La Rue-Saint-Pierre (Oise)

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La Rue-Saint-Pierre
La Rue-Saint-Pierre vue d'avion
La Rue-Saint-Pierre vue d'avion
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes Rurales du Beauvaisis
Maire
Mandat
Patrick Signoirt
2014-2020
Code postal 60510
Code commune 60559
Démographie
Population
municipale
773 hab. (2011)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 36″ N 2° 17′ 48″ E / 49.41, 2.29666666667 ()49° 24′ 36″ Nord 2° 17′ 48″ Est / 49.41, 2.29666666667 ()  
Altitude Min. 49 m – Max. 96 m
Superficie 8,68 km2
Localisation

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La Rue-Saint-Pierre

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La Rue-Saint-Pierre

La Rue-Saint-Pierre est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

Le village de La Rue-Saint-Pierre est situé à 61 km au nord de Paris, 16 km à l'est de Beauvais, 38 km à l'ouest de Compiègne et 54 km au sud d'Amiens[Note 1].

Communes limitrophes de La Rue-Saint-Pierre
Rémérangles
Bresles La Rue-Saint-Pierre Litz
Forêt de Hez-Froidmont
(La Neuville-en-Hez)
La Neuville-en-Hez

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend entre 49 mètres et 96 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus bas se trouve au lieu-dit « le Sautoir », dans une zone marécageuse. Le point le plus élevé se situe au nord du territoire, à la limite de la commune de Litz. La mairie est située à 60 mètres d'altitude. L'église et le cimetière se trouvent à 64 mètres d'altitude. Un petit monticule dans les zones les plus basses de la commune, au sud-ouest, « le Mont » culmine à 57 mètres[1]. Le territoire est une plaine découverte dont la principale dimension s'étend au nord vers la Picardie, et descend au sud jusqu'à la forêt de Hez-Froidmont et jusqu'aux marais tourbeux de Bresles dont une partie appartient à la commune[2]. La craie descend jusqu'aux approches de La Rue-Saint-Pierre. Le terrain superficiel est une terre argileuse mêlée de cailloux. Telles sont les parties basses de la plaine de Rémérangles vers le chef-lieu. La partie inférieure du système sablonneux est recouverte d'un terrain de transport qui se compose de silex, galets, de bois pétrifiés, de rognons de grès ferrugineux, calcaires et de fragments de meulières. Ce dépôt forme une couche assez épaisse sur les friches. Le marais compris entre la forêt de Hez-Froidmont et la plaine est tourbeux, et la tourbe s'avance même entre la forêt et le village. Le dépôt reposant sur le sable a, dans sa plus grande épaisseur, dix mètres de puissance. Il est noir et compacte à la partie inférieure, gris à la superficie, brun et chanvreux dans les pointes moyennes. On y trouve des arbres entiers d'une excessive dureté, et des bois se devenus flexibles par une sorte particulière de décomposition. On y rencontre aussi des ossements de chevaux, chevreuils, sangliers. La partie de ce dépôt, rapprochée du village, est un peu sulfureuse, ce qui est dû sans doute au voisinage d'argiles à lignites sur lesquels la tourbe paraît assise[3]. Le sable de Bracheux, qui marque le début du cycle thanétien à l'ère tertiaire, apparaît à La Rue-Saint-Pierre[4]. La commune se trouve en zone de sismicité 1[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucune rivière ne fait son apparition sur le territoire communal. Un petit ruisseau naissant depuis des cressonnières, à la limite sud-ouest de la commune est le seul cours d'eau présent dans les limites de la commune. Il rejoint ensuite les marais de Bresles avant de se jeter dans la Trye rejoignant le Thérain[1]. Les zones les moins élevées du territoire sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurentes[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Route nationale 31.

