Mouthiers-sur-Boëme

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Mouthiers-sur-Boëme
Mouthiers-sur-Boëme
L'église Saint-Hilaire.
Blason de Mouthiers-sur-Boëme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité GrandAngoulême
Maire
Mandat
Michel André Jacques Carteret
2020-2026
Code postal 16440
Code commune 16236
Démographie
Gentilé Monastériens
Population
municipale
2 416 hab. (2018 en diminution de 3,09 % par rapport à 2013)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 20″ nord, 0° 07′ 27″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 153 m
Superficie 34,71 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Angoulême
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Boëme-Échelle
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.mouthiers-sur-boeme.fr

Mouthiers-sur-Boëme est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Monastériens et les Monastériennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Mouthiers-sur-Boëme est située à 11 km au sud d'Angoulême. Elle fait partie de son aire urbaine et elle est devenue depuis les années 1970 une commune résidentielle.

Elle est aussi située à 6 km au sud-est de La Couronne et 12 km au nord-est de Blanzac, le chef-lieu de son canton[2].

À l'écart des grandes routes, Mouthiers est située entre la N 10 entre Angoulême et Bordeaux qui passe à La Couronne et Roullet à 6 km au nord-ouest, et la D 674 d'Angoulême à Libourne qui passe à 4 km à l'est. La D 12, route d'Angoulême à Blanzac traverse la commune et le bourg; cette route bifurque de la D 674 au Petit Giget. D'autres routes départementales la relient aux communes voisines ; la D 42, la D 35, la D 107. La D 22, route de Châteauneuf à Villebois-Lavalette, passe en limite sud de commune et coupe la D 12[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques hameaux, dont certains se sont développés à la suite de l'urbanisation et de la proximité d'Angoulême : le Rosier au nord-est, le Grand Guillon au nord-ouest du bourg, surplombant la vallée de la Boëme, Gersac au sud-ouest, les Naulets et les Fayards à l'est, le Morinaud, Chez les Rois, Chez Reignier au sud, sans oublier Rochandry à l'ouest du bourg au pied du château. Les nouveaux quartiers sur la route d'Angoulême au nord du bourg sont la Croix Ronde, les Agriers et les Justices[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située sur un plateau calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Cénomanien au nord, au Santonien au sud-est.

Ce plateau est entaillé par la vallée de la Boëme, occupée par des alluvions datant du Quaternaire ainsi que par de la tourbe dans sa large partie centrale.

Une cuesta délimitant le Turonien inférieur du Turonien supérieur (Angoumien), qu'on peut suivre du plateau d'Angoulême jusqu'au sud de Châteauneuf pénètre dans la commune et marque un talus sensible entre la partie basse et la partie haute de la commune, visible des deux côtés de la vallée de la Boëme en aval de Rochandry.

La surface du plateau est localement couverte sur ses sommets de sable argileux à galets, décomposition du substrat coniacien, comme la forêt de Gersac[4],[5],[6].

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 130 m, entaillé par la vallée de la Boëme qui va en s'élargissant vers l'ouest. Le vallon de Gersac est aussi une combe assez profonde, ainsi que celles au nord-est de la commune qui délimitent le plateau du Rosier, et l'éperon barré du Fort des Anglais. Le point culminant est à une altitude de 153 m, situé au réservoir du Jars à l'est de la commune. Le point le plus bas est à 59 m, situé le long de la Boëme en limite avec La Couronne. Le bourg s'étage entre 65 m près de la Boëme et 125 m d'altitude dans les nouveaux lotissements[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Mouthiers s'est édifié sur les berges de la Boëme qui est un affluent rive gauche de la Charente.

La basse vallée est occupée par de nombreuses tourbières et étangs. On trouve quelques fontaines comme celle des Cassottes près de la Forge et celle des Hunauds près de la Roche à Calvin dans la combe de Gersac. Au nord, le ruisseau de la Fontaine du Roc est un affluent de la Charraud, qui passe en limite nord de commune, ainsi que le ruisseau de la Font de Quatre Francs qui fait la limite nord-est[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mouthiers-sur-Boëme est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (61 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,3 %), forêts (33,1 %), zones agricoles hétérogènes (11,9 %), prairies (7 %), zones urbanisées (4,9 %), eaux continentales[Note 3] (1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont de Monasteriis au XIIIe siècle[14],[Note 4].

