Blake et Mortimer

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Les aventures de Blake et Mortimer
Série
Logo de la série
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Auteur Edgar P. Jacobs
Scénario Edgar P. Jacobs (1947-1990)
Jean Van Hamme (depuis 1996)
Didier Convard (1998)
Yves Sente (depuis 2000)
Jean Dufaux (depuis 2013)
François Rivière (2020)
Jean-Luc Fromental (depuis 2022)
José-Louis Bocquet (2022)
Dessin Edgar P. Jacobs (1947-1971)
Liliane et Fred Funcken (non crédités)[1]
Gérald Forton (non crédité)[2]
Bob de Moor (1990)
Ted Benoit (1996-2001)
André Juillard (depuis 2000)
René Sterne (2010)
Chantal De Spiegeleer (2010)
Antoine Aubin (depuis 2011)
Étienne Schréder (depuis 2013)
Peter van Dongen et Teun Berserik (depuis 2018)
François Schuiten (2019)
Christian Cailleaux (2020)
Jean Harambat (2020)
Couleurs Edgar P. Jacobs
Madeleine de Mille
Didier Convard
Chantal De Spiegeleer
Laurence Croix
Genre(s) belge
Science-fiction
Aventure
Espionnage

Personnages principaux Francis Blake
Philip Mortimer
Le colonel Olrik

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Langue originale français
Éditeur Le Lombard (Belgique)
Dargaud (France)
Éditions Blake et Mortimer
Première publication 1950
Nb. d’albums 29
Site web www.blakeetmortimer.com
Tirages de Luxe de la série.
Librairie Lambiek à Amsterdam en 1973 avec des albums de Blake et Mortimer (milieu), de Buck Danny (haut), de Blueberry (bas), de Barbarella (affiche en arrière-plan) etc

Blake et Mortimer est une série de bande dessinée créée par le dessinateur belge Edgar P. Jacobs en 1946, reprise après sa mort en 1987 d'abord par Bob de Moor, puis, au scénario par Jean Van Hamme, Didier Convard, Yves Sente, Jean Dufaux, François Rivière, José-Louis Bocquet et Jean-Luc Fromental[3], et au dessin par Ted Benoit, André Juillard, René Sterne, Chantal De Spiegeleer, Antoine Aubin, Étienne Schréder, François Schuiten, Peter van Dongen, Teun Berserik, Christian Cailleaux et Jean Harambat.

Publiée initialement par les Éditions du Lombard, elle l'est désormais par les Éditions Blake et Mortimer, une filiale du groupe Média participations. Elle fut pré-publiée pendant de nombreuses années dans Le Journal de Tintin dont elle était, avec d'autres séries comme Les Aventures de Tintin, Ric Hochet, Michel Vaillant ou les œuvres de Jacques Martin, l'une des séries les plus populaires.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La série raconte les aventures du capitaine Francis Blake, un ancien pilote de la Royal Air Force devenu directeur du MI5, le service britannique de contre-espionnage, et de son ami le professeur Philip Mortimer, un spécialiste en physique nucléaire et l'un des plus éminents scientifiques du Royaume-Uni. Les deux héros se retrouvent souvent confrontés à leur ennemi juré, le colonel Olrik, un criminel de classe internationale ne considérant que son intérêt personnel.

Conception de la série[modifier | modifier le code]

Le travail d'Edgar P. Jacobs[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'occupation allemande de la Belgique, Edgar P. Jacobs est contraint d'abandonner sa carrière de chanteur lyrique pour tenter de gagner sa vie dans l'illustration. Sur le conseil de son ami Jacques Laudy, il présente ses dessins à Jean Dratz, le directeur artistique de l'hebdomadaire belge Bravo !. Son travail donne satisfaction[4]. À la fin de l'année 1942, il se voit confier l'achèvement de Gordon l'Intrépide, la série d'Alex Raymond dont le stock de planches arrive à épuisement depuis que les communications avec les éditeurs américains sont interrompues en raison du conflit mondial[b 1],[4]. En 1943, il répond à la commande de son hebdomadaire et signe une série de sa propre invention, Le Rayon U, une histoire de science-fiction qui concentre plusieurs ingrédients que l'auteur utilise ensuite dans Blake et Mortimer[b 2],[4], notamment la personnalité des personnages, mais également les souterrains, les créatures préhistoriques ou les sculptures précolombiennes[a 1].

Mais la présence et les rôles qui y sont donnés à de jeunes femmes ne sont pas repris dans le monde du Journal de Tintin, qui s'adresse à un jeune lectorat masculin à une époque qui ne connaissait pas encore la mixité scolaire.

Dans Le Secret de l'Espadon, Jacobs reprend des éléments du Rayon U tout en cherchant à s'éloigner du space opera pour approcher un univers plus réaliste[a 1].

La série Blake et Mortimer est pré-publiée[5] pendant de nombreuses années dans Le Journal de Tintin dont elle devient l'une des séries les plus populaires. Les albums paraissent aux Éditions du Lombard.

En 1977, Jacobs publie la première partie de l'histoire Les Trois Formules du professeur Satō qui est le dernier album achevé de son vivant. Il meurt dix ans plus tard en 1987 sans avoir la possibilité de finir le dessin de la seconde partie.

Les continuateurs de la série[modifier | modifier le code]

Fausses fenêtres du 80 rue Saint-Roch à Angoulême, sur l'Hôtel des Pyrénées, représentant Blake (gauche) et Mortimer (droite).

La série est interrompue après la mort de son créateur le [a 2], mais dans la mesure où il n'a jamais manifesté d'opposition au fait que ses héros lui survivent, l'achèvement du second tome des Trois Formules du professeur Satō est confié en 1989 à Bob de Moor par les Éditions Blake et Mortimer, assisté par Geert de Sutter pour les décors. L'album paraît en et rencontre un grand succès malgré les faiblesses relevées par des spécialistes de l'œuvre de Jacobs[b 3].

En 1992, les éditions Dargaud rachètent les droits de la série et décident d'en relancer la production[a 2]. Jean Van Hamme, alors considéré comme l'un des meilleurs scénaristes européens, est choisi pour l'écriture du nouvel épisode, tandis que le dessin est confié à Ted Benoit. Cette nouvelle aventure, L'Affaire Francis Blake, est publié en 1996. Largement inspiré par le graphisme de La Marque jaune, elle développe un récit teinté d'espionnage et situé en Angleterre dans les années 1950[b 3]. Les ventes atteignent des records : l'album, tiré à 480 000 exemplaires, est réédité seulement une semaine après sa mise en vente[a 2]. Il devient finalement l'album le plus vendu de la série avec un total de 600 000 exemplaires vendus[a 3] et reçoit l'année suivante le prix Alph'Art du public au Festival d'Angoulême l'année suivante[a 2].

Par la suite, le duo récidive et publie cinq ans plus tard L'Étrange Rendez-vous. Mais Ted Benoit décide d'arrêter le dessin de la série, car cela lui prend trop de temps (en témoigne les cinq ans séparant les deux albums), et l'éditeur le remplace par René Sterne pour travailler avec Van Hamme sur le diptyque La Malédiction des trente deniers. Mais en 2006, le dessinateur meurt d'une crise cardiaque sans avoir eu le temps d'achever le premier des deux tomes. Sa compagne Chantal De Spiegeleer termine l'album, mais ne fera pas la suite. Pour le second tome, l'éditeur la remplace donc par Antoine Aubin au dessin. Ce diptyque sort finalement en 2009 et 2010.

