Blake et Mortimer

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Blake et Mortimer
Série
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Scénario Edgar P. Jacobs (1947-1990)
Jean Van Hamme (1996-2011)
Yves Sente (2000 -)
Jean Dufaux (2013-)
Dessin Edgar P. Jacobs (1947-1971)
Liliane et Fred Funcken (non crédités)[1]
Gérald Forton (non crédité)[2]
Bob de Moor (1990)
Ted Benoit (1996-2001)
André Juillard (2000-)
René Sterne (2010)
Chantal De Spiegeleer (2010)
Antoine Aubin (2011-)
Étienne Schréder (2013-)
Couleurs Edgar P. Jacobs
Madeleine De Mille
Didier Convard
Chantal De Spiegeleer
Laurence Croix
Genre(s) Franco-belge
Science-fiction
Aventure
Espionnage

Personnages principaux Francis Blake
Philip Mortimer
le colonel Olrik

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Éditeur Le Lombard en Belgique, Dargaud en France
puis Éditions Blake et Mortimer
Première publication 1950
Nb. d’albums 24
Site web www.blakeetmortimer.com/

Blake et Mortimer est une série de bande dessinée créée par le dessinateur belge Edgar P. Jacobs en 1946, reprise après sa mort en 1987 d'abord par Bob de Moor, puis Jean Van Hamme, Ted Benoit, Yves Sente, André Juillard, René Sterne, Chantal De Spiegeleer, Jean Dufaux, Antoine Aubin, Étienne Schréder, José-Louis Bocquet et Jean-Luc Fromental[3]. Publiée initialement par les Éditions du Lombard, elle l'est désormais par les Éditions Blake et Mortimer, une filiale du groupe Média participations. Elle fut pré-publiée pendant de nombreuses années dans Le Journal de Tintin dont elle était, avec d'autres séries comme Les Aventures de Tintin, Ric Hochet, Michel Vaillant ou les œuvres de Jacques Martin, l'une des séries les plus populaires.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La série raconte les aventures du capitaine Francis Blake, un ancien pilote de la Royal Air Force devenu directeur du MI5, le service britannique de contre-espionnage, et de son ami le professeur Philip Mortimer, un spécialiste en physique nucléaire et l'un des plus éminents scientifiques du Royaume-Uni. Les deux héros se retrouvent souvent confrontés à leur ennemi juré, le colonel Olrik, un criminel de classe internationale ne considérant que son intérêt personnel.

Conception de la série[modifier | modifier le code]

Le travail d'Edgar P. Jacobs[modifier | modifier le code]

Les prémices de la saga Blake et Mortimer peuvent être trouvés dans les personnages de l'histoire Le Rayon U, bande dessinée antérieure publiée par Edgar P. Jacobs dans le magazine Bravo en 1943, une série elle-même inspirée du Flash Gordon d'Alex Raymond. Mais la présence et les rôles qui y sont donnés à de jeunes femmes ne sont pas repris dans le monde du Journal de Tintin, qui s'adresse à un jeune lectorat masculin à une époque qui ne connaissait pas encore la mixité scolaire.

La série est pré-publiée pendant de nombreuses années dans Le Journal de Tintin dont elle devient l'une des séries les plus populaires. Les albums paraissent aux Éditions du Lombard.

Les continuateurs de la série[modifier | modifier le code]

Cette série, qui s'arrête à la mort de son créateur E.P. Jacobs (lequel ne réussit pas à terminer son diptyque Les Trois Formules du professeur Satō, qui sera achevé par Bob de Moor), connaît une reprise en 1996, de Jean Van Hamme et Ted Benoit. Les ayants droit décident par la suite de nommer une seconde équipe, constituée d'Yves Sente et d'André Juillard, qui travaillent en parallèle de l'autre duo afin de maintenir un rythme de parution soutenu. D'autres auteurs ont depuis, eux aussi, participé aux aventures de Blake et Mortimer.

L'univers de la série[modifier | modifier le code]

Blake et Mortimer peints sur un mur de la ville de Bruxelles.

Le charme de la série tient, entre autres, au savant mélange de réalisme et de science-fiction. Si dans Le Secret de l'Espadon l'aventure est surtout d'ordre militaire et technologique et dans Le Mystère de la Grande Pyramide plutôt historique et ésotérique, des albums comme La Marque jaune, L'Énigme de l'Atlantide ou Le Piège diabolique mêlent l'action guerrière ou policière à l'utilisation des découvertes scientifiques. Edgar P. Jacobs se distingue notamment par sa volonté de réalisme et d'exactitude dans le détail. Travaillant souvent d'après photographies ou croquis de repérages, il a créé un monde dans lequel la fiction devient ainsi complètement plausible. La précision se retrouve dans la reconstitution des parcours tant sur les délais que sur la représentation des lieux traversés, S.O.S. Météores — qui se déroule entre Paris et la région de Versailles — étant exemplaire à ce sujet. On retrouve également des intrigues policières comme dans La Machination Voronov ou L'Affaire Francis Blake.

