Centre d'histoire de la résistance et de la déportation

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Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation
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Lyon (7e arrondissement)
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Le Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) est un musée située dans la ville de Lyon qui traite l'histoire de la Seconde Guerre mondiale à Lyon, en France et dans le monde.

Localisation[modifier | modifier le code]

Il est situé dans le 7e arrondissement de Lyon et fait partie du Centre Berthelot avec lequel il ne faut pas le confondre.

Il est aménagé symboliquement dans l’ancienne école de santé militaire, occupée par la Gestapo entre les printemps 1943 et 1944. Durant cette période, Klaus Barbie notamment, y menait ses interrogatoires brutaux. Les caves du bâtiment, devenues le cœur du musée, servaient alors de geôles aux prisonniers avant les interrogatoires.

Exposition permanente[modifier | modifier le code]

Le centre a organisé son exposition suivant 3 concepts fondamentaux de l'époque : engagement, information et propagande et pour finir, espace et temps. Dans l'exposition permanente, le visiteur découvre l’atmosphère des années d’Occupation grâce à un système d'audioguidage permettant d'obtenir le son allant avec ce que l'on observe (chansons, explications, paroles et sons des films). Le visiteur entrevoit tour à tour la nuit de la clandestinité et du secret, la nuit noire de la peur et de la trahison, la nuit des wagons plombés, mais aussi, celle plus claire, de la Résistance et de l’espoir. Progressant entre les murs qui tantôt emprisonnent et séparent, tantôt abritent et cachent, il peut y lire l’expression symbolique des blessures et des cicatrices que la période a pu laisser dans les mémoires.

Elie Wiesel y a fait graver ces mots après l'entrée : "toutes les victimes n'étaient pas juives, mais tous les juifs étaient des victimes".

Le procès Klaus Barbie[modifier | modifier le code]

Ce fut le premier procès pour crimes contre l’humanité en France. Le procès de Barbie est un moment important pour l’histoire et la mémoire des années d'Occupation, participant au réveil de la mémoire collective des Lyonnais et préfigurant la création du Centre d'histoire.

Nommé chef de la Gestapo à Lyon, Klaus Barbie est chargé de la lutte contre les résistants, les communistes et les Juifs.

Les méthodes d’interrogatoire particulièrement brutales qu’il utilise expliquent qu’on le surnomme, à cette époque, le « boucher de Lyon ».

Quarante ans après les faits, en mai 1987, il est jugé pour crimes contre l’humanité et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Depuis son inauguration, le Centre d'histoire diffuse en exclusivité des extraits du procès grâce à l’autorisation exceptionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Mettant l’accent sur les déclarations des témoins, ce film rend compte des débats et de l’émotion dans laquelle se sont déroulées les audiences ; chaque témoignage contribuant à définir la notion de crime contre l’humanité.

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Le musée propose également des expositions temporaires, dont certaines abordent des sujets contemporains tels que l’engagement des femmes, la Tchétchénie, la chute du Mur de Berlin, etc. Il donne ainsi des clés pour mieux comprendre le monde qui nous entoure.

Partenaires[modifier | modifier le code]

Le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation fait partie des membres fondateurs du Réseau Memorha[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Réseau Memorha: Statuts », sur reseaumemorha.org (consulté le 13 novembre 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]