Catenoy

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Catenoy
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Liancourt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Clermontois
Maire
Mandat
Michel Rubé
2014-2020
Code postal 60840
Code commune 60130
Démographie
Population
municipale
1 017 hab. (2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 09″ N 2° 30′ 41″ E / 49.3692, 2.511449° 22′ 09″ Nord 2° 30′ 41″ Est / 49.3692, 2.5114  
Altitude Min. 53 m – Max. 163 m
Superficie 12,61 km2
Localisation

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Catenoy est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

La commune se situe à 60,5 kilomètres au sud d'Amiens, à 32 kilomètres à l'est de Beauvais, à 23 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 58 kilomètres au nord de Paris[Note 1].

Communes limitrophes de Catenoy
Maimbeville Épineuse
Nointel Catenoy
Bailleval Labruyère Sacy-le-Grand

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire se constitue en une vaste plaine dépourvue d'eau, bornée au sud par des coteaux boisés[1]. Celui-ci comprend une colline, une vallée large et une pente allongée où commence le plateau picard, et présente des différences d'altitude assez considérables[a 1]. La commune s'étend entre 53 mètres et 163 mètres au-dessus du niveau de la mer. La mairie du village se situe à 61 mètres d'altitude. Le point le plus bas se situe sur la route départementale 10, au sud-est, près de la limite communale et le point le plus élevé du territoire se trouve au sommet du bois des Côtes, au sud. Ce dernier forme un plateau dominant le centre et le nord de la commune, au sud, dont les pentes s'inclinent de 163 à 75 mètres d'altitude vers le chef-lieu. L'extrémité est de ce plateau, culmine à 157 mètres au Camp de César. Le reste de la commune est situé sur une plaine incliné vers le sud (fond de la mare), où se trouve à son point culminant le hameau de Luchy à 113 mètres au-dessus du niveau de la mer. À l'extrême nord du territoire, la ferme du bois de Luchy se localise à 106 mètres. Le hameau de Saint-Antoine, dans le prolongement nord du village, se trouve à 66 mètres, Visigneux (au nord-est du chef-lieu) à 64 mètres, Villers (à l'est du village) à 62 mètres et Courcelles (au sud-ouest), à 62 mètres d'altitude. Au sud-est, la vallée Beudron forme une partie de la limite communale avec Sacy-le-Grand. Près de la ferme du bois de Luchy se trouve l'ancienne fosse dite du Saint-Suaire, qui témoigne de la géologie du territoire[2]. Le grand plateau crayeux de Picardie a sa limite sur le territoire. La craie blanche paraît au nord du village, et elle arrive même très près des coteaux du Bois des Côtes, puisqu'on la voit dans la Grande rue. Elle se montre aussi dans un affleurement entre le tertre et le hameau de Villers. Il y a près de Luchy quelques dépôts de sable peu épais. L'escarpement au-dessus du chef-lieu laisse voir dans le bas, du sable quartzeux rubané, à gros grains verts. La même disposition de sable contenant des concrétions calcaires tuberculeuses règne autour du cap qui porte le camp de César. Le plateau du camp montre des lits de sable roux et blanc. Les rognons calcaires blanc paraissent à la surface. Le talus des coteaux est couvert d'un dépôt sablonneux formant terrasse, qui paraît avoir été transporté ou remanié par les eaux. On y trouve beaucoup de petits galets, et en plusieurs lieux des lits ou amas de coquilles fossiles brisées pareilles à celles qui accompagnaient les lignites du Soissonnais. On en voit en quantité au-dessus de Villers où les champs sont remplis de cyrènes brisées[3]. La commune se trouve en zone de sismicité 1[4]. On trouve une potentialité des effondrements de mouvements de terrains sur le territoire, mais ceux-ci sont non-localisés[5].

