Nointel (Oise)

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Nointel
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Liancourt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Clermontois
Maire
Mandat
Philippe Ladam
2014-2020
Code postal 60840
Code commune 60464
Démographie
Population
municipale
1 012 hab. (2011)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 32″ N 2° 28′ 58″ E / 49.3755555556, 2.4827777777849° 22′ 32″ Nord 2° 28′ 58″ Est / 49.3755555556, 2.48277777778  
Altitude Min. 53 m – Max. 158 m
Superficie 9,35 km2
Localisation

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Nointel

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Nointel

Nointel est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

La commune de Nointel se situe à 60 kilomètres au sud d'Amiens, à 30 kilomètres à l'est de Beauvais, à 25 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 58 kilomètres au nord de Paris[Note 1].

Communes limitrophes de Nointel
Saint-Aubin-sous-Erquery Maimbeville
Breuil-le-Sec Nointel Catenoy
Bailleval

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une grande commune dont le territoire comprend une partie dans la plaine qui constitue la région septentrionale du canton de Liancourt et s'appuie au sud sur le prolongement des coteaux du Bois des Côtes[1]. La commune s'étend entre 53 mètres et 158 mètres au-dessus du niveau de la mer. La mairie du village se situe à 57 mètres d'altitude. Le point le plus élevé du territoire se situe au sommet du bois tandis que le point le plus bas se trouve à l'ouest du village, en limite de Breuil-le-Sec[2]. On relève 81 mètres au lieu-dit le Gibet, à l'entrée du bois de Nointel, 61 mètres dans le village, 100 mètres au Puits-Hideux et à l'Aiguillon-Saint-Jean, 112 mètres à la Couarde, 116 mètres au-delà de cette ferme, à l'angle nord-ouest du territoire[b 1]. Le grand plateau crayeux de Picardie a sa limite sur le territoire, avec Catenoy. La craie blanche paraît au nord du village. Tout le pays situé au nord d'une ligne tirée de la butte de Sacy-le-Grand à Villers (Catenoy), et au-delà du bas du chef-lieu, est crayeux. Il y a près du bois de Nointel quelques dépôts de sable peu épais. L'escarpement au-dessus de Nointel laisse voir dans le bas, du sable quartzeux rubané, à gros grains verts. Le talus des coteaux est couvert d'un dépôt sablonneux formant terrasse, qui paraît avoir été transporté ou remanié par les eaux[3]. La commune se trouve en zone de sismicité 1[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'une des deux mares du village, Rue des Boues.

