Beausoleil (Alpes-Maritimes)

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Beausoleil
Beausoleil (Alpes-Maritimes)
Le clocher de l'église Saint-Joseph.
Blason de Beausoleil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Beausoleil
(bureau centralisateur)
Intercommunalité La Riviera française
Maire
Mandat
Gérard Spinelli
2014-2020
Code postal 06240
Code commune 06012
Démographie
Gentilé Beausoleillois
Population
municipale
13 625 hab. (2015 en augmentation de 0,81 % par rapport à 2010)
Densité 4 884 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 33″ nord, 7° 25′ 28″ est
Altitude Min. 40 m
Max. 621 m
Superficie 2,79 km2
Localisation

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Beausoleil est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située sur le bassin versant qui surplombe la principauté de Monaco, la ville de Beausoleil est entourée de la « Tête de Chien » et du mont Agel. Bien que située en territoire français, la station ne forme avec Monte-Carlo qu'une seule agglomération, la commune étant limitrophe à la principauté de Monaco.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans une zone de sismicité moyenne[1],[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Équipements de production d'eau situés sur la commune ou les plus proches[3] :

  • 6 forages,
  • 1 puits,
  • 2 sources.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csa dans la classification de Köppen et Geiger[4].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beausoleil
La Turbie Peille Roquebrune-Cap-Martin
La Turbie Beausoleil Monaco
La Turbie Monaco Monaco

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Ville desservie :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

Historique des transports en commun[modifier | modifier le code]

La Crémaillère : À la fin du XIXe siècle, la liaison Monaco – La Turbie n’est assurée que par des sentiers et quelques chemins vicinaux en grande majorité muletiers. Ce réseau, hérité d’une ruralité qui s’éteint, s’avère très insuffisant face à la nouvelle vocation touristique de la région.

En décembre 1893 et janvier 1894, les quatre locomotives à vapeur, les quatre wagons voyageurs et les deux de marchandises arrivent en gare de Monaco, flambant neufs. Ils sont issus des ateliers de la Société alsacienne de construction mécanique de Belfort.

Le 10 février 1894, douze ans après sa conception, la ligne est inaugurée. Dès le lendemain, à 7 heures, elle s’ouvre au trafic régulier et parcourt, en 20 minutes, le trajet de 2,66 kilomètres. À 400 et 800 mètres du point de départ, les deux stations beausoleilloises, celles de Monte-Carlo supérieur et de la Bordina, rejointes en 3 et 6 minutes à peine, représentent pour les quartiers environnants un désenclavement et une commodité inespérés.

La crémaillère assure au mieux sa mission et maintient la couleur locale, jusqu’en 1932. Un projet d’électrification de la ligne est même évoqué en 1926, puis en 1929.

Le 8 mars 1932, survient le spectaculaire accident au cours duquel plusieurs personnes trouvent la mort.

Le train en pleine côte, repart en arrière, à une vitesse grandissante que rien, ni personne, ne peut freiner. La locomotive échoue contre le parapet de la crémaillère et au pied de laquelle s’affairent les pompiers de Monaco. Ce drame sonne le glas de son exploitation.

Article de presse de l'époque
Le 8 mars, le premier train du matin, conduit par Tomaso Vinai et Francesco Tanssini son mécanicien, s’ébranle. Ayant parcouru 162 mètres en pleine côte de 25 %, un fracas de ferraille fait sursauter les 5 voyageurs matinaux qui somnolent à l’intérieur du wagon que pousse, comme d’habitude une des locomotives (la no 1)</p> Stupeur… Ils repartent en marche arrière à une vitesse s’amplifiant au-delà des 7 km/h de sécurité : 50 à 80 km/h…
Un passager saute avec promptitude, un second hésitant se fracturera le crâne sur un dispositif d’entrée en gare.  
Ni le conducteur éjecté, essayant de manœuvrer le frein de la voiture, ni le mécanicien resté et serrant au maximum les deux freins à main ne pourront arrêter la machine devenue folle…
Les trois derniers iront dérailler, pris dans la voiture-voyageurs, sur un des quais de la gare terminus de Monte-Carlo Beausoleil.
Ils s’en tireront à bon compte, n’ayant seulement que quelques ecchymoses. Tel un capitaine sur son bateau emporté, le malheureux mécanicien restera aux commandes de la locomotive. Traversant le heurtoir d’arrêt, le mur sud des quais, elle ira s’écraser 3 mètres plus bas en tuant sur le coup son dernier conducteur.