Hydrographie et eau potable[modifier | modifier le code]

La commune n'est arrosée par aucun cours d'eau. Elle a des sources à flanc de coteau, dont les excédents éventuels, ainsi que les eaux de pluie, s'écoulent vers Nointel. Aux fermes de la partie nord du terroir les puits ont une profondeur atteignant 80 mètres. Les mares qui subsistent sont sèches au cours des étés[a 2]. On les trouve au nord et à l'ouest du village, au hameau de Saint-Antoine, ainsi qu'à la ferme de Luchy. Un réservoir se trouve également le long de la route départementale 137 dans le bois des Côtes, au sud[2]. Les zones les plus basses du territoire, entre la D931 et le bois des Côtes, sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Catenoy

La commune est desservie par la route nationale 31, reliant Rouen à Reims par Beauvais et Compiègne. La route nationale 31 traverse le territoire d'ouest en est, ne touchant les habitations qu'au quartier Saint-Antoine. Son tracé a été rectifié au XIXe siècle, en direction de Compiègne par rapport à la route précédente et au chemin antique. La chaussée a été élargie dans les années 1960 pour répondre au trafic croissant des camions[a 2]. Elle est aujourd'hui déviée du hameau de Saint-Antoine par une voie express inaugurée 2012 débutant à Breuil-le-Sec et se terminant provisoirement à l'est du village. Il s'agit du principal axe routier traversant le territoire. À terme, son tracé sera entièrement en deux fois deux voies jusqu'à Compiègne. L'ancienne route a été déclassée en D931 de Catenoy à Clermont en passant par Nointel. La route départementale 10, débutant à l'est de Saint-Antoine sur la D931, rejoint la commune voisine de Sacy-le-Grand et se termine à Saint-Martin-Longueau. La route départementale 137, reliant Maimbeville à Noailles, arrive de cette première commune par le nord au hameau de Saint-Antoine par la rue du Maimbeville où elle croise la D931 puis traverse et quitte le village par le bois des Côtes par la rue de Liancourt. La route départementale 161, débute au commencement de la route départementale 10 à l'est de Saint-Antoine, suit la rue de la Gare et se dirige vers Épineuse. Plusieurs routes communales se situent sur le territoire et relient Catenoy à Nointel, la D137 à Courcelles, Catenoy à la route nationale 31 par Villers, la D137 à la D161 par Luchy ainsi que Luchy à la ferme du bois de Luchy[2]. La commune est en partie traversée par l'ancienne ligne de Rochy-Condé à Soissons, reliant en partie Beauvais à Compiègne. En même temps que l'ouverture de la ligne entre Clermont et le Bois-de-Lihus, la halte ferroviaire de Catenoy fut inaugurée le 15 avril 1879 [7]. Suite à la Seconde Guerre mondiale, le trafic voyageur cessa le 15 mai 1939[8]. La voie fut déclassée entre le hameau de Froyères (Choisy-la-Victoire) et Estrées-Saint-Denis en 1964 en condamnant la halte communale[9]. Aujourd'hui, la section restante est utilisée pour le trafic de marchandises et la gare a été transformée en habitation. La gare la plus proche est celle de Liancourt-Rantigny à 6,7 kilomètres au sud-est sur la ligne Paris-Nord - Lille[10]. Située sur la même ligne, la gare de Clermont-de-l'Oise se trouve à 7 kilomètres à l'ouest[11]. La commune est