Le principal axe traversant la commune est la route nationale 31, reliant Rouen à Reims en passant par Beauvais et Compiègne. Son ancien tracé, traversant le village par la rue de Courlieu, est aujourd'hui déclassé en D931. La Rue-Saint-Pierre était situé au kilomètre 96 de cet itinéraire. Celui-ci est remplacé par une voie rapide au nord du chef-lieu depuis 1995. Un échangeur sur la D9 permet de rejoindre ou de quitter la voie express. La route départementale 9, route de La Rue-Saint-Pierre à Auchy-la-Montagne est la deuxième voie de ce type sur le territoire. Partant de l'intersection entre la D931 et la rue de l'église, elle franchit la route nationale 31 par un échangeur puis se dirige vers le nord de la commune avant de rejoindre Rémérangles. La route départementale 537, route située entre la D9 et la D55 arrive de Litz, à l'est, croise la rue du même nom et rejoint la route départementale 9[1]. Plusieurs rues du village relient la commune aux villages alentours ou à des lieu-dits : La Grande rue, au sud du village, permet de rejoindre Bresles à l'ouest ou la rue de Litz à l'Est. Cette dernière rue permet de rejoindre cette commune par le lieu-dit « la Croix-Rouge ». Les rues des Blatiers et des Cats, qui se terminent en impasse, rejoignent la forêt de Hez-Froidmont[1].

Voies ferrées et transports en commun[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de La Rue-Saint-Pierre - La Neuville-en-Hez, située à l'embranchement des lignes Rochy-Condé - Soissons et La Rue-Saint-Pierre - Saint-Just-en-Chaussée.

De 1870 à 1973, la commune de La Rue-Saint-Pierre possédait une gare à l'embranchement des lignes Rochy-Condé - Soissons et La Rue-Saint-Pierre - Saint-Just-en-Chaussée. Les six premières années de son ouverture, celle-ci n'était reliée qu'a Beauvais et Clermont. En 1876, l'ouverture d'une seconde ligne rejoignant Saint-Just-en-Chaussée permit à la commune un accès plus direct à la ligne Paris-Nord - Lille. La fermeture progressive des tronçons sur ces deux lignes entraîna, à partir du 12 novembre 1954[7](fermeture entre Bulles et Saint-Just-en-Chaussée de la ligne de Saint-Just), la déserte de la halte. Le 14 janvier 1972[8], la fermeture de la section La Rue-Saint-Pierre - Étouy sur la ligne Rochy-Condé - Soissons rend la desserte de la gare uniquement depuis Beauvais. Le 27 juillet 1973[9], le tronçon de La Rue-Saint-Pierre à Bulles de la ligne de Saint-Just-en-Chaussée est symbole de la fermeture de la gare du fait de la mise en impasse de la halte. Le tronçon encore existant servit pendant plusieurs années pour le transport de marchandises avec le silo de La Rue-Saint-Pierre puis resta en friche jusqu'à 2012 où celui fut réhabilité pour le passage de la Trans'Oise.

La gare la plus proche de la commune est située à Hermes-Berthecourt à 7 km au sud[10] sur la ligne de Creil à Beauvais. La gare de Rochy-Condé, sur la même ligne, se trouve à 8,2 km au sud-ouest[11] tandis que la gare de Clermont-de-l'Oise, sur la ligne Paris-Nord - Lille se trouve à 9,2 km à l'est[12].

Le réseau des cars interurbains de l'Oise, exploité par Atriom du Beauvaisis, dessert la commune par la ligne LR33A reliant Clermont à Beauvais par Bresles ainsi que par une ligne de transport scolaire vers Bresles[13]. Ces lignes ne fonctionnent que du lundi au vendredi, un service limité étant en plus proposé le samedi en période scolaire. Le tarif est de 1,50 € pour un trajet court et de 2,00 € pour un trajet long, l'aller-retour étant à respectivement 2,20 € et 3,00 €[14]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie l'école communale à Litz[15].

Accès aux aéroports[modifier | modifier le code]

Les aéroports les plus proches sont ceux de Beauvais-Tillé à 14,6 km à l'ouest[16] et de Roissy-Charles-de-Gaulle à 48 km au sud-est[17]. Il n'existe aucune liaison par des transports en commun entre la commune et ces aéroports.

Liaisons douces[modifier | modifier le code]

La Trans'Oise, voie verte aménagée à l'emplacement de l'ancienne ligne Rochy-Condé - Soissons est également le site de l'avenue verte London-Paris.
Article détaillé : Avenue verte London-Paris.