Les ayants droit décident par la suite de nommer une seconde équipe en 1998, constituée d'Yves Sente et d'André Juillard, qui travaille en parallèle de l'autre duo afin de maintenir un rythme de parution soutenu en attendant la fin de réalisation de L'Étrange Rendez-vous. Sente et Juliard réalisent l'histoire La Machination Voronov en 2000, puis continuent avec le diptyque Les Sarcophages du 6e continent en 2003 et 2004. En raison du décès de René Sterne dans l'autre équipe retardant leur projet en 2006, l'éditeur presse donc le duo à réaliser un nouvel album, Le Sanctuaire du Gondwana, en 2008 qui suit le diptyque précédent et est la plus courte aventure de la série (56 pages au lieu de 64 en général). Par la suite, le duo créent trois autres albums entre 2012 et 2016 avec des sorties régulières (entre deux ans à chaque fois). En 2016, Juillard est remplacé par Peter van Dongen et Teun Berserik au dessin pour le nouveau diptyque La Vallée des Immortels qui paraît en 2018 et 2019.

En 2010, Van Hamme déclare arrêter d'écrire pour la série. Il est remplacé par Jean Dufaux[6]. Mais ce dernier ne scénarise d'abord qu'un seul album, L'Onde Septimus (dessiné par Aubin) qui rencontre un échec critique à sa sortie. Il écrit la suite Le Cri du Moloch (dessiné par Cailleaux) en 2020.

D'autres auteurs travaillent depuis sur de nouvelles aventures de Blake et Mortimer dont Jean-Luc Fromental et José-Louis Bocquet en 2022 pour Huit Heures à Berlin.

L'univers de la série[modifier | modifier le code]

« La série se déroule autour d'un fil rouge : une frontière féconde entre la crédibilité historique et le fantastique, entre l'exactitude scientifique et la bizarrerie de la science-fiction. »

— Ève Gandossi, in Les voyages de Blake et Mortimer, 2022[a 4]

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Blake et Mortimer peints sur un mur de la ville de Bruxelles, reprenant la couverture de La Marque jaune.

Le charme de la série tient, entre autres, au savant mélange de réalisme et de science-fiction. Si dans Le Secret de l'Espadon l'aventure est surtout d'ordre militaire et technologique et dans Le Mystère de la Grande Pyramide plutôt historique et ésotérique, des albums comme La Marque jaune, L'Énigme de l'Atlantide ou Le Piège diabolique mêlent l'action guerrière ou policière à l'utilisation des découvertes scientifiques. Edgar P. Jacobs se distingue notamment par sa volonté de réalisme et d'exactitude dans le détail. Travaillant souvent d'après photographies ou croquis de repérages, il a créé un monde dans lequel la fiction devient ainsi complètement plausible. La précision se retrouve dans la reconstitution des parcours tant sur les délais que sur la représentation des lieux traversés, S.O.S. Météores — qui se déroule entre Paris et la région de Versailles — étant exemplaire à ce sujet[réf. souhaitée]. On retrouve également des intrigues policières comme dans La Machination Voronov ou L'Affaire Francis Blake.

En outre, par respect du lecteur, il s'imposait de le placer dans un environnement qui puisse lui permettre d'apprendre tout en se distrayant. À cet égard, on peut citer la visite guidée du musée égyptien du Caire (dans Le Mystère de la Grande Pyramide), celle de la Tour de Londres (dans La Marque jaune) ou celle du sous-sol parisien (dans L'Affaire du collier).

L'auteur ayant imaginé postérieurement une biographie à ses héros, les continuateurs de la série ont pu s'en inspirer pour présenter des moments antérieurs aux premiers albums, notamment des épisodes de l'adolescence de Francis Blake et Philip Mortimer. On apprend ainsi que Mortimer – épisodes relatés dans Les Sarcophages du 6e continent – eut des sentiments pour une jeune princesse indienne, Gita, puis entretint une relation avec une écrivaine anglaise. Les nouveaux auteurs de la série ont ainsi coupé court aux rumeurs de relation homosexuelle entre les deux héros, en raison de leur fort lien d'amitié, de leur domicile commun et de l'absence de femmes, laquelle ne trouve sa cause que dans la censure draconienne qui régnait alors sur « les éditions pour la jeunesse ». On découvre plus en détail la vie estudiantine de Francis Blake et comment il s'est trouvé mêlé à un épisode fort trouble des services secrets britanniques (voir Le Serment des cinq Lords).

Les auteurs ayant repris la série se sont efforcés de reproduire le style de Jacobs, tant d'un point de vue graphique que scénaristique[7].

Science-fiction[modifier | modifier le code]

Dès les premiers albums, les aventures de Blake et Mortimer sont marquées par la science-fiction, dans laquelle l'auteur voit une manière de raconter une histoire d'aventures tout en suscitant l'imagination et la curiosité de ses lecteurs : « Je vois la science-fiction comme un jeu spéculatif, une anticipation romancée des réalisations et des découvertes de demain ou d'après-demain. Tout l'art consistant à extrapoler le sujet choisi jusqu'à ses conséquences les plus extrêmes, à mi-chemin entre le réel et l'insolite[a 5] ». Ainsi, les aventures de Blake et Mortimer dévoilent de nombreux éléments futuristes qui ont poussé les spécialistes de son œuvre à qualifier Jacobs d'auteur visionnaire[8],[a 6]. Ainsi, Le Secret de l'Espadon évoque l'hypothèse d'une Troisième Guerre mondiale, tandis que les aventures suivantes développent des thèmes comme la guerre météorologique, le clonage humain, le contrôle et la manipulation du cerveau humain, ou encore le voyage dans le temps[9].

Dès les premiers albums, Jacobs met en avant la question de la puissance de la science et du péril qu'elle peut faire naître pour l'humanité quand elle tombe entre de mauvaises mains et se détourne de la morale. Dans La Marque jaune, le Dr Septimus, premier savant fou de la série, utilise l'onde Méga pour contrôler à distance le cerveau d'Olrik, au moyen d'un « Télécéphaloscope », et assouvir son désir de vengeance. Le professeur Miloch, organisateur du chaos climatique dans SOS Météores, se venge de Mortimer dans Le Piège diabolique en le faisant prisonnier d'un voyage dans le temps par l'intermédiaire de son « Chronoscaphe »[a 5],[a 6]. De fait, les savants, bons ou méchants, figurent en grand nombre dans la série[a 5]. Outre ces appareils, Edgar P. Jacobs met en scène de nombreuses autres inventions. Dès la première aventure, il crée un avion à réaction submersible et supersonique, l'Espadon, qui permet au monde libre d'anéantir la puissance de l'Empire jaune et qui trouve un écho quelques années plus tard : en 1952, soit six ans après le début du Secret de l'Espadon, le Douglas X-3 Stiletto, premier avion à fuselage effilé, est lancé aux États-Unis. De la même manière, les chars volants dessinés dans L'Énigme de l'Atlantide préfigurent l'Avro Canada VZ-9 Avrocar, un aéronef à décollage et atterrissage vertical expérimenté en 1959 dans le cadre d'un projet militaire secret américain, tandis que les hommes volants qu'il met en scène évoquent les premiers modèles de réacteur dorsal, tel que le Rocketbelt[a 6]. Dans Les Trois Formules du professeur Satō, il reprend un thème d'anticipation largement répandu en faisant apparaître des androïdes mis au point par le professeur Satō, spécialiste japonais de cybernétique[a 6].

Dans le souci d'exactitude et de précision qui le caractérise, Jacobs fabrique des maquettes de ses engins afin de les dessiner et de repérer plus facilement d'éventuelles incohérences[a 6].