desservie par le réseau Kéolis Oise du conseil général de l'Oise par la LR8A reliant Pont-Sainte-Maxence à Liancourt-Rantigny, la LR33B de Catenoy à Breuil-le-Vert par Clermont, LR33-Renf de Clermont à Compiègne et LR33-Compiègne effectuant le même trajet. Une ligne de transports scolaires relie le village aux établissements secondaires de l'agglomération de Clermont[12]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie l'école primaire communale de Maimbeville à Catenoy et au hameau de Luchy[13]. L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 30,6 km à l'ouest de la commune[14] et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle se trouve à 40,6 km au sud[15]. Il n'existe aucune liaisons entre la commune et ces aéroports par des transports en commun. La variante de l'avenue verte reliant Londres à Paris traverse la commune par la route départementale 10 puis par les rues de Sacy-le-Grand, des Buttes, de Courcelles et de Nointel[16]. Le circuit de randonnée no 12 du GEP Centre Oise traverse également la commune par Courcelles, Catenoy, la vallée Beudron puis par le mont César, dans le bois des Côtes[17].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les parties cultivées et urbanisées, la commune se compose de zones boisées. Le bois des Côtes est le plus grand ensemble boisé du territoire communal. Il comprend également les bois de Courcelles (au sud-ouest) et de Catenoy (au sud-est). Occupant le sud du territoire, il est inscrit en zone ZNIEFF de type 1[18] et se trouve sur le passage d'un corridor écologique potentiel[19]. D'autres zones boisées comme le bois de Luchy, à la limite nord de la commune, ou le bois de Favières, l'est du territoire complètent cet écosystème. D'autres petites parcelles se situent également près de Courcelles, de Saint-Antoine et de Luchy ainsi qu'à proximité des lieux-dits du « bois de Blanc Lieue », de « l'Aiguillon Saint-Jean », de « la Fosse Marinet » et du « Bois Verdelet »[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs hameaux, tous situés, comme le chef-lieu, au pied du versant nord de la montagne de Liancourt ou Bois des Côtes : Courcelles, la Gare, Saint-Antoine, l'Usine, Villers et Visigneux, et deux écarts : Luchy et la ferme du bois de Luchy, bâtis en limite de la plaine picarde, presque en limite communale[a 2].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le quartier Saint-Antoine, l'Usine proche, l'ancien hameau de Saint-Vaast sont groupés près de l'ancienne route nationale. Mais des constructions les ont réuni au village. Au sud du village, au bas du chemin descendant du coteau, est l'ancien hameau du Fayel, également réuni au village. À l'est de Catenoy sont, très voisins l'un de l'autre, Villers et Visigneux. Le petit hameau de Luchy, comprenant deux fermes, est à deux kilomètres et demi du centre. Plus au nord se trouve la ferme du bois de Luchy[a 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes « Castenetum » vers 1010, « Castiniacum », « Castenoix », « Casthenoy » et « Catte Noix » en 1726. En picard, il se prononce « Catnoé ». Ce fut tout d'abord un fundus gallo-romain. Son nom indique un lieu planté de châtaignes. Le suffixe latin -etum a laissé le y final[a 2].

