Maimbeville

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Maimbeville
Le village depuis l'ouest
Le village depuis l'ouest
Blason de Maimbeville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Clermont
Canton Canton de Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Clermontois
Maire
Mandat
Myriam Demaret
2008 - 2014
Code postal 60600
Code commune 60375
Démographie
Gentilé Maimbevillois
Population
municipale
361 hab. (2010)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 58″ N 2° 31′ 18″ E / 49.4161111111, 2.5216666666749° 24′ 58″ Nord
       2° 31′ 18″ Est
/ 49.4161111111, 2.52166666667
  
Altitude Min. 73 m — Max. 156 m
Superficie 5,75 km2
Localisation

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Liens
Site web www.maimbeville.pagesperso-orange.fr

Maimbeville est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

Communes limitrophes

La village de Maimbeville est située à 63 km au nord de Paris, 32 km à l'est de Beauvais, 22 km à l'ouest de Compiègne et 56 km au sud d'Amiens[note 1].

Communes limitrophes de Maimbeville
Noroy Fouilleuse
Saint-Aubin-sous-Erquery Maimbeville
Nointel Épineuse

Topographie et géologie [modifier]

L'altitude de la commune varie entre 73 et 156 mètres au-dessus du niveau de la mer pour une moyenne communale de 115 mètres. Le village se situe à 124 mètres (mairie)[1]. Le point le plus haut de la commune est situé à la limite nord de la commune sur la route de Cernoy et le point le plus bas au lieu-dit la Sonnerie, dans un vallon partant du village et se dirigeant vers Saint-Aubin. Le cimetière, au sud du territoire, se situe à 86 mètres d'altitude. Le relief communal est composé de multiples vallons, fonds et fosses (fonds de l'Hardière et Jude, fosses Monet, de la Gorgue et du Bailly, vallée des Chats-Huants)[2].

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Hydrographie et eau potable [modifier]

Aucune présence de rivière ou de cours d'eau ne traverse le territoire. Le relief valloné montre toutefois l'ancienne existence de cours d'eau dans la commune. Deux mares sont présentes dans le village, rue de Rémécourt et Grande rue. Un château d'eau se trouve à l'angle de la Grande rue et de celle du Maronnier, une prise d'eau et une station de pompage à eau se situent au sud du village[2].

Voies de communications et transports [modifier]

Réseau routier [modifier]

L'entrée dans le village de la D532.

La commune est accessible par deux routes départementales, la D137 et la D532 : La route départementale 532 (D532), qui relie Saint-Aubin-sous-Erquery à Fouilleuse est le principal axe traversant le village. Celui-ci pénètre sur le territoire par la grande rue à l'ouest et quitte la commune par la rue de l'ormaie à l'Est. La route départementale 137 (D37), qui débute à l'entrée ouest du village, rejoint Catenoy puis s'étend jusqu'à Noailles en passant par les chefs-lieux de cantons Liancourt et Mouy. Plusieurs routes communales relient également Maimbeville aux communes voisines : ainsi, les rues d'Épineuse (au sud-est), de Rémécourt (au nord-ouest) se dirigent vers les communes du même nom. Le chemin de la Croix de Justice, transformé en route, relie la commune à la D37. Cette dernière, axe régional, suit l'itinéraire Clermont-Gournay-sur-Aronde et longe la limite nord de la commune[2].

Voies ferrées [modifier]

Aucune voie ferrée ou gare ferroviaire n'est présente sur le territoire. Les gares les plus proches de la commune sont celles d'Avrechy et de Clermont à 8,1 km au sud-ouest sur la ligne Paris-Nord - Lille. La gare d'Estrées-Saint-Denis, sur la ligne d'Ormoy-Villers à Boves, se trouve à 9 kilomètres au nord-est.

Accès aux aéroports [modifier]

L'aéroport de Beauvais-Tillé se situe à 40 km par les D532, D37, route nationale 31, D901 et D1001. L'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle se trouve à 71 km par D137, route nationale 31 et Autoroute A1. Il n'existe aucune liaison entre la commune et ces aéroports par des transports en communs.

Liaisons douces [modifier]

Le sentier de grande randonnée 124, reliant Cires-lès-Mello (Oise) à Rebreuviette (Pas-de-Calais) arrive sur le territoire par le fond de l'Hardière (au sud-est) puis passe par le fond Jude et rentre dans le village par le bois de Morne, à l'est. L'itinéraire balisé suit ensuite les rues des fosses et de l'église puis quitte le chef-lieu par le nord-ouest. Il rejoint le village de Rémécourt par la fosse du Bailly, à l'ouest[2].