Croyances et ésotérisme[modifier | modifier le code]

L'attrait d'Edgar P. Jacobs pour les civilisations disparues ou mythiques, baignées de mystères, de croyances ancestrales et de pratiques occultes explique la large part accordée aux phénomènes étranges et à l'ésotérisme dans ses œuvres[10],[a 7]. Ainsi, Blake et Mortimer sont parfois confrontés à des phénomènes que des capacités de scientifique, de détective ou de militaire ne peuvent expliquer. Le Mystère de la Grande Pyramide instaure un cadre fantastique et met en scène le cheik Abdel Razek, un vieillard aux pouvoirs surnaturels, gardien de l'héritage des pharaons, frappe Olrik d'une malédiction divine qui le poursuit à travers la formule « Par Horus demeure ! » dans La Marque jaune, L'Onde Septimus et Le Cri du Moloch[a 7].

Le thème de la malédiction, les sorts et autres formules magiques se retrouvent dans différents albums conçus par les successeurs de Jacobs. Comme dans Le Mystère de la Grande Pyramide, les voyages d'exploration conduisent parfois les héros vers des rivages plus obscurs. Ainsi, dans La Malédiction des trente deniers, le malheur s'abat sur les pilleurs avides de richesses, frappés du châtiment divin, tandis que l'empereur indien Açoka revient du royaume des morts dans Les Sarcophages du 6e continent[a 7]. Après la découverte de l'Atlantide et de sa capitale Poseidopolis dans l'album éponyme, les héros découvrent d'autres mondes mythiques, comme Le Sanctuaire du Gondwana au centre du cratère du Ngorongoro, ou La Vallée des Immortels qui renferme les perles de vie éternelle au cœur de la Chine[a 7].

Les créatures fantastiques peuplent également la série, à l'image des effrayants ptérodactyles dans L'Énigme de l'Atlantide, de la créature baptisée Moloch, capitaine du vaisseau extraterrestre Orpheus VII et dont l'énergie cellulaire est incontrôlable dans Le Cri du Moloch, ou des dragons à plumes qui défendent la perle de vie dans La Vallée des Immortels[a 7]. Les objets recouvrent également des pouvoirs fantastiques, comme le talisman offert à Mortimer le cheik Abdel Razek et qui le protège de l'attaque d'un serpent dans sa chambre d'hôtel, ou le mâlâ qu'il reçoit de mademoiselle Zi dans La Vallée des Immortels qui lui vaut d'être épargné par la sorcière Jiu-Piu[a 7].

Lieux[modifier | modifier le code]

Londres et le Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Si, au travers de leurs aventures, Blake et Mortimer sillonnent le monde, le Royaume-Uni est le territoire le plus représenté : seize aventures s'y déroulent au moins en partie, dont cinq exclusivement sur ce territoire : La Marque jaune, L'Affaire Francis Blake, Le Serment des cinq Lords, L'Onde Septimus et Le Cri du Moloch[a 8]. Londres, la capitale britannique, est le lieu privilégié des aventures, et la ville est présentée par les différents auteurs de la série à travers une image de carte postale. Si les deux héros résident au 99bis Park Lane et ont leurs habitudes au fictif Centaur Club, les principaux lieux de la ville sont représentés, de Big Ben à la Tour de Londres en passant par le British Museum, Piccadilly Circus, le palais de Buckingham, Tower Bridge ou encore le siège de Scotland Yard sur Victoria Embankment[a 9]. L'action se déroule parfois dans des quartiers plus « malfamés », comme Limehouse Dock (en)[a 9].

L'Écosse[N 1], terre d'origine de Mortimer, et le Pays de Galles[N 2], dont vient Blake, figurent également dans la série, de même que les villes de province anglaises comme Oxford et ses environs[N 3], Stratford-upon-Avon[N 4] ou la campagne du Yorkshire[N 5],[a 8]. Des lieux emblématiques y sont à chaque fois représentés, comme l'Université d'Oxford et l'Ashmolean Museum, le mur d'Hadrien, la maison natale de Shakespeare ou le manoir de Bletchley Park[a 8].

Europe[modifier | modifier le code]

Paris et ses environs sont au centre de trois aventures exclusivement françaises écrites par Edgar P. Jacobs : SOS Météores, Le Piège diabolique et L'Affaire du collier. À cette occasion, le dessinateur représente quelques lieux emblématiques de la capitale ou de sa région, comme l'Opéra Garnier, les catacombes ou la place Denfert-Rochereau ou le château de La Roche-Guyon[a 10].

Les auteurs qui lui succèdent ne font plus revenir en France les deux héros mais les envoient au contraire dans différents pays européens, comme la Belgique dans Les Sarcophages du 6e continent[N 6], la Grèce dans La Malédiction des trente deniers[N 7], l'Italie dans Le Testament de William S., l'URSS dans La Machination Voronov et l'Allemagne dans Huit Heures à Berlin[a 11]. Comme pour la France, de célèbres monuments européens sont représentés, comme l'Acropole d'Athènes ou la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux de Moscou[a 10]. Auparavant, Jacobs avait situé l'intrigue de L'Énigme de l'Atlantide dans l'archipel portugais des Açores[a 10].

Autres continents[modifier | modifier le code]

Blake et Mortimer sont souvent entraînés dans des pérégrinations plus lointaines. Dès la première aventure de la série, Le Secret de l'Espadon, la majeure partie de l'action se déroule au Moyen-Orient, autour du détroit d'Ormuz, de la péninsule du Musandam aux falaises du Makran[a 12]. L'Égypte accueille ensuite l'intrigue du Mystère de la Grande Pyramide, de la ville du Caire et son Musée égyptien à la Nécropole de Gizeh[a 12]. Le continent africain est de nouveau visité dans Le Sanctuaire du Gondwana, dont l'action se déroule principalement au Tanganyika, autour du cratère du Ngorongoro[a 12].

De nombreuses aventures mettent en scène un orient plus lointain. Ainsi, Lhassa, la capitale du Tibet, abrite le palais de Basam Damdu, l'effroyable tyran maître de l'Empire Jaune qui dévaste les plus grandes métropoles mondiales dans Le Secret de l'Espadon, avant d'être réduite en poussière à la fin de l'aventure[a 13]. Edgar P. Jacobs évoque ensuite la culture traditionnelle du Japon et l'avancée technologique de ce pays dans Les Trois Formules du professeur Satō[a 13], puis ses successeurs font voyager les héros de la série en Inde dans Les Sarcophages du 6e continent, puis entre la Chine, Hong Kong et le Laos dans La Vallée des Immortels[a 13].

La première incursion de Blake et Mortimer aux États-Unis intervient dans L'Étrange Rendez-vous, tandis que quelques scènes de La Malédiction des trente deniers s'y déroulent[a 14],[a 11]. Enfin, l'Antarctique, où s'installe de nombreuses bases scientifiques dans les années 1950, est visitée dans Les Sarcophages du 6e continent et sa suite Le Sanctuaire du Gondwana, notamment via la Base Halley[a 15].

Personnages[modifier | modifier le code]

Dans son livre Blake, Jacobs et Mortimer, Gérard Lenne a noté que tous les personnages importants de la saga se répartissaient en fait en trois catégories : les savants, les guerriers et les traîtres, dont les trois héros principaux Mortimer, Blake et Olrik, sont les archétypes.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Le capitaine Francis Blake est un ancien pilote de la Royal Air Force devenu directeur du MI5, le service britannique de contre-espionnage[11]. D'origine galloise, fils d'un colonel des Royal Welch Fusiliers et d'une juge de paix, il fait ses études au prestigieux collège d'Eton[11]. Fasciné par Lawrence d'Arabie, il partage avec lui le goût de l'aventure[11]. Fervent défenseur de l'impérialisme britannique, il symbolise l'esprit de résistance et apparaît le plus souvent froid et détaché, combatif et déterminé, mais aussi réfléchi et prudent[a 4]. Toujours maître de ses réactions, Francis Blake incarne le flegme et la courtoisie britanniques[11].