L'origine du nom de Mouthiers provient du latin monasterium signifiant « monastère » ou « couvent »[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Abri sous roche de la Chaire-à-Calvin

Une frise sculptée de 3 m de long, d'époque magdalénienne donc datant d'entre 18 000 à 18 500 ans, atteste de l'ancienneté de l'occupation humaine du lieu.

L'abri sous roche de la Chaire-à-Calvin doit son nom à Jean Calvin, qui serait venu prêcher la réforme du haut d'une chaire taillée dans le rocher. Il n'y a aucune preuve véritable de son passage mais c'est plausible, sinon vraisemblable (Calvin fut reçu par le curé de Claix, commune limitrophe).

Pierre David, qui a découvert la frise en 1926, l'a décrite de gauche à droite : « un bovidé sans tête, puis un équidé à ventre gravide et une scène d'accouplement de chevaux ». C'est la seule œuvre d'art pariétale encore en place en Charente et visible pour le promeneur[16].

Abri des Rois

L' abri des Rois comporte des objets daté de l'Aurignacien ancien et des restes d'Homo sapiens[17].

Fort des Anglais

Un habitat fortifié a été occupé durant le Néolithique et l'âge du bronze, au nord-est de la commune, le Fort des Anglais qui est un retranchement préhistorique (éperon barré).

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Une première église aurait été construite au VIe siècle par les saints Cosme et Damien (légende reprise sur un vitrail de l'église). Guillaume de la Roche-Chandry la donne en 1094 à l'abbaye bénédictine de Saint-Martial de Limoges qui y fonde un prieuré ou moustier d'où vient le nom de Mouthiers donné au village qui s'établit autour.

Aux XIIe et XIIIe siècles, Mouthiers se trouvait sur une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait par Saint-Amant-de-Boixe, Angoulême, Blanzac et Aubeterre[18].

La fontaine de Saint-Damien, près du logis de Forge que l'on appelle de nos jours source des Cassottes, fut un lieu de passage de ces pèlerins.

L'existence des seigneurs de la Rochandry n'est pas attestée avant mais il est vraisemblable que c'est Chanderic, le seigneur de Saintes en guerre contre le comte d'Angoulême, qui au IXe siècle, aurait édifié la première châtellenie en construisant le château primitif sur le rocher où se trouve le château actuel, d'où le nom de La Roche Chandéric, devenu La Roche-Chandry, puis La Rochandry ou Rochandry, formant ainsi les « quatre Roches de l'Angoumois », avec La Rochefoucauld, La Rochebeaucourt et Rocheraud.

Pendant la guerre de Cent Ans le château fut l'objet de grandes convoitises entre les Anglais et les Français. Il fut pris et repris et en 1387 par Louis de Sancerre, maréchal de France en chasse les Anglais et ordonne sa démolition, mais les Anglais le reprennent, puis en sont à nouveau chassés en 1416 par le seigneur de Barbazan, capitaine de Charles VII qui le fait démolir.

Le château de Rochandry vu de l'ouest.

Jean de La Rochandry le reconstruit au XVe siècle puis il passe aux Saint-Gelais en 1445, aux Tison d'Argence et, vers 1580, aux Forgues de Lavedan qui le rénovent entre 1613 et 1616 en château Renaissance.

La baronnie de La Rochechandry était importante; elle avait de nombreux fiefs sous sa dépendance et possédait le droit de haute, moyenne et basse justice sur son étendue. Elle dépendait de l'évêché d'Angoulême. Entre autres obligations, le seigneur de La Rochechandry devait, le jour de l'intronisation de chaque nouvel évêque, porter le pied avant droit de son trône depuis le monastère de Saint-Ausone jusqu'à la cathédrale[19],[Note 5].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le château est vendu en 1681 à Étienne Chérade, comte de Montbron. Sa fille Marguerite épousa en 1721 Jacques Louis Le Musnier, seigneur de Lartige. Leur fils, plus connu sous le nom de M. de Raix, fut lieutenant-général en 1746 et conserva le château jusqu'à la Révolution[19].