Un tramway nommé Riviera Palace : Un petit tramway électrique, créé en 1903 et détruit en 1914, transportait la riche clientèle de l’hôtel Riviera Palace, situé sur les hauteurs de la principauté, jusqu’au Casino de Monte-Carlo. Rétro ballade à bord[5].

Le tramway du Riviera Palace est de nos jours le grand oublié de l’histoire des transports urbains de Monaco. Qui se souvient en effet de ce curieux tramway supprimé en août 1914, voici donc 100 ans ? Jacques Bergeon, alias l’ancien photographe Jean-Pierre de la place de la Crémaillère, nous livre, grâce aux archives de son père, l’histoire peu connue de cette courte ligne ferroviaire, à la fois électrique, à crémaillère, internationale… et acrobatique.

Luxueusement aménagé : C’était le 23 février 1903. Après avoir édifié le Riviera Palace en 1898 sur les hauteurs de Monte-Carlo (l’actuel Beausoleil), la Compagnie des grands hôtels met en service un tramway électrique à crémaillère. Son ambition : transporter la riche clientèle de cet hôtel — essentiellement des familles aristocrates russes, austro-hongroises ou anglaises en villégiature sur la Côte d’Azur — au plus près du Casino de Monte-Carlo.
« Cette petite ligne, longue de 528 mètres, dont 95 en territoire monégasque, partait de la Fontaine Saint-Michel, l’actuelle rue des Iris, traversait la place de la Crémaillère pour retrouver le tracé du chemin de fer à crémaillère et à vapeur, de Monte-Carlo à la Turbie (1894-1932), et s’en séparer par une courbe de 300 mètres, pour atteindre, à l’altitude de 180 mètres, la terrasse du Riviera Palace », raconte Jacques Bergeon. Le matériel roulant était composé en tout et pour tout de deux locomotives luxueusement aménagées pour la riche clientèle du palace. Le départ avait lieu toutes les 20 minutes et le trajet s’effectuait en cinq minutes.
Un tramway casse-cou : Ce tramway se rendit très vite célèbre ! Seulement quatre jours après sa mise en service, une motrice déraille dans la courbe précédant le Riviera Palace et redescendit la forte pente à une allure folle, soulevant un nuage de poussière, détruisant tout sur son passage, franchissant en trombe le Boulevard du Nord (actuel boulevard princesse Charlotte) coupant en deux un malheureux fiacre et venant s’écraser dans la vitrine d’un antiquaire « avec un fracas épouvantable », relatait alors la presse locale. Heureusement, l’accident ne fit que quelques blessés légers. Mais par prudence, après modification des dispositifs de freinage, le service ne reprit qu’un an plus tard…
A partir de 1910, le service fut réduit à une seule motrice n’assurant que vingt départs par jour et l’hôtel organisa les parcours par des automobiles arrivant directement à l’entrée du Casino de Monte-Carlo. Le tramway devait rouler encore lors de la dernière saison d’hiver 1913-1914 pour être arrêté lors de la déclaration de guerre, en août 1914…

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Aéroport et héliport les plus proches :

Ports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En langue occitane niçoise (Georges Castellana), on dit Bèusoulèu et ses habitants sont appelés les lu Souleienc (norme mistralienne), ou bien Bèusoleu et lu solelhencs (norme classique), mais on emploie plus généralement le terme de Beausoleillois.