Le professeur Philip Mortimer est un spécialiste en physique nucléaire, considéré comme l'un des plus éminents scientifiques du Royaume-Uni après que son invention donne la victoire au monde libre dans Le Secret de l'Espadon[11]. Il naît à Shimla, au cœur du Raj britannique, où son père officie comme médecin-major de l'armée, ce qui lui procure un certain goût pour l'exotisme. Derrière le scientifique se cache un fervent humaniste[11]. Diplôme de l'université de Glasgow, Philip Mortimer pratique plusieurs sports de combat et se passionne pour l'archéologie[11]. Personnage jovial et malicieux, il est imaginatif et plein d'humour, mais son impulsivité l'amène parfois à s'emporter et à ne pas voir le danger[a 4].

Blake et Mortimer ne possèdent aucun pouvoir en particulier, mais ils se distinguent par un fort sentiment du devoir, de la justice et de la probité[a 4]. Toujours bien vêtus, fumant la pipe et buvant du whisky, Blake et Mortimer incarnent une certaine élégance britannique teintée de dandysme[a 16].

Le colonel Olrik, l'ennemi juré de Blake et Mortimer, est un criminel de classe internationale, travaillant pour lui-même ou employé par des puissances étrangères. Homme d'action cultivé, il n'hésite pas à utiliser la fourberie pour arriver à ses fins. Véritable génie du mal, Olrik rappelle le professeur Moriarty, qui est le plus redoutable ennemi de Sherlock Holmes dans les romans créés par Arthur Conan Doyle[a 4].

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

La série Blake et Mortimer contient de nombreux personnages secondaires, gentils ou méchants, qui apparaissent ou sont évoqués de façon récurrente ou sporadique.

Les deux héros sont épaulés dans leurs aventures par des membres des forces de l'ordre tels que l'inspecteur-chef Glenn Kendall de Scotland Yard, le commissaire Pradier de la DST, le directeur du MI6 William Steele ou l'adjoint de Blake au MI5 David Honeychurch. Ils sont aidés par des scientifiques comme le professeur Labrousse, directeur de la Météorologie Nationale Française, la biologiste russe Nastasia Wardynska ou le physicien Jeronimo Ramirez. Ils peuvent également compter sur Ahmed Nasir, leur fidèle serviteur indien (soldat dans Le Secret de l'Espadon, serviteur dans Le Mystère de la Grande Pyramide et dans La Marque jaune, aventure à la fin de laquelle il quitte la série. Il faudra attendre Les sarcophages du Sixième Continent pour le voir revenir : il est alors agent des services secrets indiens).

Blake et Mortimer doivent souvent affronter le colonel Olrik et ses hommes de main : Sharkey, Jack ou Razul. Ils croisent la route de savants fous tels que le professeur Miloch Georgevitch, le docteur Jonathan Septimus et le docteur Voronov. Ils font également face à des dirigeants mégalomanes comme l'empereur Basam Damdu (voir Le Secret de l'Espadon).

Dans La Vallée des Immortels, un personnage nommé William Gibbons fait probablement référence au personnage homonyme du Lotus bleu de Tintin.

Publication[modifier | modifier le code]

Ancien logo des Éditions Blake et Mortimer avec le personnage d'Olrik.
Albums 1 à 26.

Liste des aventures[modifier | modifier le code]

La série Blake et Mortimer compte 19 aventures publiées en 27 albums aux Éditions Blake et Mortimer. Edgar P. Jacobs en a écrit huit — publiées en 12 albums — et les repreneurs, soit trois scénaristes et huit dessinateurs, en ont écrit onze — publiées en 15 albums.

Elles ont toutes une composante de science-fiction ou fantastique, à l'exception de quatre d'entre elles : L'Affaire du collier, L'Affaire Francis Blake, Le Serment des cinq Lords et Le Testament de William S., qui se cantonnent strictement au réalisme policier.

Série d'Edgar P. Jacobs (1946-1990)[modifier | modifier le code]

Les aventures de Blake et Mortimer créées par Edgar P. Jacobs sont d'abord publiées en feuilleton dans Le Journal de Tintin au rythme d'une à deux planches par semaine. La première planche du Secret de l'Espadon est publiée dans le premier numéro du Journal de Tintin le . Les aventures sont publiées en albums à partir de 1950 aux éditions Le Lombard en Belgique et aux éditions Dargaud en France. Elles sont ensuite rééditées par les nouvelles Éditions Blake et Mortimer à partir de 1984, avec un découpage différent — trois tomes au lieu de deux — pour Le Secret de l'Espadon.

Jacobs écrit le scénario et organise un pré-découpage de sa nouvelle aventure, Les Trois Formules du professeur Satō, mais il n'en dessine que la première partie, publiée dans Le Journal de Tintin de 1971 à 1972 puis en album en 1977 aux éditions Le Lombard et Dargaud. Il meurt en 1987, sans avoir pu dessiner le deuxième tome. Ce n'est que trois ans plus tard, en 1990, que la seconde partie est enfin publiée, d'abord dans Hello Bédé puis en album aux Éditions Blake et Mortimer, grâce au travail du dessinateur Bob de Moor.

Liste des aventures d'Edgar P. Jacobs
[N 8] Titre Scénariste Dessinateur Publication en feuilleton Publication en album
1
2
3
Le Secret de l'Espadon
(La Poursuite fantastique / L'Évasion de Mortimer / SX1 contre-attaque)
Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
1950 et 1953
(2 tomes aux Éd. Lombard et Dargaud)
1984, 1985 et 1986
(3 tomes aux Éd. Blake et Mortimer)
4
5
Le Mystère de la Grande Pyramide
(Le Papyrus de Manéthon / La Chambre d'Horus)
Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
(Tome 1)
(Tome 2)
6 La Marque jaune Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
7 L'Énigme de l'Atlantide Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
8 S.O.S. Météores
(Mortimer à Paris)
Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
9 Le Piège diabolique Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
10 L'Affaire du collier Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
11
12
Les Trois Formules du professeur Satō
(Mortimer à Tokyo / Mortimer contre Mortimer)
Edgar P. Jacobs Edgar P. Jacobs (Tome 1)
Bob de Moor (Tome 2)
Le Journal de Tintin (Tome 1)

Hello Bédé (Tome 2)
(Tome 1 aux Éd. Lombard et Dargaud)
(Tome 2 aux Éd. Blake et Mortimer)

Reprise (depuis 1996)[modifier | modifier le code]

À la suite de la mort d'Edgar P. Jacobs et malgré son refus de prolonger la série, Blake et Mortimer fait l'objet d'une reprise par plusieurs auteurs. Généralement, deux équipes composées chacune d'un scénariste et d'un dessinateur travaillent en parallèle sur de nouveaux albums. Les histoires ne sont désormais plus publiées dans une revue de bande dessinée mais directement en album, après une prépublication en noir et blanc dans un quotidien ou un hebdomadaire.

