Piscop

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Piscop
Piscop
Mairie.
Blason de Piscop
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Domont
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Vallée
Maire
Mandat
Christian Lagier
2014-2020
Code postal 95350
Code commune 95489
Démographie
Gentilé Piscopiens
Population
municipale
691 hab. (2016 en diminution de 4,69 % par rapport à 2011)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 44″ nord, 2° 20′ 37″ est
Altitude 150 m
Min. 73 m
Max. 195 m
Superficie 4,08 km2
Localisation

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Piscop

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Liens
Site web http://www.piscop.fr

Piscop est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Piscop a conservé malgré la proximité de Paris (moins de 15 km) et de Sarcelles (3 km) un aspect très rural. Situé à flanc de coteau dominant la Plaine de France, le village est couronné par la forêt de Montmorency.

La commune est limitrophe de Saint-Brice-sous-Forêt, Ecouen, Ézanville, Domont et Montmorency.

Communes limitrophes de Piscop[1]
Domont Ézanville
Écouen
Montmorency Piscop[1]
Saint-Brice-sous-Forêt

Hameaux et écarts: Blémur (ferme), Luat (château, institut d'enseignement secondaire), Château-Vert, Pontcelles...

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pissecoc aux XIIe et XIIIe siècles[2].

Pissecoc est près d'un ru ; on a pensé que ce nom désignait ce cours de faible débit[2], le nom proviendrait du verbe « pisser » et de « coq »[3], littéralement « pisse coq » a pu, vraisemblablement, désigner un cours d'eau à faible débit[4].

Se prononce [piskoː]. Le -P final est dû à une interprétation par le latin episcopus « évêque ».

Luat, attesté ainsi en 1249, vient de l'ancien français hua, huat « hibou, milan »[5].


Pontcelles, attesté en 1354, vient de l'ancien français poncel « ponceau, petit pont »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Composé de plusieurs hameaux, le fief fut offert par Clovis à l'évêque Rémi. Un château (disparu) est édifié au XIIe siècle par le chevalier Anselme de Pissecoc, seigneur du lieu inféodé aux Montmorency. Au XIVe siècle, les terres de Piscop sont partagées en plusieurs fiefs indépendants. Aux XIXe et XXe siècles, des résidences secondaires sont bâties dans le village, mais la commune conserve, malgré la forte poussée de l'urbanisation connue par les communes voisines un aspect toujours villageois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Piscop (Val-d'Oise).svg Piscop
  • D'azur à la gerbe de blé d'or liée de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Piscop fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[6]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[7],[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Henri Étienne Metman   Caissier de l'imprimerie royale
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 James Debaisieux    
mars 2008 En cours
(au 29 avril 2014)
Christian Lagier   Réélu pour le mandat 2014-2020[9],[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2016, la commune comptait 691 habitants[Note 1], en diminution de 4,69 % par rapport à 2011 (Val-d'Oise : +3,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
247253248296248263291297308
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
287307311326388360389335362
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
370387384382424476454428458
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
474497522466664632682688736
2016 - - - - - - - -
691--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne église.

Piscop ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Ruines de l'église : Piscop a été érigée en paroisse en 1211 et disposait alors d'une chapelle. Une petite église Renaissance a été bâtie à son emplacement au cours du XVIe siècle, comportant une nef de quatre travées, un chœur en hémicycle et des bas-côtés, communiquant avec la nef par des arcades plein cintre. Le clocher en bâtière se dresse au nord de la première travée de la nef. Il comporte quatre niveaux, et l'étage supérieur est percé sur chaque face de deux baies abat-son plein cintre. Les autres baies sont également plein cintre. L'église est abandonnée en 1806, puis finalement remise en état et utilisée de nouveau pour le culte à partir de 1840. L'effondrement du toit en 1955 met définitivement un terme à l'utilisation de l'église. Le clocher reste intact, mais seuls le mur nord de la nef, le mur du chœur et environ la moitié du mur sud de la nef subsistent. Ces vestiges ont bénéficié d'une restauration en 1985 en vue de les pérenniser en l'état. Les arcades ont été bouchées pour des raisons de stabilité. Bien qu'incomplètes, les ruines gardent un intérêt artistique, notamment pour les consoles sculptées en têtes ayant jadis supporté les arc-doubleaux. Les noms des saints représentés sont gravés en dessous[15],[3].
  • Château du Luat[3]
  • Château-Vert
  • Château de Blémur

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communes limitrophes de Piscop » sur Géoportail.
  2. a et b Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Paris, Bonneton, , 231 p. (ISBN 2862532207)
  3. a b et c Pauline Mathon, Jean-Claude Cavard, Daniel Baduel et Claude Adam, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Piscop », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 228-229 (ISBN 2-84234-056-6).
  4. Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France: essai de toponymie, page 234
  5. a et b François et Jacques Bousquet, Domont, histoire d'un village d'Ile-de-France, municipalité de Domont, , 439 p.
  6. Décret du 15 février 2008 publié au Journal officiel du 17 février 2008
  7. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  8. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  9. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  10. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 9 octobre 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Mathieu Lours, « Piscop - Notre-Dame-et-Saint-Gunifort », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 214-215 (ISBN 9782953155402).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]