Beausoleil (Alpes-Maritimes)
Beausoleil (/bo.sɔ.lɛj/ ; monégasque : Beausoleil) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Située sur le bassin versant qui surplombe la principauté de Monaco, la ville de Beausoleil est entourée de la « Tête de Chien » et du mont Agel. Bien que située en territoire français, la station ne forme avec Monte-Carlo qu'une seule agglomération, la commune étant limitrophe de la principauté de Monaco.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Commune de Monaco, Peille, Roquebrune-Cap-Martin et La Turbie.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]- Sous le mont Agel (commune de Peille).
- La Tête de Chien est un promontoire de 550 mètres d'altitude dominant Monaco et Beausoleil.
- Mont des Mules.
La commune se compose de 4 177,73 hectares de territoires artificialisés (63,70 %),et 100,96 hectares de forêts et milieux semi-naturels (36,19 %)[1].
Espaces naturels[2] :
- Un espace protégé Natura 2000 :
- Corniches de la Rivièra[3].
- Adrets de Fontbonne et du Mont Gros[4].
Hydrographie et les eaux souterraines
[modifier | modifier le code]Équipements de production d'eau situés sur la commune ou les plus proches[5] :
- 6 forages,
- 1 puits,
- 2 sources.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[8] et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à 300 mm en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux (8 °C) et peu de brouillards[9]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 15,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 800 mm, avec 6,3 jours de précipitations en janvier et 1,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Peille à 7 km à vol d'oiseau[12], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 935,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 35 °C, atteinte le ; la température minimale est de −10,3 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,9 | 0,7 | 3,1 | 5,3 | 9,2 | 13,1 | 15,7 | 15,9 | 11,9 | 8,4 | 4,5 | 1,9 | 7,6 |
| Température moyenne (°C) | 3,8 | 3,7 | 6,3 | 8,7 | 12,8 | 16,8 | 19,5 | 19,6 | 15,3 | 11,5 | 7,2 | 4,6 | 10,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,6 | 6,8 | 9,6 | 12,1 | 16,3 | 20,5 | 23,2 | 23,3 | 18,7 | 14,5 | 10 | 7,3 | 14,1 |
| Record de froid (°C) date du record |
−7,9 31.01.1999 |
−10,3 27.02.18 |
−9,6 01.03.05 |
−4,9 08.04.03 |
−0,1 05.05.19 |
4,7 01.06.06 |
7,8 12.07.00 |
8,6 31.08.12 |
3,1 18.09.1994 |
−1,5 28.10.12 |
−7,4 23.11.1988 |
−9 29.12.1996 |
−10,3 2018 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
19,8 19.01.07 |
19,8 03.02.20 |
23,4 25.03.1989 |
23,6 10.04.11 |
27,1 24.05.09 |
35 28.06.19 |
30,8 25.07.19 |
32,9 24.08.23 |
28,6 01.09.24 |
24 01.10.23 |
21,9 10.11.15 |
18,8 13.12.1994 |
35 2019 |
| Précipitations (mm) | 87,9 | 61,6 | 63,2 | 85,5 | 58 | 36,9 | 19,4 | 25,5 | 90,5 | 137,2 | 158,6 | 110,7 | 935 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
173,7 16.01.14 |
84,7 01.02.19 |
77 22.03.14 |
127,3 03.04.19 |
90,1 10.05.20 |
68,4 04.06.20 |
45,3 07.07.14 |
86,2 25.08.02 |
124,8 30.09.1998 |
130,4 31.10.10 |
135,4 29.11.09 |
207,2 20.12.19 |
207,2 2019 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Beausoleil est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Menton-Monaco (partie française), une agglomération internationale dont elle est une commune de la banlieue[I 1],[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Monaco - Menton (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (63,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (36,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (60 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23 %), forêts (13,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,7 %)[17].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine
[modifier | modifier le code]Le quartier du Tonkin
[modifier | modifier le code]La commune de Beausoleil située entre la principauté de Monaco et La Turbie fut créée en 1904 à partir d'un bidonville situé sur le territoire de La Turbie dans le quartier du Carnier, également appelé Basse-Turbie ou Monte-Carlo supérieur. Univers de baraques, d'habitations précaires, de poulaillers, de cabanes à lapins, le bidonville, était habité par une majorité d'immigrés ligures et piémontais depuis les années 1880, attirés par l'essor économique et urbain de la Principauté et le développement des carrières de pierres sur les contreforts du Mont Agel.