L'ancien hameau du Fayel a un nom signifiant lieu où poussent les hêtres : « Fagetum ». Le hameau de Courcelles, petite cour, petit domaine, se nommait « Castenatum » vers 1169, « Corceles » en 1246. Visigneux s'appelait « Visignolium » vers 1250, « Visigneul » en 1517. Luchy fut un fundus gallo-romain, domaine de Luciacum. Villers fut ainsi nommé car c'était une possession de la maison de Villers-Saint-Paul. La ferme du bois de Luchy prit ce nom à la suite du défrichement d'une grande étendue boisée voisine de Maimbeville[a 3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Plan de l'ancien camp de César et ses environs, dans le bois des Côtes.

En 1845, il a été trouvé à Catenoy un tumulus qui enveloppait une sépulture renfermant entre 22 et 26 squelettes humains de l'époque préhistorique. Il se trouvait confondu avec le rempart que l'on savait remonter aux Gaulois. Il s'agissait d'une grande cavité, dallée de pierres brutes, ayant 3 à 4 mètres de côté, où les squelettes se trouvaient superposés. On y découvrit aussi de petits objets. Certains ossements portaient des traces de feu. Les silex ne provenaient pas de l'endroit, mais très certainement des carrières qui furent plus tard reconnus au nord de Catenoy et Nointel, à Fitz-James, Saint-Aubin-sous-Erquery. Il n'a pas été trouvé là des objets en bronze. Mais des découvertes indiquent que ce promontoire a été occupé par des peuples possédant l'art de polir le silex et l'art de la poterie. Un examen approfondi des lieux a fait apparaître que les Gaulois (les Bellovaques) avaient installé là une fortification. Il y fut trouvé les traces d'un refuge datant de leur civilisation. Le camp était défendu vers l'ouest, côté où il était relié au Plateau, par un boulevard de 7 à 8 mètres d'élévation et environ 12 mètres d'épaisseur. La superficie totale occupée par l'ouvrage et ses défenses est approximativement de 4 hectares et demi. Lorsqu'en 51 avant Jésus-Christ, les légions romaines installèrent, plus à l'ouest sur le Plateau, ce qui devient le Grand Camp, elles occupèrent aussi cet emplacement parfaitement situé pour la surveillance des plaines nord et est. Mais elles adaptèrent les fortifications gauloises à leur propre technique, leurs ouvrages étant de dimensions moins considérables que ceux des Bellovaques. En 1839 des sarcophages furent trouvés au camp. Plus récemment, l'exploitation de la carrière du Fayel, près de la D137, en a mis d'autres au jour. Ils sont mérovingiens, comme en témoigne une francisque. D'autres se trouvaient à Saint-Vaast, le hameau disparu. Cette pointe avancée, dite camp César, ne semble pas avoir plus tard joué un rôle militaire important[a 4]. Une des anciennes chaussées Brunehaut, qui venait de Saint-Martin-Longueau, se séparait, sur le territoire de Sacy-le-Grand, en deux voies qui passaient : l'une (La haute-Chaussée) aux bois de Favières et de Luchy, l'autre (la Basse-Chaussée) en direction du bois de Nointel. Ce sont maintenant des chemins secondaires[a 5]. À l'emplacement du hameau de Courcelles fut un castellum de la défense du Grand Camp. Luchy fut un fundus gallo-romain, domaine de Luciacum[a 3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge Catenoy fut le chef-lieu d'une châtellenie qui dépendait du comté de Beauvais. Il en est fait mention, en particulier, dans une charte du roi Robert II, de l'année 1015, sous le nom de Villa Castiniaco. Le château, dont il ne reste des vestiges dans le vieux mur (de 3 mètres d'épaisseur par endroit) qui entoure une partie de la mairie, fut la résidence d'été des évêques-comtes de Beauvais avant la construction du château de Bresles. Cette seigneurie disposait d'une mesure particulière pour les grains. Elle avait, sous le nom de prévôté, une justice dont le ressort fut longtemps contesté par le bailliage de Senlis et de celui de Beauvais, auquel un arrêté du parlement, en date du 26 août 1760, le maintint définitivement. Les rois de France avaient droit de gîte à Catenoy. Le bourg fut dévesté en 1358, lors de la Jacquerie. Le château, détruit, ne fut pas rétabli. Cette révolte des paysans et d'une partie du clergé se termina dans la plaine entre Catenoy et Nointel, au lieu-dit le Champ de Bataille, par une lutte sanglante dans laquelle les troupes de Charles le Mauvais massacrèrent ou pendirent plusieurs centaines[20] de révoltés. Leur chef, Guillaume Carle, fut, par ruse, attiré à Clermont et y eut la tête tranchée. Sa mort amena la dispersion de ce qui restait de ses partisans. Un marché fut institué à Catenoy, afin de permettre de relever les ruines que des tragiques événements avaient. En avril 1361, le roi Jean le Bon confirma cette institution, qui est à l'origine de la foire de la Saint-Michel. Elle se tenait le 29 septembre. Elle a lieu maintenant le premier dimanche d'octobre. Pendant très longtemps la seigneurie de Villers-les-Catenoy appartint à la famille de Villers-Saint-Paul, comme Labruyère et divers autres lieux. En 1352, le principal de la seigneurie consistait en un manoir, cens, champarts, vignes et comprenait aussi les voiries. Le Fayel possède encore des traces de son ancien manoir dans une construction massive en bordure de route[a 6]. La paroisse a eu le titre de ville[a 2]. L'ancien hameau de Saint-Vaast eu jadis une église et un cimetière Saint-Antoine fut le siège d'une commanderie dépendant de l'abbaye Saint-Antoine de Paris et en dernier lieu, avant la Révolution, de l'Ordre de Malte. Il en demeure la chapelle du XVe siècle, transformée en grange, et le corps d'habitation. Elle fut longtemps un hôpital. Les habitants du hameau de Villers ont longtemps relevé de la paroisse de Choisy-la-Victoire, comme ceux de Ladrancourt (Sacy-le-Grand). Visigneux fut une agglomération médiévale. La ferme d'Orcamp fut jadis construite par les moines défricheurs de l'abbaye d'Ourscamp, d'où son nom[a 3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Catenoy, carte de Cassini

