Corancez

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Corancez
Mairie de Corancez
Mairie de Corancez
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Chartres-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres métropole
Maire
Mandat
Bernard Servin
2014-2020
Code postal 28630
Code commune 28107
Démographie
Population
municipale
400 hab. (2014 en stagnation par rapport à 2009)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 05″ nord, 1° 31′ 00″ est
Altitude Min. 133 m
Max. 152 m
Superficie 6,8 km2
Localisation

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Corancez est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de Corancez et des communes limitrophes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Corancez
Morancez
Ver-lès-Chartres Corancez Berchères-les-Pierres
Dammarie

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'affaire Brierre, 1901[modifier | modifier le code]

L'affaire Brierre est un fait divers criminel survenu le 22 avril 1901 dans une ferme de Corancez et qui a un immense retentissement en France et même à l'étranger.

Édouard Brierre, fermier veuf qui élève seul ses cinq enfants, est accusé d'un quintuple infanticide avec préméditation. Vers trois heures du matin, il affirme avoir été agressé par deux voleurs qui le blessent et défoncent le crâne de ses cinq enfants.

Le juge d'instruction, après avoir penché pour la folie, lui trouve un mobile faible : Édouard Brierre a une maîtresse Véronique Lubin, qui aurait déclaré qu'ils allaient se remarier, mais que Brierre se plaignait d'avoir trop d'enfants, ne pouvant plus assumer financièrement leur éducation car il était trop endetté.

Condamné à la peine de mort, sa peine est commuée en réclusion criminelle à perpétuité par le président de la République Émile Loubet[1],[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Bernard Servin SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2014, la commune comptait 400 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : +1,94 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200 231 258 299 304 321 321 316 319
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
322 308 303 286 292 277 285 282 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
249 235 228 183 183 189 176 156 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
162 141 167 385 420 458 417 411 405
2013 2014 - - - - - - -
398 400 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Polissoir Pinte de Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1889)[7].

Article détaillé : Polissoir Pinte de Saint-Martin.

Aussi appelée polissoir du Puits de saint Martin, cette imposante dalle de grès comporte plusieurs groupes de griffures ou rainures certaines assez profondes, et des cuvettes. La dalle mesure 5,30 m sur 2,20 m. La pierre doit son nom au bassin retenant l'eau en son centre. Cette cavité passe en effet pour être l'empreinte d'un pied du cheval de Saint-Martin.

Le polissoir date du Néolithique, époque à laquelle les hommes polissent les haches de pierre, dont le silex. Le polissage rend les tranchants plus résistants, notamment pour couper les fibres du bois sans s'esquiver. Les haches polies servent alors surtout aux travaux de défrichage qui prennent un grand essor avec le développement de l'agriculture.

Les stries parallèles sur le polissoir sont le résultat du polissage répété des bords d'outils. Les cuvettes sont le fruit de l'affûtage des tranchants.

Avant cette étape, l'objet est d'abord taillé. L'ébauche est alors soumise à l'abrasion sur le bloc de pierre à l'aide d'eau et souvent de sable. Une pression de plusieurs dizaines de kilos est nécessaire pour être efficace. Le polissage d'une pièce exige de nombreuses heures d'un travail pénible, puisque le rendement du polissage à la main sur des roches très dures est de l'ordre de 5 à 20 g par heure seulement[8].

Le dolmen près du polissoir[modifier | modifier le code]

Après le classement du polissoir en 1889, le photographe Séraphin-Médéric Mieusement en réalisa un cliché en septembre 1891. À la même date, il exécuta une prise de vue d'un dolmen "près du polissoir", ce monument a été détruit entre 1940 et 1945.

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Denizet, L'affaire Brierre, un crime insensé à la Belle Époque, préface d’Alain Corbin, Paris, Éditions de la Bisquine, coll. « Une vie, une époque », 2015, 317 p. (prix Émile-Guillaumin, 2016).
  2. Stéphane Bourgoin, La Bible du crime, Éditions de la Martinière, , p. 174-175.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  7. « Polissoir dit Pinte de Saint-Martin », notice no PA00097081, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Article Agglo Chartres - 32 communes à la une - Avril 2011