La commune a été créée par la loi du 10 avril 1904. La nouvelle commune devait s'appeler Monte-Carlo Supérieur mais à cause des protestations formulées par la principauté de Monaco, on créa de toutes pièces l'appellation Beausoleil, d'allure touristique[7].

Bèusoleu en occitan.

Après la Grande Guerre, deux mesures représentatives de l’essor de la nouvelle commune viennent parachever l’œuvre de Camille Blanc :

  • L’érection de la commune en station climatique par décret présidentiel du 27 mai 1921.
  • La création du canton de Beausoleil par la loi en date du 27 décembre 1922.

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreuses traces archéologiques et historiques y ont été trouvées. Leur étude ne peut être dissociée de celles trouvées sur le territoire actuel de Monaco et des alentours, et qui remontent aux époques phénicienne puis romaine (cf. le Trophée des Alpes - Trophée d'Auguste - à La Turbie). Sur le territoire même de la commune de Beausoleil, au lieu-dit du Mont des Mules (classé monument historique), on note la présence d'un oppidum en pierres sèches généralement attribué aux populations celto-ligures qui habitaient la région il y a des millénaires. Des théories contradictoires soulèvent aussi la possibilité d'oppidum à vocation d'élevage, beaucoup plus récente. Des fouilles réalisées au début du siècle par des chercheurs monégasques ont pourtant mis au jour des haches et des poteries d'origine ancienne.

Toujours est-il que des recherches dans les archives de la ville ont montré (travaux de Jérémy Taburchi et Geist dans Archeam) que l'attribution aux Romains de certaines voies, ou que même ce que l'on a appelé longtemps un tronçon de la voie héracléenne, sont en fait des constructions récentes datant pour les premières du XVIIIe siècle et pour la suivante de l'entre-deux-guerres. Entre intérêts touristiques et réalité historique, les conflits peuvent parfois aboutir à l'émergence de mythes urbains, comme c'est le cas ici.

Le Territoire actuel de Beausoleil fut intégré au début du XIe siècle au municipe de Peille puis à la seigneurie de la Turbie en 1078, qui comprenait aussi l'actuel territoire de la principauté de Monaco. En 1191, la bulle d'or de l'empereur du Saint Empire Romain Germanique Henri VI confiait le Rocher et le territoire de Monaco à la République de Gênes "pour défendre la chrétienté contre les sarrasins". Dès lors, s'ouvrait un très long conflit entre les comtes de Savoie et les seigneurs de Monaco, et, à travers eux, les populations Turbiasque et Monégasque, pour l'annexion du territoire de Beausoleil riche en pâturage d'hiver ou "bandites", et, olivettes, vergers et vignes. Les accords des 14 et 24 novembre 1760, signés entre la principauté de Monaco - Honoré III - et le Royaume de Savoie-Piémont - Charles Emmanuel - clorent définitivement ce conflit en établissant clairement une frontière qui a été maintenue en 1860 et correspond à l'actuelle limite entre la France et Monaco.

De 1860 à 1904 : un tissu urbain se crée pour donner naissance à Beausoleil C'est à la fin du XIXe siècle que la future ville de Beausoleil se dessine, notamment grâce au prodigieux essor économique de Monaco. En effet, face à la réussite de la S.B.M. (Société des Bains de Mer) créée en 1856, accentuée par l'apparition de nouveaux axes de communications comme le chemin de fer et l'ouverture de la basse corniche en 1868, Monaco abolit dès 1869 les impôts directs. Ce développement économique s'étend rapidement sur le territoire inférieur de La Turbie limitrophe à la Principauté : en 1894, on inaugure la ligne de la Crémaillère dans un but touristique, reliant Monaco avec le Haut de La Turbie. La partie inférieure de La Turbie, s'appelle désormais : "Monte Carlo Supérieur"...