Surnommé « le Tonkin », sans doute à la suite des propos exaspérés d'un militaire qui y séjourna comparant les modes de vie bruyants des habitants du bidonville à ceux qu'il avait connus lors de la campagne de l'armée française au Tonkin en 1882, ce quartier s'est développé jusqu'au début des années vingt. Venelles, rues étroites, pas d'eau courante ni de tout-à-l'égout ni d'éclairage public, cet îlot urbain était un sujet d'inquiétude pour la population locale et les élus pour des raisons d'hygiène plus que de sécurité.
Lieu de sociabilité pour les migrants italiens célibataires ou en famille mais aussi lieu de rencontre avec la population locale, le Tonkin était réputé pour l'ambiance qui régnait dans les débits de boisson ou salles de danse équipées d'un piano mécanique. À l'instar de Guillaume Apollinaire qui y vécut adolescent entre 1884 et 1897, du poète toulousain Adrien Blandignère et de l'écrivain Armand Gatti qui y vécut tout jeune à la fin des années vingt, les enfants jouissaient d'une liberté qui a marqué les mémoires.
En 1910, après enquête d'une commission sanitaire des services de la préfecture, le Tonkin fut jugé insalubre. Les municipalités s'attachèrent dès lors à éradiquer ce bidonville. Régulièrement envisagé mais jamais mis à exécution, le projet d'assainissement du quartier sous la forme du percement d'une avenue ne put aboutir avant 1975. Le bidonville se transforma de lui-même en quartier populaire à partir des années trente.
Logement
[modifier | modifier le code]Le nombre de logements dans la commune a été estimé à 9 681 en 2018 dont 8 728 appartements et 922 maisons. Ces logements se composent de 6 260 résidences principales, 3 400 résidences secondaires et logements occasionnels ainsi que 21 logements vacants[18].
Voies de communications et transports
[modifier | modifier le code]Voies routières
[modifier | modifier le code]Ville desservie :
- par la Route nationale 7 (France)
- par la RD 6098 dans les Alpes-Maritimes.
- par l'autoroute A8,
- sortie 57 La Turbie, sortie 59 Menton, Sospel.
Transports en commun
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Lignes SNCF
[modifier | modifier le code]- Gare de Menton. Liaison quotidienne de et vers Paris par TGV direct.
- Gare de Menton-Garavan à l'est de Menton et la plus proche du port nouveau de Menton Garavan
- Gare de Carnolès sur le territoire de la commune de Roquebrune-Cap-Martin, juste à l'entrée ouest de Menton et à quelques centaines de mètres du bord de mer.
Historique des transports en commun
[modifier | modifier le code]La Crémaillère : à la fin du XIXe siècle, la liaison Monaco – La Turbie n’est assurée que par des sentiers et quelques chemins vicinaux en grande majorité muletiers. Ce réseau, hérité d’une ruralité qui s’éteint, s’avère très insuffisant face à la nouvelle vocation touristique de la région.
En et , quatre locomotives à vapeur, quatre voitures de chemin de fer et deux wagons arrivent en gare de Monaco, flambant neufs. Ils sont issus des ateliers de la Société alsacienne de constructions mécaniques de Belfort.
Le , douze ans après sa conception, la ligne est inaugurée. Dès le lendemain, à 7 heures, elle s’ouvre au trafic régulier et le trajet de 2,66 kilomètres est parcouru en vingt minutes. De 400 à 800 mètres du point de départ, les deux stations beausoleilloises, celles de Monte-Carlo supérieur et de la Bordina sont rejointes en trois à six minutes à peine et représentent pour les quartiers environnants un désenclavement et une commodité longtemps espérés.
La crémaillère assure au mieux sa mission et maintient la couleur locale, jusqu’en 1932. Un projet d’électrification de la ligne est même évoqué en 1926, puis en 1929.
Le , survient le spectaculaire accident au cours duquel plusieurs personnes trouvent la mort.
Le train en pleine côte, repart en arrière, à une vitesse grandissante que rien, ni personne, ne peut freiner. La locomotive échoue contre le parapet de la crémaillère et au pied de laquelle s’affairent les pompiers de Monaco. Ce drame sonne le glas de son exploitation.