En 1766, Marguerite Chérade, dame de Rouffiac, le fait découvrir et fait abattre une partie des murs.

En 1781 le logis de Forge est acheté par Bernard Sazerac, faïencier et maître de forges, qui devient vassal du baron de La Rochandry. Il fonde une papeterie à Forge où, vers 1830, on fabriquait du papier de grande qualité dont celui de certains billets de banque des tsars de Russie.

En 1814, le château de la Rochandry est racheté par Lacourade qui utilise ses pierres pour la construction de la papeterie de la Rochandry en 1845. En 1850 le banquier Servant, d'Angoulême, achète le restant des ruines et fait construire le château actuel. Il se ruine dans cette opération[19].

En 1852 la ligne de chemin de fer Angoulême-Bordeaux est inaugurée. Elle passe par Mouthiers et a nécessité un détournement de la Boëme et la construction du viaduc.

Le premier moulin connu sur la Boëme, date de 1561 à la Rochandry. En 1841 François Fougeret associé à Pierre Laroche fait démolir ce moulin à blé, ainsi que le vieux moulin à papier, et il fait construire en amont une papeterie, bâtiment en pierres de taille de 500 m2 au sol et de 11 m de haut, avec deux niveaux de grandes fenêtres en plein-cintre en façade, qui est mise en route en 1843. Puis les frères Laroche se séparent en 1881 : l'un garde l'usine à papier et l'autre s'installe dans un bâtiment plus récent. L'ancienne papeterie La Roche est maintenant fermée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Losangé d’argent et de gueules chaque losange d’argent chargé de deux fasce d’azur[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1983 Gilles Ploquin DVG Agriculteur
1983 1994 Bernard Germon DVG Professeur
1994 2014 Cécile Forgeron DVG Ancienne agente d'assurances
Conseillère régionale
2014 En cours Michel Carteret DVG Artisan

Mouthiers-sur-Boëme fait partie du Grand Angoulême.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué une fleur à la commune[21].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23].

En 2018, la commune comptait 2 416 habitants[Note 6], en diminution de 3,09 % par rapport à 2013 (Charente : −0,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 2821 4281 1611 4851 4851 3961 6391 5291 608
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5781 5401 5081 5441 5261 5111 3961 3311 290
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 3041 3661 1641 2591 2491 2971 0961 2381 297
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
1 2701 4001 8642 2602 2602 4302 4732 4372 416
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Mouthiers-sur-Boëme en 2007 en pourcentage[26].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,8 
5,8 
75 à 89 ans
7,2 
10,9 
60 à 74 ans
11,5 
26,1 
45 à 59 ans
25,1 
24,3 
30 à 44 ans
22,2 
14,2 
15 à 29 ans
14,4 
18,3 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[27].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[28].

Industrie[modifier | modifier le code]

Le principal employeur de la commune est le groupe Lippi la clôture, leader sur le marché de la fabrication de grillage métallique. Certifiée ISO-9001, l'entreprise emploie près de 400 personnes sur six sites en France, et travaille quotidiennement avec des fournisseurs issus d’une vingtaine de pays dans le monde[29].

Commerces[modifier | modifier le code]

Les autres employeurs importants sont la boucherie Régis Maurice et l'association locale d'aide à domicile ADMR.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2012, Mouthiers possède une école élémentaire publique comprenant six classes, ainsi qu'une école maternelle, les Tilleuls, comprenant quatre classes. Le secteur du collège est La Couronne[30].

Équipements socio-culturels[modifier | modifier le code]

Il y a la mairie, la poste, une salle polyvalente, une salle multi-sport, une MJC, une médiathèque et un foyer résidence de personnes âgées.

Le centre social, culturel et sportif "Effervescentre" anime aussi la commune[31].

Santé[modifier | modifier le code]

Sont présents un cabinet médical de trois médecins, une pharmacie, deux infirmiers, un ostéopathe et un groupement de kinésithérapeutes[32].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Site préhistorique[modifier | modifier le code]

Abri sous roche et bas-relief magdalénien de la Chaire-à-Calvin. Il a été classé monument historique le [33].

Fort des Anglais[modifier | modifier le code]

Le site fortifié du Fort des Anglais est un retranchement préhistorique, habitat fortifié de type éperon barré qui a été occupé durant le Néolithique et l'âge du bronze[34]. Il a été inscrit monument historique en 1930[35].