Camille Blanc, président de la S.B.M. et futur premier Maire de Beausoleil, crée en 1896 la Société Immobilière de Monte-Carlo Supérieur. En 1898, la société Belge des Grands Hôtels et Wagons lits entreprend la construction du très luxueux Riviéra Palace. Cette prospérité attire de nombreux travailleurs essentiellement Italiens qu'il faut loger et, en 1897, les quartiers populaires des Moneghetti et du Carnier commencent à émerger. Le "Haut de Monte-Carlo" va bientôt être trois fois plus peuplé que son "chef-lieu de La Turbie". Financièrement, "Monte-Carlo supérieur" paye les 4/5e des contributions... Dans le souci de continuer son développement économique sans être ralenti par la commune de La Turbie attachée à son antique tradition rurale, Camille Blanc élu Maire de La Turbie en 1900 va obtenir l'autorisation de détacher les Territoires de Monaco supérieur à La Turbie pour enfin créer, en 1904, Beausoleil, commune indépendante dont il sera le premier Maire.

Le quartier du Tonkin[8][modifier | modifier le code]

La commune de Beausoleil située entre la principauté de Monaco et La Turbie fut créée en 1904 à partir d'un bidonville situé sur le territoire de La Turbie dans le quartier du Carnier, également appelé Basse-Turbie ou Monte-Carlo supérieur. Univers de baraques, d'habitations précaires, de poulaillers, de cabanes à lapins, le bidonville, était habité par une majorité d'immigrés ligures et piémontais depuis les années 1880, attirés par l'essor économique et urbain de la Principauté et le développement des carrières de pierres sur les contreforts du Mont Agel.

Surnommé « le Tonkin », sans doute à la suite des propos exaspérés d'un militaire qui y séjourna comparant les modes de vie bruyants des habitants du bidonville à ceux qu'il avait connus lors de la campagne de l'armée française au Tonkin en 1882, ce quartier s'est développé jusqu'au début des années vingt. Venelles, rues étroites, pas d'eau courante ni de tout-à-l'égout ni d'éclairage public, cet îlot urbain était un sujet d'inquiétude pour la population locale et les élus pour des raisons d'hygiène plus que de sécurité.

Lieu de sociabilité pour les migrants italiens célibataires ou en famille mais aussi lieu de rencontre avec la population locale, le Tonkin était réputé pour l'ambiance qui régnait dans les débits de boisson ou salles de danse équipées d'un piano mécanique. À l'instar de Guillaume Apollinaire* qui y vécut adolescent entre 1884 et 1897, du poête toulousain Adrien Blandignère et de l'écrivain Armand Gatti qui y vécut tout jeune à la fin des années vingt, les enfants jouissaient d'une liberté qui a marqué les mémoires.

En 1910, après enquête d'une commission sanitaire des services de la préfecture, le Tonkin fut jugé insalubre. Les municipalités s'attachèrent dès lors à éradiquer ce bidonville. Régulièrement envisagé mais jamais mis à exécution, le projet d'assainissement du quartier sous la forme du percement d'une avenue ne put aboutir avant 1975. Le bidonville se transforma de lui-même en quartier populaire à partir des années trente.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
20 octobre 1947 26 avril 1953 Paul Joseph Chiabaut
26 avril 1953 9 juin 1956 Paul Joseph Chiabaut
9 juin 1956 8 mars 1959 Paul Massa élu, suite au décès de Paul Joseph Chiabaut
8 mars 1959 21 mars 1965 Paul Massa
21 mars 1965 21 mars 1971 Paul Massa
21 mars 1971 13 mars 1977 André Vanco
13 mars 1977 20 mars 1983 André Vanco
20 mars 1983 3 mai 1986 André Vanco
3 mai 1986 12 mars 1989 Roger Bennati élu suite au décès de André Vanco
12 mars 1989 18 juin 1995 Gérard Spinelli
18 juin 1995 25 mars 2008 Gérard Spinelli
25 mars 2001 21 mars 2008 Robert Vial
21 mars 2008 30 mars 2014 Gérard Spinelli
30 mars 2014 en cours Gérard Spinelli Sans étiquette[9] (LDIV)
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 22 147 000 , soit 1 651  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 19 827 000 , soit 1 478  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 5 329 000 , soit 397  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 6 719 000 , soit 501  par habitant ;
  • endettement : 15 174 000 , soit 1 131  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 21,85 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 26,15 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 31,69 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 801 [11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1906. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[12],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 13 625 habitants[Note 2], en augmentation de 0,81 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
6 3448 2318 31511 64913 05111 82610 86511 50412 833
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
14 14412 20811 66412 32612 77513 41613 56713 625-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[15] :

