Noisy-le-Roi

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Noisy-le-Roi
Noisy-le-Roi
Hôtel de ville.
Blason de Noisy-le-Roi
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Verneuil-sur-Seine
Intercommunalité Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Marc Tourelle
2014-2020
Code postal 78590
Code commune 78455
Démographie
Gentilé Noiséens
Population
municipale
7 550 hab. (2015 en diminution de 3,34 % par rapport à 2010)
Densité 1 390 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 49″ nord, 2° 03′ 39″ est
Altitude 133 m
Min. 92 m
Max. 182 m
Superficie 5,43 km2
Localisation

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Liens
Site web www.noisyleroi.fr/

Noisy-le-Roi est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Noiséens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Noisy-le-Roi dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Le territoire de la commune de Noisy-le-Roi s'étend dans la plaine de Versailles entre la forêt de Marly au nord et le ru de Gally au sud, à environ 130 mètres d'altitude. C'est un territoire urbanisé pour un quart de sa superficie environ, le reste étant occupé par des terres agricoles dans la partie sud et par une frange de la forêt de Marly dans la partie nord.

Les communes limitrophes sont l'Étang-la-Ville au nord, Bailly à l'est, Fontenay-le-Fleury au sud sur environ 500 m, Rennemoulin au sud-ouest, Villepreux à l'ouest-sud-ouest et Saint-Nom-la-Bretèche à l'ouest-nord-ouest.

L'habitat, essentiellement composé d'habitations individuelles, est groupé le long de l'ancien tracé de la RD 307, à l'exception d'un important lotissement, le domaine de la Tuilerie, situé à l'ouest en bordure du golf de Saint-Nom-la-Bretèche. La ville, contiguë avec celle de Bailly, forme avec cette dernière une seule agglomération de près de 12 000 habitants.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ancien panneau d'entrée.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Les communications sont assurées principalement par la route départementale D307 qui relie Saint-Cloud à Maule. Cette route orientée est-ouest emprunte une déviation à 2x2 voies qui évite l'agglomération de Bailly - Noisy-le-Roi par le sud. La commune est traversée dans sa partie nord par l'autoroute A13 (autoroute de Normandie) qui, à cet endroit, a été construite dans la forêt de Marly.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Noisy-le-Roi.
La gare.
Le pont près de la gare.

Sur le plan ferroviaire, la ligne Versailles - Saint-Germain-en-Laye a été partiellement rouverte au trafic en 2004 entre les gares de Saint-Germain-Grande Ceinture et de Noisy. Ce tronçon exploité en navettes permet une correspondance à destination de Paris-Saint-Lazare en gare de Saint-Nom-la-Bretèche.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 17, 17S, 41, 71, 77, 170, 171 et 172 de l'établissement Transdev d'Ecquevilly, par la ligne 20 de la société de transport Hourtoule et par la ligne 27 de la société de transport CSO.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Noisi en 1173[1], Noisiaco en 1230, Noisiacum[1], Nusiacum au XIIIe siècle[1].

Noisy-le-Roi doit son nom aux noyers, la forme ancienne du nom de Noisy est Noisiaco en 1230, qui se rattache à Nucetum, nux, noyer, lieu planté de noyers[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une campagne de fouille a été menée à l’été 2007 à l’emplacement de la grotte du château de Noisy. La grotte était en réalité un somptueux pavillon d’agrément, au milieu des jardins, sur deux niveaux, avec un salon à l’étage et des salles de fraîcheur en-dessous.

La fouille d’environ 20 m² a mis au jour des bas de murs et une partie des sols encore en place. Les maçonneries appartiennent au portique et au vestibule d’entrée, à une pièce secondaire encore partiellement dallée, et surtout à l’une des niches du salon central qui possède encore son décor en place.

De nombreux fragments de moulures en plâtre doré et peint ont été retrouvés, formant parfois des caissons octogonaux. De même, une grande variété de coquillages provenant de l’Atlantique ou de la Méditerranée, scellés dans des corniches en plâtre. Ces coquilles colorées et nacrées étaient agencées avec des pierres variées, notamment de beaux gypses translucides. Ces assemblages de coquillages et de rocailles dessinent encore des motifs végétaux dans des cadres architecturés.

D’autres éléments de décor ont été découverts : une pierre sculptée ornée de motifs de congélations, quelques céramiques glaçurées, des clous à têtes ornées de fleurs, quelques pierres moulurées, notamment un large fragment en façade à la base du bâtiment… enfin un tuyau de plomb provenant du jet d’eau de la grotte [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte actuellement 29 membres, élus en 2001 : 22 élus de la liste « Bien vivre à Noisy-le-Roi » (majorité municipale), conduite par Michel Colin, 5 élus de la liste « Pour les Noiséens, autrement », 2 élus de la liste « Noisy-le-Roi, j'y crois ».

