Hal Ashby

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Hal Ashby
Nom de naissance William Hal Ashby
Naissance
Ogden (Utah)
États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 59 ans)
Malibu (Californie)
États-Unis
Profession Réalisateur
Films notables Harold et Maude
Bienvenue, Mister Chance
icône image Image externe
Hal Ashby sur le tournage d'En Route pour la Gloire

Hal Ashby est un réalisateur, monteur, acteur et producteur américain né le à Ogden, Utah (États-Unis), mort le à Malibu (Californie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Hal Ashby est né à Ogden, dans l'Utah, le dernier de quatre enfants d'une famille mormone. Sa jeunesse est marquée par le divorce de ses parents et le suicide de son père. À l'âge de 17 ans, il quitte la maison familiale pour se rendre en Californie.

Il commence à travailler à Hollywood dans les années 1950 en tant qu'assistant-monteur, sur des films de William Wyler, George Stevens et Franklin Schaffner. Au cours des années 1960, Ashby devient monteur pour Tony Richardson et surtout pour Norman Jewison avec qui il travaille pour la première fois en 1965 comme monteur sur le film Le Kid de Cincinnati. Son travail avec Jewison vaut à Ashby d'avoir une nomination aux Oscars pour le montage du film Les Russes arrivent avant de remporter le trophée l'année suivante pour Dans la chaleur de la nuit.

La collaboration entre Ashby et Jewison se poursuit alors que ce dernier produit le premier film réalisé par Ashby, une comédie dramatique intitulée Le Propriétaire. Malgré une critique favorable, le film ne connait qu'un succès limité.

Les films suivants d’Ashby sont tous, à des degrés divers, considérés comme des œuvres marquantes du cinéma américain des années 1970. Ainsi Harold et Maude, une comédie d'humour noir qui passe d'abord inaperçue lors de sa sortie en 1972, atteint au fil des années le statut de film culte. En route pour la gloire est une biographie du chanteur Woody Guthrie. Le Retour est un drame sur la réinsertion de deux vétérans du Vietnam et vaut à Ashby sa seule nomination à l'Oscar de la mise en scène. Bienvenue, mister Chance, satire politique adaptée par Jerzy Kosinski d’un de ses propres romans, fournit à Peter Sellers l’occasion dun dernier grand rôle.

Bienvenue, Mister Chance est aussi la dernière vraie réussite de Ashby. En 1982, son film Lookin' to Get Out est très mal reçu par la critique et ne connaît pas le succès. Rolling Stones est un simple enregistrement d'un concert de la tournée américaine du groupe. La comédie Match à deux et le film noir Huit millions de façons de mourir ne reçoivent au mieux qu'un accueil tiède tant du public que de la critique. Ashby est d'ailleurs congédié lors du dernier jour de tournage de Huit millions de façons de mourir et ne participe pas au montage du film.

Ashby termine sa carrière à la télévision en dirigeant l'émission pilote de la série Beverly Hills Buntz (en) et le téléfilm Jake's Journey (en). À ce moment, la santé de Hal Ashby est déjà déclinante. Il meurt d'un cancer, à l'âge de 59 ans, le 27 décembre 1988.

Thématiques et style[modifier | modifier le code]

Même si il connut un effondrement de réputation dans les années 1980, que ses premières réalisations furent des échecs, et que la critique l'aima peu en France[1], le réalisateur, toujours cité à l'écart du système hollywoodien, est vu comme un exemple de la culture underground voir contre-culture. Il peut être catalogué comme faisant partie du nouvel Hollywood[2] et de l'ensemble des Movie Brats[3]. Ses films portent une mélancolie sociologique analysant la société américaine des années 1970 analysant la postérité de la guerre du Vietnam ou de la génération flower power[4],[5].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisation[modifier | modifier le code]

comme Monteur[modifier | modifier le code]

comme Acteur[modifier | modifier le code]

comme Producteur[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon, 50 ans de cinéma américains, Nathan,
  2. « La Dernière Corvée », sur DVD Classik
  3. (en) « Movie movements that defined cinema: The Movie Brats », sur Empire,
  4. « Vieille et Lui », sur Critikat,
  5. « L'Idiot », sur Critikat,

Liens externes[modifier | modifier le code]