Château de la Rochandry[modifier | modifier le code]

Le château de la Rochandry actuel.

Le château de la Rochandry reconstruit au XIXe siècle sur le site du château fort du IXe siècle. Il a longtemps été la possession des Anglais pendant la guerre de Cent Ans.

Sur une lithographie publiée en 1845 par Paul Sazerac de Forge sont encore visibles les restes de la forteresse médiévale sous forme de deux tours rondes au pied du château, les pignons aigus du logis du XVe siècle au centre, une fenêtre à meneaux, deux tourelles à encorbellement et, sur la gauche, des fenêtres à fronton et un parapet crénelé.

Logis de Forge[modifier | modifier le code]

Le logis de Forge.

Le logis de Forge est attesté en 1233 par la mention d'une donation faite à l'abbaye de La Couronne par Guillaume de la Roche Chandry en présence d'Alain de Forge, seigneur de Mouthiers. Ce manoir du XVIe siècle a été inscrit monument historique le [36]. Son jardin a été classé jardin remarquable, au nombre de quatre en Charente en 2009[37]. Une importante résurgence irrigue les jardins et se jette dans la Boëme par l'intermédiaire d'un étang[38].

Château de la Foy[modifier | modifier le code]

Le château de la Foy est un château construit au XIVe siècle et remanié au XVIIIe siècle. Les façades et les toitures du bâtiment principal ont été inscrites monument historique le [39].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Le logis des Gagniers est cité dans un acte du . Il provient d'une donation de Jean de La Rochandry le , à Jean Bottreau. Le logis daterait de la fin du XVIe siècle. La propriété a été coupée en deux par la ligne de chemin de fer Paris - Bordeaux.

On peut aussi citer le logis de Boisblet, le château des Rousselières et le logis du Mainadaud.

Le viaduc des Couteaubières a été construit entre 1840 et 1850 pour le passage de la ligne de chemin de fer Angoulême-Bordeaux. Il mesure 303 mètres, large de 7,4 mètres et haut de 22 mètres et composé de 12 arches et est réputé être le plus long viaduc en courbe de France sur une ligne traditionnelle.

Les lavoirs ont été reconstruits par la compagnie de chemins de fer vers 1867, sur le nouveau cours de la Boëme, car lors de la construction de la voie ferrée, le cours de la rivière a été détournée, en limite du bourg de Mouthiers.

L'entrée de Mouthiers, au lieu-dit le Peuplier Major, sur la route d'Angoulême, comporte depuis 1999 un rond-point avec une reproduction de la frise de la Chaire-à-Calvin, réalisée par Emmanuel Pierre, surmontée d'un groupe de trois chevaux en métal de Michel Vallat, artiste monastérien, à qui l'on doit la conception de l'ensemble du rond-point.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Hilaire existait au IXe siècle mais aurait été reconstruite après sa donation à l'abbaye et la nef actuelle date du XIIe siècle. Le clocher du XIIIe siècle est ajouré de baies gothiques. Ce clocher octogonal était jadis surmonté d'une flèche qui a été démolie en 1735 après avoir été frappée par la foudre. Au XVe siècle une chapelle funéraire a été construite côté sud (c'est l'actuelle sacristie) et la façade a été refaite en ne conservant qu'une porte en plein cintre primitive. Elle a été classée monument historique en 1862[40].

La croix de carrefour de Gersac a été inscrite monument historique le [41].

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Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La vallée de la Boëme est un site Natura 2000.

La forêt de Gersac ainsi que les tourbières forment des sites naturels remarquables.

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Les formes anciennes sont semblables à celles d'Eymouthiers, près de Montbron.
  5. Le siège de l'évêque était porté par les deux Roches et les deux Monts de l'Angoumois, à savoir les seigneurs de La Rochefoucauld, Montbron, Montmoreau et La Rochechandry.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le )
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre, (consulté le )
  7. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le )
  8. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 70,205,211,271,281
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  38. Robert Dexant, Châteaux de Charente, Paris, Nouvelles Éditions latines, , 30 p., p. 15
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  41. « Croix de Gersac », notice no PA00104437, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. Site web de Petite-Rosselle

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