La Trans'Oise, voie verte qui relira a moyen terme les principales agglomérations du département de l'Oise, traverse la commune par l'ancien tracé de la ligne Rochy-Condé - Soissons depuis son ouverture en 2012. La variante de l'avenue verte Londres-Paris passe sur le territoire par ce même itinéraire[18].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les champs et les zones urbanisées, la commune se compose de bois et de marais. Uniquement situés au sud, ces deux écosystèmes ne représentent qu'une faible part de la commune. Le massif forestier de Hez-Froidmont, présent au sud du territoire, comprend également des zones boisées localisés majoritairement au sud-ouest. On y trouve quelques clairières. Les zones marécageuses, situées au sud-ouest également, se retrouvent au lieu-dit « le Sautoir ». Celles-ci communiquent par des ruisseaux au petit et grand marais de Bresles[1]. Une partie de la forêt de Hez-Froidmont est classée en zone Natura 2000[19]. Le massif forestier de Hez-Froidmont et ses bois périphériques ainsi que les marais tourbeux de Bresles sont inscrits en ZNIEFF de type 1[20],[21]. Ces deux sites sont situés également sur le passage de plusieurs corridors écologiques potentiels[22].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

De nos jours, l'habitat se concentre dans le chef-lieu de La Rue-Saint-Pierre, au sud de la commune ainsi qu'au lieu-dit la Croix Rouge, site de l'ancienne gare et ancien hameau de la gare[1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La localité se composait à l'origine de deux agglomérations portant un nom distinct, la Rue-Saint-Pierre, situé à l'ouest vers le marais, et Courlieu, dont les maisons étaient rapprochées de l'église. En 1890, le village se composait de 155 maisons réparties dans une rue principale, appelée Grande-Rue, quelles rues transversales appelées la rue Verte, la rue de l'Osière, la rue du Pâtis, la rue des Dames et la rue des Blatriers, et enfin, la rue formée par les 31 habitations alignées des deux côtés de la route nationale de Rouen à Reims (ancienne route nationale 31, D931 actuelle). Cette dernière rue n'est pas ancienne, puisque la construction de cette partie de la route date de 1791[a 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune porta les noms suivants au cours de son histoire[a 1]:

  • 1147 : « Corleium »
  • 1201 : « Corli »
  • 1218 : « Corlieu »
  • 1221 : « Curtus Locus » ou « Via Sanctis Petri »
  • 1244 : « Victus beati petri »
  • 1373 : « Courlieu »
  • Milieu du XVIIe siècle : « La Rue-Saint-Pierre » ou « Rue-Saint-Pierre »

La commune s'est ensuite appelée « La Rue-Saint-Pierre » ou « Rue-Saint-Pierre », du nom de l'ancien hameau du même nom, réunit à Courlieu. Ce hameau s'appelait ainsi en raison de son ancienne possession par le chapitre de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais[a 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La commune était située sur l'ancienne chaussée Brunehaut qui reliait Beauvais à Pont-Sainte-Maxence, sur celle-ci s'est implanté un habitat gallo-romain dans une zone marécageuse. Au XIe et XIIe siècles, le village était situé à la limite des comtés de Beauvais et de Clermont. Il s'est développé au sud de la route nationale 31, contribuant au défrichement de la forêt de Hez-Froidmont[23].

La localité se composait à l'origine de deux agglomérations portant un nom distinct, La Rue-Saint-Pierre, situé à l'est vers les marais, et Courlieu, dont les maisons étaient rapprochées de l'église : la paroisse portait le nom de Courlieu, puisque l'église paroissiale était comprise dans la section de ce nom. Le limite de ces deux localités était formée par le chemin appelé aujourd'hui rue du Jardin-à-Butte. Le territoire comprenait primitivement toute la forêt de Hez-Froidmont qui en fut détachée en 1187, lorsque le comte Raoul créa le village et paroisse de La Neuville-en-Hez. Courlieu, qui jusqu'alors eu un curé, n'eut plus qu'un vicaire dépendant du curé de La Neuville. Le hameau de La Rue-Saint-Pierre était devenu le plus peuplé et ayant pour seigneur le chapitre de Saint-Pierre de Beauvais, auquel il avait emprunté une partie de son nom. La seigneurie de Courlieu était possédée au XIIIe siècle par des seigneurs de ce nom. Au milieu du XVe siècle, elle appartenait à Renaud de la Personne de Saint-Paul, dont la veuve la laissa à Thomas de Vignacourt, l'un de ses parents, qui devint, par la suite, par succession, seigneur de Litz. Son fils aîné hérita de Litz et le second, Pierre, eut La Rue-Saint-Pierre. Jean, son fils, réunit de nouveau les deux domaines[a 1]