  • Écoles maternelles et primaires,
  • Collège,
  • Lycées à Monaco, Menton.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé :

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Lycée professionnel agricole privé [20].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Beausoleil vit principalement des activités touristiques (notamment l'hôtellerie) grâce à sa proximité avec la principauté monégasque :

  • Hôtels[21].
  • Restaurants.
  • Résidences et gîtes.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité : boulangerie, charcuterie...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

* Le mont des Mules :

C'est un espace naturel d'une dizaine d'hectares, constitué d'un escarpement rocheux calcaire, surplombant la Principauté de Monaco. Le mont des Mules est un lieu de promenade pour les Beausoleillois et les touristes visitant la région. Il a été aménagé de sentiers au début du XXe siècle par des clubs de tourisme de l'époque. Son appellation provient sans doute de l'usage fréquent de mules par les contrebandiers passant ce mont entre le territoire de Monaco et celui de la Turbie.

Il abrite un castellara, le camp ligure du Mont des Mules, de deux cents mètres de côté environ, et dont un des côtés borde la route de Beausoleil à la Turbie. C’est un témoin de l’habitat fortifié ligure construit par ces peuplades habitant la région durant l’âge du fer. Le site n’ayant pas encore fait l’objet de fouilles archéologiques, ses seuls vestiges clairement reconnaissables sont caractérisés par d’imposantes murailles en pierre sèche disposées en arc de cercle, délimitant une aire de 6000m2. On ne sait pas le dater précisément. Il a probablement été occupé depuis le IIIe siècle av. J.-C., puis abandonné à l’époque de l'Empire romain. Il est classé aux monuments historiques le [22].

* Le Riviera Palace

Une architecture Belle Époque :

En 1898, tandis que Camille Blanc préside la Société des bains de mer de Monaco, la Compagnie Internationale de Grands Hôtels et Wagons-lits entreprend la construction du très luxueux hôtel Riviera Palace, d’après les plans de l’architecte Georges Chedanne Grand Prix de Rome en 1887, et maître d’œuvre du fastueux et très classique Palace Hôtel, avenue des Champs Elysées et de l’extravagant Hôtel Mercedes, 9 rue de Presbourg à Paris.

Le Riviera Palace, déroule son élégante façade, exposée plein sud, simple surface rythmée de nombreuses fenêtres, bow-windows, encorbellements, balcons à balustres de poterie. Sa construction, en béton enduit de stuc, est terminée en 1903.

Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [23].

Le Jardin d’hiver et sa verrière majestueuse :

Nées de la vogue des savants botanistes du XVIIIème siècle et du développement de l’industrie du fer et du verre au XIXème siècle, les serres-jardins sont de véritables joyaux. Construit sur deux niveaux, le jardin d’hiver du Riviera Palace, exceptionnel par son ampleur, plus de 900 m², et 20 m de hauteur, associe, dans une perspective très aérienne, galerie et rotonde, voûte ogivale et dôme, murailles de pierre, de verre et de rochers.

