Saint-Nizier-sous-Charlieu

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Saint-Nizier-sous-Charlieu
L'église paroissiale et la mairie.
L'église paroissiale et la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire Blason département fr Loire.svg
Arrondissement Roanne Blason ville fr Roanne (Loire).svg
Canton Charlieu Blason Charlieu.svg
Intercommunalité Communauté de communes Le Pays de Charlieu
Maire
Mandat
Jean-Victor Thévenet
2014-2020
Code postal 42190
Code commune 42267
Démographie
Population
municipale
1 679 hab. (2012)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 14″ N 4° 07′ 24″ E / 46.1538888889, 4.1233333333346° 09′ 14″ Nord 4° 07′ 24″ Est / 46.1538888889, 4.12333333333  
Altitude Min. 252 m – Max. 408 m
Superficie 12,83 km2
Localisation

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Saint-Nizier-sous-Charlieu

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Saint-Nizier-sous-Charlieu

Saint-Nizier-sous-Charlieu est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes, adhérente à la communauté de communes Le Pays de Charlieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

La superficie est de 1 283 ha.

L'altitude est de 271 m au bourg et 373 m au lieu-dit Croix de la Tombe.

Ce lieu-dit est le carrefour entre les routes venant du bourg du village et de Charlieu le chef-lieu du canton du même nom.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nicetius, dérivé du grec nikè "victoire", fut évêque de Lyon au VIe siècle et honoré particulièrement dans le Lyonnais, dès la fin de la période mérovingienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Saint-Nizier-sous-Charlieu était une ancienne station gallo-romaine, une villa gallo-romaine s'y trouvait, près du confluent du Sornin et de la Loire. Saint-Nizier-sous-Charlieu est traversé dans toute sa longueur par la voie antique tendant de Charlieu à Autun et Nevers par Saint-Pierre-La-Noaille, Iguerande, Marcigny, Pierrefite et Parigny.

La paroisse Saint-Nizier est attestée dès 1371. Sous l'Ancien Régime, elle était divisée en trois fiefs (Beauvernay, Le Mont et Rongefer), tandis que le clocher et les terres attenantes appartenaient au domaine royal.

Le château du Mont, ancienne maison forte transformée en manoir, fut le berceau de la famille de Nompère. Au temps de la Ligue, elle servit de forteresse aux troupes royales qui surveillaient Charlieu. En 1593, pendant les guerres de religion, le château fut assiégé et pris par le chevalier d'Auder, dont les bandes se livrèrent au pillage et l'incendièrent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2001 En mandat Jean-Victor THEVENET    
1989 Mars 2001 Charles DUBUY    
1977 1989 Jean BONNETAIN    
1974 1977 Robert GALICHON    
1971 1974 Hubert BARRIQUAND    
1966 1971 Alfred LAMARTINE    
1959 1966 François PETIT    
1947 1959 Alfred LAMARTINE    
1944 1947 P. VERNAY    
1941 1944 Louis DURAY    
1935 1941 Louis DEMONT    
1929 1935 Jean BERTHELIER    
1919 1929 Pierre LARUE    
1896 1919 Jean-Marie MUZELLE    
1891 1896 Joseph GERBAY    
1884 1891 Paul GERBAY    
1881 1884 Antoine LARUE    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 679 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 030 829 890 969 1 140 1 145 1 218 1 280 1 360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 358 1 384 1 436 1 324 1 342 1 294 1 254 1 249 1 269
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 271 1 217 1 148 991 1 081 1 070 1 009 959 1 001
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 031 1 056 1 216 1 449 1 579 1 571 1 621 1 631 1 671
2012 - - - - - - - -
1 679 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de Saint-Nizier a été réédifiée en 1833. Elle se distingue guère d'autres églises de la région, si ce n'est par ses vitraux d'une qualité remarquable. L'église a trois nefs, séparées par des colonnes sur lesquelles s'appuient des arceaux en plein cintre ornés du monogramme SN. Ses nefs sont plafonnées, et les colonnes sont au nombre de six. Il y a deux autels de marbre aux bas-côtés du chœur.

Les vitraux ont été conçus par Théodore-Gérard Hanssen, peintre verrier parisien, considéré comme un des rénovateurs de l'art du vitrail en France. Ils ont été dessinés et réalisés entre 1948 et 1950. Le verre coloré utilisé a été fabriqué aux verreries de Saint-Just-sur-Loire (42).

Les thèmes représentés sont, dans les verrières du chœur, la crucifixion, le Christ dans la moisson, les Noces de Cana ainsi que des anges encadrant ces scènes. Les dix vitraux des bas-côtés de l'édifice représentent des scènes de la vie du Christ (deux sur huit seulement). On reconnaît l'école et la silhouette des collines qui entourent le bourg et l'église-même. Le thème de la vigne et du vin renvoie à la Passion mais aussi au passé viticole de la commune (280 ha de vignes en 1856).

Le couvent des Cordeliers Vers 1280, après de nombreux démêlés avec les bénédictins de Charlieu, les franciscains fondent un couvent aux portes de la ville, sur la future paroisse de Saint-Nizier. Détruit dans les années 1360, le couvent des cordeliers fut reconstruit de 1370 à 1410 grâce à la famille de Châteaumorand.

Il est en très mauvais état à la veille de la Révolution. Il est fermé en 1792 et les trois derniers religieux chassés. Les bâtiments vendus comme biens nationaux furent en partie détruits ou transformés en grange, hangar et habitations.

