Heat (film, 1995)

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Heat
Titre québécois Tension
Titre original Heat
Réalisation Michael Mann
Scénario Michael Mann
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Regency Enterprises
Forward Pass
Monarchy Enterprises B.V.
Art Linson Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action
Policier
Durée 171 minutes
Sortie 1995

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Heat (au Québec : Tension) est un film américain réalisé par Michael Mann, sorti le . Le film a pour acteurs principaux Robert De Niro et Al Pacino, dans les rôles respectifs d'un chef d'une équipe de braqueurs professionnels et d'un lieutenant de police opiniâtre qui se livrent une lutte à distance et voient leurs vies privées et professionnelles se lier inéluctablement. Il s'agit du remake de L.A. Takedown, un téléfilm de Michael Mann datant de 1989.

Résumé[modifier | modifier le code]

Une équipe de braqueurs prépare l'attaque d'un fourgon blindé à Los Angeles. Leur chef Neil McCauley (Robert De Niro) et ses complices Chris Shiherlis (Val Kilmer), Michael Cheritto (Tom Sizemore) et Trejo (Danny Trejo) peaufinent les derniers détails. Pour réussir leur coup, ils engagent un nouvel associé, Waingro (Kevin Gage). Le braquage, pourtant planifié dans les moindres détails, tourne au bain de sang à cause de ce dernier. Les braqueurs dérobent uniquement 1,6 million $ d'un lot de bons au porteur appartenant à un financier véreux, Roger Van Zant (William Fichtner). L'enquête sur le braquage est confiée à Vincent Hanna (Al Pacino), lieutenant aguerri de la police criminelle.

McCauley et son équipe décident d'éliminer Waingro, tant pour avoir fait tourner le braquage en carnage qu'à cause de son manque flagrant de fiabilité, mais celui-ci parvient à leur échapper. Passant à la suite, McCauley contacte Roger Van Zant sur les conseils de son receleur, Nate (Jon Voight), afin de lui revendre ses propres bons au porteur volés. Celui-ci accepte le rendez-vous, mais n'envoie en guise d'argent qu'un tueur chargé d'éliminer McCauley ; l'opération échoue. McCauley recontacte Van Zant et le menace de mort.

En parallèle, une lutte à distance s'engage entre Hanna et McCauley. Le policier est parvenu à remonter la trace du gang grâce aux révélations d'un indic (Tone Loc). Le gang veut braquer un local où sont déposés des métaux précieux. Hanna, son second Drucker (Mykelti Williamson) et les inspecteurs Sammy Casals (Wes Studi), Mike Bosko (Ted Levine) et Danny Schwartz (Jerry Trimble) essayent de les intercepter en flagrant délit. Alors qu'ils sont en train de guetter l'équipe de McCauley en plein braquage, un des officiers fait un bruit, ce qui alerte McCauley qui préfère s'enfuir. Bien que McCauley se sache repéré par la police, il décide de mettre au point un dernier casse d'une valeur de 12 millions. L'équipe de Hanna enquête sur le meurtre d'une prostituée perpétré par Waingro, ce qui les met sur sa trace. De son côté, Van Zant, effrayé par les menaces de McCauley, se voit conseiller les services de Waingro pour assurer sa protection et ce dernier y voit aussi une occasion de se venger de McCauley.

En parallèle, McCauley fait la rencontre d'Eady (Amy Brenneman), employée de magasin. Une romance commence. Au gré d'une filature, Hanna et McCauley finissent par se rencontrer et aboutissent au constat qu'aucun d'entre eux ne renoncera à mener sa vie comme il l'entend, malgré les conséquences sur leurs vies privées respectives : Hanna délaissant son mariage avec sa femme Justine (Diane Venora) au profit de l'enquête et McCauley hésitant à s'engager dans une nouvelle relation.

Hanna se met alors à surveiller l'équipe de McCauley, qui prépare un nouveau braquage. Celui-ci se déroule mal d'emblée, à cause de l'absence de Trejo, filé par la police, et que l'équipe doit remplacer au pied levé par un ancien complice, Breedan (Dennis Haysbert). Par la suite, leur équipe est « balancée » à celle de Hanna par un appel anonyme, qui intervient pendant le braquage. Une fusillade s'engage, Cherrito et Breedan sont tués ainsi que deux hommes de Hanna et plusieurs policiers ; Shiherlis est lui gravement blessé mais parvient à s'enfuir avec McCauley, indemne.