On trouve mention de l'acte par lequel, le 16 janvier 1673, les héritiers de Nicolas Thibault vendirent à Louis Béchameil de Nointel, marquis de Nointel, les fiefs de Courcelles, Fayel et Luchy[a 7]. Jadis, cette population s'occupait à la terre et aux bois, les artisans eux-mêmes, comme il était l'usage dans les campagnes, cultivant quelques parcelles[a 2]. La route de Liancourt venait autrefois tourner là, à angle droit, pour gagner la route royale, à 600 mètres du carrefour Saint-Antoine. Près du grand chemin de Sacy-le-Grand, au pied de la colline et de la cavée du Camp de César, était la ferme d'Orcamp. Elle avait été attribuée en 1645 à l'hospice de Liancourt par Roger du Plessis. Un hameau l'entourait, cité en 1608[a 3]. La carte du diocèse de 1710 y indique un monastère au nord du chemin de Courcelles[a 3]. En 1789 la paroisse comptait 196 feux. Dans leurs cahiers de redevances, les habitants demandèrent en particulier : la suppression des aides, la décharge des impôts sur le sel et du tabac, que tous les impôts soient réduits à un seul, pour en faciliter la perception, qu'ils soit mis fin à l'invasion du gros gibier (cerfs, biches, sangliers) qui causaient un tort considérable aux productions de l'agriculture et qui provenait de la capitainerie d'Halatte, bien qu'elle soit éloignée de 3 lieues[a 7]. La ferme d'Orcamp a été détruite en 1820[a 3].

Époque cotemporaine[modifier | modifier le code]

Le cimetière militaire.

La commune appartient au canton de Liancourt depuis le 26 ventôse An XI (17 mars 1803), ayant été tout d'abord comprise dans celui de Sacy-le-Grand puis dans celui de Bailleul-le-Soc. La voie ferrée de Clermont à Compiègne fut mise en service le 15 avril 1879. Elle n'est plus ouverte aux voyageurs[a 5]. De l'histoire des temps récents, les mémoires ont retenu qu'une grave épidémie de variole ayant éclaté en 1801 à Catenoy, laquelle décimait la population, cette malade fut rapidement arrêtée grâce à la vaccination, qui venait d'être répandue dans le pays par La Rochefoucauld-Liancourt, et dont le maire, Prévot, s'était fait l'ardent propagandiste. Après la guerre de 1914-1918 un important cimetière a été établi à Catenoy, en bordure de l'ancienne route nationale. Il a reçu encore, en mai 1965, 105 corps de victimes des derniers conflits[a 7]. La voie ferrée de Clermont à Compiègne fut mise en service le 15 avril 1879[a 8]. En 1962, la popuation était de 642 habitants[a 2]. La gare ferma suite à la seconde guerre mondiale. La déviation de Catenoy par la route nationale 31 a été inaugurée en 2012.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 en cours
(au 26 août 2014)
Michel Rubé   Réélu pour le mandat 2014-2020[21]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 017 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
738 682 684 659 630 590 583 574 577
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
575 545 523 510 524 558 590 552 567
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
543 537 530 497 509 528 569 582 604
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
642 625 749 763 1 052 1 094 1 079 1 087 1 031
2011 - - - - - - - -
1 017 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,6 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 12,6 %) ;
  • 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 14,8 %).
Pyramide des âges à Catenoy en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
5,3 
75 à 89 ans
5,6 
7,3 
60 à 74 ans
8,8 
21,9 
45 à 59 ans
21,6 
22,7 
30 à 44 ans
24,1 
19,2 
15 à 29 ans
19,2 
23,6 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments historiques sur son territoire, l'un classé, le second inscrit.