En outre, par respect du lecteur, il s'imposait de le placer dans un environnement qui puisse lui permettre d'apprendre tout en se distrayant. À cet égard, la visite guidée du musée égyptien du Caire (dans Le Mystère de la Grande Pyramide) est édifiante, comme celle de la Tour de Londres (dans La Marque jaune) ou du sous-sol parisien (dans L'Affaire du collier).

L'auteur ayant imaginé postérieurement une biographie à ses héros, les continuateurs de la série ont pu s'en inspirer pour présenter des moments antérieurs aux premiers albums, notamment des épisodes de l'adolescence de Francis Blake et Philip Mortimer. On apprend ainsi que Mortimer – épisodes relatés dans Les Sarcophages du 6e continent – eut des sentiments pour une jeune princesse indienne, Gita, puis entretint une relation avec une écrivaine anglaise. Les nouveaux auteurs de la série ont ainsi coupé court aux rumeurs de relation homosexuelle entre les deux héros, en raison de leur fort lien d'amitié, de leur domicile commun et de l'absence de femmes, laquelle ne trouve sa cause que dans la censure draconienne qui régnait alors sur « les éditions pour la jeunesse ». On va également découvrir plus en détail la vie estudiantine de Francis Blake et comment il s'est trouvé mêlé à un épisode fort trouble des services secrets britanniques (voir Le Serment des cinq Lords).

Personnages[modifier | modifier le code]

Dans son livre Blake, Jacobs et Mortimer, Gérard Lenne a noté que tous les personnages importants de la saga se répartissaient en fait en trois catégories : les savants, les guerriers et les traîtres, dont les trois héros principaux Mortimer, Blake et Olrik, sont les archétypes.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Le capitaine Francis Blake est un ancien pilote de la Royal Air Force devenu directeur du MI5, le service britannique de contre-espionnage. Il est l'incarnation du flegme britannique, paraissant froid et détaché, absolument maître de ses réactions. Il est combatif et persévérant tout en restant réfléchi et prudent.

Le professeur Philip Mortimer est un spécialiste en physique nucléaire et est considéré comme l'un des plus éminents scientifiques du Royaume-Uni. Il est jovial, malicieux, imaginatif et plein d'humour. Son impulsivité peut l'amener à s'emporter et à ne pas voir le danger.

Le colonel Olrik est l'ennemi juré de Blake et Mortimer. Il est un criminel de classe internationale, travaillant pour lui-même ou employé par des puissances étrangères. Il est à la fois un homme d'action et une personne cultivée, n'hésitant pas à utiliser la fourberie pour arriver à ses fins.

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

La série Blake et Mortimer contient de nombreux personnages secondaires, gentils ou méchants, qui apparaissent ou sont évoqués de façon récurrente ou sporadique.

Les deux héros sont épaulés dans leurs aventures par des membres des forces de l'ordre tels que l'inspecteur-chef Glenn Kendall de Scotland Yard, le commissaire Pradier de la DST, le directeur du MI6 William Steele ou l'adjoint de Blake au MI5 David Honeychurch. Ils sont aidés par des scientifiques comme le professeur Labrousse, directeur de la Météorologie Nationale Française, la laborantine russe Nastasia Wardynska ou le physicien Jeronimo Ramirez. Ils peuvent également compter sur Ahmed Nasir, leur fidèle serviteur indien (soldat dans Le secret de l’espadon, serviteur dans Le mystère de la Grande Pyramide et dans La Marque Jaune, aventure à la fin de laquelle il quitte la série. Il faudra attendre Les sarcophages du Sixième Continent pour le voir revenir : il est alors agent des services secrets indiens).

Blake et Mortimer doivent souvent affronter le colonel Olrik et ses hommes de mains : Sharkey, Jack ou Razul. Ils croisent la route de savants fous tels que le professeur Miloch Georgevitch, le docteur Jonathan Septimus et le docteur Voronov. Ils font également face à des dirigeants mégalomanes comme l'empereur Basam Damdu.

Publication[modifier | modifier le code]

Ancien logo des Éditions Blake et Mortimer avec le personnage d'Olrik.

Liste des aventures[modifier | modifier le code]

La série Blake et Mortimer compte 18 aventures publiées en 24 albums aux Éditions Blake et Mortimer. Edgar P. Jacobs en a écrit huit — publiées en 12 albums — et les repreneurs, soit trois scénaristes et six dessinateurs, en ont écrit dix — également publiées en 12 albums.