Tout en préparant sa fuite vers l'étranger, McCauley file chez Trejo, persuadé qu'il les a vendus, mais le trouve mourant. Ce dernier a tout juste la force de lui dire qu'il a été torturé par Waingro, qui a ensuite prévenu la police de leur plan. McCauley décide alors de retarder son départ pour se venger de Waingro et Van Zant, règlements de compte qui permettent à Hanna de retrouver sa trace. Après une longue poursuite, aux alentours de l'aéroport de Los Angeles, Vincent Hanna finit par abattre McCauley, qui, toutefois, meurt en lui serrant la main.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

tous public avec avertissement lors de sa sortie en salles en France

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : Version française (VF) sur VoxoFilm[3] et Version québécoise (VQ) sur doublage.qc.ca[4]

Production[modifier | modifier le code]

Pré-Production[modifier | modifier le code]

Le film s'inspire en partie d'une affaire criminelle s'étant déroulée à Chicago au début des années 1960. Le personnage de Vincent Hanna est en partie inspiré de l'inspecteur Chuck Adamson qui a pourchassé et fini par tuer le véritable Neil McCauley en 1963[5]. Le personnage de Nate interprété par Jon Voight est quant à lui inspiré d'Edward Bunker, un ancien truand de Los Angeles reconverti en romancier spécialisé dans le polar. L'ancien policier devenu acteur Dennis Farina a officié comme conseiller technique sur le tournage. Le rôle de Chris Shiherlis devait initialement être tenu par Keanu Reeves, mais il a finalement été attribué à Val Kilmer quand celui-ci a trouvé des disponibilités durant le tournage de Batman Forever[6]. Xander Berkeley, qui incarne l'amant de la femme de Vincent Hanna, a incarné Waingro dans le téléfilm de Michael Mann qui a inspiré ce film, L.A. Takedown.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé de fin décembre 1994 jusqu'au mois de mai 1995 dans plus de 65 lieux différents de Los Angeles et ses alentours. Aucune scène n'a été tournée en studio. La fameuse scène de la confrontation verbale entre Robert De Niro et Al Pacino a été tournée au restaurant Kate Mantilini de Beverly Hills, alors que les scènes finales du film l'ont été à l'hôtel Hilton et sur les pistes de l'aéroport international de Los Angeles[7]. Michael Mann a fait en sorte qu'Al Pacino et Robert De Niro ne soient pas visibles simultanément à l'écran, même durant la scène de discussion dans le café.

La rencontre du bar[modifier | modifier le code]

La scène la plus attendue du film est la confrontation entre Al Pacino (Vincent Hanna) et Robert De Niro (Neil McCauley), deux acteurs mythiques de leur génération. Durant le film, le jeu du chat et de la souris devenu insupportable, Hanna propose à McCauley de s'expliquer devant une tasse de café.

Cette scène n'intervient qu'au bout d'une heure trente et ne dure que 6 minutes. Michael Mann joue sur l'attente du spectateur. Cette rencontre donne l'occasion aux personnages de définir leurs règles et d'annoncer aux spectateurs les tenants et aboutissants du film. La scène se déroule dans un café au bord d'une route. C'est un lieu de passage qui bouillonne d'activité et qui symbolise une pause dans le voyage et donc une pause dans le film. C'est la nuit, de fait, les deux hommes sont des prédateurs nocturnes qui vivent loin des préoccupations des autres citoyens[8].

Techniquement, Michael Mann a utilisé deux caméras de manière simultanée en champ/contrechamp. Al Pacino et Robert de Niro apparaissent donc tour à tour à l'écran, mais jamais en même temps. Michael Mann, à qui l'on a reproché de ne pas avoir saisi les deux vedettes en même temps sur le même plan, s'explique ainsi : « Ce plan aurait été grammaticalement faux. Ils incarnent deux hommes que tout oppose. Je ne pouvais les montrer face à face ». Treize prises ont été tournées et c'est la onzième qui a été choisie au montage[8].

Pour la trame scénaristique, Hanna provoque la rencontre et commence les hostilités en parlant de prison à McCauley. Ce dernier lui fait comprendre qu'il n'y retournera jamais, avec toute la détermination d'un homme qui a choisi son destin. Hanna explique le désastre de sa vie. Cette tirade rend le personnage plus humain et plus sympathique. Son honnêteté le rend crédible et plus proche des préoccupations du public. McCauley lui avoue mentir à la femme de sa vie. Ainsi on est en porte-à-faux avec l'image que l'on peut avoir de lui. Lorsqu'il avoue par la suite être capable de l'abandonner sans même lui dire au revoir, il donne une dimension répulsive à son personnage. Hanna raconte ensuite ses rêves : on comprend que ce qui le motive est la culpabilité qu'il éprouve envers les victimes. Ce sens de la justice est partagé par les spectateurs. Cet échange annonce clairement aux spectateurs la suite du film : ce sera un duel à mort. Et comme, malgré le charisme de McCauley, le héros est enfin nettement identifié, on se doute alors de l'identité du vainqueur[8].