De la Renaissance au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Jean de Vignacourt eut pour fils : le premier, Adrien, seigneur de Litz et La Rue-Saint-Pierre, qui acquit en 1608 la terre d'Étouy et abandonna pour sa nouvelle terre l'antique résidence de ses ancêtres à La Rue-Saint-Pierre. Son second fils, Alphonse de Vignacourt, naquit en 1547 à La Rue-Saint-Pierre. Reçu chevalier de Malte, il donna de nombreuses marques de courage qui le firent d'abord chef de la langue de France, puis Grand-Hospitalier. Il devient Grand-Maître en 1601. Depuis 1608, les trois seigneuries ont subi les mêmes vicissitudes jusqu'à leur incorporation en 1732 dans le duché de Fitz-James. Pierre-Adrien de Vignacourt, chevalier de Malte, neveu d'Alphonse, qui le nomma ensuite commandeur, devint ensuite grand trésorier de l'ordre et fut élu grand-maître en 1690. La douceur de son caractère et sa bienfaisance le firent aimer des chevaliers et des habitants. L'ordre lui dut un grand arsenal pour réparer les galère. Il mourut le 4 février 1697, à l'âge de 79 ans, et fut inhumé dans la chapelle de la langue de France. Un arrêt du Parlement de 1685 maintenait le chapitre de Beauvais à se qualifier seigneur ne partie de La Rue-Saint-Pierre, conjointement avec le seigneur, pour des raisons des fiefs de Botterel et d'Erquery à eux appartenaient par moitié. La justice était commune entre eux. Les grosses dîmes de la paroisse étaient levées par les religieuses de Saint-Paul[a 2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Rue-Saint-Pierre, carte de Cassini.

L'église et la paroisse gardèrent jusqu'au milieu du XVIIe siècle le nom de « Courlieu », qui fut conservé, jusqu'en 1789, par un fief appartenant aux religieuses de Wariville. L'usage s'est ensuite établi peu a peu pour donner à la paroisse le nom de La Rue-Saint-Pierre : le village ne formait plus du reste deux groupes distincts d'habitations, des constructions intermédiaires avaient réuni les deux agglomérations primitives[a 1]. Le 8 mars 1789, les habitants se réunirent dans l'église Saint-Lucien et rédigèrent leur cahier de doléances. Le village, comprenant 140 feux, tient à la forêt de Hez-Froidmont : son terroir sablonneux et léger est dévasté par le gibier de la forêt et les chasses continuelles des princes en été. Tout cela, joint à de malheureux événements, prive annuellement le cultivateur du tiers de sa récolte. Le paiement en argent de la corvée est une nouvelle cause de consternation pour le laboureur. Le sel, porté à une prix exorbitant, ne peut être acheté par le pauvre qui cependant ne vit que de légumes. La dîme, créée dans le principe pour l'entretien d'un curé, est porté à un taux trois fois suffisant pour la dotation d'un prêtre et l'entretien de l'église. Aussi devait-on la supprimer et créer aux curés une portion congrue honnête à l'aide des biens énormes des ecclésiastiques. Les députés chargés de porter ces doléances à l'assemblée du bailliage de Clermont furent Jacques Isoré et Pierre Bli. Jacques Isoré, qui était alors fermier des religieuses de Wariville et du chapitre de Beauvais à La Rue-Saint-Pierre, fut en 1793 nommé député à la Convention par les électeurs du département de l'Oise[a 3].

