Fédération française du bâtiment

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La Fédération française du bâtiment (FFB) est une organisation professionnelle créée en 1904 dont l'objectif est de représenter et d'accompagner les entreprises de bâtiment.

La FFB regroupe 57 000 entreprises, dont 42 000 artisans (soit les deux tiers du chiffre d'affaires et des effectifs salariés de la profession). C'est ainsi que les plus grandes comme les plus petites entreprises peuvent adhérer à la FFB. Elle est présidée depuis 2014 par Jacques Chanut, président de l'entreprise générale Chanut dans l'Isère.

Présentation[modifier | modifier le code]

La FFB s'est fixée trois missions : être le porte-parole des entreprises de bâtiment, informer et assister ces entreprises et faire vivre la solidarité professionnelle.

La FFB défend depuis 1904 l'idée que, quelle que soit leur taille, quel que soit leur corps d'état, toutes les entreprises de bâtiment sont animées par la même passion, celle de construire, et sont engagées dans les mêmes défis.

Elle a pour rôle de fixer l'indice du coût de la construction.

Organisation[modifier | modifier le code]

La FFB a organisé un réseau de proximité, véritable maillage territorial :

  • une fédération dans chaque département : les Fédérations départementales accompagnent et soutiennent les entreprises en répondant à toutes les questions qu'elles se posent dans leur vie quotidienne. Leur mission s'articule autour de trois axes essentiels : action d'influence auprès des décideurs, expertise pluridisciplinaire et assistance de proximité ;
  • une fédération dans chaque région : au cœur des échanges, les Fédérations régionales impulsent les politiques départementales et orchestrent les initiatives. Relais indispensable, elles assurent l'unité d'action de l'organisation professionnelle en mutualisant les expériences, les compétences et les moyens ;
  • 32 Unions et Syndicats de métiers : ils expriment la richesse et la diversité des métiers du Bâtiment. Ils représentent leur profession et la FFB auprès d'instances nationales, européennes et internationales en matière de recherche et développement, d'analyse des besoins de formation et de promotion des métiers.

Présidents successifs[modifier | modifier le code]

  • Lucien Soulé, 1905-1908.
  • Auguste Villemin, 1909-1921.
  • Eugène Despagnat, 1921-1925.
  • Lucien Douane, 1925-1933.
  • Lucien Lassalle, 1933-1946.
  • Georges Lanfry, 1946-1950.
  • Joseph Rouger, 1950-1953.
  • Robert Pradeau, 1953-1956.
  • Raymond Pabanel, 1956-1963.
  • Henri Faure, 1963-1970.
  • René Lamigeon, 1970-1978.
  • Jacques Danon, 1978-1984.
  • Jacques Brunier, 1984-1990.
  • Jean Domange, 1990-1996.
  • Alain Sionneau, 1996-2002.
  • Christian Baffy, 2002-2008.
  • Didier Ridoret, 2008-2014 (réélu le 18 mars 2011).
  • Jacques Chanut[1], depuis 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1904, cinq fédérations régionales du BTP (Paris, Bordeaux, Épinal, Lyon et Rennes) décident de créer une fédération nationale et portent à sa tête Lucien Soulé, dirigeant d'une entreprise parisienne de plomberie-couverture. Elle adhère alors rapidement à la Fédération internationale du BTP, ancêtre de l'actuelle FIEC (Fédération de l'Industrie Européenne de la Construction).

La FNBTP, nom d'origine, réunit son premier congrès à Bordeaux en 1907. Plus de 17 000 entreprises adhèrent déjà au tout jeune syndicat patronal du BTP.

En 1921, de nouveaux statuts sont adoptés et les missions de la future FFB se précisent, notamment en raison de la densification du réseau des Fédérations locales.

La Profession s'organise progressivement, notamment avec la création des premières Caisses de congés payés du Bâtiment.

La Seconde Guerre mondiale modifie considérablement la place des organisations professionnelles, auxquelles on réserve la portion congrue face aux institutions créées par le régime de Vichy.

C'est aussi à cette époque que les Travaux Publics quittent la FNBTP et créent la FNTP.

En 1946, la FNBTP devient la FNB, « Fédération Nationale du Bâtiment et des activités annexes ». Au-delà du changement formel d'appellation, c'est un chantier immense qui s'ouvre : il faut reconstruire la France tout en modernisant la Profession, y compris dans ses aspects sociaux.

L'organisation actuelle de la FFB trouve sa source dans les années de la Libération : intégration des Unions de Métiers et création du Conseil des Professions, création de Fédérations départementales sur l'ensemble du territoire, discipline syndicale et installation des services administratifs et de la Présidence dans les actuels locaux de l'avenue Kléber et de la rue La Pérouse à Paris.

En 1959, une Commission Artisanale Fédérale (futur Conseil de l'Artisanat) est instituée afin de consolider la représentativité de la FNB dans le secteur de l'Artisanat.

La période des Trente Glorieuses s'achève brutalement avec les chocs pétroliers de 1973 et 1979. La FNB milite pour l'adoption d'un statut protecteur des sous-traitants qui se concrétisera en 1975 avec le vote de la loi du 31 décembre, toujours en vigueur.

La complexification du métier d'entrepreneur justifie l'augmentation de l'effort d'information de la FNB à destination de ses adhérents : la revue Bâtiment Actualité est créée en 1976 avec une diffusion bimensuelle et les premiers "Groupes Femmes" naissent en 1979.

Dès 1984, la FNB bouleverse son organisation nationale en se recentrant sur ses missions essentielles et en modernisant ses modes d'action.

En 1993, la FNB devenue FFB fait le pari des nouveaux médias. C’est ainsi qu’en 2003, elle reçoit le grand prix de l’Internet des Fédérations récompensant la stratégie qu’elle mène au sein de son propre réseau.

En 1994, la Fédération inaugure l’École supérieure des jeunes dirigeants du Bâtiment (ESJDB).

En 1998 enfin, son logo et son nom actuels sont adoptés dans l'ensemble du réseau : la FNB devient FFB, Fédération Française du Bâtiment. Elle est certifiée ISO 9001 depuis 1999.

En 2002, la FFB décide d’éditer une revue de réflexion, Constructif.

En 2004, elle initie un immense projet de sensibilisation et d’accompagnement des artisans et PME vers de meilleures pratiques des technologies de l’information et de la communication, le programme e-bat.

En 2005, elle met en place la Fondation FFB (sous l'égide de la Fondation de France) qui a essentiellement pour vocation de cofinancer des actions visant à favoriser l’insertion des publics en grande difficulté[2].

En 2006, elle organise les 24 heures du Bâtiment, un événement sans précédent qui rassemble plus de 25 000 participants, membres de la famille du Bâtiment ou grand public, au Palais omnisports de Paris-Bercy et à la Maison des Métiers du Bâtiment. Elle est primée en mars 2007 aux Trophées de l'événement, qui visaient à récompenser les événements les plus marquants de l'année écoulée.

En février 2008, elle lance une grande campagne de communication - « Le Bâtiment, 1 200 000 passionnés » - sur les métiers du Bâtiment, au travers de 10 spots mettant en valeur des hommes et des femmes travaillant réellement dans le secteur.

Activité de lobbying[modifier | modifier le code]

Auprès de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

La FFB est inscrite comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. Elle déclare à ce titre en 2012 un budget global de 59 151 000 euros, et indique que les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 30 000 et 40 000 euros[3].

Auprès des institutions de l'Union Européenne[modifier | modifier le code]

La FFB est inscrite depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Elle déclare en 2015 pour cette activité 1 collaborateur à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 100 000 et 200 000 euros[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]