La Roquette-sur-Siagne

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La Roquette-sur-Siagne
La Roquette-sur-Siagne
L’église Saint-Georges.
Blason de La Roquette-sur-Siagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Grasse
Maire
Mandat
Christian Ortéga
2020-2026
Code postal 06550
Code commune 06108
Démographie
Gentilé Roquettans
Population
municipale
5 387 hab. (2018 en augmentation de 0,11 % par rapport à 2013)
Densité 854 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 51″ nord, 6° 57′ 22″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 170 m
Superficie 6,31 km2
Unité urbaine Nice
(banlieue)
Aire d'attraction Cannes - Antibes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mandelieu-la-Napoule
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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La Roquette-sur-Siagne

La Roquette-sur-Siagne est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roquettans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Roquette-sur-Siagne est située à 4 km de Cannes, à 9 km de Grasse et à 15 km de la technopole de Sophia Antipolis.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur une colline, entre mer et montagne, à douze kilomètres de Cannes sur la route de Grasse, avec le fleuve côtier Siagne en contrebas. Il offre un vaste panorama de Théoule-sur-Mer jusqu'à la baie de Cannes. Le quartier « Saint-Jean » s’est développé sur les contreforts de la vallée de la Siagne, avec une urbanisation aujourd’hui plus vaste que le village lui-même.

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans une zone de sismicité modérée[1].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[2] :

  • fleuve côtier la Siagne,
  • Le canal du Béal, construit au XVe siècle par les moines de Lérins[3].

La Roquette-sur-Siagne dispose de la station d'épuration intercommunale de Cannes Agglomération d'une capacité de 300 000 Équivalent-habitants[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[5].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Accessible par les départementales D6185 et D409, depuis Cannes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La Roquette-sur-Siagne est desservie par les réseaux Lignes d'Azur[6] et Sillages[7].

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1026 qu'apparaît sur différents documents des moines de Lérins le terme de "Castrum Roquetta". Ce castrum est donné à l’abbaye par Aldebert, évêque d’Antibes. En 1109 Pierre Ismidon, seigneur du lieu, donne la « terre de Saint-Georges » à l’abbaye et s’y fait moine. Cette terre est nommée ainsi du fait de l’ancienne chapelle dédiée à Saint Georges. Entièrement détruite aujourd’hui, elle était située dans un quartier près de la Siagne, aujourd’hui appelé « Saint-Georges-le-Vieux ». Ce hameau était le lieu autrefois de criées annuelles et de dévotions célèbres.

En 1144, les moines construisent un prieuré ainsi que plusieurs fermes qu’ils louent à des paysans, premiers habitants sédentaires du village. Progressivement, l’abbaye de Lérins acquiert toutes les terres environnantes et, au XIIIe siècle, La Roquette est entièrement sous sa dépendance. Cependant, très vite, pillages, destructions et épidémies se succèdent. La Chapelle et le hameau avoisinant sont alors détruits en 1390 par les soldats du comte de Provence. Les habitants se réfugient alors à Cannes et se retrouvent cependant pour le pèlerinage annuel du , fête de la Saint-Georges. Ils continuent uniquement à cultiver les terres, car l’insalubrité de la plaine de la Siagne les repousse.

Situé sur des terres pauvres et boisées, mais sur un point culminant, le village actuel a été fondé au XVIIe siècle par des habitants qui fuyaient les brumes insalubres de la vallée de la Siagne, mais aussi les épidémies et les pirates. Il est aujourd'hui un endroit assez pittoresque où la vie s'articule autour de la place Jose-Thomas où se trouve l'église, La Poste et les commerces.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Roquette)-sur-Siagne

Taillé : au premier d’azur à trois cyprès de sinople mouvant de la ligne de partition accompagnés en chef d’un oiseau essorant d’argent, au second d’argent à la champagne d’azur, au cyprès de sinople brochant ; à la cotice en barre d’argent brochant sur la partition.[8]


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1989 Joseph Ferrero PS
1989 1995 André Roatta DVD
1995 2001 Victor Daon RPR
mars 2001 2003
(démission)
Catherine Giacomini Cap21
Victor Daon UMP