Nointel n'a pas de cours d'eau, mais des sources qui sont nombreuses dans la partie boisée. Par contre, la ferme de la Couarde ne trouve d'eau naturelle qu'à une grande profondeur, comme tous les villages de la zone crayeuse du plateau picard, soit 80 mètres environ[b 1]. Dans le bois des côtes, se trouve une source captée au lieu-dit des Raques. Un réservoir se situe à proximité de l'église. On peut également remarquer deux mares : l'une Rue du Saulon et l'autre Rue des Boues. Un large fossé sur la place de la mairie permet de recevoir les eaux de pluies[2]. Les zones les plus basses du territoire, comprises entre la route départementale 931 et le bois des Côtes, se trouvent au-dessus de plusieurs nappes phréatiques[5].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La route nationale 31, de Rouen à Reims, passe au nord du chef-lieu. C'est une artère transversale de grande importance, surtout pour le passage de marchandises, en reliant le bassin maritime du Havre-Rouen au bassin industriel de l'est[b 2]. Le village se situe au kilomètre 110 de cette route. Depuis juillet 2012, l'ancienne route a été déclassée en D931 à la suite de la déviation en voie rapide du village, qui reliera à terme Beauvais à Compiègne. Plusieurs routes communales relient la commune aux villages limitrophes de Breuil-le-Sec et de Catenoy[2]. La voie ferrée secondaire de Beauvais à Clermont et Compiègne avait autrefois une halte desservant la localité[b 2]. Inaugurée le 15 avril 1879 entre Clermont et le Bois-de-Lihus[6], le trafic voyageur cessa le 15 mai 1939 à cause de la Seconde Guerre mondiale[7]. La voie fut déclassée entre le hameau de Froyères (Choisy-la-Victoire) et Estrées-Saint-Denis en 1964 en condamnant la halte communale[8]. Aujourd'hui, la section restante est utilisée pour le trafic de marchandises et la gare a été transformée en habitation. La gare ferroviaire la plus proche de la commune est celle de Clermont, sur la ligne de Paris-Nord à Lille, se trouvant à 5 kilomètres à l'ouest[9]. La gare de Liancourt-Rantigny, sur la même ligne, se site à 5,7 kilomètres au sud-ouest[10]. La commune est desservie par une ligne de transport scolaire reliant la commune aux établissements de Clermont et de Breuil-le-Vert par l'arrêt « mairie »[11]. L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 28,5 km à l'ouest de la commune[12] et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se trouve à 41,2 km au sud[13]. Il n'existe aucune liaisons entre la commune et ces aéroports par des transports en commun. La commune est traversée par la variante de l'avenue verte reliant Londres à Paris. Son itinéraire suit les rues de Courcelles, Biot, des Boues et du Saulon[14]. Le circuit de randonnée no 12 du GEP Centre Oise traverse également le territoire par le village et le bois des Côtes[15]. Une section de la Trans'Oise, voie verte départementale, longe la D931 de Breuil-le-Sec jusqu'à Catenoy, en vue d'être prolongée à terme vers Compiègne.

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les zones bâties qui représentent 6.2% du territoire sur 58 hectares, la commune se compose à 65% de cultures sur 612 hectares. Les espaces boisés, qui rassemblent le bois des Côtes au sud, les bois de Nointel et de Blanc Lieue au nord ainsi qu'une parcelle boisée dans le fond de la Gorgue constituent 237 hectares de la superficie, soit 25.3%. On compte 19 hectares de vergers et prairies (2%), 5 hectares de terrains nus, 4 hectares de délaissés urbains et ruraux ainsi que 2.5 hectares de landes[16]. Le territoire communal comportait à l'origine une plus grande surface boisée comme en témoigne les lieux-dits du bois de Juvigny et du bois Jean[2]. Le bois des côtes constitue une zone Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[17]. Il est traversé par quelques corridors écologiques potentiels[18].

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Nointel, qui signifie « petit Nogent », fut « Novientellum » à l'origine, puis « Nogentellum » vers 1120, « Noingetelum » vers 1144, « Noientellum » en 1235, « Noyentellum » en 1304, « Nogentel » en 1334, « Nointel-Béchamel » vers 1700, en hommage à Louis Béchameil de Nointel, inventeur de la célèbre sauce[19], « Nointel-en-Beauvoisis ». Ce nom avait la même origine que Nogent, marquant toutefois un diminutif signifiant « petit village nouvellement crée »[20]. On sait que le nom de la ferme de la Couarde signifie la Queue, la Corne d'un bois (ce bois s'étendait jadis à la fois sur Nointel et Catenoy). C'est un mot fort répandu dans les régions boisées. Des documents désignent ce lieu sous ce nom en 1263, mais il se serait antérieurement appelé Juvigny[b 2]. Un village homonyme se situe dans le Val-d'Oise, Nointel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines celtiques et gallo-romaines[modifier | modifier le code]