Il a failli disparaître en 1910. Il fut en effet vendu à un antiquaire qui l'avait ensuite cédé à un richissime américain. Le cloître fut démonté, mis en caisses et sur wagons, quand son classement comme monument historique fut établi, à la demande du sénateur Audiffred. Ce cloître dit des Cordeliers a été classé monument historique par arrêté du 19 novembre 1910, la chapelle et les trois chapelles qui y sont attenantes au sud par arrêté du 26 septembre 1952[3].

Le jardin du château de Montfort fait partie du pré-inventaire des jardins remarquables[3].

La mMadone est située près du lieu-dit de la Croix de la Tombe. Monument religieux populaire dans le village, elle a été conçue en l'honneur des vignerons prospères jusqu'au milieu du XXe siècle.

Château de la Grange Jobin : Cette bâtisse bourgeoise construite en 1885 par la famille Vadon, banquier et viticulteur de son état, se situe en lisière de Saint-Nizier-sous-Charlieu et de Charlieu. Environné d'un parc de 8 hectares, ce château abritait donc la famille Vadon, bienfaiteur du village. En entrant dans le château on trouve de suite à droite la salle de billard, continuant dans le couloir, à gauche se situe la bibliothèque dont on peut encore voir les rayonnages ainsi qu'un imposant coffre-fort dissimulé derrière deux portes en bois de décoration. Au-dessus de la porte d'entrée se trouve une peinture à l'huile représentant un ange qui est en fait la petite-fille de monsieur Vadon. Poursuivant au rez-de-chaussée, on arrive au petit salon suivi en enfilade du grand salon ; les deux se rejoignant lors des importantes réceptions. Face à ces salons se situent la cuisine et ses dépendances. Le rez-de-chaussée est prolongé d'une magnifique terrasse qui permet d'avoir accès au paysage lointain jusqu'à Pouilly-sous-Charlieu. De cette terrasse on pouvait aussi apercevoir une grande mare sur laquelle monsieur Vadon et madame pouvaient canoter.

On accède au premier étage par un escalier en pierre du pays couronné par une magnifique rampe en fer forgé. À cet étage se situent sept pièces dont deux sont prolongées par une tourelle. La pièce centrale réservée aux maîtres est la mieux exposée. Dans cette pièce, au dessus de la cheminée en marbre, figure une peinture à l'huile représentant madame Vadon faisant de la barque sur la mare de la propriété. Les autres pièces de l'étage sont des chambres à donner qui étaient utilisées tant par les invités mais aussi par le personnel de maison.

Le château comprend un immense grenier qui permet d'avoir aux toits sur lequel se trouve un magnifique pigeonnier.

Les douze pièces principales du château ont toutes leur cheminée en marbre et principalement les deux salons qui comprennent chacun une majestueuse cheminée en marbre rose d'Italie. Un sol marqueté d'un parquet très travaillé donne beaucoup d'éclat aux différentes pièces.

Le toit comprend une magnifique charpente encore en très bon état de nos jours, tant les poutres que l'ardoise.

La propriété comprend quatre autres bâtiments.

À quelques mètres sur le côté du château on trouve l'orangerie. Ce parallélépipède en brique est imposant avec ses cinq immenses portes vitrées qui permettaient aux maîtres des lieux de rentrer les hautes plantes d'été qui garnissaient l'entrée du château.

En contrebas et sur le côté de la grande mare se situe le bâtiment de la vigne. C'est en fait une bâtisse ordinaire qui abritait le personnel inhérent à la vigne.

À l'entrée côté Charlieu se situe un bâtiment important par son volume et sa toiture modèle du genre, qui abritait le matériel. C'était en cette place que l'on faisait le vin.

À l'autre extrémité de la propriété se situe un petit bâtiment, en dehors des murs de la propriété. Cette bâtisse légère abritait le "petit personnel".

Le parc de 8 hectares est clôturé par un mur d'enceinte. Deux majestueuses grilles permettent l'accès au parc.

En fait le parc est situé à flanc de coteau et peu de parties parties plates composent le paysage. Des retenues d'eau sont disposées dans divers endroits du parc et permettent un écoulement régulé lors des orages. Ces retenues que l'on appelle boutasses regorgent de poissons et batraciens.

Face au château au-delà du mur d'enceinte se situent 3 ha de prairie, inconstructibles car un acte notarié précise que cette prairie ne doit en aucun cas être séparée du château pour son devenir.

Les renseignements donnés sont très anciens.

Dès les années 1950, le château a été aménagé en lieu de colonie de vacances des polices de France et d'outre-mer , les orphelins venaient soit du centre d'OSMOY (orphelinat de la police), soit orphelins des différentes villes de France et d'outre-mer.

Les salons étaient les dortoirs, une piscine y avait été aménagée (rare pour l'époque) en remplacement de la mare, l'orangerie était le réfectoire, les garçons et filles y étaient reçus de 5 ans à 16 ans, environ 130 enfants ; La sieste de 13 h à 15 h, était obligatoire pour tout le monde!Le chant aussi, une 1/2 heure avant chaque repas, nous étions par "équipe", et avions des activités de plein air, pique nique, promenade !

le bâtiment "vigne", entrée coté Charlieu était la maison du gardien.

Une colonie d'avant-garde pour son époque, que de beaux souvenirs...

Ensuite, l'EDF a récupéré ce château, puis un particulier l'a repris, la piscine n'existe plus...


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012
  3. a et b base mérimée


http://www.st-nizier-sous-charlieu.fr/

Liens externes[modifier | modifier le code]

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