Annette Kahn

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Annette Kahn est une journaliste et écrivain français, née le à Saint-Étienne (Loire).

Biographie[modifier | modifier le code]

Annette Kahn est la fille de Robert Kahn, industriel dans la métallurgie, résistant, assassiné sur ordre de Klaus Barbie le 17 août 1944. Elle fait ses études à Paris (lycée Janson-de-Sailly, lycée La Fontaine, lycée Molière) et au lycée de Versailles, et débute comme journaliste à L'Aurore en 1959. Elle est alors citée comme la plus jeune journaliste de France.

Journaliste[modifier | modifier le code]

Elle travaille d'abord aux informations générales. Elle devient ensuite, et pour de nombreuses années, chroniqueuse judiciaire. Elle assure à ce titre la rubrique judiciaire et les comptes-rendus de très nombreux procès. Elle est alors élue vice-présidente de l'Association de la presse judiciaire. Amie d'enfance de Pierre Desproges, c'est elle qui le fait entrer à L'Aurore. En 1979, elle rejoint, comme Chef du service Société, Le Quotidien de Paris, créé et dirigé par Philippe Tesson. En 1984, elle entre à l'hebdomadaire Le Point, dirigé par Claude Imbert, où elle occupe successivement les fonctions de chef des services "Société-Investigation", "France", puis "Ville-Environnement".

En 1994, Annette Kahn devient rédactrice en chef adjointe du quotidien InfoMatin qu'elle rejoint au moment de sa création et où elle reste jusqu'à la fin de 1995. Ce journal, qui avait été repris par André Rousselet, cesse d'être édité en janvier 1996.

À partir de 1997, Annette Kahn devient secrétaire générale de la rédaction de L'Événement du Jeudi.

Des livres pour l'Histoire[modifier | modifier le code]

Annette Kahn a publié des ouvrages biographiques et historiques sur la période de la Seconde Guerre mondiale. Elle écrit d'abord, en 1990, à la demande de l'éditeur américain Simon and Schuster de New York, Why my father died, le récit entrecroisé de la Résistance et de l'assassinat de son père sur les ordres de Klaus Barbie et des témoignages du procès de ce bourreau nazi, qu'elle suit à Lyon pour Le Point. L'édition américaine est préfacée par Elie Wiesel. Ce livre est repris en France en deux ouvrages par les éditions Payot. Robert et Jeanne, le premier, a été couronné par plusieurs prix littéraires (prix Henri-Hertz de la Chancellerie des universités de Paris, prix du Palais Littéraire, prix de la Wizo). Le second, Personne ne voudra nous croire, rassemblant les témoignages des victimes de Klaus Barbie, se veut être un document faisant historiographiquement sens sur le procès et les événements de l'Occupation. Annette Kahn écrit ensuite pour Éditions Robert Laffont, un ouvrage sur le fichier des Juifs, établi pendant l'Occupation, qui a été retrouvé à Paris. Ce livre est préfacé par Serge Klarsfeld.

Annette Kahn publie ensuite, pour les éditions Stock, une biographie de l'artiste français Yves Klein (1928–1962).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]