Villégiature et Mondanités :

Au début du XXème siècle, lieu magique, véritable paquebot hôtelier, le Riviera Palace, à 180 m au-dessus de la mer, accueille avec le prestigieux hôtel de Paris, la riche clientèle russe, austro-hongroise puis anglaise, en l’honneur de laquelle de somptueuses fêtes sont données. Il devient aussitôt un pôle de villégiature et de mondanités très attractif. C’est « une louange de la beauté italienne du site, conjuguée avec les raffinements de l’art de recevoir à la française ». Le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis le 14 décembre 1989.

Personnages célèbres ayant séjourné au Riviera Palace :

  • Léopold II, Roi des Belges, la famille impériale de Russie, les Shah de Perse, les grands danseurs et musiciens russes Diaguilev, Nijinski, Stravinsky, ou la femme de lettres Colette et encore Winston Churchill qui avait comme habitude de « s’inviter » chez les résidents…
Visite guidée gratuite, durée environ 1 h 30, sur réservation uniquement.

* Monuments commémoratifs :

    • Monument aux morts[24].
    • Le monument commémoratif aux Italiens[25].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

* Le Sanctuaire Saint Joseph de Beausoleil[26]

Avant la création de la commune de Beausoleil en 1904, dont le territoire appartenait à celui de La Turbie, une pétition avait été signée par les habitants du Carnier pour demander la construction d'une église dans leur quartier. C'est ainsi que fut aménagée une première chapelle dans une villa baptisée "Rosa Mistica", située avenue de Verdun, et où le culte fut célébré entre 1903 et 1909. Suite à la naissance de Beausoleil, son essor démographique nécessita rapidement l'édification d'une église plus importante que cette chapelle, de même qu'une organisation paroissiale digne de ce nom. C'est donc grâce à l'impulsion et à la mobilisation du premier curé de Beausoleil, l'abbé Ubald, que les travaux commencèrent entre 1913 jusqu'en 1927 pour l'édifice principal, et 1930 si l'on tient compte du parvis. Cette lenteur de construction fut en partie causée par les problèmes financiers survenus après la Première Guerre Mondiale. De plus, ceux-ci n'ont pas permis une réalisation conforme au très ambitieux projet original, surtout concernant les finitions. Ainsi, pendant la construction, le culte fut célébrée dans la crypte jusqu'en 1923.

Autrefois, le quartier Saint-Joseph, constitué de terrains de pâturages, s'étendait de la Bordina jusqu'à l'emplacement actuel de l'église. Un oratoire dédié à ce saint se trouvait dans ce quartier. Les turbiasques qui descendaient ainsi sur le territoire actuel de Beausoleil pour travailler allaient y prier. De nos jours, une statue du saint avec l'Enfant Jésus se trouve dans une sur la Moyenne Corniche. Pour cette raison, l'église fut logiquement consacrée à Saint-Joseph et fut inaugurée le 19 mars 1923, jour de la fête du saint. Elle fut par la suite élevée au rang de sanctuaire le 15 mars 1936 et constitue aujourd'hui le seul sanctuaire dédié à Saint-Joseph dans le département des Alpes-Maritimes. En effet, l'objectif était d'honorer l'époux de la Vierge Marie, qui elle, est vénérée au sanctuaire voisin de Notre-Dame-de-Laghet. Par conséquent, Saint-Joseph est la patron de la Ville de Beausoleil, et après la messe qui est célébrée le 19 mars, des petits pains bénits sont distribués à la population pour perpétuer la tradition du partage.

La réalisation de l'édifice fut confiée à l'architecte Paul Lajoie, qui avait été conseiller municipal entre mai 1912 et décembre 1919. On lui doit également la construction du mausolée, fait de béton, de ciment et de stuc, qui se trouve au cimetière communal. En effet, ce grand caveau, achevé en 1915, était destiné à recevoir les dépouilles des soldats. Il est surmonté d'une sculpture allégorique représentant le coq gaulois terrassant les emblèmes austro-allemands. En 1917, Paul Lajoie participa au projet d'extension de Nice avec la construction du quartier de Riquier, et en 1925, il fit établir "les grandes lignes du plan d'extension, d'aménagement et d'embellissement de Beausoleil".