Scène de l'attaque de la banque[modifier | modifier le code]

Cette scène a nécessité un véritable travail de chorégraphie. Elle a profité des conseils d'un véritable spécialiste, Andy McNab, crédité au générique comme entraîneur technique aux armes. McNab est l'un des trois survivants d'une action commando pendant la guerre du Golfe. Son peloton SAS a été envoyé derrière les lignes ennemies pour sortir des missiles SCUD. Depuis, il a écrit un livre à ce sujet intitulé Bravo Two Zero. McNab a participé activement au film afin de s'assurer que les voleurs utilisent toutes les bonnes techniques de combat. McNab et ses assistants ont même applaudi quand Val Kilmer a finalement réussi à changer le chargeur de son fusil M-16 comme un professionnel[8].

La scène a été difficile à tourner. En effet, il a été impossible de bloquer les grandes artères de Los Angeles durant la journée. Elle n'a donc pu être tournée que tôt le matin et le week-end. L'ensemble de la scène a donc duré dix jours, soit cinq week-ends[8].

Scènes coupées au montage[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de scènes filmées n'ont finalement pas été reprises au montage final mais figurent sur l'édition spéciale double DVD[9] :

  • Achat des masques de hockey pour le braquage ;
  • La vie normale d'un des complices, père de deux fillettes ;
  • Cuisine d'un des indicateurs par Vincent Hanna ;
  • Vincent Hanna essaye de retrouver les gangsters en faisant racheter une part des titres au porteur ;
  • Vincent Hanna danse avec sa femme en discutant de qui a voulu se marier en premier ;
  • Un gangster informe ses complices de ses mesures contre les mouchards de la police (scène présente dans L.A. Takedown) ;
  • Reconnaissance autour d'une banque que va braquer la bande de Neil McCauley ;
  • Discussion de Neil McCauley sur les honoraires pour soigner son protégé blessé (Chris Shiherlis) (scène présente dans L.A. Takedown) ;
  • La scène d'avant-meurtre d'un des complices par la bande de Roger Van Zant et par Waingro ;
  • Neil McCauley avec son mentor qui lui offre une porte de sortie en allant à Dublin (Irlande) (scène présente dans L.A. Takedown) ;
  • Une petite mésentente entre Neil McCauley et sa nouvelle amie.

Bande-Son Originale[modifier | modifier le code]

Heat: Music from the Motion Picture
Album de Différents artistes
Sortie
Durée 68:62
Genre Classique, Avant-garde, Modernist, Jazz fusion, Electronique, Rock alternatif
Format CD (notice BnF no FRBNF38203607), cassette (notice BnF no FRBNF38205032n), vinyle
Producteur Matthias Gohl
Label Warner Bros.

Albums de Différents artistes

Notation des critiques

Compilation des critiques
Périodique Note
Filmtracks.com 4/5 stars[10]
Musicfromthemovies 4/5 stars
AllMusic 3/5 stars[11]

Le 19 décembre 1995, Warner Bros. Records sort un album sur cassette et CD du film intitulé Heat: Music from the Motion Picture[11]. L'album est produit par Matthias Gohl. Il contient une sélection de 29 minutes composée par Elliot Goldenthal, aussi bien que d'autres chansons d'artistes comme U2 et Brian Eno (collaborant avec Passengers), Terje Rypdal, Moby et Lisa Gerrard. La musique du film utilise une version instrumentale raccourcie de la chanson de Joy Division "New Dawn Fades" par Moby, qui apparaît également sous la même forme dans l'album de la Bande Originale du Film. Michael Mann a réutilisé le morceau d'Einstürzende Neubauten "Armenia" dans son film de 1999 The Insider[12]. Le film s'achève avec "God Moving Over the Face of the Waters" de Moby, dont une version différente apparaît à la fin de l'album de la Bande Originale du Film [10].

No Titre Artiste Durée
1. Heat Kronos Quartet 7:41
2. Always Forever Now (from Original Soundtracks 1, 1995) Passengers 6:54
3. Condensers Elliot Goldenthal 2:35
4. Refinery Surveillance Kronos Quartet 1:45
5. Last Nite (from Blue, 1987) Terje Rypdal & The Chasers 3:29
6. Ultramarine (from Cobalt Blue, 1992) Michael Brook 4:35
7. Armenia (from Zeichnungen des Patienten O. T., 1983) Einstürzende Neubauten 4:58
8. Of Helplessness Elliot Goldenthal 2:39
9. Steel Cello Lament Elliot Goldenthal 1:43
10. Mystery Man (from The Singles Collection, 1989) Terje Rypdal & The Chasers 4:39
11. New Dawn Fades (from I Like to Score, 1997) Moby 2:51
12. Entrada & Shootout Elliot Goldenthal 1:49
13. Force Marker Brian Eno 3:36
14. Coffee Shop Elliot Goldenthal 1:38
15. Fate Scrapes Elliot Goldenthal 1:34
16. La Bas: Song of the Drowned [Edited Version] (from The Mirror Pool, 1995) Lisa Gerrard 3:10
17. Gloradin (from The Mirror Pool, 1995) Lisa Gerrard 3:56
18. Run Uphill Elliot Goldenthal 2:51
19. Predator Diorama Kronos Quartet 2:40
20. Of Separation Elliot Goldenthal 2:21
21. God Moving Over the Face of the Waters (from Everything Is Wrong, 1995) Moby 6:58

