Ambloy

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Ambloy
Ambloy
Église Saint-Martin.
Blason de Ambloy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Intercommunalité Communauté d'agglomération Territoires Vendômois
Maire
Mandat
Jean-René Richer
2020-2026
Code postal 41310
Code commune 41001
Démographie
Population
municipale
185 hab. (2017 en diminution de 4,64 % par rapport à 2012)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 46″ nord, 0° 58′ 07″ est
Altitude Min. 99 m
Max. 134 m
Superficie 13,16 km2
Élections
Départementales Canton de Montoire-sur-le-Loir
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Ambloy

Ambloy est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée au nord-ouest du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Gâtine tourangelle », constituée de plateaux séparés par des vallées souvent étroites. Elle est drainée par la Fontaine de Sasnières (2,923 km), le Gondré et par divers petits cours d'eau.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 16 en 1988, à 10 en 2000, puis à 8 en 2010.

Avec 185 habitants en 2017, la commune fait partie des 42 communes les plus faiblement peuplées de Loir-et-Cher.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Ambloy se trouve au nord-ouest du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Gâtine tourangelle[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 30,3 km de Blois[3], préfecture du département, à 11,6 km de Vendôme[4], sous-préfecture, et à 9 km de Montoire-sur-le-Loir, chef-lieu du canton de Montoire-sur-le-Loir dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Montoire-sur-le-Loir[6].

Les communes les plus proches sont[7] : Sasnières (2,3 km), Huisseau-en-Beauce (3,3 km), Prunay-Cassereau (3,8 km), Villiersfaux (4,5 km), Saint-Amand-Longpré (4,6 km), Houssay (4,9 km), Marcilly-en-Beauce (6,2 km), Saint-Rimay (6,4 km) et Villavard (6,8 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[8]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[9]. La commune fait partie de l'unité de paysage de « la Gâtine Tourangelle », au sein de l'ensemble des « confins de la Touraine »[10].

La Gâtine tourangelle se présente comme un plateau agricole aux paysages ouverts marqués par de grands massifs boisés et des boqueteaux épars et de tailles variées. Sur ces terres à la fois lourdes et plus caillouteuses qu'en Beauce, l'agriculture laisse par endroits la place à des bois qui occupent les moins bonnes terres. Globalement aplani, le relief s'anime par endroits de légères ondulations en rebord de la vallée de la Cisse, de la Loire, ou de la Brenne. Ces trois vallées drainent les eaux de surface du plateau à travers des micro-vallons qui se creusent petit à petit en atteignant la couche calcaire sous-jacente. Ces entailles dans le plateau constituent des paysages particuliers, plus verdoyants et intimistes, bornés par les coteaux boisés[11].

L'altitude du territoire communal varie de 99 mètres à 134 mètres[12],[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Ambloy.

La commune est drainée par la Fontaine de Sasnières (2,923 km), le Gondré et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 10,35 km de longueur totale[14].

La Fontaine de Sasnières traverse la commune du sud-est vers le nord-ouest. D'une longueur totale de 16,3 km, elle prend sa source dans la commune de Prunay-cassereau (41) et se jette dans le Loir à Saint-Rimay (41), après avoir traversé 5 communes[15]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[16].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3,1 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,3 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 670 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,7 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climat de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[17].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[17]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[18],[19],[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Infrastructures et occupation des sols de la commune d'Ambloy.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee, Ambloy est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 4],[21],[22].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (100 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (83,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), prairies (0,7 %), forêts (10,9 %)[14].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre[23],[24].

En matière de planification, la commune, en 2017, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme[25]. Par ailleurs, suite à la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de mars 2014, un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté d'agglomération Territoires Vendômois a été prescrit le [26].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal d'Ambloy est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[27],[28].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[27]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[29]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[30].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[31].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes successives du nom attestées pour la paroisse[32],[Note 5] :


  • Ambloy : 1248,
  • Parroesse de Ambloy : 2 août 1276 (A.N.-P 657, no 101)
  • La parroisse d'Emblay : 1311 (A.N.-P 973, fol. 137)
  • Ambleyum : 1520 (Cartulaire blésois de Marmoutier)
  • Lad. terre d'Ambloy : 1528 A.N.-P 639, no 5)
  • Ambloy : XVIe, XVIIe s. (A.N.-P 639, no 6 à 9, P 640, P 641, P 642, P 661 no 69)
  • Ambloi : 1740 (B. M. d'Orléans, Ms 995, fol. 4)
  • Ambloy : XVIIIe s. (Carte de Cassini). Civitas Cenomanum.