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  • Église Saint-Michel et Saint-Vaast : elle date presque entièrement du XIIe siècle. De cette époque sont la façade, le clocher, le chœur et le nord du transept. Les fenêtres du chœur et des deux croisillons appartiennent au style gothique rayonnant. Le portail est à plein cintre, à voussures en retrait chargées de feuillages, dont les arcs retombent sur 12 colonnettes à chapitraux très fouillés : c'est ce que les archéologues appellent un portail fleuri. Au-dessus de la porte est une fenêtre ornementée, à plein cintre. Entre les contreforts de la façade sont de petites arcades romanes bouchées. Le clocher est central, carré, trapu. Chacune de ses faces est percée de deux fenêtres sous-divisées par des colonnettes du même style que celui du portail. Des cordons agrémentent le clocher, avec corniche à biseau et corbeaux variés. Il a été remanié aux XVe et XVIe siècles. Les bras du transept, du XIIIe siècle se terminent en pignon. Celui du sud a une fenêtre avec meneau et rosace. La nef a des fenêtres modernes, à droite seulement, côté où il n'y a pas de collatéral. Il en existe un à gauche, qui est percé d'une petite porte. À l'intérieur, près du portail sont deux colonnes courtes à gros chapiteaux, entourées de fûts plus minces. De part et d'autre de ces colonnes se trouvent dans les murs des arcades bouchées qui se prolongent sur une partie des murs sud et nord. Elles ne sont pas toutes du même dessin. On trouve quatre grosse colonnes entre la nef et le collatéral. Le chœur a été construit en plein cintre. La nef et le collatéral sont lambrissés en berceau, ainsi que le transept. Les fonds baptismaux sont constitués par une courte colonne surmontée d'un chapiteau aux sculptures frustes dont il n'est pas aisé de déterminer l'âge. Le chœur renferme le tombeau de l'amiral Jean de Chepoix, mort à Catenoy au XIVe siècle, alors qu'il sortait de la forteresse de Creil, où il a été retenu prisonnier par les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans. Parmi les statues que renferme l'église sont à signaler un Saint-Michel en bois, l'un des patrons de la paroisse et une vierge en pierre, datant du XIVe ou XVe siècle[a 9]. L'église est classée monument historique depuis le 10 septembre 1913[26].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • L'ancienne commanderie de Saint Antoine : Elle relevait de l'ordre hospitalier de Saint Antoine de Thébaide, fondé en 1095, par Gaston de Vallière et son fils Gérin. Il soignait les malades atteints du "mal des ardentsé" ou "feu de St Antoine", maladie produite par l'usage de seigle ergoté. La chapelle importante, que nous voyons aujourd'hui au quartier Saint Antoine, est transformée en bâtiment agricole. Elle date du XVe siècle. La chapelle est enclavée dans une ferme, ancien logis de la commanderie, à laquelle on accède par une porte charretière en arc subaissé. Dans l'arc est le blason de l'ordre hospitalier de Saint Antoine. Malgré quelques adaptations modernes, le logis est accosté d'une tour, en pierre jusqu'au premier étage et en brique ensuite. Elle renferme un escalier à vis sans rampe ayant une main courante creusée dans la cage circulaire même. Dans le logement sont demeurées les grandes cheminées aux vastes hottes, et les murs très épais datant de l'origine de l'établissement.
  • La tour de la ferme de Courcelles a conservé ses voûtes du temps où elle était manoir[a 3].
  • Cimetière militaire : Nécropole nationale entretenu aux frais de l'État par le Ministère des anciens combattants. D'une superficie de 6 830 m2, il contient 1 752 corps.
  • Monument aux morts
  • Croix
La nécropole Nationale de Catenoy