Plan du camp de César et ses environs, dans le bois des Côtes

Selon Amédée Beaudry, la Couarde doit être un lieu très ancien, pré-celtique. Des ouvriers devaient s'y trouver, qui travaillaient pour faire des armes et des outils avec les silex retirés des carrières proches (sur les territoires actuels de Breuil-le-Sec et de Nointel). Ces silex s'y trouvaient par lits réguliers, dans la craie. Dans les galeries des carrières ont été trouvées des bois de cerfs agencés en forme de pic pour extraire les silex. Ceux-ci étaient débrutis aux abords des puits et parachevés à l'atelier de la Couarde. Les silex taillés trouvés au camp de César de Catenoy, dans la sépulture pré-celtique, provenaient très certainement des carrières creusées dans la craie au nord de Nointel. Selon les historiens, la commune avait une population celtique (bellovaque) lors de l'arrivée des Romains. Au moment de la première campagne de Jules César dans notre contrée, en 57 avant notre ère, ceux-ci ayant traversé l'Oise près de Venette, avaient suivit le val de Nointel, passant immédiatement au pied du plateau de Liancourt, et atteignant sans difficultés sérieuses la ville gauloise qui devint Beauvais. Mais en 51, empruntant le même itinéraire pour la seconde campagne contre les Bellovaques, ils ne purent sans grands risques s'aventurer dans les marais de la Brêche parce que leurs ennemis tenaient nombreux les coteaux de Clermont. César décida alors de s'établir sur ce qui constitue aujourd'hui le bois des Côtes et de préparer sa progression en attendant des renforts. Il abandonna ce très grand camp, pour commencer la poursuite des troupes de Coreus. Nointel devint, sous l'occupation gallo-romaine, un « viculus » : petit-bourg ayant une administration propre[b 3]. Une partie de l'ancienne chaussée Brunehaut, voie romaine Beauvais à Saint-Martin-Longueau, est encore présente sur le territoire[2].

La Guerre de Cent Ans et la Jacquerie[modifier | modifier le code]

La population aurait été de 1700 âmes en 1303[a 1]. On cite le village en 1164 avec Godefroy « chevalier de Nointel » ou plus exactement de « Noingetelum ». En 1270, les habitants qui avaient des terres à Catenoy furent appelés à verser une quote-part d'impôt pour payer le gîte du roi, descendu au château de Catenoy. Au XIIIe siècle la terre appartenait surtout à une famille dont le chevalier Oudart est demeuré connu. Il eut pour fils Jean de Nointel qui, du fait de ses talents, fut nommé cardinal à 23 ans, le 23 mars 1281. L'histoire le relate sous le nom de cardinal Collet ou Chollet. Il fut le promoteur du concile de Paris en 1284. Le pape le chargea de missions diplomatiques importantes. Mais il mourut jeune, en 1291 ou 1292. Ses biens servirent à la fondation, près de l'Université de Paris, du collège des Cholets, destiné aux écoliers des diocèses d'Amiens et de Beauvais. Parmi les autres seigneurs du lieu, on cite Jean de Paillart, qui y avait son manoir vers 1373, et qui possédait aussi des biens à Rantigny. Ce fief a été conservé à son tour au village. Il s'agissait également de l'époque où la guerre de Cent Ans et la Jacquerie avait fait de nombreux ravages[b 4].

La guerre de Cent Ans (1337-1453) vit les Anglais et leurs alliés les Bourguignons s'établir à Beauvais. À plusieurs reprises ils vinrent assiéger les châteaux de Clermont et de Nointel. À chaque fois les villageois furent victimes de combats et de pillages. En 1358, à la suite de la désastreuse bataille de Poitiers de 1356, où le roi Jean le Bon fut fait prisonnier, son fils le régent, futur Charles V, rencontra à Damaslieu le prétendant au trône de France, son cousin Charles le Mauvais. L'entrevue n'eut pas de suite heureuse. Quelques jours après la Jacquerie éclatait dans le Beauvaisis. Elle était due à la grande misère du peuple qui supportait la guerre depuis 20 ans et aux excès des Grandes Compagnies. Elle groupa les non-nobles et les gens du plait pays (la campagne). Elle fut de courte durée (du 21 mai au 25 juin 1453). Cette révolte se propagea rapidement en Île-de-France et en Picardie. Elle fut conduite par Guillaume Carle, natif de Clermont ou de Mello. Le 12 juin, les révoltés sous la conduite de Calle, se trouvaient dans la plaine entre Catenoy et Nointel, au sud de la basse-Chaussée Brunhaut. Ils se heurtèrent aux troupes de Charles le Mauvais, roi de Navarre, venant de Clermont. Sur environ 4000 Jacques, plus de 3000 furent massacrés ou pendus en ce lieu qui porte toujours le nom de Champ de Bataille. Le chef Calle, attiré par traîtrise à Clermont, y fut mis à mort, ce qui acheva la répression de ces compagnons[b 5].

