La Roquette-sur-Siagne

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La Roquette-sur-Siagne
La Roquette-sur-Siagne
L'église de La Roquette-sur-Siagne.
Blason de La Roquette-sur-Siagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Mandelieu-la-Napoule
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Grasse
Maire
Mandat
Jacques Pouplot
2014-2020
Code postal 06550
Code commune 06108
Démographie
Gentilé Roquettans
Population
municipale
5 435 hab. (2015 en augmentation de 9,53 % par rapport à 2010)
Densité 861 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 51″ nord, 6° 57′ 22″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 170 m
Superficie 6,31 km2
Localisation

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La Roquette-sur-Siagne est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roquettans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Roquette-sur-Siagne est située à 4 km de Cannes, à 9 km de Grasse et à 15 km de la technopole de Sophia Antipolis.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur une colline, entre mer et montagne, à douze kilomètres de Cannes sur la route de Grasse, avec le fleuve côtier Siagne en contrebas. Il offre un vaste panorama de Théoule-sur-Mer jusqu'à la baie de Cannes. Le quartier « Saint-Jean » s’est développé sur les contreforts de la vallée de la Siagne, avec une urbanisation aujourd’hui plus vaste que le village lui-même.

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans une zone de sismicité modérée[1].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[2] :

  • rivière la Siagne,
  • Le canal du Béal, construit au XVe siècle par les moines de Lérins[3].

La Roquette-sur-Siagne dispose de la station d'épuration intercommunale de Cannes Agglomération d'une capacité de 300 000 Équivalent-habitants[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[5].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Accessible par les départementales D6185 et D409, depuis Cannes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La Roquette-sur-Siagne est desservie par les réseaux Lignes d'Azur[6] et Sillages[7].

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Roquette-sur-Siagne
Pégomas, Mouans-Sartoux Mouans-Sartoux Mougins
Pégomas La Roquette-sur-Siagne Mougins
Pégomas, Mandelieu-la-Napoule Cannes Mougins

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1026 qu'apparaît sur différents documents des moines de Lérins le terme de "Castrum Roquetta". Ce castrum est donné à l’abbaye par Aldebert, évêque d’Antibes. En 1109 Pierre Ismidon, seigneur du lieu, donne la « terre de Saint-Georges » à l’abbaye et s’y fait moine. Cette terre est nommée ainsi du fait de l’ancienne chapelle dédiée à Saint Georges. Entièrement détruite aujourd’hui, elle était située dans un quartier près de la Siagne, aujourd’hui appelé « Saint-Georges-le-Vieux ». Ce hameau était le lieu autrefois de criées annuelles et de dévotions célèbres.

En 1144, les moines construisent un prieuré ainsi que plusieurs fermes qu’ils louent à des paysans, premiers habitants sédentaires du village. Progressivement, l’abbaye de Lérins acquiert toutes les terres environnantes et, au XIIIe siècle, La Roquette est entièrement sous sa dépendance. Cependant, très vite, pillages, destructions et épidémies se succèdent. La Chapelle et le hameau avoisinant sont alors détruits en 1390 par les soldats du comte de Provence. Les habitants se réfugient alors à Cannes et se retrouvent cependant pour le pèlerinage annuel du 23 avril, fête de la Saint-Georges. Ils continuent uniquement à cultiver les terres, car l’insalubrité de la plaine de la Siagne les repousse.

Situé sur des terres pauvres et boisées, mais sur un point culminant, le village actuel a été fondé au XVIIe siècle par des habitants qui fuyaient les brumes insalubres de la vallée de la Siagne, mais aussi les épidémies et les pirates. Il est aujourd'hui un endroit assez pittoresque où la vie s'articule autour de la place Jose-Thomas où se trouve l'église, La Poste et les commerces.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Roquette)-sur-Siagne

Taillé : au premier d’azur à trois cyprès de sinople mouvant de la ligne de partition accompagnés en chef d’un oiseau essorant d’argent, au second d’argent à la champagne d’azur, au cyprès de sinople brochant ; à la cotice en barre d’argent brochant sur la partition.[8]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1989 Joseph Ferrero
1989 1995 André Roatta
1995 2001 Victor Daon RPR
mars 2001 2003 Catherine Giacomini Cap21
mars 2008 Victor Daon UMP
décembre 2017
(démission)
André Roatta[9] UMP-LR Retraité
en cours Jacques Pouplot LR

Une élection municipale partielle eût lieu en 2003 à la suite de la démission de Catherine Giacomini, amenant à l'élection de Victor Daon.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 6 288 000 , soit 1 148  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 5 832 000 , soit 1 065  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 1 738 000 , soit 317  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 1 545 000 , soit 282  par habitant ;
  • endettement : 5 545 000 , soit 1 013  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 19,60 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 22,10 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 49,40 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 24 116 [11].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2015, la commune comptait 5 435 habitants[Note 1], en augmentation de 9,53 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
209224254277314307293311308
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
277286292293276266360327374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3483914314125237727967861 055
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 2411 6702 0062 5543 6424 4454 8654 9214 976
2013 2015 - - - - - - -
5 3815 435-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[17] :

  • Écoles maternelles et primaires[18],
  • Collèges à cannes, Mandelieu-la-Napoule,
  • Lycées à Cannes.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[19] :

  • Médecins,
  • Pharmacies,
  • Hôpitaux à Pégomas.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'économie était basée autrefois sur la culture des fleurs et des oliviers, activités progressivement abandonnées avec l'urbanisation galopante de la commune.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Chambres d'hôtes[21],
  • Restaurants[22],
  • Camping Panoramic[23].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

L'économie est aujourd'hui orientée plutôt vers le commerce, les services et la construction. La commune comptait 669 établissements actifs au 31/12/2012, avec plus de la moitié dans le secteur du commerce, des services et des transports et près d'une entreprise sur 5 dans le secteur de la construction.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Georges située sur la place José Thomas[24].
  • La Chapelle Saint-Jean[25].
  • L'Église Saint-François-de-Sales (1760) dans le quartier Saint-Jean[26].
  • Four à pain communal[27].
  • Le monument aux morts[28],[29],[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Vincent Koziello est un joueur de football évoluant dans l'équipe de France espoir et à l'OGC Nice.
  • Morgan Amalfitano, joueur de football né à Nice et évoluant dans l'équipe de Lille OSC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didacticiel de la règlementation parasismique
  2. L'eau dans la commune
  3. Le patrimoine du village
  4. Description de la station
  5. Table climatique
  6. Lignes de transport en commun gérées par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes
  7. Réseau de transport en commun de la Communauté d'agglomération du Pays grassois
  8. Pôle Azur Provence : La Roquette-sur-Siagne, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  9. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  10. Les comptes de la commune
  11. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  12. PLU
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. Établissements d'enseignements
  18. Écoles maternelle et élémentaire
  19. Professionnels et établissements de santé
  20. Paroisse Saint-Vincent-de-Lérins
  21. Chambres d'hôtes
  22. Hôtels-restaurants
  23. Camping Panoramic
  24. Les églises et édifices religieux recensés par l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR)
  25. Monuments chrétiens
  26. Église et Village
  27. Four à pain communal
  28. Monument auxmorts : Conflits commémorés 1914-1918 et 1939-1945
  29. Forme obélisque et ronde-bosse
  30. Monument aux morts, place José Thomas

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]