Elles ont toutes une composante de science-fiction ou fantastique, à l'exception de quatre d'entre elles : L'Affaire du collier, L'Affaire Francis Blake, Le Serment des cinq Lords et Le Testament de William S., qui se cantonnent strictement au réalisme policier.

Série d'Edgar P. Jacobs (1946-1990)[modifier | modifier le code]

Les aventures de Blake et Mortimer créées par Edgar P. Jacobs sont d'abord publiées en feuilleton dans Le Journal de Tintin au rythme d'une à deux planches par semaine. La première planche du Secret de l'Espadon est publiée dans le premier numéro du Journal de Tintin le . Les aventures sont publiées en albums à partir de 1950 aux éditions Le Lombard en Belgique et aux éditions Dargaud en France. Elles sont ensuite rééditées par les nouvelles Éditions Blake et Mortimer à partir de 1984, avec un découpage différent — trois tomes au lieu de deux — pour Le Secret de l'Espadon.

Jacobs écrit le scénario et organise un pré-découpage de sa nouvelle aventure, Les 3 Formules du professeur Satō, mais il n'en dessine que la première partie, publiée dans Le Journal de Tintin de 1971 à 1972 puis en album en 1977 aux éditions Le Lombard et Dargaud. Il meurt en 1987, sans avoir pu dessiner le deuxième tome. Ce n'est que treize ans plus tard, en 1990, que la seconde partie est enfin publiée, d'abord dans Hello Bédé puis en album aux Éditions Blake et Mortimer, grâce au travail du dessinateur Bob De Moor.

Liste des aventures d'Edgar P. Jacobs
[N 1] Titre Scénariste Dessinateur Publication en feuilleton Publication en album
1
2
3
Le Secret de l'Espadon Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
1950 et 1953
(2 tomes aux Éd. Lombard et Dargaud)
1984, 1985 et 1986
(3 tomes aux Éd. Blake et Mortimer)
4
5
Le Mystère de la Grande Pyramide Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
(Tome 1)
(Tome 2)
6 La Marque jaune Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
7 L'Énigme de l'Atlantide Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
8 S.O.S. Météores Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
9 Le Piège diabolique Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
10 L'Affaire du collier Edgar P. Jacobs Le Journal de Tintin
11
12
Les 3 Formules du professeur Satō Edgar P. Jacobs Edgar P. Jacobs (Tome 1)
Bob de Moor (Tome 2)
Le Journal de Tintin (Tome 1)

Hello Bédé (Tome 2)
(Tome 1 aux Éd. Lombard et Dargaud)
(Tome 2 aux Éd. Blake et Mortimer)

Reprise (depuis 1996)[modifier | modifier le code]

À la suite de la mort d'Edgar P. Jacobs et selon une volonté éditoriale de prolonger la série, Blake et Mortimer fait l'objet d'une reprise par plusieurs auteurs. Généralement, deux équipes composées chacune d'un scénariste et d'un dessinateur travaillent en parallèle sur de nouveaux albums. Les histoires ne sont désormais plus publiées dans une revue de bande dessinée mais directement en album, après une prépublication en noir et blanc dans un quotidien ou un hebdomadaire.

Liste des aventures des repreneurs
[N 1] Titre Scénariste Dessinateur Prépublication en feuilleton Publication en album
13 L'Affaire Francis Blake Jean Van Hamme Ted Benoit Télérama
à partir du
14 La Machination Voronov Yves Sente André Juillard Le Figaro Magazine
à partir du
15 L'Étrange Rendez-vous Jean Van Hamme Ted Benoit Télérama
à partir du
16
17
Les Sarcophages du 6e continent Yves Sente André Juillard Le Temps (Tome 1)
à partir du
(Tome 1)
(Tome 2)
18 Le Sanctuaire du Gondwana Yves Sente André Juillard La Dernière Heure/Les Sports
à partir du
19
20
La Malédiction des trente deniers Jean Van Hamme René Sterne et Chantal De Spiegeleer (Tome 1)
Antoine Aubin (Tome 2)
Le Monde (Tome 2)
à partir du
(Tome 1)
(Tome 2)
21 Le Serment des cinq Lords Yves Sente André Juillard Le Soir
à partir du
22 L'Onde Septimus Jean Dufaux Antoine Aubin et Étienne Schréder Le Télégramme
à partir du
23 Le Bâton de Plutarque Yves Sente André Juillard Le Soir
à partir du
24 Le Testament de William S. Yves Sente André Juillard Le Soir
à partir du
Menace sur Hong-Kong Yves Sente Peter van Dongen et Teun Berserik En production
Huit heures à Berlin Jean-Luc Fromental et José-Louis Bocquet Antoine Aubin En production

Hors-série[modifier | modifier le code]

Chronologie des aventures[modifier | modifier le code]

Edgar P. Jacobs n'a jamais daté les aventures de Blake et Mortimer. Si dans plusieurs aventures il a donné des indications de mois, il n'a donné aucune année. Au contraire, les repreneurs datent plus précisément leurs albums, allant jusqu'à indiquer des jours précis. Ces aventures se déroulent toutes dans les années 1950, entre les albums de la série originelle La Marque jaune et S.O.S. Météores. Seul Le Bâton de Plutarque, qui est une préquelle de la série, se déroule avant les trois histoires fondatrices de la série : Le Secret de l'Espadon, Le Mystère de la Grande Pyramide et La Marque jaune.