(démission)
André Roatta[9] UMP-LR Retraité
2020 Jacques Pouplot LR
juin 2020 en cours Christian Ortéga DVD

Une élection municipale partielle eût lieu en 2003 à la suite de la démission de Catherine Giacomini, amenant à l'élection de Victor Daon.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 6 288 000 , soit 1 148  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 5 832 000 , soit 1 065  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 1 738 000 , soit 317  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 1 545 000 , soit 282  par habitant ;
  • endettement : 5 545 000 , soit 1 013  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 19,60 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 22,10 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 49,40 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 24 116 [11].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Roquette-sur-Siagne est une commune urbaine[Note 1],[12]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[13],[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nice, une agglomération intra-départementale regroupant 51 communes[15] et 942 886 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Nice est la septième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse et Bordeaux[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cannes - Antibes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (49,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (42,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (44,1 %), forêts (30,7 %), zones agricoles hétérogènes (14,1 %), cultures permanentes (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,7 %), terres arables (0,5 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2018, la commune comptait 5 387 habitants[Note 3], en augmentation de 0,11 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
209224254277314307293311308
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
277286292293276266360327374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3483914314125237727967861 055
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 2411 6702 0062 5543 6424 4454 8654 9214 976
2013 2018 - - - - - - -
5 3815 387-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[27] :

  • Écoles maternelles et primaires[28],
  • Collèges à cannes, Mandelieu-la-Napoule,
  • Lycées à Cannes.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[29] :

  • Médecins,
  • Pharmacies,
  • Hôpitaux à Pégomas.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'économie était basée autrefois sur la culture des fleurs et des oliviers, activités progressivement abandonnées avec l'urbanisation galopante de la commune.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Chambres d'hôtes[31],
  • Restaurants[32],
  • Camping Panoramic[33].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

L'économie est aujourd'hui orientée plutôt vers le commerce, les services et la construction. La commune comptait 669 établissements actifs au 31/12/2012, avec plus de la moitié dans le secteur du commerce, des services et des transports et près d'une entreprise sur 5 dans le secteur de la construction.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Georges située sur la place José Thomas[34].
  • La Chapelle Saint-Jean[35].
  • L'Église Saint-François-de-Sales (1760) dans le quartier Saint-Jean[36].
  • Four à pain communal[37].
  • Le monument aux morts[38],[39],[40].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didacticiel de la règlementation parasismique
  2. L'eau dans la commune.
  3. Le patrimoine du village.
  4. Description de la station.
  5. Table climatique
  6. Lignes de transport en commun gérées par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes
  7. Réseau de transport en commun de la Communauté d'agglomération du Pays grassois
  8. Pôle Azur Provence : La Roquette-sur-Siagne, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  9. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  10. Les comptes de la commune
  11. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  12. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Unité urbaine 2020 de Nice », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  16. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  17. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. PLU
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. Établissements d'enseignements
  28. Écoles maternelle et élémentaire
  29. Professionnels et établissements de santé
  30. Paroisse Saint-Vincent-de-Lérins
  31. Chambres d'hôtes
  32. Hôtels-restaurants
  33. Camping Panoramic
  34. Les églises et édifices religieux recensés par l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR)
  35. Monuments chrétiens
  36. Église et Village
  37. Four à pain communal
  38. Monument auxmorts : Conflits commémorés 1914-1918 et 1939-1945
  39. Forme obélisque et ronde-bosse
  40. Monument aux morts, place José Thomas
  41. Lionel Paoli, « Claude François toujours vivant dans les mémoires », Nice-Matin,‎ (lire en ligne)
  42. Isabelle Forêt, Bernard Keller, Jany Keller (préf. Michel Drucker), Claude François, nos enfants et moi, Paris, Fayard, , 247 p. (ISBN 9782706216800, notice BnF no FRBNF42992332, lire en ligne)
  43. Christophe Cirone, « « Claude François est devenu un mythe comme Presley » », Nice-Matin,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]