Rocquencourt (Yvelines)

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Rocquencourt
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Rocquencourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Canton Le Chesnay
Intercommunalité Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Jean-François Peumery
2014-2020
Code postal 78150
Code commune 78524
Démographie
Gentilé Rocquencourtois
Population
municipale
3 199 hab. (2014)
Densité 1 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 15″ nord, 2° 06′ 45″ est
Altitude Min. 114 m – Max. 179 m
Superficie 2,78 km2
Localisation

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Rocquencourt
Liens
Site web http://www.mairie-rocquencourt.fr/

Rocquencourt est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, à six km environ au nord-ouest de Versailles et à 21 km à l'ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Rocquencourtois.

Le parc du bourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Rocquencourt dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Le territoire communal de Rocquencourt appartient à la plaine de Versailles, à une altitude moyenne de 130 mètres, adossé au nord au relief couvert par la forêt de Marly. Ce territoire est relativement réduit (C'est l'une des plus petites communes des Yvelines) et manque singulièrement d'unité. Il est occupé au sud-ouest par le domaine de Chèvreloup, contigu au parc de Versailles et qui héberge l'arboretum du même nom, couvrant environ la moitié de la commune ; au nord, il englobe la marge sud de la forêt de Marly, tandis que l'espace situé à l'est de la route nationale 186 est couvert par les grands ensembles résidentiels du Domaine et de Parly 2. La commune est traversée par de grandes infrastructures routières : l'autoroute A13, à 2×3 voies, dans le nord à la limite avec La Celle-Saint-Cloud, la route départementale 307 parallèle à l'autoroute, reliant Saint-Cloud à la vallée de la Mauldre, qui comporte 2×2 voies à la traversée de la commune, et la route nationale 186 orientée nord–sud (liaison Versailles–Saint-Germain-en-Laye), raccordée aux précédentes par deux échangeurs.

La partie urbanisée représente environ un quart de la superficie totale. Elle est constituée essentiellement d'immeubles d'habitations et de bureaux généralement de trois à cinq étages.

Le triangle de Rocquencourt, qui est l'échangeur des autoroutes A13 et A12, se situe en réalité dans la commune voisine de Bailly.

La commune de Rocquencourt est limitrophe de La Celle-Saint-Cloud au nord-est, du Chesnay à l'est, de Versailles au sud, de Bailly à l'ouest et de Louveciennes au nord.

Elle est drainée par le ru de Chèvreloup, affluent du ru de Gally, qui prend sa source dans le domaine de Chèvreloup.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous les formes latinisées Rocconis curtum en 678[1], Rocconcurtis en 691[2], Rocconis Curtis[3] en 862, au VIIe siècle (le domaine de Roccon, feudataire de Thierry III, roi de Neustrie, de Bourgogne et d'Austrasie), Rocencort en 1209[2], Roquencort en 1230[2], Rocancourt au XVIIIe siècle.

Sens incertain, mais il pourrait s'agir d'un nom de personne d'origine germanique, Roccon (racine hrok = corneille).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rocquencourt

Les armes de Rocquencourt se blasonnent ainsi : d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au chef du même chargé d'un roc de gueules mouvant du trait du chef.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rocquencourt sous Louis XIV (Manesson Mallet, 1702).

Le Chesnay dépendait de la paroisse de Rocquencourt quand en 1683, Louis XIV l'acheta pour l'enfermer dans le parc de Versailles.

Le château de Beauregard fut construit en 1786.

Article détaillé : Bataille de Rocquencourt.
Plaque commémorative de la bataille du 1er juillet 1815.

La dernière bataille des troupes impériales napoléoniennes eut lieu à Rocquencourt, le 1er juillet 1815, soit 13 jours après Waterloo et 9 jours après l'abdication de Napoléon Ier mais avant la signature de l'armistice, alors que les Prussiens avaient envahi la France. Elle fut le fait, à l'instigation du maréchal Davout, des généraux Exelmans et Piré et se traduisit par l'anéantissement d'une brigade prussienne et plus de 400 prisonniers.