Il est difficile d'établir une chronologie cohérente des albums car il y a plusieurs éléments contradictoires ; certains choix sont donc arbitraires. Une proposition — qui n'est pas exactement celle de l'éditeur[4] — peut être la suivante :

Chiffres de vente[modifier | modifier le code]

Les 22 premiers albums de la série Blake et Mortimer se sont vendus à un total de 15 millions d'exemplaires[5].

La première reprise de Blake et Mortimer en 1996, L'Affaire Francis Blake, est un gros succès d'édition avec 600 000 exemplaires vendus[6].

En France, Le Sanctuaire du Gondwana s'est vendu à 266 600 exemplaires en 2008, Le Serment des 5 lords à 250 000 exemplaires en 2012, L'Onde Septimus à 235 500 exemplaires en 2013 et Le Bâton de Plutarque à 232 000 exemplaires en 2015[7].

À l'international[modifier | modifier le code]

Blake et Mortimer est disponible dans de nombreux pays à travers le monde et est traduit en 12 langues, dont[8] :

  • l'anglais, aux éditions Cinebook ;
  • l'allemand, aux éditions Salleck ;
  • le croate, aux éditions Bookglobe ;
  • le danois, aux éditions Forlaget Carlsen ;
  • l'espagnol, aux éditions Norma Editorial ;
  • l'italien, aux éditions Alessandro ;
  • le portugais, aux éditions Edições ASA.
  • l'arabe, aux éditions Butterfly Publishing House[9].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Série d'animation[modifier | modifier le code]

En 1997, une série d'animation franco-canadienne intitulée Blake et Mortimer est produite par Ellipse animation, Cactus animation, MFTV-Dargaud Films, Canal+, France 3 et M6. Elle est composée de 13 épisodes dont les adaptations des neuf premières aventures en bande dessinée (du Secret de l'Espadon à L'Affaire Francis Blake) et quatre scénarios originaux (L'Héritage du viking, Le Secret de l'île de Pâques, Le Testament de l'alchimiste et La Porte du druide). Michel Papineschi donne sa voix à Philip Mortimer, Robert Guilmard à Francis Blake et Mario Santini au colonel Olrik[10],[11],[12].

Feuilletons radiophoniques[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950/1960, plusieurs albums sont adaptés en feuilletons radiophoniques repris par la suite en vinyles, en cassettes audio et en CD[13]. Jean Topart et Yves Brainville jouent Blake et Mortimer dans La Marque jaune et Le Mystère de la Grande Pyramide[14],[15],[16],[17], tandis que Bruno Cremer et Henri Guisol donnent leur voix aux deux héros dans Le Secret de l'Espadon[18],[19]. France II (future France Inter) diffuse S.O.S. Météores de mars à en 26 épisodes d'une dizaine de minutes, puis Le Piège diabolique de mai à en 27 épisodes. Blake et Mortimer sont interprétés par Maurice Teynac et Jacques Morel[20],[21],[22].

Projets de film[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets d'adaptation au cinéma ont été envisagés par différents réalisateurs, mais sans jamais voir le jour.

Dans les années 1980, le réalisateur publicitaire Michel Marin cherche à convaincre Edgar P. Jacobs de donner son autorisation à une adaptation de La Marque jaune en long-métrage. En , il tourne un pilote de 2 minutes 30 avec Pierre Vernier, Yves Brainville et Michel Vitold dans les rôles de Blake, Mortimer et du Dr Septimus. Le film impressionne Jacobs mais des divergences entre le réalisateur et la productrice mettent fin au projet[23].

En , un deuxième projet d'adaptation de La Marque jaune est annoncé par le producteur français Charles Gassot. La réalisation est confiée à James Huth tandis que Blake et Mortimer sont incarnés par Rufus Sewell et Hugh Bonneville. Le tournage, au budget de 35 millions d'euros, doit débuter en pour une sortie en [24],[25]. Finalement, le projet semble ne plus être d'actualité lorsque le réalisateur James Huth prend les commandes de Brice de Nice en 2004[26].

