Nicolas Greschny

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Nicolas Greschny
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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
MarsalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Nicolas Greschny, Nicolaï Greschny, est un fresquiste du XXe siècle, né le à Tallin, en Estonie et mort en (à 72 ans) à La Maurinié[1], Marsal, dans le Tarn.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est aussi un peintre d'icônes. Nicolas Greschny a peint plus de 80 fresques, principalement sur les murs d'églises situées dans le Sud et le Sud-Ouest de la France.

  • 1912 : Naissance de Nicolaï à Tallinn d'une famille d'origine russe orthodoxe vieux-croyante,
  • 1922-1923 Sa famille part en exil victime de persécutions anti-religieuses orchestrées par le régime communiste.
  • 1927-1928 : Il étudie aux Beaux-Arts à Berlin, en Allemagne. Par le biais de Jésuites, il devient gréco-catholique.
  • 1934: Alors qu'il réside en Allemagne, Nicolas Greschny doit fuir vers Vienne en Autriche, persécuté cette fois-ci par les nazis, puis il gagnera la Tchécoslovaquie au moment de l'Anschluss.
  • 1939: Nicolas Greschny est au Danemark d'où il rejoint la Norvège, puis l'Angleterre en 1940.
  • 1940: Nicolas étudie la théologie à l'université de Louvain en Belgique. Rattrapé par la guerre, il est encore en fuite, en France, où il sera arrêté, puis interné au camp d'Argelès-sur-Mer.
  • 1940-1942 : caché chez les Jésuites de Toulouse, Nicolaï passe sa licence de théologie.
  • Après 1945 : Le vicaire général d'Albi, Gilbert Assémat, l'encourage et lui ouvre de nombreuses paroisses des environs.
  • En 1948 : en parcourant la région albigeoise à vélo, il découvre à Marsal un tas de ruines et de ronces, la ferme de la Maurinié qu'il a acheté en 1949. Il y a construit sa chapelle selon les canons de l'art roman[2].
  • 1985 : Il meurt dans son hameau de la Maurinié et repose dans la chapelle qu'il y a construite[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Fresques de l'église Saint-Didier à Saint-Drézéry (Hérault): 3 fresques, réalisées en 1975.
  • Fresques de l'église Sain- Hilaire à Frèjeville (Tarn)
  • Fresques sur les mystères du rosaire, chapelle de La Gardelle (près Villeneuve-sur-Vère dans le Tarn)
  • Fresques de l'église de Saint-Victor à Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron)
  • Fresques de l'église Saint-Jacques le Majeur à Auzances en Creuse
  • Fresques de l'église Saint-Amans de Cazedarnes, dans l'Hérault
  • Fresques de l'église Saint-Étienne de Pailhès, Hérault
  • Fresques de la chapelle de l'Institut Stanislas (Cannes), Alpes-Maritimes
  • Fresques de l'église de Lacabarède (Tarn)
  • Fresques de l'église d'Alban (Tarn)
  • Fresques de l'église de Briatexte (Tarn)
  • Fresques de la chapelle du Sacré-Cœur Chirac (Lozère)
  • Fresques de la chapelle de Treize-Pierres Villefranche-de-Rouergue (Aveyron)
  • Fresques de la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié Saint-Genest-Lerpt (Loire)
  • Fresques de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Limoges (Haute-Vienne) (le Credo)
  • Fresques de l église Saint-Sauveur de Rochechouart, Haute-Vienne)
  • Fresques de l'église Saint-Lazare au Mans (Sarthe)
  • Fresques de la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs (Calvaire) à Miramont-de-Comminges (Haute-Garonne), en collaboration avec Pierre Saint-Paul, réalisées en 1949
  • Fresques du baptistère de l'église Saint-Martin de Miramont-de-Comminges (Haute-Garonne) réalisées en 1949
  • Fresques de l'Oratoire contenant la châsse du saint Voile, à Coupiac (Aveyron)
  • Fresques de l'église Saint-Pierre de Saint-Pierre-d'Oléron, Charente-Maritime
  • Fresques de l'église Saint-Léonce de Corneilhan (Hérault)
  • Fresques de l'église Sainte-Colombe aux Issards (Ariège)
  • Fresques de l'église Sainte-Anne de Châtel-Guyon (Puy de Dôme), 800 m2 de fresques réalisées en 1956
  • Fresques de l'église Saint-Pierre du Cuing (Haute-Garonne) réalisées en 1949
  • Quatre grands tableaux bibliques en l’église de Viane (Tarn)
  • Fresques dans le chœur de l’église de Gabriac (Aveyron) durant le ministère de M. l’abbé Mouly, curé de Gabriac. Les visages des petits anges représentent des enfants du village
  • Fresques de l'église Saint-Jacques de Villegoudou dans la chapelle des fonts baptismaux à Castres (Tarn) en 1951
  • Fresques de l'église Saint-Julien de Saint-Julien de Rodelle (Aveyron) dans le cœur et les fonts baptismaux
  • Fresques dans salle paroissiale de Saint-Julien de Rodelle (Aveyron)
  • Fresques dans la crypte de la chapelle située sur la place du Foirail de Laguiole (Aveyron)
  • Fresques dans la chapelle de l'ex école Saint Joseph de Salles La Source (Aveyron). Chapelle détruite vers l'année 2000. Reste des panneaux (du Pancréator) entreposés dans la sacristie de l'église Saint Amans
  • Fresques dans la chapelle du village de vacances Les Buissonnets à Saint Georges de Didonne (Charente Maritime), ancienne colonie de vacances aveyronnaise.
  • Fresques dans le baptistère de l'église de Le Verdier (Tarn)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Assémat, Un Peintre d'icônes Nicolai Greschny, Nouan-le-Fuzelier, 1990, (ISBN 978-2-90548063-7)
  • Gilbert Assémat, Les fresques de Nicolaï Greschny, Nouan-le-Fuzelier, 1992, (ISBN 978-2-84024024-2) ; 222 p.
  • Association des Amis de Nicolaï Greschny, Nicolai Greschny. Des fresques aux icônes, Les Editions du Grand Sud, Albi, 2010, (ISBN 978-2-90877890-8)
  • Thierry Allrd, « Les fresques byzantines de Nicolaï Greschny en Charente-Maritime », dans Le Festin, été 2018, no 106, p. 64-69

Vidéos[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]