Par lettres datées de Montrichard, près de Tours, le 10 avril 1431, Charles VII ordonnait que seraient démolies et abattues certaines places non soutenables parmi lesquelles Nointel, Catenoy et Saint-Queux. En ce temps là, le comté de Beauvais était la principale frontière du royaume, du fait que le Vexin et la Normandie se trouvaient au mains du roi d'Angleterre. Or la forteresse de Nointel avait été démentelée en 1358 et ses ruines donnaient volontiers abri aux mendiants qui parcouraient les campagnes, c'est pourquoi le roi voulait la faire raser. Nointel avait un notaire, comme beaucoup de paroisses des environs[b 6].

Époque moderne, le marquisat de Nointel[modifier | modifier le code]

Nointel, carte de Cassini.

La seigneurie appartint aux maisons de Laval, de Nesle et d' d'Humières. En 1602 elle était à Louis de Crevant, qui la vendit à François Olier, notaire et secrétaire du roi. Olier agrandit son domaine à Autreville, Béronne, Gicourt, Ronquerolles et Rantigny. C'est alors qu'un nouveau château fut construit. En 1611, François Olier obtint du monarque la création de foires et de marchés. Son fils Édouard reçut Louis XIII en son château les 22 septembre et 28 octobre 1633. L'année suivante son domaine fut érigé en marquisat comprenant avec les terres déjà citées ci-dessus, celles d'Agnetz, Boulincourt, Breuil-le-Sec et Lessier. Le marquisat, avec les fiefs d'Autreville, de Bailly-le-Bel et de la Couarde, fut cédé le 31 août 1671 par les héritiers de Charles-François Olier à Louis Béchameil de Nointel, lequel obtint la confirmation du marquisat en 1691, ou 1697 et le rétablissement des foires et marchés en 1707. L'histoire fit état d'un long procès qui se poursuivit entre ces deux petites filles et leur tante et tutrice, d'une part, et le mari de l'une des petites-filles, d'autre part, Thomas Ribault. Il réussit à conserver la direction du domaine, malgré les querelles familiales, et l'a vendu le 13 décembre 1787 au duc de Bourbon Louis-Joseph, prince de Condé, qui possédait déjà Clermont. Au début des guerres de la Révolution, les gens de ce dernier, qui lui étaient restés fidèles pendant son émigration, avertis de certains succès de l'armée des émigrés, garnirent de branches de laurier le blason à l'entrée du château. Il y eut plainte au Directoire du District de Clermont et des incidents graves à Nointel. En 1789, dans leurs cahiers de revendications les habitants ne soulèvent que des questions d'ordre économique. Ils se plaignaient de ne pouvoir travailler que 300 mines de terres labourables, 125 mines de vignes et 125 mines de parquets[21]. D'autre part, la plupart de leurs maisons étaient couvertes en tuiles, et ils avaient été, pour ce fait, accablés par des taxes exorbitantes. Ils demandaient la modification des droits sur les boissons, la construction dans chaque village d'un tribunal arbitral pour les petites contestations, l'interdiction à tout citoyen de posséder plus d'une ferme dans le même pays, la permission de chasser les moineaux au fusil, l'achèvement de la route allant de Normandie en Champagne. Les terres relevant du marquisat de Nointel furent vendues presque toutes de 1820 à 1830[b 7]. La population était de 648 habitants en 1720[a 1]. Le château est rasé après les évènements de la Révolution. On y trouvait le prieuré Saint-Benoit, dépendant de l'abbaye de Molesme[a 2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1794, sous la Terreur, le château devint prison, en même temps que ceux d'Argenlieu, Hondainville et Liancourt, pour remplacer la maison de détention établie au château de Chantilly. Il reçut 80 détenus, probablement libérés tous par la suite. Mais l'édifice fort délabré, fut démoli presque entièrement en 1808-1810. Le savant Jean-Baptiste Biot, membre de l'Académie française, de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et de l'Académie des sciences, qui avait acquis la propriété, n'habitait pas les restes du château, mais les dépendances. Il fut maire de Nointel pendant quelques années. Une troisième château fut exécuté dans le goût moderne, en 1903, à proximité des deux précédents, faisant face au nord, alors que les deux autres faisaient face à l'est[a 3]. La commune fut du canton de Sacy-le-Grand dès 1790, puis de celui de Bailleul-le-Soc du 15 octobre 1801 au 16 mars 1803, ensuite de celui de Liancourt. La population avait diminué à la fin du XIXe siècle, étant réduite à 506 en 1891. Une demande de rattachement de la commune au canton de Clermont fut présentée en 1947, mais n'eut pas de suite. Autrefois uniquement occupée à la terre, cette population trouve dans les années 1960 son emploi en grande partie aux usines et aux établissements voisins, à Clermont et Labruyère. En 1962, la population se chiffrait à 686 habitants, dont 18 seulement hors de l'agglomération[a 1].

