Traité de Versailles (1756)

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Le traité de Versailles de 1756 (connu d'abord comme le traité de Jouy, puis comme le premier traité de Versailles) était un accord diplomatique entre l'Autriche et la France signé le 1er mai 1756 au château de Jouy, chez Antoine-Louis Rouillé de Jouy, alors ministre des affaires étrangères. Le traité est signé par Rouillé et Bernis au nom de Louis XV et par Starhemberg, ambassadeur d'Autriche pour le comte de Marie-Thérèse d'Autriche[1]. Il met fin à plus de 300 ans d'inimitié entre les Bourbons et la Maison des Habsbourg.

Contenu[modifier | modifier le code]

Le traité comporte trois volets :

  • une convention de neutralité qui vise essentiellement le conflit franco-britannique qui a débuté en Amérique ;
  • un traité d'union et d'amitié défensif qui engage mutuellement les deux parties à se prêter assistance en cas d'attaque de quelque puissance que ce soit, hors la guerre franco-britannique ;
  • des clauses secrètes que les gents britanniques ont soupçonnées et montrant que l'accord était plus large que celui définit dans le document public[2].

Le traité a établi l'alliance franco-autrichienne qui devait durer, sous une forme ou une autre, durant une trentaine d'années. Quelques mois après la signature de cet accord, la France et l'Autriche se trouvèrent engagés dans la guerre de Sept Ans, contre l'alliance anglo-prussienne, qui devait durer jusqu'en 1763. Avec la Convention de Westminster, le traité fait partie de la révolution diplomatique qui a re-positionné les systèmes d'alliance des grandes puissances d'Europe dans la perspective de la guerre.

Un traité ultérieur, promettant une coopération plus étroite entre les deux États, a été conclut à Versailles l'année suivante.

Réception[modifier | modifier le code]

Les contemporains français ont été surpris et beaucoup agacés par cette rupture avec la diplomatie séculaire d'opposition aux Habsbourg. Nombreuses sont les personnalités austrophobes et prussophiles à l'instar du marquis d'Argenson, ministre des Affaires étrangères que Louis XV a opportunément écarté des négociations. Un siècle plus tard Michelet dénonçait un traité inutile et inégal[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Edmond Dziembowski, La guerre de Sept ans, Perrin 2015 p. 120
  2. Simms p.410-11
  3. Dziembowski, Op. Cit. p. 124

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anderson, Fred. Crucible of War: The Seven Years' War and the Fate of Empire in British North America, 1754–1766. Faber and Faber, 2000.
  • Simms, Brendan. Three Victories and a Defeat: The Rise and Fall of the First British Empire. Penguin Books, 2008.