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film a été un succès commercial, rapportant 67 436 818 $ aux États-Unis, et 120 000 000 $ dans le reste du monde[13]. En Europe, le film a dépassé les deux millions d'entrées au Royaume-Uni (2 737 031) et le million d'entrées en France (1 441 817), dont 425 851 entrée rien qu'à Paris, en Italie (1 299 031), en Espagne (1 231 014) et en Allemagne (1 070 472)[14]. Il figure dans le top 250 du classement de films de l'Internet Movie Database, basé sur les votes du public, avec une note moyenne de 8,3/10 pour 344 896 notes[15].

Le film a également été quasi unanimement salué par la critique, obtenant 86 % de critiques positives, avec un score moyen de 7,8/10 et sur 76 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[16], ainsi qu'un score de 76/100 sur le site Metacritic, sur la base de 22 critiques[17]. En 2008, le magazine Empire le classe à la 38e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[18]. En 2008, il a été cité par l'American Film Institute comme l'un des 50 meilleurs films de gangsters de tous les temps[19].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le film n'a remporté aucune récompense mais a obtenu quelques nominations, notamment pour le Saturn Award du meilleur film d'action, d'aventures ou thriller et Val Kilmer a été nommé au Saturn Award du meilleur acteur dans un second rôle[20].

Impacts dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • On trouve deux hommages à ce film dans la série Kaamelott : le titre du film, Heat, est celui du premier épisode du Livre I, tandis que la scène de discussion entre Hanna et McCauley dans un café est reprise par le roi Arthur et Lancelot du Lac dans la taverne, dans la deuxième partie de l'épisode Face-à-face, dans le Livre IV.
  • Une des missions du jeu vidéo Grand Theft Auto V (2013), intitulée mise à sac, est similaire à l'attaque du fourgon blindé au début du film. Par ailleurs, toujours dans le jeu, le personnage de Devin Weston a pour habitude de surnommer n'importe quel protagoniste « slick », alternativement pour faire semblant d'être son ami ou pour le rabaisser, selon la situation ; cela est probablement une référence à Michael Cherrito.
  • Dans son titre Caramel le rappeur français Booba fait référence au film : « J'suis De Niro dans Heat sauf qu'à la fin j'pars sans la feumeu ».
  • Autre référence au film par le rappeur Rohff dans son titre TDSI : « On veut tout prendre, sans s'faire prendre / On allume comme dans Heat ! ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Heat », JP's Box-Office (consulté le 29 mai 2013)
  2. Dates de sortie - Internet Movie Database
  3. « Doublage français de Heat », VoxoFilm (consulté le 12 avril 2014)
  4. « Doublage québécois de Tension », sur doublage.qc.ca (consulté le 12 avril 2014)
  5. George M. Thomas, « He's a Goofy Goober; 'Heat' », Akron Beacon Journal,‎
  6. (en) « Heat (1995) », sur Turner Classic Movies (consulté le 28 juin 2012)
  7. (en) « Heat Film Locations », sur movie-locations.com (consulté le 28 juin 2012)
  8. a, b, c, d et e Les meilleurs films d'action DVD N.2 - Les secrets du film "l'attaque de la banque
  9. Versions vidéo de Heat sur AllRovi
  10. a et b Christian Clemmensen, « Heat », sur Filmtracks.com,‎ (consulté le 11 septembre 2014)
  11. a et b Allmusic review
  12. Stephen Thomas Erlewine, « Lisa Gerrard – The Insider », sur AllMusic (consulté le 11 septembre 2014)
  13. Heat sur Box Office Mojo
  14. Heat sur la base de données Lumière
  15. Heat sur IMDb
  16. Heat sur Rotten Tomatoes en septembre 2014
  17. Heat sur Metacritic en septembre 2014
  18. (en) « The 500 Greatest Movies of All Time », Empire (consulté le 26 mars 2011)
  19. (en) « AFI's 10 top 10 », sur afi.com [PDF] Section des films de gangsters, pages 26 à 34 ; film no 125, page 30.
  20. Heat Awards sur IMDb

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]