En , un troisième projet d'adaptation de La Marque jaune voit le jour avec l'espagnol Álex de la Iglesia à la réalisation, et Kenneth Branagh, David Thewlis et John Malkovich respectivement dans les rôles de Blake, Mortimer et Olrik[27]. Un an plus tard, en 2009, c'est au tour de Kiefer Sutherland et Hugh Laurie d'être annoncés dans les deux rôles principaux[28],[29]. Mais le réalisateur peine à rassembler les fonds nécessaires à son scénario et en 2013 le projet est définitivement abandonné[30],[31].

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

En 1988, Cobrasoft développe et édite un premier jeu vidéo d'action-aventure sur ordinateur (Thomson TO8, Amstrad CPC et Atari ST). Il s'agit d'une adaptation de l'album La Marque jaune à travers cinq niveaux[32],[33].

En 1997, un nouveau jeu développé par Index+ et édité par France Telecom Multimedia sort sur PC. Intitulé Les Aventures Interactives de Blake et Mortimer : Le Piège diabolique, le jeu est une bande dessinée interactive en pointer-et-cliquer inspirée de l'album éponyme. Le joueur doit interagir avec le décor pour faire avancer l'intrigue et dévoiler les cases suivantes. Un second CD contient la BD commentée par le scénariste Benoît Peeters et un documentaire sur l'œuvre de Jacobs[34],[35].

En , Anuman Interactive développe et édite Blake et Mortimer – La Malédiction des Trente Deniers, un jeu d'objets cachés basé sur l'album éponyme. D'abord sorti sur iOS, il est ensuite disponible sur PC et Mac[36],[37].

En , Némopolis sort un nouveau jeu d'aventure en pointer-et-cliquer sur PC et Mac. Intitulé Blake et Mortimer – Les Tables de Babylone, il s'agit pour la première fois d'un jeu vidéo avec un scénario original[38],[39].

Jeux de société et d'énigmes[modifier | modifier le code]

En , Ystari Games sort un jeu de société intitulé Blake et Mortimer – Witness. Les joueurs doivent résoudre des enquêtes en se chuchotant les indices en leur possession[40].

En , Fleurus sort Les Énigmes de Blake et Mortimer, un livre-jeu où le lecteur doit résoudre plus de 130 énigmes et défis logiques[41],[42]. Un second livre édité par la société fille Mango sort en sous le titre Les Nouvelles énigmes de Blake et Mortimer[43].

Musique[modifier | modifier le code]

En , Warner Music France sort un album de musique de 28 titres intitulé Blake et Mortimer : alerte sonique !. L'album compile des musiques de genre bien différents inspirées par les aventures de Blake et Mortimer tels que la techno, le rhythm and blues, les variétés ou la musique contemporaine[44],[45],[46].

Hommages et influences[modifier | modifier le code]

La série Blake et Mortimer est devenue une référence pour plusieurs générations du monde francophone. De nombreux artistes lui rendent hommage à travers des clins d'œil, des parodies, des pastiches ou des histoires dérivées. Les héros ont également été utilisés pour des publicités.

Références[modifier | modifier le code]

Fresque murale reproduisant la couverture de l'album La Marque jaune à Bruxelles.

En 1974, le magazine Tintin l'Hebdoptimiste réalise un numéro spécial (no 73) sur Le Rayon U. André-Paul Duchâteau y écrit l'énigme Les 3 Formules du Professeur Jacobs tandis que Dupa y dessine Cubitus et la Marque jaune. En 1976, le no 30 de Schtroumpf - Les Cahiers de la bande dessinée est consacré à Edgar P. Jacobs et sa couverture est composée de la Marque jaune et des ombres de ses héros[47]. En 1977, François Rivière et Floc'h insèrent le livre The Mega Wave (L’Onde Méga en français) du Dr Septimus (La Marque jaune) dans Albany & Sturgess : 1 - Le Rendez-vous de Sevenoaks[48]. En 1980, Filip Denis dessine Hommage à Jacobs dans le no 2 d'Aïe où il raconte comment il se prenait pour la Marque jaune dans sa jeunesse[49]. En 1983, Patrick Dumas crée le personnage du professeur Lombard sous les traits d'Edgar P. Jacobs dans Les Aventures de Patrick Maudick : 2 - Les Méandres du temps[50]. En 1992, Blake, Mortimer et leur créateur apparaissent dans Croqu'la vie : 1 - Souriez, le petit oiseau va mourir de Marc Hardy et Yann[51]. En 1993, Jochen Gerner crée un petit portfolio de dessins intitulé Le Petit Théâtre d'Olrik. En 1996, Gilles Chaillet reprend la séquence de la Tour de Londres au début de La Marque jaune dans son album Vasco : 14 - Sortilèges[52].

