Zéro (journal)

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Zéro
Pays France
Langue Français
Périodicité Mensuel
Genre Presse satirique
Diffusion 200 000 (1986) ex.
Fondateur Jean Novi
Date de fondation 1953
Date du dernier numéro 1958, repris en 1986-1987
Ville d’édition Paris

Zéro était une revue théoriquement mensuelle mais à périodicité variable, diffusée par colportage.

Histoire du journal[modifier | modifier le code]

Zéro a été créé en 1953 par Jean Novi. Cette publication était vendue uniquement par colportage. En janvier 1954[1], Cavanna devient collaborateur. Il réalise son premier travail pour le numéro 2 de Zéro en collaboration avec des dessinateurs alors inconnus tels que Fred et Lob et Cavanna, lui-même sous le pseudonyme de « Sépia ». Cavanna va rapidement devenir secrétaire de rédaction du mensuel non conformiste et satirique. En 1957, il en est le principal rédacteur.

Parmi les colporteurs apparaît bientôt un ex-engagé en Indochine française, Georges Bernier (connu plus tard sous le nom de professeur Choron), que son efficacité comme vendeur mène au rang de directeur des ventes[2].

Par ailleurs, Jean Novi recourait à des textes recyclés de personnalités en vue, comme André Maurois, textes fournis par l'Agence parisienne de presse, mais il impose bientôt des limites au contenu du magazine.

En 1958, Novi décide de rebaptiser Zéro pour l'intituler désormais « Les Cordées ». La ligne éditoriale évolue et ne correspond plus aux idéaux de la majorité des contributeurs.

Jean Novi meurt d’un infarctus quelques semaines plus tard, à l’âge de trente-huit ans. C’est sa femme, Denise Novi, qui devient directrice de Cordées. Cavanna rêve d'un grand journal à l'humour plus corrosif. Cavanna et Fred vont convaincre Bernier de les rejoindre pour fonder un nouveau magazine satirique sur le modèle américain de Mad Magazine. Les Cordées ne survivront pas au départ de ses colporteurs et collaborateurs.

En mai 1960, Bernier annonce officiellement sa rupture avec la directrice de Cordées. Il rejoint l'équipe de Cavanna au 4, rue Choron, dans le IXe arrondissement de Paris. Quelque temps après, naît le magazine Hara-Kiri (mensuel), devenu en 1969 Hara-Kiri Hebdo puis Charlie Hebdo.

En 1986, Hara-Kiri s'étant arrêté, Zéro reparaît sous l'impulsion de Henri-Claude Prigent qui ressort le magazine avec l'ancienne équipe de Hara-Kiri, regroupée dans une société dans laquelle ils détiennent 50% des parts, le reste appartenant à Paris Match. Ce dernier s'étant retiré après six numéros hebdomadaires, le magazine deviendra mensuel et s'arrêtera définitivement en été 1987. Le directeur de publication en était Henri-Claude Prigent, le rédacteur en chef Gebé puis Gourio et y ont participé entre autres, Choron, Cabu, Wolinski, Cavanna, Teulé, Berroyer, Vuillemin, Willem, Delfeil, etc.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Bête et méchant
  2. Zéro était vendu 200 francs (anciens), dont 100 revenaient au colporteur. Un bon vendeur arrivait à 40 ventes par jour, soit une rémunération très correcte de 4 000 francs. Dès son arrivée, Georges Bernier réalise 80 ventes.