Selon Denis Jeanson, auteur d'un dictionnaire de toponymie de la région Centre-Val de Loire, Ambloy viendrait du bas latin Amalocia. Amalusta et le suffixe -etum, employé généralement pour former des substantifs à sens collectif, dérivés d'un nom de végétal, principalement des noms d'arbres et d'arbustes, auraient donné amalocietum, à savoir un lieu où abonde la camomille ou un lieu planté de camomille. Le nom pourrait aussi venir de l'ancien français abloy = grains, céréales, blé (FEW, XV(1), 132a), avec attraction de amblaer = ensemencer[32].

Les principaux hameaux de la commune sont : Beauchêne, la Boulaye, les Bouquets, le Bourg Joly, les Joncières, Merville, Profonde et Villaine.

Beauchêne renvoie au caractère particulier de la végétation, bien qu'il puisse s'agir d'un arbre isolé ou d'un « beau bouquet de chênes »[33].

Merville apparaît dès le XIe siècle sous la forme Villa Maras, Villemalast, Villa Malardi, Villemalart, XIe s. (Cartulaire Vendômois de Marmoutier, charte 63, 112, 116bis, 116ter,171, 174). Marville est rencontré au XVIIIe siècle dans la carte de Cassini puis est stabilisé : Merville, 1835 (Cadastre) ; Merville, 1937 (Cadastre). Merville vient du bas latin, comparatif de minus= plus petit, et villa = domaine rural[34].

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Nouvelle organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[35], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse d'Ambloy devient formellement « commune d'Ambloy»[36].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Saint Amand et au district de Vendôme[36]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[37],[38]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[37]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[39]. Ambloy est alors rattachée au canton de Saint-Amand et à l'arrondissement de Vendôme par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[40],[36],[41]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Ambloy est membre de la communauté d'agglomération Territoires Vendômois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [42].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Vendôme[6]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Montoire-sur-le-Loir depuis 2015[6] pour l'élection des conseillers départementaux et de la troisième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[43]. La commune est en outre rattachée au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal d'Ambloy, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[44] avec listes ouvertes et panachage[45]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 11. La totalité des onze candidats en lice[46] est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 61,04 %[47]. Jean-René Richer, maire sortant, est réélu pour un deuxième mandat le [48].

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[49]. Un siège étant attribué à la commune au sein de la Communauté d'agglomération Territoires Vendômois[50], c'est le maire, Jean-René Richer, qui représente la commune au conseil communautaire.

Chronologie des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 an V Rousseau   Maire
an V an IX Dero   Maire
an IX 1816 Souriau   Maire
1816 1821 Jean Rousseau   Maire
1821 1838 Louis-Marie-Evre Souriau   Maire
1838 1839 Pierre Souriau   Maire
1839 1840 Jacques Souriau   Maire
1840 1844 Jacques Rousseau   Maire
1844 1847 Jean-Baptiste Percheron   Maire
1847 1849 Comte de Verthamon d'Ambloy   Maire
1849 1852 Jean Moyer   Maire
1852 1858 Hippolyte Renard   Maire
1858   Jean Moyer   Maire
    Jacques Souriau   Maire
1865 1869 Paul Lucas   Maire
1869 1870 Souriau   Maire
1870 1876 Jacquet Yvonneau   Maire
1876 1899 Désiré Porcher   Maire
1899 1906 Pierre-Adolphe Parthenay   Maire
mars 2001   Gérard Fouquet    
mars 2014 En cours Jean-René Richer[48]   Agriculteur propriétaire exploitant
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[51].

Alimentation en eau potable[modifier | modifier le code]

Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[52]. La commune est membre du Syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable du Gondre qui assure le service en le délégant à une entreprise privée, Suez, dont le contrat arrive à échéance le 31 décembre 2028[53].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune d'Ambloy ne dispose pas d'assainissement collectif[54].

