Meusnes

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Meusnes
Église de Meusnes.
Église de Meusnes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Saint-Aignan
Intercommunalité Val de Cher - Controis
Maire
Mandat
Daniel Sinson
2014-2020
Code postal 41130
Code commune 41139
Démographie
Gentilé Meusnois, Meusnoise
Population
municipale
1 096 hab. (2014)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 04″ nord, 1° 29′ 51″ est
Altitude Min. 68 m – Max. 132 m
Superficie 13,35 km2
Localisation

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Liens
Site web meusnes.fr

Meusnes est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Meusnes
Couffy (41) Châtillon-sur-Cher (41) Selles-sur-Cher (41)
Couffy (41) / Lye (36) Meusnes La Vernelle (36)
Lye (36) Fontguenand (36)
Localisation de la Commune de Meusnes dans l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Meusnes dans le canton de Saint-Aignan (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Meusnes dans la Communauté de communes Val de Cher - Controis (Loir-et-Cher)

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays : Pays de Valençay.

Le territoire communal est arrosé par la rivière Fouzon.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage valençay[1], du selles-sur-cher et du sainte-maure-de-touraine.

Une histoire liée au armes à Silex[modifier | modifier le code]

Du XVIIe au XIXe siècle, Meusnes a été la capitale de la production de la « pierre à fusil ». La zone d'exploitation comprenait les carrières de silex pyromaque les plus importantes de France, et s'étendait également sur les communes voisines de Saint-Aignan, Couffy et Noyers (Loir-et-Cher)[2].

Sur la commune se trouve le musée de la pierre à fusil[3],[4] qu'il est possible de visiter en s'adressant à Kévin Chartier, tailleur de silex qui perpétue la tradition de la fabrication de silex pour armes anciennes.

Pour les pierres à fusil on recherchait les silex blonds et translucides, à cassure lisse assez dure pour produire de bonnes étincelles mais pas trop dure pour ne pas endommager les platines. Ces silex particuliers se trouvent dans une veine datant du Crétacé et s'étirant de la pointe du Danemark jusqu'au-delà du Poitou. La profondeur de cette veine varie selon les endroits: assez profonde au Grand-Pressigny, elle est à seulement 10 à 20 mètres de profondeur autour de Meusnes et Couffy[5]. Les bancs géologiques qui contiennent ces silex sont généralement horizontaux, dans une terre crayeuse et marneuse, molle et gélatineuse. Les silex y sont couverts d'une croûte de 9 à 27 cm d'épaisseur, crayeuse, à la texture fine et très spongieuse, blanche, jaunâtre ou rougeâtre selon la couleur du silex qu'elle renferme[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? avril 1941 Léon Cornu  ? révoqué par le Gouvernement de Vichy[7]
mars 2014 en cours" Daniel Sinson    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 096 habitants, en augmentation de 6,93 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
717 778 813 965 1 055 1 181 1 109 965 1 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 025 1 055 1 095 1 101 1 070 1 074 1 062 1 057 1 092
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 039 1 056 1 027 958 912 886 938 926 901
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
965 987 937 1 017 1 009 945 1 009 1 073 1 096
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (37,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 10,3 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 35,7 %) ;
  • 53 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 9,7 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 16,3 %, plus de 60 ans = 38,8 %).
Pyramide des âges à Meusnes en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,9 
11,2 
75 à 89 ans
14,2 
24,5 
60 à 74 ans
23,7 
18,1 
45 à 59 ans
16,3 
20,5 
30 à 44 ans
16,3 
10,3 
15 à 29 ans
9,7 
15,4 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Traversée de Meusnes via la D17.
  • Denis Diderot cite, dans l'Encyclopédie, Meusnes en même temps que Couffy comme « les endroits de la France qui produisent les meilleures pierres à fusil, & presque les seules bonnes ». Elles sont fabriqués à partir de silex blond du Berry et la production aurait atteint près de 40 millions d'unités au début du XIXe siècle. Il existe un musée consacré à cette industrie dans le village[14].
  • L'église Saint-Pierre, du XIIe siècle, est classée monument historique.
  • Les prairies du Fouzon sont classées Natura 2000.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur deux AOC viticoles, le touraine et le valençay ; et trois AOC fromagères, selles-sur-cher, sainte-maure-de-touraine (connu comme « sainte-maure » bien que ce générique désigne tous les fromages de chèvre en bûche) et valençay[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yannick Noah passait ses vacances d'été à Meusnes dans sa jeunesse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  2. La nouvelle géographie historique du département de Loir-et-Cher, par M. A. Pinet. Librairie Ducrocq, Paris, 1860. Cité dans Petits métiers oubliés, tome 3 de la coll. Les gagne-misère par Gérard Boutet. Ed. Jean-Cyrille Godefroy, 1987, p. 60.
  3. https://www.petitfute.com/v11334-meusnes-41130/c1173-visites-points-d-interet/c937-monuments/c949-chateau/96503-musee-de-la-pierre-a-fusil.html
  4. http://www.culture41.fr/Annuaire-culturel/Patrimoine/Musees/Musee-de-la-Pierre-a-fusil
  5. Petits métiers oubliés, tome 3 de la coll. Les gagne-misère par Gérard Boutet. p. 45-60, Jean Emy nous parle des caillouteurs de Meusnes. Ed. Jean-Cyrille Godefroy, 1987. (ISBN 2-86553-070-1).
  6. La nouvelle géographie historique du département de Loir-et-Cher, par M. A. Pinet. Librairie Ducrocq, Paris, 1860. Cité dans Petits métiers oubliés, tome 3 de la coll. Les gagne-misère par Gérard Boutet. Ed. Jean-Cyrille Godefroy, 1987, p. 60. (ISBN 2-86553-070-1).
  7. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96143729/f5.item.r=canton.zoom
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Évolution et structure de la population à Meusnes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 octobre 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 octobre 2010)
  14. Rencien E, Il était une fois à Meusnes..., Le Petit Solognot, printemps 2010, p. 7-8
  15. Persillet A, Une commune bien desservie, Le Petit Solognot, printemps 2010, p. 7.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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