En 2000, Eddy Mitchell reprend les éléments de la couverture de La Marque jaune pour l'affiche de sa tournée à travers la France[53]. En 2005, les artistes Georges Oreopoulos et David Vandegeerde de la société Art Mural réalisent une fresque murale d'une centaine de mètre carré tirée de la couverture de La Marque jaune dans le cadre du Parcours BD de la Ville de Bruxelles[54]. En 2007, Philippe Geluck parodie la couverture de La Marque jaune pour celle de son 14e album La Marque du Chat[55]. En 2008, Olivier Marin et Patrick Dumas dessinent l'ex-libris Les 3 « M » (Marque Jaune / Michelle / Mac Bride), en hommage à la couverture de La Marque jaune, pour le site marquejaune.com[56],[57]. Deux ans plus tard, un portfolio de 6 planches est réalisé sur le même thème avec les mêmes dessinateurs[58].

Parodies et pastiches[modifier | modifier le code]

Le Journal de Tintin, qui publiait les aventures de Blake et Mortimer, a consacré plusieurs de ses numéros aux deux héros d'Edgar P. Jacobs à travers parodies, pastiches et autres hommages. Le no 49 du est intitulé E.P Jacobs dans le Théâtre du mystère[59] et voit plusieurs dessinateurs reprendre à leur sauce les aventures de Jacobs : François Rivière, Francis Carin, Pierre Winninger, André Juillard, Jacques Tardi, Didier Convard, Bob de Moor, Serge Clerc, Arnold Goffin, Dick Briel, Tibet et Bédu. Le no 13 du , intitulé NON !?!, rend hommage à Edgar P. Jacobs, mort le mois précédent[60]. Plusieurs dessinateurs y participent : Philippe Richelle, Tibet, André Franquin, Hergé, Bob de Moor, Éric Hérenguel et Jean-Pierre Croquet.

Dans les années 1980, Roger Brunel pastiche les deux héros dans plusieurs albums de sa série Pastiches. En 1982, Toni Jacquobs mélange les histoires de différents albums au sein d'une seule aventure publiée sous le titre Black et Mordecker dans le no 21 de Bédésup (2 planches)[61]. En 1984, Al Voss imagine dans son album Parodies une histoire où Blake, Mortimer et Olrik forment un triangle amoureux, Les Aventures passionnantes de Blake-Mortimer (1 planche)[62]. En 1990, dans Parodies : 3 - Vingt ans après, Jean-Michel Aubert et Christophe Arleston dessinent Flake et Oldtimer, une aventure où les deux héros, vieillis de vingt ans, déjouent de nouveau le plan d'Olrik (2 planches)[63],[64]. En 1999, Jean-Pierre Dirick imagine la séance de psychanalyse du Pr Mortimer sous le titre Philip Mortamer, ou la Frustration de l'Espadon dans son album Le Divan de la BD. Il s'appuie pour cela sur de véritables analyses du personnage réalisées par des psychanalystes et psychologues (8 planches)[65],[66]. En 2003, Émile Bravo imagine ce qu'auraient été Blake et Mortimer s'ils avaient été inventés par un nazi et non un belge. Il raconte l'histoire d'un soldat et d'un scientifique nazis, Philémon et Franziskus, dans Les Aventures de Swartz et Totenheimer, d'après les personnages d'Adolf Hitler publié dans le no 23 de Ferraille illustré (2 planches)[67],[68].

Article détaillé : Les Aventures de Philip et Francis.

En 2005, les éditions Dargaud — propriétaire des Éditions Blake et Mortimer — lancent une série de parodie « officielle » de Blake et Mortimer : Les Aventures de Philip et Francis. Pierre Veys et Nicolas Barral y caricaturent les personnages à l'extrême et tournent en dérision leurs aventures. La série compte 3 albums : Menaces sur l'Empire sorti en , Le Piège machiavélique en et S.O.S. Météo en [69].

En 2006, Pixel Vengeur se lance dans une parodie intitulée Les Aventures de Black et du Suprême Mortamère aux éditions Le Cycliste puis Ange. Il remplace Blake et Mortimer par deux jeunes de banlieue qui évoluent dans les lieux des aventures de nombreux autres héros de BD. La série compte 3 albums : Black et Mortamère niquent le système sorti en 2006, Black et Mortamère niquent le système 2 en 2007 et Black et Mortamère feukent ze system en 2010[70]. En 2010, Romain Dutreix dessine Brake et Moltimer dans la malédiction du mystère secret de la machination diabolique ! publié dans le no 406 de Fluide glacial[71].

Publicités[modifier | modifier le code]

De 1986 à 1987, Blake et Mortimer apparaissent dans des visuels des campagnes publicitaires de CCM Micro dessinés par Ted Benoit[72]. En 1987, Pascal Fournier et Pascal Dubuck réalisent Les Aventures d'Alexandre de la Mareneuve et d'Évry Cédex : 1 - La Marque bleue, un album promotionnel pour le Groupe Accor[73]. Cette même année, la mairie de Montreuil réalise un dépliant, Mystère à Montreuil : Une enquête de Blake et Mortimer, dans lequel Bob de Moor met en scène les deux héros enquêtant sur une mystérieuse marque « M », ce qui les conduit à découvrir le fonctionnement du service propreté de la ville[74].

