitaka des images »… sont en cours de rédaction. Parmi eux, « Agamas-pitaka » et « Chan-pitaka » ont été édités en version électronique, par la Fondation Foguangshan pour la culture et l’éducation bouddhistes.

En janvier 1998, Fo Guang Shan a créé la B.L.T.V. (« Buddha’s Light Television ») et, en avril 2000, le quotidien « Merit Times », pour mieux communiquer avec le monde. En 2001, est sorti le Bimensuel « Universal Gate Buddhist Journal », qui expose les thèses bouddhistes, suivi, en 2005, par la collection complète en 120 volumes des « Thèses littéraires traitant du bouddhisme chinois » mises à jour. La même année, le livre « Le bouddhisme humaniste selon le modèle Hsing-Yun » a été publié et a reçu des commentaires élogieux venant de tous bords. Il a permis au monde, de mieux connaître le bouddhisme humaniste et Fo Guang Shan.

Découvrir les talents par l’éducation[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, Fo Guang Shan a ouvert des Départements éducatifs, tant monastiques que laïcs, dans le but de découvrir de nouveaux talents dans les domaines bouddhiste et social. Le premier Département comprend : « Le Comité de Recherches de l’Education Monastique », « l’Institut de recherches du Bouddhisme Chinois » et les seize collèges bouddhistes dispersés dans le monde entier : « Fo Guang Shan Tsung Lin University » (Taïwan), « FGS Buddhist College, Dong Zen », (Malaisie), « FGS Buddhist College, Bodhgaya », (Inde), « FGS Buddhist College, Nan Tien », (Australie), « FGS Buddhist College », (Hong Kong), « African Buddhist Seminary » (Afrique du Sud). Depuis 1977, FoGuang Shan a organisé, à dix reprises, la cérémonie de l’Ordination de la « Triple-Plate-Forme-Précepte », permettant aux monastiques du monde entier d’y participer et formant ainsi de nombreux jeunes monastiques talentueux avec, comme conséquence supplémentaire d’encourager l’harmonie entre les écoles Mahayana et Hinayana. L’éducation laïque, elle, englobe :

  • L’éducation enfantine avec les jardins d’enfants « Ci-hang », « Hui-ci », « Xiao-tian-xin » et les différentes troupes scoutes.
  • L’enseignement primaire et secondaire, avec les écoles de la langue chinoise à Taïwan : « Pu-Men High School », « Jiun-Tou Elementary and Junior High School », « Jiun-Yi Elementary and Junior High School »;
  • La formation universitaire: « Fo-Guang University et Nan-Hua University » (Taïwan), « University of the West » (USA), « Nan-Tian University » (Australie) ;
  • Les cours du soir pour adultes : « City Buddhist College », « Buddha’s Light Open University » et « FGS Srimala Buddhist Institute » (Taïwan) ;
  • Des classes temporaires de secrétariat, de formation artistique, d’initiation aux médias ou à la cuisine, etc.

Hormis ces activités, Fo Guang Shan organise aussi des retraites de courte durée, des camps d’apprentissage et de recherche du bouddhisme, destinés aux enseignants, des groupes d’étude, etc.

Améliorer la vie en société par la charité[modifier | modifier le code]

La Fondation compassionnelle Fo Guang Shan (« Fo Guang Shan Compassion Foundation »), a été créée dans le respect de l’esprit compatissant des intentions originelles de Bouddha. Les activités comprennent : les centres de consultation Foguang, pour soigner les malades démunis, les cliniques mobiles pour les régions éloignées et désertiques, les aides en période d’hiver et de fin d’année, les secours aux sinistrés, les campagnes d’encouragement au don d’organes, etc. La Fondation réunit les efforts de tous les bienfaiteurs, pour aider les orphelins, les malades, les handicapés, les personnes âgées, les personnes démunies et isolées.

En 1970, Fo Guang Shan a créé l’Orphelinat « Da-Ci », pour accueillir les orphelins taïwanais et étrangers. En 1967, il avait repris le « Home Lanyang Ren-Ai » de Yi-Lan et, en 1976, il a créé le « Home Foguang ». Ces deux établissements sont tous les deux des maisons de retraite. En 1995, il est chargé par l’administration de la province de Kaohsiung, de la gestion de l’immeuble « Fengshan Songhe », premier établissement public d’assistance sociale à être privatisé et destiné aux personnes âgées non dépendantes.

En outre, le columbarium « Wan shou », à Fo Guang Shan, a mis gratuitement deux mille loges à la disposition des personnes démunies. Les tâches de rééducation dans les prisons, sont confiées à la force de la foi religieuse et à l’aide psychologique des monastiques, en espérant ainsi, pouvoir aider les détenus à refaire face à la vie.