L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[55]. La communauté d'agglomération Territoires Vendômois assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[56].

Sécurité, justice et secours[modifier | modifier le code]

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie nationale de Saint-Amand-Longpré qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[57].

En matière de justice, Ambloy relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[58], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[59].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[61].

En 2017, la commune comptait 185 habitants[Note 6], en diminution de 4,64 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
261269259258268264273284266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
258270296271288291293300321
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
287272257306281291286270253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
258212185182166155152184182
2017 - - - - - - - -
185--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d'hommes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 10,6 %, 30 à 44 ans = 29,8 %, 45 à 59 ans = 14,9 %, plus de 60 ans = 26,6 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 30 %, 45 à 59 ans = 12,2 %, plus de 60 ans = 23,3 %).
Pyramide des âges à Ambloy en 2007 en pourcentage[64]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
2,2 
12,8 
75 à 89 ans
8,9 
13,8 
60 à 74 ans
12,2 
14,9 
45 à 59 ans
12,2 
29,8 
30 à 44 ans
30,0 
10,6 
15 à 29 ans
14,4 
18,1 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[65]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Ambloy selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[66] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[67]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 11 100,0 (100) 9 2 0 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 4 36,4 (11,8) 3 1 0 0 0
Industrie 0 0,0 (6,5) 0 0 0 0 0
Construction 1 9,1 (10,3) 1 0 0 0 0
Commerce, transports, services divers 5 45,5 (57,9) 5 0 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 3 27,3 (17,5) 3 0 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 1 9,1 (13,5) 0 1 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (5 entreprises sur 11) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (36,4 %), il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 11 entreprises implantées à Ambloy en 2016, 9 ne font appel à aucun salarié et 2 comptent 1 à 9 salariés.

Au , la commune est classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[68].

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[69]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[70]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 16 en 1988 à 10 en 2000 puis à 8 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 51 ha en 1988 à 98 ha en 2010[69]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles d'Ambloy, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Ambloy (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[69]
Nombre d'exploitations (u) 16 10 8
Travail (UTA) 25 14 10
Surface agricole utilisée (ha) 810 832 782
Cultures[71]
Terres labourables (ha) 769 786 774
Céréales (ha) 534 556 486
dont blé tendre (ha) 262 265 258
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 84 47 47
Tournesol (ha) 91 s s
Colza et navette (ha) 55 133 s
Élevage[69]
Cheptel (UGBTA[Note 7]) 176 77 5

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

La commune d'Ambloy est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 8] d'un produit[72] : un fromage (le Sainte-maure-de-touraine[73]).

Le territoire de la commune est également intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : les rillettes de Tours[74], le vin Val-de-loire[75], les volailles de l’Orléanais[76] et les volailles du Maine[77],[72].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'Ambloy
  • Deux objets classés au titre des monuments historiques se trouvent dans l'église Saint-Martin d'Ambloy[78] : une cloche en bronze fondue par F. M. Michel en 1780[79] et un encensoir en cuivre du XVIIe siècle[79].
  • Château d'Ambloy, du XVIIIe siècle[80].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ambloy41.svg

Les armoiries d'Ambloy se blasonnent ainsi :

Divisé en chevrons : au premier de gueules aux deux fleurs de lys d'argent, au second d'argent à la tête de lion arrachée de sable couronnée de gueules ; au chevron échiqueté d'or et d'azur brochant sur la partition.

Création J.P. Fernon, adoptée par délibération municipale du 2 février 1998.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  5. Cette liste, non exhaustive, vise à illustrer l'évolution toponymique et les premières mentions de la paroisse.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  7. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  8. Nomenclature européenne, appellation d'origine contrôlée (AOC) dans la nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

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  4. « Orthodromie entre "Ambloy" et "Vendôme" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
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  78. Église Saint-Martin, sur le site des recherches généalogiques en Perche-Gouët
  79. a et b Notice no PM41000001, base Palissy, ministère français de la Culture
  80. Château d'Ambloy, sur le site des recherches généalogiques en Perche-Gouët

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France - Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]