- Article de presse de l'époque
- Le , le premier train du matin, conduit par Tomaso Vinai et Francesco Tanssini son mécanicien, s’ébranle. Ayant parcouru 162 mètres en pleine côte de 25 %, un fracas de ferraille fait sursauter les 5 voyageurs matinaux qui somnolent à l’intérieur du wagon que pousse, comme d’habitude une des locomotives (la no 1)</p> Stupeur… Ils repartent en marche arrière à une vitesse s’amplifiant au-delà des 7 km/h de sécurité : 50 à 80 km/h…
- Un passager saute avec promptitude, un second hésitant se fracturera le crâne sur un dispositif d’entrée en gare.
- Ni le conducteur éjecté, essayant de manœuvrer le frein de la voiture, ni le mécanicien resté et serrant au maximum les deux freins à main ne pourront arrêter la machine devenue folle…
- Les trois derniers iront dérailler, pris dans la voiture-voyageurs, sur un des quais de la gare terminus de Monte-Carlo Beausoleil.
- Ils s’en tireront à bon compte, n’ayant seulement que quelques ecchymoses. Tel un capitaine sur son bateau emporté, le malheureux mécanicien restera aux commandes de la locomotive. Traversant le heurtoir d’arrêt, le mur sud des quais, elle ira s’écraser 3 mètres plus bas en tuant sur le coup son dernier conducteur.
Un tramway nommé Riviera Palace : Un petit tramway électrique, créé en 1903 et détruit en 1914, transportait la riche clientèle de l’hôtel Riviera Palace, situé sur les hauteurs de la principauté, jusqu’au Casino de Monte-Carlo. Rétro ballade à bord[19].
Le tramway du Riviera Palace est de nos jours le grand oublié de l’histoire des transports urbains de Monaco. Qui se souvient en effet de ce curieux tramway supprimé en , voici donc 100 ans ? Jacques Bergeon, alias l’ancien photographe Jean-Pierre de la place de la Crémaillère, nous livre, grâce aux archives de son père, l’histoire peu connue de cette courte ligne ferroviaire, à la fois électrique, à crémaillère, internationale... et acrobatique.
- Luxueusement aménagé : C’était le . Après avoir édifié le Riviera Palace en 1898 sur les hauteurs de Monte-Carlo (l’actuel Beausoleil), la Compagnie des grands hôtels met en service un tramway électrique à crémaillère. Son ambition : transporter la riche clientèle de cet hôtel — essentiellement des familles aristocrates russes, austro-hongroises ou anglaises en villégiature sur la Côte d’Azur — au plus près du Casino de Monte-Carlo.
- « Cette petite ligne, longue de 528 mètres, dont 95 en territoire monégasque, partait de la Fontaine Saint-Michel, l’actuelle rue des Iris, traversait la place de la Crémaillère pour retrouver le tracé du chemin de fer à crémaillère et à vapeur, de Monte-Carlo à la Turbie (1894-1932), et s’en séparer par une courbe de 300 mètres, pour atteindre, à l’altitude de 180 mètres, la terrasse du Riviera Palace », raconte Jacques Bergeon. Le matériel roulant était composé en tout et pour tout de deux locomotives luxueusement aménagées pour la riche clientèle du palace. Le départ avait lieu toutes les 20 minutes et le trajet s’effectuait en cinq minutes.
- Un tramway casse-cou : Ce tramway se rendit très vite célèbre ! Seulement quatre jours après sa mise en service, une motrice déraille dans la courbe précédant le Riviera Palace et redescendit la forte pente à une allure folle, soulevant un nuage de poussière, détruisant tout sur son passage, franchissant en trombe le Boulevard du Nord (actuel boulevard princesse Charlotte) coupant en deux un malheureux fiacre et venant s’écraser dans la vitrine d’un antiquaire « avec un fracas épouvantable », relatait alors la presse locale. Heureusement, l’accident ne fit que quelques blessés légers. Mais par prudence, après modification des dispositifs de freinage, le service ne reprit qu’un an plus tard…
- À partir de 1910, le service fut réduit à une seule motrice n’assurant que vingt départs par jour et l’hôtel organisa les parcours par des automobiles arrivant directement à l’entrée du Casino de Monte-Carlo. Le tramway devait rouler encore lors de la dernière saison d’hiver 1913-1914 pour être arrêté lors de la déclaration de guerre, en …
Transports aériens
[modifier | modifier le code]Aéroport et héliport les plus proches :
Ports
[modifier | modifier le code]- Ports en Provence-Alpes-Côte d'Azur :
- Ports de Menton : Vieux port et port de Menton Garavan[20],
- Port Lympia (port de Nice),
- Port Hercule (Port de Monaco).