L'ancienne partie route de Rouen à Reims (actuelle rue de Courlieu, D931) fut construite en 1791[a 1]. Au XIXe siècle ont été découverts, près de l'actuel cimetière, trois sarcophages contenant des épées d’apparat d'origine mérovingienne[23]. En 1890, la population était presque entièrement agricole : 38 personnes étaient cependant employées à la fabrication de brosses. On comptait 470 habitants au chef-lieu et 13 habitants à l'ancien hameau de l'ancienne gare[a 1]. La gare de La Rue-Saint-Pierre - La Neuville-en-Hez ferma ses portes en 1973 à la suite du déclassement de la ligne Beauvais - Clermont[9]. La déviation en voie rapide de la route nationale 31, qui traversait le village, fut inaugurée en 1995. En 2012, l'ancienne ligne de chemin de fer de Beauvais à Clermont fut réaménagée en voie verte appelée Trans'Oise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Patrick Signoirt DVD[24]  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 773 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
557 538 611 618 652 657 635 642 623
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
598 544 540 499 555 529 483 472 450
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
454 478 464 489 471 428 422 400 435
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
425 433 459 482 623 688 753 769 754
2011 - - - - - - - -
773 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,4 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 15,6 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 23 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 25,2 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 15,7 %).
Pyramide des âges à La Rue-Saint-Pierre en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,5 
3,1 
75 à 89 ans
4,1 
12,2 
60 à 74 ans
11,1 
21,0 
45 à 59 ans
21,4 
21,3 
30 à 44 ans
25,2 
17,7 
15 à 29 ans
14,6 
24,4 
0 à 14 ans
23,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune possède un unique monument historique sur son territoire.

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  • Église Saint Lucien et son cimetière : dédiée à Saint-Lucien, elle se compose d'une façade avec clocher de la période romane, d'un chœur du XVIe siècle et d'une nef moderne. La façade, du commencement du XIe siècle, offre un type de clocher, assez fréquent dans le midi de la France, mais très rare dans la région (appelé clocher-peigne) : c'est tout simplement un mur massif élevé sur la façade, percé dans sa partie supérieure de deux arcades en plein cintre destinées à recevoir les cloches, et épaulé par deux contreforts qui forment au rez-de-chaussée les jambages de la porte. La tête de ce mur est couverte par des assises de pierres en talus. Des briques accolées trois à trois forment à ces arcades une sorte d'archivolte grossière, qui retombe sur les pilastres larges et écrasés. Plus bas, au milieu de la façade, une fenêtre simulée est encadrée par un arc en plein cintre formé de deux tores, inscrit dans une arcade dentelée, et supporté par deux colonnettes à demi dégagées. Le porche, placé en avant du portail, porte la date de 1602. Sur une des pierres se trouve aussi cette inscription : « Le 4 d'oust 1636, le Prince Thoma entra en la Picardie »[a 4]. L'église est classée monument historique depuis le 8 septembre 1943[28].
    Le cimetière, qui entoure l'église, clos de murs, referme un grand nombre de sarcophages en pierre disposés par rangées parallèles orientées du nord au sud. Trois cercueils en pierre, trouvés en 1845 au pied du mur du cimetière, renfermaient une sorte de petite sonnette, une épée dont la poignée était ornée de ciselures, de perles, de feuilles d'or et d'émaux, un fer de lance, une hache et divers autres objets déposés au musée départemental de l'Oise[a 5]. Ces tombes mérovingiennes font également partie du périmètre classé monument historique tout comme l'église Saint-Lucien[28].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Vergnet-Ruiz, « L'église de La Rue-Saint-Pierre : étude archéologique », Comptes-rendus et mémoires de la Société archéologique et historique de Clermont-en-Beauvaisis, Senlis, vol. XXVIII « année 1956 »,‎ 1957, p. 11-14, ainsi qu'un plan (ISSN 11603860, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 5 avril 2013)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis,‎ 1890, 160 p.
  1. a, b, c, d, e, f et g p. 153
  2. p. 153-154
  3. p. 157
  4. p. 154-155
  5. p. 155-156

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Carte 1/25 000e sur Géoportail. Consulté le 1 avril 2013.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 135
  3. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, pages 12 à 18
  4. Histoire de Clermont-en-Beauvaisis : des origines à nos jours, Claude Teillet, page 14, office d'édition du livre d'histoire
  5. « Risques naturels majeurs : La Rue-Saint-Pierre (60) », sur macommune.prim.net (consulté le 21 septembre 2013)
  6. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 21 septembre 2013)
  7. Journal Officiel de la République Française du 13 novembre 1954, page 10 676
  8. Journal Officiel de la République Française du 2 février 1972, page 1 278
  9. a et b Journal Officiel de la République Française du 22 août 1973, page 9 122
  10. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de La Rue-Saint-Pierre à Hermes », sur www.lion1906.com (consulté le 21 septembre 2013)
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