La Clayette

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La Clayette
Château de la Clayette.
Château de la Clayette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Chauffailles
Intercommunalité Communauté de communes du Pays clayettois
Maire
Mandat
Daniel Laroche
2014-2020
Code postal 71800
Code commune 71133
Démographie
Population
municipale
1 741 hab. (2013)
Densité 558 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 17′ 26″ Nord 4° 18′ 20″ Est / 46.2905555556, 4.30555555556
Altitude Min. 336 m – Max. 437 m
Superficie 3,12 km2
Localisation

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La Clayette

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La Clayette
Liens
Site web mairie-laclayette.fr

La Clayette est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

La Clayette se prononce [laklɛt][1] (« La Clète »).

Géographie[modifier | modifier le code]

La Clayette est située dans le Brionnais, au sud-ouest de la Saône-et-Loire (Bourgogne-Franche-Comté). C'est la ville principale du pays clayettois, situé entre le Charolais, le Roannais et à proximité de la région Lyonnaise. La Clayette est située au pied de la montagne de Dun, dont le point culminant, situé sur la commune de Saint-Racho est à 708 mètres d'altitude. Elle est construite sur les bords d'un vaste étang, ou petit lac, de 30 hectares environ, alimenté par le ruisseau de La Genette, affluent du Sornin, qui lui-même se jette dans la Loire

Accès[modifier | modifier le code]

La Clayette est située au carrefour des routes RD 985 et RD 987, à 40 km de Roanne, 60 km de Mâcon, 85 km de Lyon, 100 km de Moulins.

La Route Buissonnière entre Fontainebleau et Lyon traverse la commune par la RD 985 (ex-RN 485).

La gare de La Clayette-Baudemont est située sur la ligne Lyon — Paris. Elle est desservie par des TER Lyon — Paray-le-Monial et Lyon — Tours (1 h 20 depuis Roanne). Les deux gares TGV sont relativement proches : Mâcon Loché à environ 45 min, Montchanin à environ 45 min.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Curbigny Rose des vents
Baudemont N Varennes-sous-Dun
O    La Clayette    E
S
La Chapelle-sous-Dun

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1435 : Création du bourg de La Clayette par les Chantemerle.
  • 1437 : Création des foires.
  • 1450 : Création des marchés.
  • 1632 : Alice de Chantemerle, dernière descendante de la famille du même nom, fonde par testament le couvent des Minimes (bâtiment actuel de la mairie).
  • Jusqu'à la Révolution, La Clayette dépend de Varennes-sous-Dun.

Le cheval et La Clayette[modifier | modifier le code]

Le cheval blanc qui figure sur le blason de la ville ferait référence au cheval blanc d'Henri IV[2]. Le cheval qu'il montait lors de la bataille d'Ivry, le 14 mars 1590, aurait été acheté à la foire de La Clayette et proviendrait d'un élevage situé à Saint-Symphorien-des-Bois. Ce fait n'est pas prouvé mais il est cité dans nombre de documents d'information touristique[3]. Au Moyen Âge, l'élevage des chevaux a précédé, dans le pays clayettois, l'élevage bovin. Le commerce des chevaux se déroule en particulier lors de la foire de la Toussaint, autorisée par François Ier en 1534. En 1876 ont lieu les premières courses hippiques organisées par la société hippique de Saône-et-Loire.

Dans la première moitié du XXe siècle sont également organisés des raids hippiques[4], annoncés ainsi : « Epreuves hippiques de la Clayette : au début de juillet, une société locale organise à La Clayette des épreuves hippiques. Entre autres, un raid attelé de 40 kilomètres sur route permt d'y apprécier l'endurance et la qualité des chevaux charolais ». En 1927, écrit M. Callier « il restera longtemps dans les mémoires la remarquable performance victorieuse de Quart-Mai-Rose-Marie couvrant les 42 kms en 1 h 27' ! ».

Le 3 juin 1951 a lieu de premier concours hippique national. Ce concours de saut d'obstacles existe toujours, il comprend des épreuves ouvertes soit aux amateurs soit aux professionnels.

La sculpture monumentale « le cheval cabré »[5], devant le pont levis du château, a été réalisée par le sculpteur Christian Maas. L'œuvre a été achetée par la ville (M. Hugues Godard, maire), avec l'aide des commerçants et entreprises de la région.

Le cheval cabré, sculpture monumentale de Christian Maas.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Clayette (La) Blason Coupé: au 1er d'azur au cheval passant et contourné d'argent, au 2e de gueules à la barrière palissadée d'or sur une terrasse isolée et cousue d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014[6] Hugues Godard[7] UMP Démissionnaire
mars 2014[8] en cours
(au 13 avril 2016)
Daniel Laroche    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 741 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 014 1 089 1 052 1 068 1 091 1 300 1 296 1 329 1 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 780 1 671 1 965 1 748 1 685 1 744 1 806 1 742 1 674
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 688 1 647 1 862 1 848 1 883 2 002 2 057 2 080 1 806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
2 173 2 530 2 845 2 669 2 307 2 069 1 897 1 741 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune est au cœur d'une unité urbaine de plus de 3 000 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Nombre de postes salariés dans la commune, par secteur d'activité au 31 décembre 2013[11]

Total  % 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 à 99 salariés
Ensemble 654 100,0 215 117 245 87
Industrie 36 5,4 16 0 20 0
Construction 27 4,1 27 0 0 0
Commerce, transports, services divers 303 45,6 136 72 95 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 298 44,9 36 45 139 87

Le nombre d'emplois dans la commune est passé de 1 478 en 2008 à 1 103 en 2013. Ces 1 103 actifs comprennent 654 salariés et 179 non salariés. La diminution de l'emploi salarié est due, en particulier, à la fermeture de l'usine Potain.