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guibert de Nogent (v.1055 - v.1125), écrivain, théologien et historien, né près de Catenoy.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Catenoy Blason Taillé au 1) de gueules à la faucille, au fléau et à la faux, le tout d'argent, posé en barre et rangé en bande, au 2) d'azur au moulin à vent et à l'usine du même rangés en barre; à la cotice en barre d'argent brochant sur la partition; le tout enfermé dans une filière du même[28].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Beaudry (l'abbé), « Catenoy », Procès-verbaux et communications diverses / Société archéologique et historique de Clermont, Clermont (Oise), Imprimerie du Journal de Clermont,‎ 1904, p. 170-211 (ISSN 11603828, lire en ligne)
  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1995 (1re édition 1968), 557 p. (ISBN 2841780538)
  • Daniel et Emmanuel Delattre, Le Canton de Liancourt, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 27 août 2013)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1968, 560 p., p. 188 à 197
  1. p. 189-190
  2. a, b, c, d, e, f et g p. 188
  3. a, b, c, d, e, f, g et h p. 190
  4. p. 194-195
  5. a et b p. 188-189
  6. p. 195-196
  7. a, b et c p. 196
  8. p. 189
  9. p. 196-197

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1837, 145 pages, page 48
  2. a, b, c et d Carte 1/25 000e sur Géoportail.
  3. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1837, 145 pages, pages 10 à 14
  4. « Risques naturels majeurs : Catenoy », sur macommune.prim.net (consulté le 8 octobre 2013)
  5. « Carte des mouvements de terrains », sur www.mouvementsdeterrains.fr (consulté le 8 octobre 2013)
  6. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 8 octobre 2013)
  7. José Banaudo, Trains oubliés : 4. l'État, le Nord, les Ceintures, Menton, Éditions du Cabri, 1982, 223 p. (ISBN 2903310246), p. 152-153.
  8. Marc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich et Pierre Laederich, Histoire du réseau ferroviaire français, op. cit., p. 154-156 et 188.
  9. Journal Officiel de la République Française du 22 février 1964, page 1 828.
  10. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Catenoy à Rantigny », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 8 octobre 2013)
  11. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Catenoy à Clermont (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 8 octobre 2013)
  12. « Transports en commun à Catenoy (carte, lignes) », sur Oise mobilité (consulté le 8 octobre 2013).
  13. « Navette de regroupement pédagogique intercommunal », sur Oise mobilité (consulté le 10 octobre 2013).
  14. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Catenoy à Tillé (60) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 8 octobre 2013)
  15. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Catenoy à Roissy-en-France (95) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 8 octobre 2013)
  16. « Etape Clermont - Pont-Sainte-Maxence de l'avenue verte London-Paris », sur www.avenuevertelondonparis.com (consulté le 27 août 2013)
  17. 14 randonnées en Centre Oise, GEP Centre Oise, carte page 20
  18. « Bois des Côtes, fiche znieff détaillée », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 8 octobre 2013)
  19. « Corridors écologiques potentiels », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 8 octobre 2013)
  20. Froissart dit plus de 3000 révoltés
  21. « Fiche commune : Catenoy », Union des maires de l'Oise (consulté le 26 août 2014)
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  24. « Évolution et structure de la population à Catenoy en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  26. « Eglise Saint-Vaast », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Oppidum du Camp César », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=5831