En juillet 1951, le grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) s'installe dans des bâtiments pré-fabriqués, construits en trois mois environ par le génie militaire français, sur un emplacement dont la France avait fait don à l'OTAN. Il était situé au camp Voluceau à Rocquencourt, jusqu'au 30 mars 1967[4]. À partir de 1967, le site est occupé par l'INRIA qui y a son siège social. Au début de l'année 2016, l'INRIA déménage l'essentiel de ses équipes dans l'Est parisien, au 2 rue Simone-Iff (12e arrondissement de Paris)[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Schönaich (Allemagne) depuis 2000.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 199 habitants, en diminution de -1,48 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
132 217 234 162 227 261 263 256 261
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
251 259 270 232 275 263 199 238 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
205 201 226 223 250 260 230 191 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
304 886 2 030 4 034 3 871 3 218 3 273 3 216 3 199
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (34,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 15,4 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 32,7 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 12,1 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 16,1 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 35,8 %).
Pyramide des âges à Rocquencourt en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
1,7 
11,6 
75 à 89 ans
12,5 
20,4 
60 à 74 ans
21,6 
20,7 
45 à 59 ans
22,3 
15,4 
30 à 44 ans
16,1 
17,5 
15 à 29 ans
13,7 
13,8 
0 à 14 ans
12,1 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Commune résidentielle, Rocquencourt compte néanmoins la présence de l'INRIA

Transports[modifier | modifier le code]

La ville ne possède pas de gare, cependant elle est desservie par plusieurs lignes des autobus versaillais B, H, M, T express et Y Express de Phébus ainsi que par les lignes 1, 17, 17S, 19 et 71 de Transdev.

Des pistes cyclables reliant Versailles à Bailly passent par Rocquencourt.

Culture[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 1997, se tient, au théâtre de Rocquencourt (centre André-Malraux), le Festival d'humour et du Café-théâtre, renommé depuis tout simplement « Le Rocquencourt ».

Lieux et bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

La période médiévale est uniquement représentée par deux fours culinaires postérieurs au Xe siècle, relevant d’un usage communautaire [12].

L'horloge de Rocquencourt
Inscription sur le tympan de la voûte centrale : Reconnaissance éternelle des habitants de Rocquencourt à Monsieur FOULD PÈRE maire de la commune fondateur de l'école communale gratuite en 1839 et du monument de l'horloge en 1844.

L'horloge qui se trouve au bord de la RN 186, face à l'ancienne mairie, date de 1844. Elle a été offerte à la commune par le maire de l'époque, Beer Léon Fould, banquier à Paris et père du ministre de la deuxième République et du second Empire, Achille Fould.

Au no 30 de la route de Versailles (RN 186) à Rocquencourt, se trouve l'entrée de l'arboretum de Chèvreloup, l'un des sites horticoles et botaniques les plus réputés d'Île-de-France.

Rocquencourt abrite, dans le camp Voluceau, dans les anciens bâtiments du quartier-général des Forces Alliées en Europe (SHAPE), le premier centre de l'INRIA ainsi que, depuis 1967, les services techniques de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Avec un effectif total de deux cent vingt-deux personnes, ces services techniques ont pour mission de maintenir dans leur forme opérationnelle les huit cents véhicules de la brigade. Ils ont aussi la mission de gérer, entretenir, réparer, contrôler, tester, stocker, répertorier, réformer et remplacer la multitude de matériels divers, tuyaux, échelles, lances, extincteurs, appareils respiratoires, pompes, pièces détachées, carburants, armes et munitions, outillage et machines, moteurs divers, produits d'extinction, oxygène, gaz carbonique et produits médicaux, matériel nucléaire et de décontamination, bref tout ce qui est indispensable à la brigade pour le bon accomplissement de sa mission.

Rocquencourt et Le Chesnay ont un cimetière commun qui se trouve au Chesnay, près de l'église Saint-Germain. Le monument aux morts, à l'entrée de ce cimetière, est également commun aux deux communes. Rocquencourt n'a pas non plus d'église, la plus proche étant l'église Saint-Germain susdite.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Films liés à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Histoire de Rocquencourt", Jacques Leclerc, Maire honoraire de Rocquencourt, Président fondateur des Amis du Vieux Rocquencourt.
  2. a, b et c Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Jean-Aimar Piganiol de La Force - Nouveau voyage de France - 1780 - page 178.
  4. http://www.inria.fr/40ans/codesource/pdf/codesource02.pdf
  5. Inria, « Le centre de recherche Inria Paris-Rocquencourt déménage et devient le centre de recherche Inria de Paris - Inria », sur Inria (consulté le 2 mars 2016)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Évolution et structure de la population à Rocquencourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 mai 2011)
  11. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 mai 2011)
  12. Service archéologique départemental, SADY
  13. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, vol. 1, Paris, Bourloton, , 622 p. (lire en ligne), p. 26