Enfin, des groupes de secouristes sont constitués avec des personnes ou des groupes de toutes nationalités, régions, races et genres. Ainsi, après le tremblement de terre survenu à Taïwan le 21/09/1999, le tsunami en Asie du Sud en 2004, le tremblement de terre au Sichuan (Chine) en 2008, etc., la Fondation compassionnelle Fo Guang Shan et toutes les branches de la B.L.I.A, (« Buddha’s Light International Association »), ont apporté leur contribution aux secours.


Purifier le cœur de l’homme par la pratique en commun[modifier | modifier le code]

Intérieur du sanctuaire principal du monastère Fo Guang Shan à Taiwan

En se basant sur la volonté de « payer en retour les quatre bienfaits », les disciples monastiques et laïcs de Fo Guang Shan, pratiquent chaque jour, au son des cloches et des claves, des activités bénéfiques, en commençant par le service matinal et en enchaînant avec la méditation, la récitation des sutras et mantras, la diction des noms de bouddhas, l’étude, ou encore la pratique des travaux ménagers et les services rendus aux hommes.

Pour permettre aux adeptes de pouvoir mieux pratiquer et mieux assimiler la concentration et la sagesse, les centres de Fo Guang Shan à travers le monde, organisent périodiquement des services religieux, des séances de méditation, des retraites des huit préceptes, des cérémonies des cinq préceptes et des bodhisattva-préceptes, des pratiques simultanées de Chan/Jingtu/Esotérique, des cérémonies de trois refuges, etc. Dans les centres de culte Foguangshan, on peut trouver des dharma-halls, des halls de méditation, des salles de transcription des sutras, des centres de repos, etc. Différentes activités y sont organisées continuellement et sont ouvertes au public. De plus, des dharma-services saisonniers sont donnés systématiquement, tels : le service d’offrande des lampes, la cérémonie du bain de Bouddha, le Dharma service Amitabha Bouddha, la célébration du jour du Sangha, le « Water-Land Dharma Function », etc. Outre les cérémonies religieuses, des lectures et des discours sont donnés, qui permettent aux participants de cultiver leurs connaissances du Dharma.

Les caractères spécifiques de Fo Guang Shan[modifier | modifier le code]

  1. La pratique simultanée des huit écoles, la propriété à parts égales pour les disciples, tant ordonnés que laïcs.
  2. La création en équipe, le respect et la magnanimité.
  3. La simultanéité de l’étude et de la pratique ; la pratique de la démocratie.
  4. La communauté des « six harmonies » ; l’égalité des quatre types de disciples.
  5. L’attitude vis-à-vis de la vie politique et sociale : coexistence sans ingérence.
  6. L’harmonisation de la tradition et du contemporain, en parfaite coordination.
  7. Les échanges internationaux, l’unité et la coexistence.
  8. Le bouddhisme humaniste, en marche vers la Terre pure de Foguang.

Les commandements du disciple Foguang[modifier | modifier le code]

  1. L’honneur appartient à Bouddha
  2. Le succès appartient à tout le monde
  3. Le profit appartient au Sangha
  4. Le succès appartient à Dana

L’esprit du disciple Foguang[modifier | modifier le code]

  1. D’abord le bouddhisme, ensuite moi-même
  2. D’abord la pagode, ensuite moi-même
  3. D’abord les autres, ensuite moi-même
  4. D’abord les disciples, ensuite moi-même

Les principes de travail du disciple Foguang[modifier | modifier le code]

  1. Apporter aux autres, la confiance
  2. Apporter aux autres, la joie
  3. Apporter aux autres, l’espérance
  4. Apporter aux autres, l’aisance

Les objectifs de Fo Guang Shan[modifier | modifier le code]

  1. Propager le bouddhisme humaniste. Réaliser la Terre pure Foguang
  2. Créer la communauté des quatre disciples. Instaurer la paix universelle

Fo Guang Shan est une association religieuse d’esprit bodhisattva, basée sur « le respect des six harmonies » et qui applique les concepts de : « Créer en équipe. Construire avec méthode. Ne rien faire à l’encontre de l’enseignement de Bouddha. Ne s’appuyer que sur le dharma ». Les disciples, tant monastiques que laïcs, considèrent le vœu : « Que la lumière du Bouddha éclaire les trois mille mondes ; que l’eau du Dharma coule sur les cinq continents », comme l’orientation majeure de leurs efforts pour promouvoir le Dharma et en faire bénéficier l’humanité.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]