Risques naturels et technologiques
[modifier | modifier le code]Sismicité
[modifier | modifier le code]La commune se trouve dans une zone de sismicité moyenne[21],[22].
Toponymie
[modifier | modifier le code]En langue occitane niçoise (Georges Castellana), on dit [bɜwsu'lew] et ses habitants sont appelés les lu Souleienc (norme mistralienne), ou bien Bèusoleu et lu solelhencs (norme classique), mais on emploie plus généralement le terme de Beausoleillois.
La commune est créée par la loi du . La nouvelle commune devait s'appeler Monte-Carlo Supérieur mais à cause des protestations formulées par la principauté de Monaco, on crée de toutes pièces l'appellation Beausoleil, d'allure touristique[23], Bèusoleu en occitan.
Après la Grande Guerre, deux mesures représentatives de l'essor de la nouvelle commune viennent parachever l'œuvre de Camille Blanc :
- l'érection de la commune en station climatique par décret présidentiel du ;
- la création du canton de Beausoleil par la loi en date du .
Histoire
[modifier | modifier le code]À Beausoleil, de nombreuses traces archéologiques et historiques ont été trouvées. Leur étude ne peut être dissociée de celles trouvées sur le territoire actuel de Monaco et de la Turbie, et qui remontent aux époques Ligure, phénicienne, grecque puis romaine (cf. le Trophée des Alpes – Trophée d'Auguste – à La Turbie). Par exemple, sur le territoire même de la commune de Beausoleil, au lieu-dit du Mont des Mules (classé monument historique), on note la présence d'un oppidum[24],[25] en pierres sèches généralement attribué aux populations celto-ligures qui habitaient la région il y a des millénaires bien que pour le moment, nous ne connaissons toujours pas la destination de cet édifice malgré des fouilles réalisées au début du XXe siècle par le Musée d'anthropologie de Monaco et qui a mis au jour des haches et des poteries proto-historiques.
D'ailleurs, à partir de cette base historique trop peu renseignée, la contradiction entre intérêts touristiques et réalité historique au XXe siècle de la commune de Beausoleil a permis à des mythes comme celui des voies héracléennes d'émerger : certaines voies de communications empruntées alors par la population avaient été attribuées au passage d'Héraclès dans la région. En fait, les recherches dans les archives de la ville ont montré (travaux de Jérémy Taburchi et Geist dans Archeam, n°7, p.17)[26] que ce sont des constructions récentes datant de l'entre-deux-guerres. L'objet de cette confusion était de donner une identité et de la valeur à une commune naissante.
Le territoire actuel de Beausoleil, comme celui de Monaco, faisaient partie intégrante de la Turbie. En 1191, la bulle d'or de l'empereur romain germanique Henri VI confiait le Rocher et le territoire de Monaco à la république de Gênes « pour défendre la chrétienté contre les Sarrasins ». Dès lors, s'ouvrait un très long conflit entre la Turbie, alors commune libre, et les seigneurs de Monaco, pour l'annexion du territoire de Beausoleil riche en pâturages d'hiver ou « bandites », et, oliviers, vergers et vignes. Les accords des 14 et , signés entre la principauté de Monaco – Honoré III – et le royaume de Savoie-Piémont – Charles-Emmanuel III – établissent une frontière qui a été maintenue en 1860 et qui correspond à l'actuelle limite entre la France et Monaco. Pour autant, elle ne cessera d'être contestée par les Turbiasques.
De 1860 à 1904 : un tissu urbain est créé pour donner naissance à Beausoleil. C'est à la fin du XIXe siècle que la future ville de Beausoleil se dessine, notamment grâce au prodigieux essor économique de Monaco. En effet, face à la réussite de la Société des bains de mer (SBM) créée en 1856, accentuée par l'apparition de nouveaux axes de communications comme le chemin de fer et l'ouverture de la basse corniche en 1868, Monaco abolit dès 1869 les impôts directs. Ce développement économique s'étend rapidement sur le territoire inférieur de La Turbie limitrophe de la Principauté : en 1894, on inaugure la ligne de la Crémaillère dans un but touristique, reliant Monaco avec le Haut de La Turbie. La partie inférieure de La Turbie, s'appelle désormais : « Monte Carlo Supérieur ».