L'édifice est ainsi en forme de croix latine. Selon la tradition, le chevet se trouve à l'Est car c'est la première partie de l'église à être éclairée le matin, et cela représente donc la résurrection du Christ. Extérieurement, le chevet est plat. Inachevé, il aurait du être terminé par une abside demi-circulaire. De plus, les bras du transept sont très courts. Au-dessus de la croisée s'élève une tour lanterne. Le clocher devait à l'origine être à l'arrière du porche, à savoir au-dessus de la première travée de la nef. Néanmoins, une donatrice exigea que le clocher soit élevé au centre et sur le devant de la façade, ce qui explique l'actuel clocher-porche. L'immense statue s'y adossant n'est autre que Saint-François, patron de la ville italienne d'Assise. Initialement conçu comme une flèche gothique, le clocher aurait dû s'élever à 70 mètres de hauteur, soit être plus haut que le clocher de l'église Saint-Charles située plus bas à Monaco. Toutefois, des problèmes financiers eurent raison de ce projet initial. Côté sud, la sacristie est allongée au-dessus de la crypte, située elle en sous-sol.

Paul Lajoie avait choisi le style néo-roman, réminiscence de l'art roman moyenâgeux, pour la beauté, la simplicité des lignes et du décor. En effet, pour ce dernier, la richesse de cette église résidait principalement dans l'harmonie des proportions, la découpe des baies, la sihouette de la structure et l'étude de ses détails. Il est vrai que, d'après les plans, l'église Saint-Joseph devait avoir une architecture lumineuse, une façade remarquablement ouvragée avec une entrée monumentale digne d'une véritable cathédrale. Construite en pierres de La Turbie comme la cathédrale de Monaco, l'église fait environ 55 mètres de long, avec une nef centrale de 8 mètres de large et 12 mètres de hauteur flanquée de deux collatéraux de 4 mètres de large chacun. La coupole, elle, s'élève au-dessus de la croisée du transept à 18 mètres du sol.

Ainsi, de nos jours, quand nous visitons le Sanctuaire Saint-Joseph, il est possible de distinguer une nef longue de trois travées que l'on retrouve aussi dans les bas-côtés. Quatre colonnes géminées séparent cette dernière des deux collatéraux, et sont coiffées d'un chapiteau sculpté orné de feuilles d'acanthes et fleurs de lys encadrées par des rinceaux. Pour chaque travée, la voûte de la nef est constituée de quatre arrêtes qui convergent vers un oculus aveugle décoré de ferronnerie. Les voûtes des bras du transept sont en berceau plein cintre. La croisée est délimitée, par rapport aux autres parties de l'église, par quatre arcs doubleaux à double rouleaux. La coupole repose sur un tambour légèrement polygonal, qui est percé de fenêtres et constitue par conséquent une tour lanterne. Dans le choeur, le maitre-autel est entouré de deux chapelles. L'étage supérieur est construit en encorbellement, et la partie centrale accueille une statue de Saint-Joseph portant l'Enfant Jésus.