Liste des aventures des repreneurs
[N 8] Titre Scénariste Dessinateur(s) Prépublication en feuilleton Publication en album
13 L'Affaire Francis Blake Jean Van Hamme Ted Benoit Télérama
à partir du
14 La Machination Voronov Yves Sente André Juillard Le Figaro Magazine
à partir du
15 L'Étrange Rendez-vous Jean Van Hamme Ted Benoit Télérama
à partir du
16 Les Sarcophages du 6e continent (Tome 1)
(La Menace universelle)
Yves Sente André Juillard Le Temps
à partir du
17 Les Sarcophages du 6e continent (Tome 2)
(Le Duel des esprits)
Yves Sente André Juillard
18 Le Sanctuaire du Gondwana Yves Sente André Juillard La Dernière Heure/Les Sports
à partir du
19 La Malédiction des trente deniers (Tome 1)
(Le Manuscrit de Nicodemus)
Jean Van Hamme René Sterne et Chantal De Spiegeleer
20 La Malédiction des trente deniers (Tome 2)
(La Porte d'Orphée)
Jean Van Hamme Antoine Aubin Le Monde
à partir du
21 Le Serment des cinq Lords Yves Sente André Juillard Le Soir
à partir du
22 Septimus (Tome 1)
(L'Onde Septimus)
Jean Dufaux Antoine Aubin et Étienne Schréder Le Télégramme
à partir du
23 Le Bâton de Plutarque Yves Sente André Juillard Le Soir
à partir du
24 Le Testament de William S. Yves Sente André Juillard Le Soir
à partir du
25 La Vallée des Immortels (Tome 1)
(Menace sur Hong Kong)
Yves Sente Peter van Dongen et Teun Berserik Moustique
à partir du
Ouest-France
à partir du
26 La Vallée des Immortels (Tome 2)
(Le Millième Bras du Mékong)
Yves Sente Peter van Dongen et Teun Berserik Moustique
à partir du
Ouest-France
à partir du
27 Septimus (Tome 2)[12]
(Le Cri du Moloch)
Jean Dufaux Christian Cailleaux et Étienne Schréder
28 Le Dernier Espadon Jean Van Hamme Peter van Dongen et Teun Berserik Le Figaro
à partir du
29 Huit Heures à Berlin Jean-Luc Fromental et José-Louis Bocquet Antoine Aubin
30 Aventures en Cornouailles Yves Sente André Juillard En production
31 Les revenants du doggerland Yves Sente Peter van Dongen En production

Hors-série[modifier | modifier le code]

Quatre ouvrages sont considérés comme hors-série. Le premier, écrit par Edgar P. Jacobs lui-même, préfigure les aventures à venir mais ne met pas en scène les deux héros. Les trois autres, écrits par des repreneurs, s'affranchissent des codes scénaristiques et graphiques de la série et se déroulent bien après les autres aventures.

  • La Fiancée du docteur Septimus , Bruxelles : Blake et Mortimer, coll. "Nouveaux chapitres", 56 p.,
    Scénario : François Rivière - Dessin : Jean Harambat - (ISBN 978-2-87097-293-9)
    Après avoir manqué de se faire écraser par une voiture sans conducteur alors qu'il était en compagnie de Mortimer, Richard, le neveu de Francis Blake, se rappelle avoir lu un article sur la capacité de l'électricité organique à déplacer les objets à distance signé Phelps. Mortimer et Blake enquêtent alors sur la collaboratrice du docteur Septimus, une biologiste dénommée Ursula Phelps.

Chronologie des aventures[modifier | modifier le code]

Edgar P. Jacobs n'a jamais daté les aventures de Blake et Mortimer. Si dans plusieurs aventures il a donné des indications de mois, il n'a donné aucune année. Au contraire, les repreneurs datent plus précisément leurs albums, allant jusqu'à indiquer des jours précis. Ces aventures se déroulent principalement dans les années 1950, entre les albums de la série originelle La Marque jaune et S.O.S. Météores. Seuls trois albums se déroulent dans les années 1940, avant les trois histoires fondatrices de la série : Le Bâton de Plutarque, qui est une préquelle de la série, qui se déroule en 1944, et La Vallée des Immortels et Le Dernier Espadon, qui s'insèrent entre Le Secret de l'Espadon et Le Mystère de la Grande Pyramide. Et un album hors série, Le Dernier Pharaon, se déroule dans les années 1980-1990.

Il est difficile d'établir une chronologie cohérente des albums car il y a plusieurs éléments contradictoires ; certains choix sont donc arbitraires. Le tableau suivant présente une chronologie possible des aventures, en s'appuyant sur les indications temporelles figurant dans les albums, sur une chronologie proposée par les éditions Dargaud en 2014[14] et sur une autre proposée par le magazine Geo dans un numéro hors-série publié en 2022 à l'occasion de la sortie de Huit Heures à Berlin[a 17].

Aventure (ordre de publication) Date Contexte ou fait historique
Le Bâton de Plutarque (17) L'aventure commence au printemps 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, quelques jours avant le débarquement de Normandie le , et s'achève deux ans plus tard, le soir-même où débute Le Secret de l'Espadon[N 9].
Le Secret de l'Espadon (1) 1946 L'action s'étale sur plusieurs mois. Un communiqué des différentes forces armées après l'attaque de l'Empire jaune indique la date du [N 10].
La Vallée des Immortels (19) 1947 L'histoire commence à la fin du Secret de l'Espadon, avec l'attaque des espadons sur Lhassa.
Le Dernier Espadon (21) Janvier - L'attentat manqué contre le palais de Buckingham a lieu le 21 mars.
Le Mystère de la Grande Pyramide (2) Avril à Le télégramme envoyé par Mortimer à Blake au début de l'aventure est daté du [N 11].
La Marque jaune (3) L'action se déroule au mois de décembre : Macomber reçoit une lettre de la Marque jaune le (planche 10, case 11, page 12) et à la fin de l'album, Blake souhaite un joyeux Noël à tous (planche 66, case 8, page 68).
Le Serment des cinq Lords (15) L'histoire commence par une analepse en (planche 1, case 1, page 3) avant de se dérouler 35 ans plus tard (planche 4, case 1, page 6), soit en 1954. La présence de neige indique une période hivernale.
L'Onde Septimus (16) L'aventure est présentée comme une suite de La Marque jaune. L'action débute lors du Trooping the Colour, la parade d'anniversaire de la reine Élisabeth II qui a lieu au mois de juin (planche 1, case 1, page 5).
L'Affaire Francis Blake (9) Un calendrier dans le bureau de l'inspecteur Kendall indique la date du jour, le (planche 35, case 8, page 37), et Mortimer lit un journal relatant un événement survenu le (planche 36, case 5, page 38).
Le Cri du Moloch (21) Été 1954 L'aventure fait suite à L'Onde Septimus.
L'Étrange Rendez-vous (11) 1954 L'histoire débute par une analepse située le (planche 1, case 1, page 3), puis la suite du récit se passe « 177 ans plus tard » (planche 3, case 1, page 5), soit en 1954. Un dialogue entre Mortimer et le Dr Kaufman confirme l'année 1954 (planche 16, case 3, page 18) et une partie de l'action se déroule dans la nuit du 16 au (planche 48, case 8, page 50 et planche 52, case 1, page 54).
La Malédiction des trente deniers (14) Août - L'histoire débute dans la nuit du 26 au (Tome 1 : planche 1, case 1, page 3) et se poursuit rapidement deux semaines plus tard (planche 3, case 1, page 5). Une note indique que l'aventure se déroule douze ans avant l'année 1967, c'est-à-dire en 1955 (Tome 2 : planche 53, case 6, page 55).
L'Énigme de l'Atlantide (4) 1955 -
La Machination Voronov (10) Janvier à L'histoire débute le (planche 1, case 1, page 3) et se termine le , date du lancement du satellite Spoutnik 1 (planche 60, page 62).
Les Sarcophages du 6e continent (12) Février à L'histoire débute en (Tome 1 : planche 1, case 1, page 3) et s'achève le lors de l'ouverture de l'Exposition universelle de 1958 à Bruxelles (Tome 2 : planche 54, page 56).
Le Sanctuaire du Gondwana (13) Été 1958 L'aventure est une suite desSarcophages du 6e continent. Mortimer consulte un journal vieux de trois mois qui comporte un article relatant un évènement survenu dans cet album au printemps 1958 (planche 8, case 1, page 10), ce qui place l'action à l'été 1958.
Le Testament de William S. (18) Plusieurs dates sont indiquées dans l'album : le (planche 25, case 3, page 27), le (planche 30, case 1, page 32) et le (planche 48, case 6, page 50).
S.O.S. Météores (5) L'action débute après la publication de journaux daté du et du (planche 1, case 1, page 3), dans la première quinzaine du mois (planche 24, case 6, page 26 et planche 52, case 8, page 54).
Le Piège diabolique (6) Septembre à Selon un journal, l'histoire se termine en novembre et a débuté deux mois plus tôt (planche 61, case 5, page 63).
Huit Heures à Berlin 1963 L'action se déroule au moment de la visite de John Fitzgerald Kennedy à Berlin le .
L'Affaire du collier (7) 1963[N 12] L'Affaire du collier de la reine de 1785 a lieu 178 ans plus tôt, d'après un article de presse présenté dans l'album (planche 1, case 3, page 3).
Les Trois Formules du professeur Satō (8) 1965-1967 Blake séjourne à l'hôtel New Otani (Tome 2 : planche 1, case 6, page 3) qui a été construit en 1964, plaçant forcément l'action après cette date.

Chiffres de vente[modifier | modifier le code]

Les 22 premiers albums de la série Blake et Mortimer se sont vendus à un total de 15 millions d'exemplaires[15].

La première reprise de Blake et Mortimer en 1996, L'Affaire Francis Blake, est un gros succès d'édition avec 600 000 exemplaires vendus[16].

En France, Le Sanctuaire du Gondwana s'est vendu à 266 600 exemplaires en 2008, Le Serment des cinq lords à 250 000 exemplaires en 2012, L'Onde Septimus à 235 500 exemplaires en 2013 et Le Bâton de Plutarque à 232 000 exemplaires en 2015[17].

Traductions[modifier | modifier le code]

Blake et Mortimer est disponible dans de nombreux pays à travers le monde et est traduit en douze langues, dont[18] :

Les albums souples néerlandophones.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Série d'animation[modifier | modifier le code]

En 1997, une série d'animation franco-canadienne intitulée Blake et Mortimer est produite par Ellipse animation, Cactus animation, MFTV-Dargaud Films, Canal+, France 3 et M6. Elle est composée de 13 épisodes dont les adaptations des neuf premières aventures en bande dessinée (du Secret de l'Espadon à L'Affaire Francis Blake) et quatre scénarios originaux (L'Héritage du viking, Le Secret de l'île de Pâques, Le Testament de l'alchimiste et La Porte du druide). Michel Papineschi donne sa voix à Philip Mortimer, Robert Guilmard à Francis Blake et Mario Santini au colonel Olrik[20].

Feuilletons radiophoniques[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950/1960, plusieurs albums sont adaptés en feuilletons radiophoniques repris par la suite en vinyles, en cassettes audio et en CD[21]. Jean Topart et Yves Brainville jouent Blake et Mortimer dans La Marque jaune et Le Mystère de la Grande Pyramide[22],[23],[24],[25], tandis que Bruno Cremer et Henri Guisol donnent leur voix aux deux héros dans Le Secret de l'Espadon[26],[27]. France II (future France Inter) diffuse S.O.S. Météores de mars à en 26 épisodes d'une dizaine de minutes, puis Le Piège diabolique de mai à en 27 épisodes. Blake et Mortimer sont interprétés par Maurice Teynac et Jacques Morel[28],[29],[30].

Adaptations sous forme de disques d'aventure[modifier | modifier le code]

En , Jean Maurel adapte deux aventures de Blake et Mortimer pour les éditions Festival :

Projets de film[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets d'adaptation au cinéma ont été envisagés par différents réalisateurs, mais sans jamais voir le jour.

Dans les années 1980, le réalisateur publicitaire Michel Marin cherche à convaincre Edgar P. Jacobs de donner son autorisation à une adaptation de La Marque jaune en long-métrage. En , il tourne un pilote de 2 minutes 30 avec Pierre Vernier, Yves Brainville et Michel Vitold dans les rôles de Blake, Mortimer et du Dr Septimus. Le film impressionne Jacobs mais des divergences entre le réalisateur et la productrice mettent fin au projet[31].

En , un deuxième projet d'adaptation de La Marque jaune est annoncé par le producteur français Charles Gassot. La réalisation est confiée à James Huth tandis que Blake et Mortimer sont incarnés par Rufus Sewell et Hugh Bonneville. Le tournage, au budget de 35 millions d'euros, doit débuter en pour une sortie en [32],[33]. Finalement, le projet semble ne plus être d'actualité lorsque le réalisateur James Huth prend les commandes de Brice de Nice en 2004[34].

En , un troisième projet d'adaptation de La Marque jaune voit le jour avec l'espagnol Álex de la Iglesia à la réalisation, et Kenneth Branagh, David Thewlis et John Malkovich respectivement dans les rôles de Blake, Mortimer et Olrik[35]. Un an plus tard, en 2009, c'est au tour de Kiefer Sutherland et Hugh Laurie d'être annoncés dans les deux rôles principaux[36],[37]. Mais le réalisateur peine à rassembler les fonds nécessaires à son scénario et en 2013 le projet est définitivement abandonné[38].

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

En 1988, Cobrasoft développe et édite un premier jeu vidéo d'action-aventure sur ordinateur (Thomson TO8, Amstrad CPC[39] et Atari ST). Il s'agit d'une adaptation de l'album La Marque jaune à travers cinq niveaux[40].

En 1997, un nouveau jeu développé par Index+ et édité par France Telecom Multimedia sort sur PC. Intitulé Les Aventures Interactives de Blake et Mortimer : Le Piège diabolique, le jeu est une bande dessinée interactive en pointer-et-cliquer inspirée de l'album éponyme. Le joueur doit interagir avec le décor pour faire avancer l'intrigue et dévoiler les cases suivantes. Un second CD contient la BD commentée par le scénariste Benoît Peeters et un documentaire sur l'œuvre de Jacobs[41].

En , Anuman Interactive développe et édite Blake et Mortimer – La Malédiction des Trente Deniers, un jeu d'objets cachés basé sur l'album éponyme. D'abord sorti sur iOS, il est ensuite disponible sur PC et Mac[42],[43].

En , Némopolis sort un nouveau jeu d'aventure en pointer-et-cliquer sur PC et Mac. Intitulé Blake et Mortimer – Les Tables de Babylone, il s'agit pour la première fois d'un jeu vidéo avec un scénario original[44],[45].

Jeux de société et d'énigmes[modifier | modifier le code]

En , Ystari Games sort un jeu de société intitulé Blake et Mortimer – Witness. Les joueurs doivent résoudre des enquêtes en se chuchotant les indices en leur possession[46].

En , Fleurus sort Les Énigmes de Blake et Mortimer, un livre-jeu où le lecteur doit résoudre plus de 130 énigmes et défis logiques[47],[48]. Un second livre édité par la société fille Mango sort en sous le titre Les Nouvelles énigmes de Blake et Mortimer[49].

Musique[modifier | modifier le code]

En , Warner Music France sort un album de musique de 28 titres intitulé Blake et Mortimer : alerte sonique !. L'album compile des musiques de genres bien différents inspirées par les aventures de Blake et Mortimer telles que la techno, le rhythm and blues, les variétés ou la musique contemporaine[50],[51],[52].