Camille Blanc, président de la SBM et plus tard premier maire de Beausoleil, crée en 1896 la Société immobilière de Monte-Carlo supérieur. En 1898, la société belge des Grands Hôtels et Wagons lits entreprend la construction du très luxueux Riviera Palace. Cette prospérité attire de nombreux travailleurs essentiellement italiens qu'il faut loger et, en 1897, les quartiers populaires des Moneghetti et du Carnier commencent à émerger. Le Haut de Monte-Carlo est bientôt trois fois plus peuplé que son chef-lieu de La Turbie. Financièrement, Monte-Carlo supérieur paye les quatre cinquièmes des contributions. Dans le souci de continuer son développement économique sans être ralenti par la commune de La Turbie attachée à son antique tradition rurale (raison officielle), mais surtout pour qu'il puisse spéculer financièrement sur la bulle immobilière alors créée au quartier de Beausoleil (prix des terrains multipliés par 10 000) sans en être empêché par les Turbiasques qui défendent plutôt un territoire accessible à tous, Camille Blanc, maire de La Turbie en 1900 et ami très proche du président de la République Émile Loubet, obtient l'autorisation de détacher les territoires de La Turbie inférieure pour créer, en 1904, Beausoleil, comme commune indépendante.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Politique locale
[modifier | modifier le code]Détournement de fonds
[modifier | modifier le code]Gérard Spinelli, maire de Beausoleil depuis 2008, est placé en juin 2023 sous contrôle judiciaire, avec un cautionnement de 50 000 euros, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte portant sur des faits datant de 2018. Son jugement est prévu le 25 septembre 2023 pour « détournement de fonds publics », « favoritisme » et « abus de confiance ». Il est soupçonné d’avoir organisé aux frais de la municipalité une fête d’anniversaire pour son épouse, ainsi qu'une autre fête lors de sa relaxe prononcée en 2018 concernant la construction d’une tour à Monaco[33]. La justice reproche également à Gérard Spinelli de ne pas avoir lancé d’appel à la concurrence lorsqu'il a eu besoin des services d'un ingénieur conseil. L'avocat de Gérard Spinelli explique que la compétence de cet ingénieur était « reconnue par tout le monde, si bien qu’à son départ à la retraite la Ville a continué à faire appel à ses services en tant qu’auto-entrepreneur »[34].
Le 15 septembre 2023, Gérard Spinelli est condamné à un an de prison avec sursis et 150 000 euros d’amende dans le cadre d’une Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), évitant à ce dernier sa comparution devant le tribunal correctionnel prévue le 25 septembre[35]. « Je tiens à préciser (...) que je n’ai bénéficié d’aucun enrichissement personnel » a-t-il ajouté[36].
Le 30 novembre 2023, quatre élus locaux impliqués à divers degrés dans cette affaire sont également condamnés, dans le cadre d'une procédure de plaider-coupable. Trois écopent de peines allant de quatre à six mois de prison avec sursis, ainsi que d’amendes d'un montant de 500 à 5 000 euros. Le quatrième écope d'une amende de 1 000 euros avec sursis. La justice leur accorde également une non-inscription au casier judiciaire. Le procès public en correctionnelle n'aura donc pas lieu[37].
Finances communales
[modifier | modifier le code]Budget et fiscalité 2023
[modifier | modifier le code]En 2023, le budget de la commune était constitué ainsi[38] :
- total des produits de fonctionnement : 29 690 000 €, soit 2 236 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 25 048 000 €, soit 1 886 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 6 579 000 €, soit 495 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 19 217 000 €, soit 1 447 € par habitant ;
- endettement : 11 278 000 €, soit 849 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 21,85 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 37,95 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 31,69 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 510 €[39].
Jumelages
[modifier | modifier le code]| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Alba[40] | Italie | depuis | ||
Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Enseignement
[modifier | modifier le code]Établissements d'enseignements[41] :
- Écoles maternelles et élémentaires ; École du Tenao, École Paul Doumer, École des Copains, École des Cigales
- Collège ; Collège Bellevue
- Lycée agricole privé.