La gare de Nointel fut inaugurée en 1870 sur la ligne de Clermont à Compiègne. Elle fermera ses portes en 1939, à cause de la Seconde Guerre mondiale. À la suite du projet crée dans les années 1980, la déviation du village de la route nationale 31 a été inaugurée en 2012.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1925 1945 Armand Dupuis RRRS député, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 2001 Paul Beauvais    
mars 2001 en cours
(au 19 septembre 2014)
Philippe Ladam[22] PS Professeur de lettres
Réélu pour le mandat 2014-2020[23]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 012 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
680 629 660 650 649 613 597 503 589
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
586 543 532 519 513 549 552 506 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
458 449 426 466 491 454 515 555 578
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
686 689 718 885 1 041 1 035 1 008 1 004 1 009
2011 - - - - - - - -
1 012 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 26,5 %, plus de 60 ans = 18,4 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 15,5 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 26 %, plus de 60 ans = 22,1 %).
Pyramide des âges à Nointel en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
4,0 
75 à 89 ans
7,2 
14,4 
60 à 74 ans
14,5 
26,5 
45 à 59 ans
26,0 
20,4 
30 à 44 ans
23,3 
17,2 
15 à 29 ans
13,1 
17,6 
0 à 14 ans
15,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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La commune de Nointel compte trois monuments historiques sur son territoire.

  • L'église Saint-Vaast : Église des XIe siècle et XIIIe siècle d'un mélange de styles gothique et roman, elle possède de beaux fonts baptismaux. Le clocher, central et rectangulaire, est voûté d'ogives. L'église possède une belle chasuble de velours ponceau du XVIe siècle et représentant la crucifixion. L'église a deux chapelles : la chapelle Saint-Vaast et la chapelle de la Sainte Vierge. Sur le mur du côté de la nef latérale nord, est scellée la pierre tombale de Jean-Baptiste Lagache (1734-1800). Il fut envoyé à l'assemblée électorale du département en 1790. L'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1927[27].
  • Le camp de César : Les restes du camp romain sont classés depuis 1937[28].
  • Ancienne ferme du marquisat de Nointel : La ferme, qui comprend un pigeonnier et un porche, est inscrite monument historique depuis 1992[29].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Château de Nointel.
  • Château de Nointel : Ce château, dont le propriétaire est le chanteur compositeur Renaud Siry. C'est le 3e château construit à cet emplacement, les 2 précédents ayant brûlé pendant des guerres. Dans ce château se trouve le Musée de l'automobile miniature réunissant plus de 5000 voitures de collection, inauguré en 1986 par Jean-Pierre Beltoise. Le jardin d'agrément est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables[30].
  • Chapelle Notre-Dame de la route : Chapelle du XIVe siècle située en bordure de la route nationale 31 (déclassée en D931). La tradition est d'y faire procession en partant de l'église, le dimanche qui suit le 6 septembre.
  • Calvaire, à l'angle rue du Saulon et de l'impasse de l'église
  • Arbre du bicentenaire
  • Rocher

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Beaudry (l'abbé), « Nointel », Procès-verbaux et communications diverses / Société archéologique et historique de Clermont, Clermont (Oise), Imprimerie du Journal de Clermont,‎ 1904, p. 154-170 (ISSN 11603828, lire en ligne)
  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1995 (1re édition 1968), 557 p. (ISBN 2841780538)
  • Daniel et Emmanuel Delattre, Le Canton de Liancourt, Grandvilliers, Delattre,‎ 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 6 juillet 2013)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Daniel et Emmanuel Delattre, Le Canton de Liancourt, Grandvilliers, Delattre,‎ 2000
  1. a, b et c p. 308
  2. p. 111
  3. p. 313
  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1968, 560 p., p. 308 à 316
  1. a et b p. 308
  2. a, b et c p. 307
  3. p. 310-311
  4. p. 311-312
  5. p. 110-111
  6. p. 312
  7. p. 312-313

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1837, 145 pages, page 75
  2. a, b, c, d et e Carte 1/15 000e sur Géoportail.
  3. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1837, 145 pages, pages 10 à 14
  4. « Risques naturels majeurs », sur macommune.prim.net (consulté le 7 octobre 2013)
  5. « Carte de remontée des nappes », sur www.inondationsnappes.fr (consulté le 7 octobre 2013)
  6. José Banaudo, Trains oubliés : 4. l'État, le Nord, les Ceintures, Menton, Éditions du Cabri, 1982, 223 p. (ISBN 2903310246), p. 152-153.
  7. Marc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich et Pierre Laederich, Histoire du réseau ferroviaire français, op. cit., p. 154-156 et 188.
  8. Journal Officiel de la République Française du 22 février 1964, page 1 828.
  9. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Nointel à Clermont (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 7 octobre 2013)
  10. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Nointel à Rantigny », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 7 octobre 2013)
  11. « Lignes de transports en commun desservant Bury (carte et lignes) », sur Oise mobilité (consulté le 7 octobre 2013).
  12. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Nointel à Tillé (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 7 octobre 2013)
  13. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Bury à Tillé (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 7 octobre 2013)
  14. « L'étape Pont-Sainte-Maxence - Clermont de l'avenue verte London - Paris », sur www.avenuevertelondonparis.com (consulté le 27 août 2013)
  15. 14 randonnées en Centre Oise, GEP Centre Oise, carte page 20
  16. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels sur la commune de Fouilleuse », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 7 octobre 2014)
  17. « Bois des Côtes, fiche znieff détaillée », sur www.donnes.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 8 octobre 2014)
  18. « Corridors écologiques potentiels à Nointel », sur www.donnes.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 7 octobre 2013)
  19. La Sauce béchamel
  20. p. 307 et 311
  21. Soit 77 hectares de labour et 32 de vignes
  22. « A Nointel, le maire repart en campagne : Pour Philippe Ladam, maire de Nointel, c’est un mandat qui s’achève. Cependant, le maire sortant se présente à nouveau en tant que tête de liste avec son équipe qu’il estime et avec laquelle il a pu concrétiser de nombreux projets au cours de ces dernières années », Le Courrier picard,‎ 12 mars 2014 (lire en ligne).
  23. « Voici le visage de vos nouveaux élus », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 8
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. « Évolution et structure de la population à Nointel en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  27. « église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « camp », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « jardin d'agrément », base Mérimée, ministère français de la Culture