Hommages et influences[modifier | modifier le code]

La série Blake et Mortimer est devenue une référence pour plusieurs générations du monde francophone. De nombreux artistes lui rendent hommage à travers des clins d'œil, des parodies, des pastiches ou des histoires dérivées. Les héros ont également été utilisés pour des publicités.

Références[modifier | modifier le code]

Fresque murale reproduisant la couverture de l'album La Marque jaune à Bruxelles.

En 1974, le magazine Tintin l'Hebdoptimiste réalise un numéro spécial (no 73) sur Le Rayon U. André-Paul Duchâteau y écrit l'énigme Les 3 Formules du Professeur Jacobs tandis que Dupa y dessine Cubitus et la Marque jaune. En 1976, le no 30 de Schtroumpf - Les Cahiers de la bande dessinée est consacré à Edgar P. Jacobs et sa couverture est composée de la Marque jaune et des ombres de ses héros[53]. En 1977, François Rivière et Floc'h insèrent le livre The Mega Wave (L’Onde Méga en français) du Dr Septimus (La Marque jaune) dans Albany & Sturgess : 1 - Le Rendez-vous de Sevenoaks[54]. En 1980, Filip Denis dessine Hommage à Jacobs dans le no 2 d'Aïe où il raconte comment il se prenait pour la Marque jaune dans sa jeunesse[55]. En 1983, Patrick Dumas crée le personnage du professeur Lombard sous les traits d'Edgar P. Jacobs dans Les Aventures de Patrick Maudick : 2 - Les Méandres du temps[56]. En 1992, Blake, Mortimer et leur créateur apparaissent dans Croqu'la vie : 1 - Souriez, le petit oiseau va mourir de Marc Hardy et Yann[57]. En 1993, Jochen Gerner crée un petit portfolio de dessins intitulé Le Petit Théâtre d'Olrik. En 1996, Gilles Chaillet reprend la séquence de la Tour de Londres au début de La Marque jaune dans son album Vasco : 14 - Sortilèges[58].

En 2000, Eddy Mitchell reprend les éléments de la couverture de La Marque jaune pour l'affiche de sa tournée à travers la France[59]. En 2005, les artistes Georges Oreopoulos et David Vandegeerde de la société Art Mural réalisent une fresque murale d'une centaine de mètres carrés tirée de la couverture de La Marque jaune dans le cadre du Parcours BD de la Ville de Bruxelles[60]. En 2007, Philippe Geluck parodie la couverture de La Marque jaune pour celle de son 14e album La Marque du Chat[61]. En 2008, Olivier Marin et Patrick Dumas dessinent l'ex-libris Les 3 « M » (Marque Jaune / Michelle / Mac Bride), en hommage à la couverture de La Marque jaune, pour le site marquejaune.com[62],[63]. Deux ans plus tard, un portfolio de 6 planches est réalisé sur le même thème avec les mêmes dessinateurs[64].

Parodies et pastiches[modifier | modifier le code]

  • Dans les années 1980, Roger Brunel pastiche les deux héros dans plusieurs albums de sa série Pastiches.
  • En 1982, Toni Jacquobs mélange les histoires de différents albums au sein d'une seule aventure publiée sous le titre Black et Mordecker dans le no 21 de Bédésup (2 planches)[67].
  • En 1984, Al Voss imagine dans son album Parodies une histoire où Blake, Mortimer et Olrik forment un triangle amoureux, Les Aventures passionnantes de Blake-Mortimer (1 planche)[68].
  • Toujours en 1984, Jacques Tardi leur fait faire une brève apparition, en soldats britanniques de la Première Guerre mondiale, dans Le Noyé à deux têtes[69].
  • En 1990, dans Parodies : 3 - Vingt ans après, Jean-Michel Aubert et Christophe Arleston dessinent Flake et Oldtimer, une aventure où les deux héros, vieillis de vingt ans, déjouent de nouveau le plan d'Olrik (2 planches)[70],[71]. * En 1999, Jean-Pierre Dirick imagine la séance de psychanalyse du Pr Mortimer sous le titre Philip Mortamer, ou la Frustration de l'Espadon dans son album Le Divan de la BD. Il s'appuie pour cela sur de véritables analyses du personnage réalisées par des psychanalystes et psychologues (8 planches)[72],[73].
  • Les Aventures de Scott et Hasting de Marniquet, trois tomes de 2001 à 2003 chez Albin Michel.
  • En 2003, Émile Bravo imagine ce qu'auraient été Blake et Mortimer s'ils avaient été inventés par un nazi et non un belge. Il raconte l'histoire d'un soldat et d'un scientifique nazis, Philémon et Franziskus, dans Les Aventures de Swartz et Totenheimer, d'après les personnages d'Adolf Hitler publié dans le no 23 de Ferraille illustré (2 planches)[74],[75].

Publicités[modifier | modifier le code]

De 1986 à 1987, Blake et Mortimer apparaissent dans des visuels des campagnes publicitaires de CCM Micro dessinés par Ted Benoit[79]. En 1987, Pascal Fournier et Pascal Dubuck réalisent Les Aventures d'Alexandre de la Mareneuve et d'Évry Cédex : 1 - La Marque bleue, un album promotionnel pour le Groupe Accor[80]. Cette même année, la mairie de Montreuil réalise un dépliant, Mystère à Montreuil : Une enquête de Blake et Mortimer, dans lequel Bob de Moor met en scène les deux héros enquêtant sur une mystérieuse marque « M », ce qui les conduit à découvrir le fonctionnement du service propreté de la ville[81].

Autres[modifier | modifier le code]

La série fait partie des cent livres du siècle préférés des français.

Pièce de 10  en argent Les Aventures de Blake et Mortimer.

De nombreuses expositions sont organisées sur l'univers de Blake et Mortimer à travers le monde[82]. Par exemple, de à , à l'occasion du 100e anniversaire de la naissance d'Edgar P. Jacobs, le musée de l'Homme de Paris et le festival international de la bande dessinée d'Angoulême organisent une grande exposition rétrospective sur Blake et Mortimer intitulée Blake et Mortimer à Paris ! — en référence au sous-titre de l'album S.O.S. Météores. Les dessins, croquis préparatoires, sont mis en perspective avec les pièces des collections du Muséum national d'histoire naturelle et de la Réunion des musées nationaux tels que des squelettes[83]. De 2007 à 2010, la mairie de Maxéville organise chaque année un week-end d'exposition sur l'univers d'Edgar P. Jacobs[84].

À l'occasion de la Fête de la BD de Bruxelles, un spectacle son et lumière mettant en scène des héros de bande dessinée est projeté sur les murs de la Place Royale. Blake et Mortimer apparaissent dans plusieurs éditions[85],[86].

En 2010, la Monnaie de Paris émet deux pièces de collection en euro sur le thème de Blake et Mortimer : une pièce de 10  en argent à 10 000 exemplaires et une pièce de 50  en or à 500 exemplaires. La face représente une scène tirée de l'album Le Secret de l'Espadon où l'on voit les deux héros arrêter le colonel Olrik, avec en arrière-plan, les avions « espadon » qui attaquent, et en bas, le millésime « 2010 » et les différents. Le revers montre Blake & Mortimer en pied dans leur pose caractéristique, avec en fond, le « M » symbolique de la série dans lequel « RF » est inséré, sur lequel vient s'inscrire la valeur faciale de 50 euros ou 10 euros, et en pourtour à gauche, la mention « Les Aventures de Blake et Mortimer »[87]. Cette même année, la Monnaie de Paris et les éditions Dargaud sortent un coffret en 1 500 exemplaires contenant le diptyque La Malédiction des trente deniers, un ex-libris numéroté, une médaille originale en cuivre numérotée et la réplique d'un denier romain[88].

La marque indienne de motos Royal Enfield a créé en 2009 une série spéciale Blake et Mortimer sur la base de son modèle Bullet 500.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. dans L'Affaire Francis Blake.
  2. dans Le Bâton de Plutarque.
  3. dans Le Serment des cinq Lords.
  4. dans Le Testament de William S..
  5. dans L'Affaire Francis Blake.
  6. Francis Blake effectue un court passage en Belgique avant de rejoindre son ami en Égypte dans Le Mystère de la Grande Pyramide, transitant par Ostende et Bruxelles.
  7. Dans son voyage vers l'Égypte, Blake fait également escale à Athènes, où il est abattu par l'un des hommes de main d'Olrik.
  8. a et b Numérotation officielle des albums aux Éditions Blake et Mortimer.
  9. (planche 1, case 1, page 3)(planche 59, case 7, page 61) ; (planche 61, case 1, page 63) ; (planche 62, page 64).
  10. Tome 2 : planche 14, case 11, page 17).
  11. Tome 1 : planche 40, case 6, page 44).
  12. Les chronologies de Dargaud et Geo proposent la date de 1964.

Références[modifier | modifier le code]

  • Les voyages de Blake et Mortimer : Deux aventuriers à travers le monde, Geo, 2022 :
  1. a et b « Genèse de la série et méthode de travail », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 9-13.
  2. a b c et d « Une reprise sans précédent », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 123-127.
  3. « Blake & Mortimer en chiffres », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 141.
  4. a b c d et e « Blake et Mortimer, naissance d'un myhte », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 9-13.
  5. a b et c « Aux frontières de la science », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 91-93.
  6. a b c d et e « Les inventions », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 94-100.
  7. a b c d e et f « Voyages initiatiques, entre croyances et ésotérisme », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 111-119.
  8. a b et c « Sur les chemins du Royaume-Uni », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 38-47.
  9. a et b « Londres, ville capitale », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 25-33.
  10. a b et c « Aventures sur le vieux continent », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 50-63.
  11. a et b « Cartographie (dépliant en pages centrales) », dans Les voyages de Blake et Mortimer.
  12. a b et c « Afrique et Moyen-Orient, les tentations mystiques », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 76-83.
  13. a b et c « Asie, entre colonialisme et liberté », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 64-75.
  14. « États-Unis, science… fiction ! », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 86-87.
  15. « Antarctique, le sixième continent », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 84-85.
  16. « And God save the Queen ! », dans Les voyages de Blake et Mortimer, p. 9-13.
  17. « Chronologie (dépliant en pages centrales », dans Les voyages de Blake et Mortimer.
  • Autres références :
  1. Benoît Mouchart et François Rivière, ­La Damnation d'Edgar P. Jacobs : Biographie, Éditions Seuil/Archimbaud, 2003, p. 228-229.
  2. Benoît Mouchart et François Rivière, La Damnation d'Edgar P. Jacobs : Biographie, Éditions Seuil/Archimbaud, 2003, p. 251-253.
  3. Annonce faite dans l'ouvrage collectif : Blake et Mortimer face aux grands mystères de l'humanité : histoire, mythes, civilisations..., Issy-les-Moulineaux : Beaux-arts éditions, juillet 2015. (ISBN 979-10-204-0185-4)
  4. a b et c Christophe Quillien, « Edgar P. Jacobs, le maestro du 9e art », dans Blake et Mortimer, deux aventuriers dans l'histoire, p. 108-115.
  5. http://lejournaldetintin.free.fr/recherche.php?action=auteur&alpha=jk
  6. « Scoop ! » Blake et Mortimer  » repris par Jean Dufaux », bdzoom.com, .
  7. Benoît Berthou, « 6. Bande dessinée et série : une édition en tomaison », dans Benoît Berthou (dir.), Éditer la bande dessinée, du Cercle de la Librairie, (lire en ligne), p. 8
  8. Christophe Levent, « Une exposition au cœur de l'univers de Blake et Mortimer », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  9. De Weyer 2015, p. 246.
  10. Romain Brethes, « « Le Mystère de la Grande Pyramide » : les secrets du chef-d’œuvre d’Edgar P. Jacobs », sur Beaux Arts Magazine, (consulté le ).
  11. a b c d e f et g Mathilde Saez, « Nos héros au service de la couronne », dans Blake et Mortimer, deux aventuriers dans l'histoire, p. 116-117.
  12. Les éditions Blake et Mortimer ont publié sous le titre Septimus une édition néerlandaise intégrale du diptyque comprenant L'Onde Septimus et Le Cri du Moloch. Le titre de l'album était à l'origine L'Onde Septimus 2 comme le dévoile Philippe Ghiemetti : « Je pensais que, le premier tome étant paru en 2013, ce n'était pas une bonne idée… C'est le sous-titre qui est devenu le titre, Le Cri du Moloch. »Voir dBD hors série n° 22, novembre 2020, p. 48 et 51.
  13. Réédité dans la collection "Nouveaux chapitres" le .
  14. « Blake et Mortimer - la chronologie », sur dargaud.com, (consulté le ).
  15. « Joue-la comme Blake et Mortimer », sur le site du Parisien, (consulté le ).
  16. François Aubel et Olivier Delcroix, « By Jove! Blake et Mortimer partent sur les traces du vrai Shakespeare! », sur le site du Figaro, (consulté le ).
  17. Philippe Tomblaine, « Les Aventures de Blake et Mortimer T24 : Le Testament de William S. par André Juillard et Yves Sente », sur bdzoom.com, (consulté le ).
  18. « Autour de la marque - -Blake & Mortimer à l'étranger », sur blakeetmortimer.com (consulté le ).
  19. « Le Secret de l'Espadon, le 1er Blake et Mortimer en arabe », sur blake-jacobs-et-mortimer.over-blog.com, (consulté le ).
  20. Jaquette de la cassette VHS.
  21. Nicolas Lemarignier, « Quand les héros de papier prenaient le micro », sur blog.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  22. « La Marque jaune (enregistrement sonore) », sur le site de la BNF (consulté le ).
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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive des ouvrages consacrés spécifiquement à l'univers de Blake et Mortimer, à son analyse et à sa conception. Pour les ouvrages consacrés à son auteur, voir la bibliographie d'Edgar P. Jacobs.

Ouvrages
Vingt-deux carnets d'une quinzaine de pages donnés en supplément de chaque album de la collection éditée par Hachette Collections de 2012 à 2013.
Numéros spéciaux de magazines
  • DBD, hors série, n° 18 « Blake et Mortimer : mythes et conséquences ! » / introduction par Frédéric Bosser. Boulogne-Billancourt : DBD, 24/02/2017, 114 p. (ISBN 978-2-37603-018-8)
  • Les cahiers de la BD, hors série, n° 1 « Pourquoi les héros ne meurent-ils jamais ? ». Paris : Revival, 10/2017, 202 p. (ISBN 979-10-96119-01-1)
  • DBD, hors série, n° 21 « Blake et Mortimer » / introduction par Frédéric Bosser. Boulogne-Billancourt : DBD, 22/10/2020, 128 p. (ISBN 978-2-37603-125-3)
  • Les cahiers de la BD, hors série, n° 6 « La marque jaune : le chef-d'œuvre de Blake et Mortimer ». Paris : Revival, 12/2020. (ISBN 979-10-96119-40-0)
Dossiers dans des périodiques

Liens externes[modifier | modifier le code]