Santé
[modifier | modifier le code]Professionnels et établissements de santé :
- Médecins, Infirmiers, Pharmacies[42],
- Centres hospitaliers à Menton[43]
- Centre hospitalier Princesse-Grace
- Centre cardio-thoracique de Monaco
- Centre hospitalier universitaire de Nice
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Évolution démographique
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1906. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[44],[Note 3].
En 2023, la commune comptait 11 936 habitants[Note 4], en évolution de −12,28 % par rapport à 2017 (Alpes-Maritimes : +4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
[modifier | modifier le code]En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31,0 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,0 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.
En 2021, la commune comptait 6 062 hommes pour 6 612 femmes, soit un taux de 52,17 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (52,74 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Cultes
[modifier | modifier le code]- Culte catholique, paroisse Saint-Esprit, Diocèse de Nice[47].
- Église évangélique de la Riviera[48].
Économie
[modifier | modifier le code]Entreprises et commerces
[modifier | modifier le code]Agriculture
[modifier | modifier le code]- Culture et élevage associés.
- Culture de fruits oléagineux.
- Reproduction de plantes.
- Culture de légumes, de melons, de racines et de tubercules.
Tourisme
[modifier | modifier le code]Beausoleil vit principalement des activités touristiques (notamment l'hôtellerie) grâce à sa proximité avec la principauté monégasque :
- Hôtels.
- Restaurants.
- Résidences et gîtes.
Commerces et services
[modifier | modifier le code]- Commerces et services de proximité[49] : boulangerie, charcuterie...
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Le mont des Mules
C'est un espace naturel d'une dizaine d'hectares, constitué d'un escarpement rocheux calcaire, surplombant la principauté de Monaco.
Le mont des Mules est un lieu de promenade pour les Beausoleillois et les touristes visitant la région. Il a été aménagé de sentiers au début du XXe siècle par des clubs de tourisme de l'époque[50]. Son appellation provient sans doute de l'usage fréquent de mules par les contrebandiers passant ce mont entre le territoire de Monaco et celui de la Turbie.
Il abrite un castellara, le camp ligure du Mont des Mules, de deux cents mètres de côté environ, et dont un des côtés borde la route de Beausoleil à la Turbie. C’est un témoin de l’habitat fortifié ligure construit par ces peuplades habitant la région durant l’âge du fer. Le site n’ayant pas encore fait l’objet de fouilles archéologiques, ses seuls vestiges clairement reconnaissables sont caractérisés par d’imposantes murailles en pierre sèche disposées en arc de cercle, délimitant une aire de 6 000 m2. On ne sait pas le dater précisément. Il a probablement été occupé depuis le IIIe siècle av. J.-C., puis abandonné à l’époque de l'Empire romain. Il est classé aux monuments historiques le [51].

Une architecture Belle Époque :
En 1898, tandis que Camille Blanc préside la Société des bains de mer de Monaco, la Compagnie internationale de grands hôtels et wagons-lits entreprend la construction du très luxueux hôtel Riviera Palace, d’après les plans de l’architecte Georges Chedanne Grand Prix de Rome en 1887, et maître d’œuvre du fastueux et très classique Palace Hôtel, avenue des Champs Élysées et de l’extravagant Hôtel Mercedes, 9 rue de Presbourg à Paris.
Le Riviera Palace, déroule son élégante façade, exposée plein sud, simple surface rythmée de nombreuses fenêtres, bow-windows, encorbellements, balcons à balustres de poterie. Sa construction, en béton enduit de stuc, est terminée en 1903.
Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [52].
Le Jardin d’hiver et sa verrière majestueuse :
Nées de la vogue des savants botanistes du XVIIIe siècle et du développement de l’industrie du fer et du verre au XIXe siècle, les serres-jardins sont de véritables joyaux. Construit sur deux niveaux, le jardin d’hiver du Riviera Palace, exceptionnel par son ampleur, plus de 900 m2, et 20 m de hauteur, associe, dans une perspective très aérienne, galerie et rotonde, voûte ogivale et dôme, murailles de pierre, de verre et de rochers.
