Ashvaghosha

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Ashvaghosha (IAST: Aśvaghoṣa), mot sanskrit signifiant « hennissement », aśva:cheval; ghoṣa: cri; (vers 80-vers 150) (devanāgarī: अश्वघोष, pali: Ashvaghosa) était un philosophe et poète indien, né à Saketa dans le centre de l'Inde. Il est considéré comme le premier dramatiste sanskrit, et l'un des plus grands poètes avec Kalidasa.

Après avoir étudié l'enseignement non-bouddhiste, il se convertit au bouddhisme à la suite d'un défi insolent envers le patriarche bouddhiste Parshva. D'après sa biographie traduite en chinois[1], Aśvaghoṣa était un excellent débatteur de l'époque, le fait qu'il remportait facile des débats théoriques le rendait très arrogant, un jour ayant entendu dire que le vénérable Parshva était un orateur extraordinaire, il a décidé d'aller le vaincre avec ses disciples, en voyant ce maître connu dans son monastère, il le challengeait aussitôt avec la formule de pouvoir battre tous les points de vue, à sa forte surprise, ce maître prestigieux restait silencieux comme si de rien n'était, Aśvaghoṣa se sentait soulagé en pensant que ce vieux bouddhiste n'avait rien d'extraordinaire, auto-proclamé vainqueur, il l'a quitté d'un air méprisant avec ses élèves, mais au mi-chemin, il a poussé soudainement un cri ahurissant, ses élèves lui demandaient pourquoi, il dit que c'était lui-même qui avait perdu le débat, parce que le patriarche bouddhiste n'a rien dit, il ne pouvait rien l'attaquer, par contre sa propre formule était de battre tous les points de vue, et sa propre formule était aussi comprise, ainsi il a battu lui-même sa propre formule, quelle autodestruction stupide! Dons il est retourné tout de suite avec son groupe au monastère, et a demandé sincèrement au patriarche de l'excuser et de l'accepter comme son disciple.

Il devint après conseiller religieux auprès du roi Kanishka du Kushan.

Aśvaghoṣa est considéré comme l'un des plus grands auteurs bouddhistes. Il est l'un des quatre grands sages bouddhistes surnommés « quatre soleils éclairant le monde » avec Nagarjuna, Aryadeva, et Kumaralata. Il est considéré par la tradition du bouddhisme Zen comme son douzième patriarche.

L'ensemble de ses œuvres expose dans un style accessible les enseignements bouddhistes sous forme de paraboles et de récits.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • Shariputra-Prakarana, drame.
  • Saudrarananda Kavya, épopée.
  • Mahalankara, livre de gloire.
  • Réveil de la foi dans le Mahayana (attribution parfois contestée)[2].
  • Bouddha-Charita, "acte du Bouddha", épopée[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stuart H. Young (trans.), Biography of the Bodhisattva Aśvaghoṣa, Maming pusa zhuan 馬鳴菩薩傳, T.50.2046.183a, translated by Tripiṭaka Master Kumārajīva.
  2. Jan Nattier The Heart Sutra: A Chinese Apocryphal Text?. "Journal of the International Association of Buddhist Studies", vol 15, No 2, p 180-81 - Robert E. Buswell Chinese Buddhist Apocrypha University of Hawaii Press: 1990. p 1-29
  3. Willemen, Charles, transl. (2009), Buddhacarita: In Praise of Buddha's Acts, Berkeley, Numata Center for Buddhist Translation and Research. ISBN 978-1886439-42-9 PDF

Bibliographie[modifier | modifier le code]