Autres[modifier | modifier le code]

Pièce de 10 € en argent Les Aventures de Blake et Mortimer.

De nombreuses expositions sont organisées sur l'univers de Blake et Mortimer à travers le monde[75]. Par exemple, de à , à l'occasion du 100e anniversaire de la naissance d'Edgar P. Jacobs, le musée de l'Homme de Paris et le festival international de la bande dessinée d'Angoulême organisent une grande exposition rétrospective sur Blake et Mortimer intitulée Blake et Mortimer à Paris ! — en référence au sous-titre de l'album S.O.S. Météores. Les dessins, croquis préparatoires, sont mis en perspective avec les pièces des collections du Muséum national d'histoire naturelle et de la Réunion des musées nationaux tels que des squelettes[76]. De 2007 à 2010, la mairie de Maxéville organise chaque année un week-end d'exposition sur l'univers d'Edgar P. Jacobs[77].

À l'occasion de la Fête de la BD de Bruxelles, un spectacle son et lumière mettant en scène des héros de bande dessinée est projeté sur les murs de la Place Royale. Blake et Mortimer apparaissent dans plusieurs éditions[78],[79].

En 2010, la Monnaie de Paris émet deux pièces de collection en euro sur le thème de Blake et Mortimer : une pièce de 10 € en argent à 10 000 exemplaires et une pièce de 50 € en or à 500 exemplaires. La face représente une scène tirée de l'album Le Secret de l'Espadon où l'on voit les deux héros arrêter le colonel Olrik, avec en arrière-plan, les avions « espadon » qui attaquent, et en bas, le millésime « 2010 » et les différents. Le revers montre Blake & Mortimer en pied dans leur pose caractéristique, avec en fond, le « M » symbolique de la série dans lequel « RF » est inséré, sur lequel vient s'inscrire la valeur faciale de 50 euros ou 10 euros, et en pourtour à gauche, la mention « Les Aventures de Blake et Mortimer »[80]. Cette même année, la Monnaie de Paris et les éditions Dargaud sortent un coffret en 1 500 exemplaires contenant le diptyque La Malédiction des trente deniers, un ex-libris numéroté, une médaille originale en cuivre numérotée et la réplique d'un denier romain[81].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Numérotation officielle des albums aux Éditions Blake et Mortimer.
  2. L'aventure débute au printemps 1944 (planche 1, case 1, page 3), pendant la Seconde Guerre mondiale, quelques jours avant le débarquement de Normandie du (planche 59, case 7, page 61). La fin de l'aventure se déroule en (planche 61, case 1, page 63), le même soir que le tout début du Secret de l'Espadon (planche 62, page 64).
  3. L'action débute après la Seconde Guerre mondiale et s'étale sur plusieurs mois. Un communiqué des différentes forces armées après l'invasion jaune indique la date du (Tome 2 : planche 14, case 11, page 17).
  4. Elle prend place après Le Secret de l'Espadon (Tome 1 : planche 15, case 2, page 19). L'action débute au mois d'avril : Mortimer envoie un télégramme à Blake le (Tome 1 : planche 40, case 6, page 44).
  5. L'aventure prend place après Le Mystère de la Grande Pyramide (planche 50, page 52 et planche 63, case 8, page 65) et avant L'Onde Septimus. L'action se déroule au mois de décembre : Macomber reçoit une lettre de la Marque jaune le (planche 10, case 11, page 12) et à la fin de l'album, Blake souhaite un joyeux Noël à tous (planche 66, case 8, page 68). Dans Le Serment des cinq Lords, se déroulant fin 1954, Calvin, Vernay et Macomber cooptent Mortimer pour devenir membre du Centaur Club comme remerciement pour l'affaire de La Marque jaune survenu un an plus tôt, donc en .
  6. L'aventure prend place après Le Secret de l'Espadon (planche 18, case 8, page 20). L'histoire commence par une analepse en (planche 1, case 1, page 3) avant de se dérouler 35 ans plus tard (planche 4, case 1, page 6), soit en 1954. La présence de neige indique une période hivernale.
  7. L'aventure prend place après La Marque jaune, comme en témoignent les nombreuses références dans l'album. L'action débute lors du Trooping the Colour, la parade d'anniversaire de la reine Élisabeth II qui a lieu au mois de juin (planche 1, case 1, page 5).
  8. L'aventure prend place après Le Mystère de la Grande Pyramide (planche 23, case 9, page 25). L'action se déroule en car un calendrier dans le bureau de Kendall indique la date du jour, le (planche 35, case 8, page 37), et Mortimer lit un journal relatant un événement survenu le (planche 36, case 5, page 38).