Les circuits n°8 et n°9 du GEP Centre Oise traversent également le territoire. Le circuit n°8, partant de Fitz-James, arrive dans la commune par le fond de la Gorgue (au sud-ouest), passe au sud du village puis rejoint le fond de l'Hardière. Il rejoint le GR124 puis le quitte au niveau du bois de Morne. Celui-ci passe à proximité du village sort alors du territoire en rejoignant le lieu-dit le Chausson puis se dirige vers Rémécourt. Au niveau de la croix de Justice, une variante rejoint le moulin de Fouilleuse. Le circuit n°9, partant de Rémécourt, suit le circuit n°8 à l'envers jusqu'à la D532 où il suit un chemin passant au nord du chef-lieu. Il quitte la commune en rejoignant le GR124 au niveau de la rue de Rémécourt[3].

Écosystèmes [modifier]

Hormis les zones agricoles et urbanisées, le seul écosystème présent sur la commune sont les bois : ceux-ci sont situés à l'est (bois de Morne, près des fonds Monet) et au sud du territoire (fond de la Gorgue, lieu-dit la Gorgue et à l'ouest du lieu-dit la Crainquaine)[2].

Urbanisme [modifier]

Hameaux et lieux-dits [modifier]

L'habitat se concentre en majeure partie dans le chef-lieu de Maimbeville. L'ancien hameau de La Vallée, situé rue des Vallées, n'est plus occupé que par quelques maisons. Une habitation unique se trouve également le long de la D137[2].

Les lieux-dits sont les suivants : le Chausson, les Longues Haies, le Pré, le Muid, la Pale, les Tailles, le Tirefort, les Pierrettes, la Crainquaine, sur les Vallées, Vignes de la Ville, la Gollière, la Gorgue, la Sonnerie, les Grouettes et Coteron[2].

Morphologie urbaine [modifier]

En 1890, le village, placé sur le versant d'un coteau, se compose de plusieurs rues tortueuses, dont les principales sont la Grand'rue et la rue de la Ville. On y comptait 85 maisons[a 1]. De nos jours, l'habitat s'est étendu vers l'est du chef-lieu.

Toponymie [modifier]

Le village a souvent changé de nom au cours de son histoire[a 2] :

  • 1157 : « Manduville » (également « Maimboldi villa », « Meinbuevilla », « Manduvilla » ou « Manubevilla »).
  • 1209 : « Meinboeville »
  • 1267 : « Meinbeville »
  • 1281 : « Maimbevile »
  • 1303 : « Maimbeville » (également « Mainbeville » ou « Méneville »)
  • De nos jours : « Maimbeville » a pris son nom de « Maimboldi Villa », c'est-à-dire « la villa », la ferme Maimbold.

Histoire [modifier]

Moyen Âge et Renaissance [modifier]

La seigneurie appartenait au XIIe siècle à une famille qui avait pris le nom de la commune : on peut citer, en 1181, Renaud de Maimbeville, en 1209 et 1218, Simon, en 1267 et 1281, Jean, chevalier. En 1373, Aubert et Philippe de Maimbeville tenaient leurs fiefs à Warty et au Metz[a 2]. Dès 1157 la cure était à la collation de l'abbaye Saint-Lucien de Beauvais, qui percevait les dîmes du terroir[a 2]. Il y avait aussi à Maimbeville une chapelle à la collation de l'abbaye Saint-Lucien[a 3].

En 1539, Galarche de Berthancourt était seigneur de Maimbeville; la terre fut saisie en 1621 sur Louis de Berthaucourt et acquise par Nicolas Thibault, seigneur de Beaurains et de Courcelles, maître des comtes[a 2].

Époque moderne [modifier]

En 1743 la seignerie de Maimbeville était aux héritiers d'Anne-Catherine Thibault; elle passa ensuite à Henri-François de Clinchamp, et, en 1777, à M.Richer, qui la posssédait encore en 1789[a 2]. Près du cimetière, s'élevait l'ancien hameau de la Vallée, dont il ne subsite qu'une maison[a 3]. La population n'a d'autre occupation que l'agriculture : en 1763, 470 mines de terre, dont 195 mines de bonne terre, 175 de médiocre et 101 de mauvaise, étaient cultivées par leurs propriétaires et 817 étaient tenues à ferme. La commune, avec ses coteaux exposés au sud, se prêtait à la culture de la vigne, qui fut longtemps la principale ressource des habitants; en 1763, les vignes ne s'étendaient déjà plus que sur 44 arpents. De 20 hectares en 1789, la contenance du vignoble était descendue à 15 hectares en 1836, elle ne tarda pas à décroître encore, et aujourd'hui il ne reste plus trace ds vignes de Maimbeville. Le vignoble était divisé en très petites parcelles, puisqu'en 1789 on ne comptait pas moins de 39 vignerons; il n'y avait, dans la paroisse, à cette date, que 7 laboureurs et 11 manouvriers. On trouvait autrefois deux moulins à vent sur le territoire de la commune[a 3].