Liste des maires de Noisy-le-Roi depuis la Révolution
Période Identité Parti Qualité
en juin 1790 et encore en septembre 1791 Charles Jean Trevet
en mars 1792 (depuis quand et jusqu'à quand ?) André Lucas
en septembre 1792 Philippe Daloyau
est Maire le 24 juillet 1792 et en novembre 1792 François Le Beau
en janvier 1793 Charles Jean Trevet
en mars 1793 - août 1793 - novembre 1793 Philippe Daloyau
en janvier 1794 Claude Courtois
en avril 1794 - septembre 1794 et 15 mai 1795 Philippe Daloyau
en novembre 1794 François Le Beau
1795-1800 Étienne Poirié
1800-1808 Claude Courtois
1808-1813 Nicolas Jacques Demarine
1813-1815 Jean-Baptiste Bourgine
1815-1820 Nicolas Mignot
1820-1834 Nicolas Jacques Demarine
1834-1859 Louis Antoine Guyard
1859-1865 Napoléon Mignot
1865-1875 Nicolas Delafontaine
1875-1880 Louis Vavasseur
1880-1900 Victor Beaussieux
1900-1922 Ernest Tambour*
1922-1923 Charles Courtois
1923-1935 Pierre Bonnet
1935-1944 Adrien Wallet
1944-1945 Marcel Le Bourblanc**
1945-1947 Paul Beaudoux
1947-1959 Robert Thierry
1959-1995 Robert Brame
1995- 2014 Michel Colin
2014- Marc Tourelle

La véracité des dates à partir de mai 1800 est incontestable. En revanche, il existe quelques interrogations sur la période qui suit la Révolution. Si le nom et la chronologie des maires sont exacts, les dates de prise et de fin de fonction restent inconnues et quelques doutes subsistent. Par exemple, Étienne Poirié est maire de 1795 à 1800 alors que les administrations cantonales ont remplacé les municipalités pendant cette période, il doit probablement être « agent municipal »

  • Ernest Tambour, maire en exercice décède à Paris le 3 décembre 1922. Charles Courtois, alors adjoint le remplace par intérim au poste de maire. Une élection a lieu le 11 février 1923 ; Charles Courtois est officiellement élu (probablement « à l'ancienneté » et « à l'insu de son plein gré ») maire de Noisy-le-Roi, poste qu'il ne veut certainement pas occuper. Quelques jours plus tard il présente sa démission. Une nouvelle élection a lieu le 25 février 1923 et Pierre Bonnet (« petit-gendre » d'Ernest Tambour selon une source familiale) devient le nouveau maire de la commune. Charles Courtois ne sera resté maire officiellement élu que pendant 14 jours.
  • Marcel Le Bourblanc fut élu maire de Noisy-le-Roi par un Comité de Libération de 10 membres en août 1944 ; ce qui n'enlève rien à sa légitimité vu le contexte historique de l'époque. Les institutions reprendront leurs cours normal avec une nouvelle élection populaire 9 mois plus tard à la fin de la guerre en mai 1945.

(Source : Livre Noisy le Roi - Jacques Floquet - Copyright 2005)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 7 550 habitants[Note 1], en diminution de 3,34 % par rapport à 2010 (Yvelines : +1,32 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
636626627624577542545597591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
533566563655713647658653637
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
624614624686749774787741967
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0352 5645 5875 5728 0957 7188 1367 8117 550
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,2 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 20,4 %).
Pyramide des âges à Noisy-le-Roi en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,6 
4,5 
75 à 89 ans
5,8 
13,7 
60 à 74 ans
14,0 
22,2 
45 à 59 ans
23,4 
19,5 
30 à 44 ans
20,4 
15,5 
15 à 29 ans
14,4 
24,2 
0 à 14 ans
21,4 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 59 197 €, ce qui plaçait Noisy-le-Roi au 48e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Lubin
  • Le relais de postes
  • Le chemin des Impressionnistes
  • La porte des Gondi[12]
  • Le château
  • La roseraie
  • Le couvent des Cordeliers
  • La table d'orientation
  • La batterie de Noisy-le-Roi

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Peinture impressionniste[modifier | modifier le code]

En 2002, pour entretenir l'héritage culturel laissé par les Impressionnistes dans les Yvelines, Noisy-le-Roi, avec huit autres communes riveraines de la Seine, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Bougival, Louveciennes, Marly-le-Roi, Le Port-Marly et Le Pecq crée le label et la structure « Pays des Impressionnistes »[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Noisy-le-Roi

Les armes de Noisy-le-Roi se blasonnent ainsi :

parti, au premier d'or aux deux masses d'armes de sable posées en sautoir et liées de gueules, qui est de Gondi, au deuxième de gueules aux deux clés d'argent posées en sautoir, qui est de Clermont.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  2. Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, Volumes 40 à 41, page 17.
  3. « index », sur omage.free.fr (consulté le 22 décembre 2017)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « Évolution et structure de la population à Noisy-le-Roi en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er mai 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er mai 2011)
  10. « Revenus fiscaux localisés des ménages-Année 2010 », sur site de l'Insee, (consulté le 23 novembre 2016)
  11. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
  12. Bruno Bentz, Yvelines. Noisy-le-Roi. Fouilles archéologiques dans le château en 2017, dans Bulletin monumental, 2018, no 176-1, p. 62-65, (ISBN 978-2-901837-71-8)
  13. Clarisse Josselin, Le Pays des impressionnistes est né, Le Parisien, 27.02.2002.