Villégiature et Mondanités :
Au début du XXe siècle, lieu magique, véritable paquebot hôtelier, le Riviera Palace, à 180 m au-dessus de la mer, accueille avec le prestigieux hôtel de Paris, la riche clientèle russe, austro-hongroise puis anglaise, en l’honneur de laquelle de somptueuses fêtes sont données. Il devient aussitôt un pôle de villégiature et de mondanités très attractif. C’est « une louange de la beauté italienne du site, conjuguée avec les raffinements de l’art de recevoir à la française ». Le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis le .
Immeuble dit Villa Juturne[53],[54]:
Avec ses décors peints[55],[56],[57],[58],[59]. Peinture et sculpture empruntaient en effet aux répertoires et aux styles les plus divers : la mythologie classique, l'art gothique, les Renaissance française et italienne, l'art baroque, le courant symboliste, l'art ornemental du début du XXe siècle.
Personnages célèbres ayant séjourné au Riviera Palace :
- Léopold II, Roi des Belges, la famille impériale de Russie, les Shah de Perse, les grands danseurs et musiciens russes Diaguilev, Nijinski, Stravinsky, ou la femme de lettres Colette et encore Winston Churchill qui avait comme habitude de « s’inviter » chez les résidents.[réf. souhaitée]
- Visite guidée gratuite, durée environ 1 h 30, sur réservation uniquement.
Édifices religieux
[modifier | modifier le code]- Le sanctuaire Saint-Joseph de Beausoleil, style néo-roman, réminiscence de l'art roman moyenâgeux, construit entre 1913 et 1927, L'édifice est ainsi en forme de croix latine.
- Patrimoine naturel : La végétation est de type méditerranéen, et l'on y trouve des plantes relativement rares, comme la nivéole de Nice, ainsi que des colonies d'euphorbes arborescentes.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Georges Auvray (1858-1931), compositeur, mort à Beausoleil.
- John George Woodroffe (1865-1936), indianiste anglais qui a publié plusieurs ouvrages sur le tantrisme sous le nom de plume d'Arthur Avalon, y est mort retraité.
- Guillaume Apollinaire (1880-1918) a vécu dans le quartier du Tonkin.
- Renée Saint-Cyr (1904-2004), actrice, de son vrai nom Marie-Louise Catherine Eugénie Renée Vittore, y est née.
- Georges Canépa (1913-1957), officier pilote de l'Armée de l'air, compagnon de la Libération
- Léo Ferré (1916-1993) y a vécu quelques années pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Armand Gatti (1924-2017), journaliste, poète, écrivain, dramaturge, metteur en scène, scénariste et réalisateur libertaire français, y est né et y a grandi.
- Claude François (1939-1978) y a séjourné dans sa jeunesse, fréquentant le lycée Albert 1er de Monaco.
- Ange Mancini (1944-), qui fut le premier chef du RAID, y est né.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | D’azur à l'olivier d’argent terrassé d’or accompagné d’un soleil du même mouvant de l’angle senestre du chef et d’une étoile aussi d’or au canton dextre du chef[63]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- ↑ « Unité urbaine 2020 de Menton-Monaco (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Monaco - Menton (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2021 - Commune de Beausoleil (06012) », (consulté le ).
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département des Alpes-Maritimes (06) », (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- ↑ Localisation de la commune, géographie et occupation des sols
- ↑ Biodiversité
- ↑ Corniches de la Rivièra
- ↑ Adrets de Fontbonne et du Mont Gros
- ↑ Équipements de production d'eau
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Beausoleil et Peille », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Peille », sur la commune de Peille - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Peille », sur la commune de Peille - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Institut national de la statistique et des études économiques, « Dossier complet Commune de Beausoleil (06012) », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Par Jacques Bergeon et Sabrina Bonarrigo
- ↑ Les ports de Menton
- ↑ Didacticiel de la règlementation parasismique
- ↑ Le risque sismique dans les Alpes-Maritimes
- ↑ André Franco, La Turbie : le trophée et le laurier, Serre, , p. 260.
- ↑ Oppidum des Mules
- ↑ « Oppidum du mont des Mules », notice no MHR93_04060220, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
- ↑ Terres d'Aqui. Le blog du Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Alpes-Maritimes
- ↑ [PDF] Enterrement religieux de Paul Joseph Chiabaut, maire de Beausoleil du 5 mai 1929 au 21 juin 1934 et du 19 octobre 1947 au 30 mai 1956, sur villedebeausoleil.fr
- ↑ [1]
- ↑ [2]
- ↑ Extrait de la fiche de M. Robert VIAL, sur lesbiographies.com (mis à jour le 24 juin 2008).