Dans leurs cahiers de doléances rédigés en 1789, les habitants se plaignaient : être écrasés par les impôts tandis que les bois, pares, remises, forêts, ne paient rien au roi; d'être imposés trop haut pour la corvée, alors que les grandes routes ne sont fréquentées que par les carrosses, les postes, les grosses voitures publiques et marchandes; de la cherté du sel; des dommages causés par les grandes chasses qui passent à travers les blés et de la multiplication du gibier de toute espèce; des procédures accumulées pour rendre la justice; des extractions des huissiers priseurs et des huissiers ordinaires; d'être accablé par le grand nombre de pauvres; d'être accablés par la charge de bâtir et réparer les presbytères; de n'avoir obtenu aucune diminution d'impôts. Les députés de la paroisse à l'assemblée du baillage de Clermont furent Jacques Bourré, laboureur, et Jean Beaufils, vigneron[a 4].

La commune de Fouilleuse fut annexée à Maimbeville de 1828 à 1834[a 2]. Jean Roblot, de Maimbeville, décédé à Paris en 1833, a légué aux pauvres de la commune 450 francs de rente, qui ont servi à fonder le bureau de bienfaisance. Le 25 avril 1853, un violent incendie réduisit en cendres 22 maisons du village et leurs dépendances. L'année précédente, la fièvre typhoïde y avait sévi et fait beaucoup de victimes[a 5]. En 1890, près de l'église, se trouvaient les ruines de l'ancienne maison seigneuriale, dont il ne subsistaient que deux grosses tours et de vastes souterrains[a 3]. La population du chef-lieu était de 273 habitants[a 6].

Politique et Administration [modifier]

Municipalité [modifier]

Le conseil municipal est composé d'un maire, de trois adjoints et de 6 conseillers municipaux. Le maire et le troisième adjoint sont membres délégués auprès de la communauté de communes du Pays du Clermontois[4].

Les maires [modifier]

Liste des maires depuis 1977[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1990 Jacques Franquet    
1990 2008 Louis Demaye    
2008 à ce jour Myriam Demaret    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

D’après le recensement Insee de 2007, Maimbeville compte 361 habitants (soit une augmentation de 15 % par rapport à 1999). La commune occupe le 19 941e rang au niveau national, alors qu'elle était au 20 625e en 1999, et le 405e au niveau départemental sur 693 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Maimbeville depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1831 avec 482 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
358 310 383 336 482 368 344 348 349
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
324 310 301 296 279 274 273 257 260
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
241 253 238 215 206 201 199 204 215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
221 170 161 208 235 315 361 360 -
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[6], base Insee à partir de 1968[7],[8],[9].

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,3 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 30,3 %, 45 à 59 ans = 15,2 %, plus de 60 ans = 15,2 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 26,9 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 17,5 %).
Pyramide des âges à Maimbeville en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
5,6 
75 à 89 ans
8,2 
9,6 
60 à 74 ans
9,3 
15,2 
45 à 59 ans
18,7 
30,3 
30 à 44 ans
24,2 
14,0 
15 à 29 ans
12,6 
25,3 
0 à 14 ans
26,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique [modifier]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Oise.
Armes de Maimbeville

Les armes de Maimbeville se blasonnent ainsi :

Taillé d'argent à trois bandes d'azur et aussi d'argent semé de fleur de lys aussi d'azur, à la barre du même brochant sur le tout.

Lieux et monuments [modifier]

Monuments historiques [modifier]

La commune possède un unique monument historique sur son territoire.

Autres monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Michel Dubost (né en 1943), écrivain passa de longues périodes de 1950 à 1973 dans la propriété de ses parents, souvent appelée « le château ». La commune était alors gérée par les maires Franquet puis Sénéchal. Auteur de nombreux ouvrages sur l'Europe centrale et la Slovaquie, il aimerait écrire ses souvenirs de la vie du village à cette époque.

Notes et références [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes [modifier]

  1. orthodromie : distance à vol d'oiseau, sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre. Consulté le 5 avril 2013

Références [modifier]

  1. Informations géographiques de Maimbeville, sur www.annuaire-mairie.fr. Consulté le 3 février 2013
  2. a, b, c, d, e, f et g Carte 1/25 000e sur Géoportail.
  3. 14 randonnées en Centre Oise, GEP Centre Oise, carte page 16.
  4. Les adjoints de la mairie, sur maimbeville.pagespro-orange.fr. Consulté le 13 février 2013
  5. a et b Maires de la Commune La liste des maires de Maimbeville, sur marquedorre.free.fr. Consulté le 13 février 2013
  6. Notice communale de Maimbeville, sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
  7. Résultats du recensement de la population - Maimbeville, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  8. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  9. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  10. Évolution et structure de la population à Maimbeville en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 5 novembre 2010
  11. Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 5 novembre 2010
  12. Église Saint-Martin, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Charité Saint-Martin, base Palissy, ministère français de la Culture
  14. Vierge de douleur, base Palissy, ministère français de la Culture
  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis, 1890, 160 p. 
  1. p. 146
  2. a, b, c, d, e et f p. 147
  3. a, b, c et d p. 148
  4. p. 148/149
  5. p. 113
  6. a et b p. 149

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]