Jo (film)

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Jo
Description de l'image Jo (titre sur l'affiche).png.
Réalisation Jean Girault
Acteurs principaux
Sociétés de production Trianon Production
Pays d’origine France
Genre Comédie
Policier
Durée 85 minutes
Sortie 1971

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Jo est un film français réalisé par Jean Girault, sorti le .

Synopsis[modifier | modifier le code]

Antoine Brisebard, auteur comique à succès, est victime de Jo, un maître-chanteur qui menace de dévoiler les origines familiales douteuses de sa femme. Résolu à se débarrasser de lui, Brisebard prétexte l'écriture d'une pièce policière afin de recueillir les ingrédients du crime parfait auprès de son ami avocat.

Malheureusement, lorsque la personne vient chercher la somme d'argent exigée, le plan de Brisebard ne se déroule pas comme prévu. À peine l'encaisseur éliminé (par accident, Brisebard n'ayant pas eu le courage de lui tirer dessus), les visiteurs les plus farfelus se succèdent dans sa maison : une dame tenace, exerçant le métier d'agent immobilier, accompagnée d'un couple excentrique d'acheteurs potentiels, une gouvernante émotive et un entrepreneur ayant récemment installé une gloriette offerte par Sylvie Brisebard à son mari à l'occasion de son anniversaire.

Brisebard a alors l'idée de dissimuler le cadavre encombrant dans les fondations de la gloriette, mais celle-ci s'avère bien plus fragile que ce qui était annoncé par l'entrepreneur, et il devient alors indispensable de cacher le corps ailleurs... Survient alors l'inspecteur Ducros qui ne tarde pas à révéler que Jo a été retrouvé assassiné loin du domicile des Brisebard. Antoine se demande alors qui il bien pu tuer... et devra dépenser des trésors d'ingéniosité pour dissimuler le corps aux yeux de la police et de tous les personnages qui vont et viennent dans la maison.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Non crédités[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Louis de Funès s'entoure une fois de plus d'acteurs familiers parmi lesquels Claude Gensac, qui avait déjà interprété son épouse dans 5 films, et Michel Galabru. Jo marque également la huitième collaboration entre Louis de Funès et le réalisateur Jean Girault, après Pouic-Pouic (1963), Faites sauter la banque (1964), Le Gendarme de Saint-Tropez (1964), Le Gendarme à New York (1965), Les Grandes Vacances (1967), Le gendarme se marie (1968) et Le Gendarme en balade (1970).

Quatre ans après Les Grandes Vacances (1967), réalisé également par Jean Girault, Louis de Funès retrouve Ferdy Mayne et Christiane Muller qui jouait également le rôle d'une bonne dans le précédent. Quant à Guy Tréjan, il avait joué dix ans plus tôt aux côtés de Louis de Funès dans Pouic-Pouic.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné aux studios Franstudio de Saint-Maurice.

Pour accentuer la différence de taille entre Louis de Funès et Bernard Blier, dans la scène où ils sont tous deux assis sur un canapé, une machinerie cybernétique (dont l'installation et la fabrication ont coûté 250 000 francs) et quatre jours de travail ont été nécessaires[1]. Ce gag avait été imaginé par Louis de Funès lui-même.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • C'est la deuxième adaptation cinématographique de la pièce de théâtre The Gazebo (1958), après Un mort récalcitrant (The Gazebo) de George Marshall en 1959.
  • Ce film est sorti en DVD pour la première fois en novembre 2011.
  • C'est un des rares films où un personnage interprété par Louis de Funès tue quelqu'un (ici accidentellement), les autres étant Des pissenlits par la racine et Fantômas se déchaîne.
  • Le thème musical du film est repris dans le dernier épisode du livre VI de la série télévisée Kaamelott, dédié à Louis de Funès.
  • Alors que son mari vient d'installer dans le salon une sculpture de son cru, Sylvie Brisebard (Claude Gensac) s'empare du téléphone pour appeler le docteur Poussin. Dans le film Oscar, lors de la crise d'apoplexie de Bertrand Barnier (joué par Louis de Funès) après la disparition de sa valise remplie d'argent, Germaine Barnier (jouée par Claude Gensac) téléphone également à un docteur Poussin.
  • En août 1968, Louis de Funès fut réellement victime d'un maître-chanteur. Celui-ci lui envoya un message de menaces : "Il faut verser 150.000 francs pour aider mon groupe. Vous gagnez trop d'argent dans cet Etat bourgeois." Puis, par téléphone, il donna rendez-vous à l'épouse de Louis de Funès, le 19 août 1968, dans les sous-sols d'une brasserie du boulevard du Montparnasse. La police est prévenue et tend une souricière, mais, prudent, le maître-chanteur, avait envoyé un chauffeur de taxi prendre livraison du paquet renfermant l'argent et réussit donc à s'échapper. Finalement, il fut arrêté le 2 septembre 1968. Il s'agissait d'un certain Jacques Robert, âgé de 34 ans, mythomane, échappé, en 1964, de l'hôpital psychiatrique de Villejuif où il était interné depuis quatre ans et qui, en 1954, avait été jugé et acquitté par la Cour d'assises de Versailles pour avoir tué, à coups de pistolets, son père, industriel à Argenteuil, pour "défendre l'honneur de sa mère, délaissée et bafouée"[2].

Rediffusions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Thérèse Blanc, « Louis de Funès s'octroie un an de congé », Le soir illustré, no 2035,‎ (lire en ligne)
  2. L'Echo Républicain du 3 septembre 1968 : "Le maître-chanteur de Louis de Funès a eu une vie mouvementée"
  3. JEUDI, 28 JANVIER, 1993 France 3 20.45 FILM: «Jo», de Jean Girault (1971), avec Louis de Funès, Claude Gensac, Bernard Blier. sur humanite.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]