  9. L'aventure prend place après Le Secret de l'Espadon (planche 33, case 1, page 35) et La Marque jaune (planche 24, case 13, page 26). L'histoire débute par une analepse située le (planche 1, case 1, page 3), puis la suite du récit se passe « 177 ans plus tard » (planche 3, case 1, page 5), soit en 1954. Un dialogue entre Mortimer et le Dr Kaufman confirme l'année 1954 (planche 16, case 3, page 18) et une partie de l'action se déroule dans la nuit du 16 au (planche 48, case 8, page 50 et planche 52, case 1, page 54).
  10. L'aventure prend place après L'Étrange Rendez-vous (Tome 1 : planche 3, case 3, page 5). L'histoire débute dans la nuit du 26 au (Tome 1 : planche 1, case 1, page 3) et se poursuit rapidement deux semaines plus tard (planche 3, case 1, page 5). Une note indique que l'aventure se déroule douze ans avant l'année 1967, c'est-à-dire en 1955 (Tome 2 : planche 53, case 6, page 55).
  11. L'histoire débute le (planche 1, case 1, page 3) et se termine le , date du lancement du satellite Spoutnik 1 (planche 60, page 62).
  12. L'aventure prend place après La Machination Voronov (Tome 1 : planche 5, case 6, page 7). L'histoire débute en (Tome 1 : planche 1, case 1, page 3) et s'achève le lors de l'ouverture de l'Exposition universelle de 1958 à Bruxelles (Tome 2 : planche 54, page 56).
  13. L'aventure prend place après La Machination Voronov (planche 5, case 1, page 7) et Les Sarcophages du 6e continent (planche 4, case 3, page 6). Mortimer consulte un journal vieux de trois mois qui comporte un article relatant un évènement survenu dans Les Sarcophages du 6e continent, au printemps 1958 (planche 8, case 1, page 10), plaçant l'action à l'été 1958.
  14. L'aventure prend place après Les Sarcophages du 6e continent et Le Sanctuaire du Gondwana (planche 30, case 5, page 32). Plusieurs dates sont indiquées dans l'album : le (planche 25, case 3, page 27), le (planche 30, case 1, page 32) et le (planche 48, case 6, page 50).
  15. L'aventure prend place après Le Mystère de la Grande Pyramide (planche 26, case 10, page 28). L'action débute après la publication de journaux daté du et du (planche 1, case 1, page 3), dans la première quinzaine du mois (planche 24, case 6, page 26) et planche 52, case 8, page 54).
  16. L'aventure prend place après S.O.S. Météores (planche 1, case 10, page 3). Selon un journal, l'histoire se termine en novembre et a débuté deux mois plus tôt (planche 61, case 5, page 63).
  17. L'aventure prend place après S.O.S. Météores (planche 5, case 5, page 7). Un article de presse indique que l'Affaire du collier de la reine de 1785 a eu lieu 178 ans plus tôt (planche 1, case 3, page 3), plaçant l'action de l'album en 1963.
  18. L'aventure prend place après toutes les histoires écrites par Edgar P. Jacobs (Tome 1 : planche 8, case 1, page 10), dont L'Affaire du collier. Blake séjourne à l'hôtel New Otani (Tome 2 : planche 1, case 6, page 3) qui a été construit en 1964, plaçant forcément l'action après cette date.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Benoît Mouchart et François Rivière, ­La Damnation d'Edgar P. Jacobs : Biographie, Éditions Seuil/Archimbaud, 2003, p. 228-229.
  2. Benoît Mouchart et François Rivière, La Damnation d'Edgar P. Jacobs : Biographie, Éditions Seuil/Archimbaud, 2003, p. 251-253.
  3. Annonce faite dans l'ouvrage collectif : Blake et Mortimer face aux grands mystères de l'humanité : histoire, mythes, civilisations..., Issy-les-Moulineaux : Beaux-arts éditions, juillet 2015. (ISBN 979-10-204-0185-4)
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  7. Philippe Tomblaine, « Les Aventures de Blake et Mortimer T24 : Le Testament de William S. par André Juillard et Yves Sente », sur bdzoom.com,‎ (consulté le 25 décembre 2016).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive des ouvrages consacrés spécifiquement à l'univers de Blake et Mortimer, à son analyse et à sa conception. Pour les ouvrages consacrés à son auteur, voir la bibliographie d'Edgar P. Jacobs.

Ouvrages
Vingt-deux carnets d'une quinzaine de pages donnés en supplément de chaque album de la collection éditée par Hachette Collections de 2012 à 2013.
Dossiers dans des périodiques

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]