- ↑ Mairie
- ↑ Élection du maire et de ses adjoints, sur villedebeausoleil.fr, 26 mai 2020.
- ↑ « Le maire de Beausoleil, près de Nice, bientôt jugé pour détournement de fonds », sur 20minutes.fr, (consulté le ).
- ↑ « Le maire de Beausoleil Gérard Spinelli renvoyé en correctionnelle », sur Nice-Matin, (consulté le ).
- ↑ « Le maire de Beausoleil condamné pour détournement de fonds publics », sur 20minutes.fr, (consulté le ).
- ↑ « Un maire de la Côte d’Azur condamné pour détournement de fonds publics », sur LEFIGARO, (consulté le ).
- ↑ La rédaction, « Détournements de fonds publics à Beausoleil: après le maire Gérard Spinelli, d’autres élus locaux condamnés », sur Nice-Matin, (consulté le ).
- ↑ Les comptes de la commune
- ↑ Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
- ↑ « Jumelage Beausoleil – Alba des liens historiques et amicaux », (consulté le )
- ↑ Établissements d'enseignements
- ↑ Professionnels de santé
- ↑ Hôpitaux, Centres hospitaliers
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Paroisse Saint-Esprit
- ↑ Église Évangélique de la Riviera
- ↑ Toutes les entreprises de la commune et celles proches
- ↑ L'Oppidum du Mont des Mules
- ↑ « Camp ligure sis au Mont des Mules », notice no PA00080665, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Riviera Palace », notice no PA00080928, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Immeuble dit Villa Juturne », notice no PA06000052, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Villa Juturne – Vue d’ensemble », notice no AP12R000016, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
- ↑ « Villa Juturne – Elévation sur rue. Quatrième étage. Frise peinte, détails des panneaux », notice no AP12R000017, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
- ↑ « Villa Juturne – Rez-de-chaussée. Vestibule. Vues du décor peint », notice no AP12R000018, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
- ↑ « Villa Juturne – Rez-de-chaussée. Cage d’escalier. Vue d’ensemble en contre-plongée », notice no AP12R000019, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
- ↑ « Villa Juturne – Rez-de-chaussée. Appartement sud. Chambre. Vue d’ensemble et du mur nord-est avec éléments de mobilier peints », notice no AP12R000020, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
- ↑ « Villa Juturne – Rez-de-chaussée. Appartement sud. Salon. Plafond. Vue d’ensemble du décor peint », notice no AP12R000021, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
- ↑ Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-1918 – 1939-1945 – Indochine (1946-1954) - AFN-Algérie (1954-1962)
- ↑ Beausoleil - Morts aux guerres
- ↑ Le monument commémoratif aux Italiens
- ↑ Dominique Cureau, « Riviéra française : Beausoleil », sur vexil.prov.free.fr (consulté le ).
- ↑ Réélu les 3 mai 1908, 5 mai 1912, 7 décembre 1919 et 3 mai 1925.
- ↑ Nommé président de la délégation spéciale par arrêté ministériel, après dissolution du conseil municipal élu le , puis maire par décret ministériel du .
- ↑ Nommé président du Comité local de libération, composé de huit membres, le 3 septembre 1944 puis nommé par le préfet le 28 décembre 1944. Réélu le 29 avril 1945.
- ↑ Réélu le 26 avril 1953.
- ↑ Réélu les 8 mars 1959 et 21 mars 1965.
- ↑ Réélu les 13 mars 1977 et 20 mars 1983.
- ↑ Réélu le 18 juin 1995.
- ↑ Réélu les 30 mars 2014 et 26 mai 2020.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- La vie politique municipale sous influence monégasque. Beausoleil de 1904 à 1914
- Beausoleil, sur geneawiki.com/
- Collectif (dir.), Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. I : Cantons de Antibes à Levens, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 1077 p. (ISBN 2-84234-071-X)Canton de Beausoleil, p. 130-139
- Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
- Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
- Cavités souterraines naturelles et ouvrages civils
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- (fr + en + it) Site de l'office de tourisme
- Beausoleil sur le site de Géoportail
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région