La société Potain a marqué l'histoire économique et sociale de la Clayette[12]. elle est fondée en 1928 par Faustin Potain[13] pour fabriquer du petit matériel de construction. Il crée sa première grue quelques années après, en 1936. De 1950 à 1960 diverses inventions permettent de mettre au point les grues à tour (G.A.T.) et les grues à montage rapide (G.A.R.). La croissance de l'entreprise est rapide , elle devient leader mondial des grues. Faustin Potain meurt en 1968. Il est chevalier de l'Ordre national du mérite. L'entreprise poursuit son fort développement avec ses successeurs, elle implante des usines dans diverses villes : Moulins, Charlieu, Villeurbanne… elle crée des filiales, tant de production que de commercialisation, dans de nombreux pays étrangers. En 1974, le siège social est transféré à Ecully, dans le Rhône. En 1989 le groupe emploie 2 100 personnes. En 2001 la société est rachetée par la société américaine Manitowoc Cranes, un des principaux fabricants mondiaux de grues de chantier. En 2008 il existe 450 emplois dans l'usine et les bureaux de la Clayette. La forte diminution du chiffre d'affaires dans les années suivantes vont conduire à différents plans de restructuration et, en 2010 le site de production de la Clayette est fermé. Il est proposé aux 116 salariés restant de rejoindre l'usine de Saint-Nizier-sous-Charlieu[14]. Le Centre de formation, qui accueillait jusqu'à 1 000 stagiaires par an, situé dans la commune voisine de Baudemont ferme, lui, en 2013[15].


Les bicyclettes et motocyclettes Fonlupt étaient produites à La Clayette.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de la Clayette[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Avoye[modifier | modifier le code]

La construction de la chapelle Sainte-Avoye, de style gothique flamboyant, fut décidée par Louis de Chantemerle, au XVe siècle.

Autour de La Clayette, à voir en Bourgogne du Sud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Delamétherie (1743-1817), naturaliste, minéralogiste, géologue et paléontologiste.
  • Jean-Claude Périer[12] (1775-1863) capitaine adjudant-major, médecin-chirurgien, blessé au pont de Nittenau en 1809, chevalier de .la légion d'honneur en 1807
  • Vicente Morzycki (1840-1863), militaire.
  • Gabriel Chevalier[16] (1848-1924), député de 1902 à 1906 (groupe républicains progressistes)
  • Joseph Jolinon (1885-1971), écrivain.
  • Jean Combier (1891-1968), photographe et éditeur de cartes postales, il y commence sa carrière[17].
  • Louis Alloin (1906-1978), homme politique.
  • André Néron (1922-1985), mathématicien.
  • Louis Dubost (1945-), écrivain, créateur de la maison d'édition Le Dé bleu.
  • Michel Chandeigne (1957-), éditeur, traducteur, libraire, conférencier spécialiste du Portugal. Dirige les éditions Chandeigne ainsi que la Librairie Portugaise et Brésilienne à Paris.
  • Anne-Marie Jugnet (1958-), artiste plasticienne.
  • Nathalie Potain (1966-2009), écrivain.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Callier Louis "La Clayette, ville du cheval" in " La Clayette hier et aujourd'hui" Imp. Clayettoise, 1989, p. 177-192
  3. http://www.pays-clayettois.fr/recherche.html?motsclefs=cheval
  4. Inc. « le cheval de demi sang français : Charolais, Forez, Berry et Dombes » ed. A. Le Goupy Paris, 1918 95 p. (BNF/Gallica)
  5. http://www.lejsl.com/edition-charolais-brionnais/2014/08/11/le-cheval-cabre-surgit-devant-le-pont-levis-du-chateau-a-la-clayette
  6. Charlotte Rebet, « Le maire donne sa démission : Après deux mandats à la tête de La Clayette, Hugues Godard a présenté hier sa démission au préfet, à la demande de son conseil municipal. Explications », Le Journal de Saône-et-Loire, édition Charolais - Brionnais,‎ (lire en ligne).
  7. « Compte-rendu du conseil municipal du 21 mars 2008 » [PDF], sur www.mairie-laclayette.fr (consulté le 11 mai 2016).
  8. « Compte-rendu du Conseil municipal du 28 mars 2014 » [PDF], sur www.mairie-laclayette.fr (consulté le 11 mai 2016).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  11. http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-71133
  12. a et b Nadel (Franck) "La Clayette, hier et aujourd'hui" 1989, imp. clayettoise, 230 p. p. 46
  13. « Dossier : Potain, portrait d'un innovateur né » (consulté le 20 juillet 2016)
  14. http://www.leprogres.fr/loire/2010/03/24/manitowoc-les-salaries-de-saone-et-loire-transferes-dans-la-loire
  15. « Les grues Potain et La Clayette (71), la fin d’une histoire vieille de 84 ans ! - France 3 Bourgogne » (consulté le 20 juillet 2016)
  16. Assemblée Nationale, « Gabriel Chevalier - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 19 juillet 2016)
  17. Madeleine Jambon, « Vernissage à Sainte-Avoye », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne).


Liens externes[modifier | modifier le code]