Concernant les vitraux, ces derniers ont été installé progressivement en raison de problèmes financiers. Ainsi, bien que l'ensemble puisse paraitre hétéroclite, certains ont été réalisé par des maitres-verriers mondialement réputés. En effet, les compositions situées à droite et à gauche de la première travée de la nef sont signées "SA Maumejean Frères". Cette famille de peintres-verriers, originaires des Pyrénnées-Atlantiques, a oeuvré entre 1860 et 1957. Ainsi, si Jules, le père, devint le peintre-verrier officiel de la maison royale d'Espagne, ses fils, eux, ont reçu de nombreuses récompenses pour leur travail, comme la Légion d'Honneur et des médailles d'or. Leurs ateliers furent les plus prolifiques de l'entre-deux-guerres, que ce soit en France ou en Espagne, car ils produisirent des milliers de vitraux que l'on retrouve aujourd'hui en France, en Espagne, en Amérique Latine et aux Etats-Unis. Ainsi, dans le Sanctuaire Saint-Joseph de Beausoleil, les vitraux des frères Maumejean ont été posé vers 1930 et sont de style art-déco. A droite de l'entrée, le triptyque met en valeur Sainte-Thérèse de Lisieux. A gauche, il s'agit de Saint-François d'Assise entouré de Saint-Louis et de Saint-Antoine de Padoue. Par la suite, à droite de la deuxième travée de nef se trouvent trois vitraux réalisés par Charles Champigneulle, qui est issu d'une grande famille de maitres-verriers et qui a joué un rôle important dans la fabrication du vitrail de style Art Nouveau et dont les oeuvres se sont diffusées dans toute l'Europe. Ainsi, sur ce triptyque sont représentés l'adoration du Saint-Sacrement à gauche, l'apparition du Sacré-Coeur de Jésus à Sainte-Marie-Alacoque au centre, et l'institution de la Fête Dieu à droite.

Finalement, au début des années 1970, le peintre-verrier Favarel, dont l'atelier se trouvait à Beausoleil, a terminé la pose des vitraux dans le sanctuaire. Résolument modernes comparés à l'ensemble, ses réalisations sont de véritables puits de lumière que l'on retrouve dans l'ensemble des parties de l'édifice. Ainsi, que ce soit sous la forme de patchwork ou de camaieu de couleur, ces vitraux apportent une véritable luminosité. En outre, l'oculus situé au-dessus de l'entrée accueille un vitrail représentant le monogramme du Christ en lettres grecques. Dans les bras du transept, Favarel s'est employé à retracer la vie de Jésus. Ainsi se succèdent des épisodes tels que l'Annonciation, la Visitation, la Nativité, l'entrée triomphale dans Jérusalem, la Cruxifiction ou encore la Pentecôte. Cela dit, les dessins sont très épurés.

* Patrimoine naturel :

La végétation est de type méditerranéen, et l'on y trouve des plantes relativement rares, comme la nivéole de Nice, ainsi que de très belles colonies d'euphorbes arborescentes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Beausoleil est jumelée avec :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beausoleil Blason D’azur à l‘olivier d’argent terrassé d’or accompagné d’un soleil du même mouvant de l’angle senestre du chef et d’une étoile aussi d’or au canton dextre du chef[27].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didacticiel de la règlementation parasismique
  2. Le risque sismique dans les Alpes-Maritimes
  3. Équipements de production d'eau
  4. Table climatique
  5. Par Jacques Bergeon et Sabrina Bonarrigo
  6. Les ports de Menton
  7. André Franco, La Turbie : le trophée et le laurier, Serre, , p. 260.
  8. Auteur : Yvan Gastaut
  9. Résultats des élections municipales 2014 : Beausoleil
  10. Les comptes de la commune
  11. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Établissements d'enseignements
  16. Professionnels de santé
  17. Hôpitaux, Centres hospitaliers
  18. Paroisse Saint-Esprit
  19. Église Évangélique de la Riviera
  20. Lycée professionnel agricole
  21. Ville de Beausoleil
  22. « Camp ligure sis au Mont des Mules », notice no PA00080665, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Riviera Palace », notice no PA00080928, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. [https://monumentsmorts.univ-lille.fr/monument/6831/beausoleil-cimetierecommunal/ Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-1918 - 1939-1945 - Indochine (1946-1954) - AFN-Algérie (1954-1962)
  25. http://www.villedebeausoleil.com/Structure/Le%20Monuments%20aux%20Italiens%20du%20cimeti%C3%A8re.htm Le monument commémoratif aux Italiens]
  26. (par l'Office de Tourisme de Beausoleil)
  27. Riviéra Française : Beausoleil, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau