Mouans-Sartoux

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Mouans-Sartoux
Image illustrative de l'article Mouans-Sartoux
Blason de Mouans-Sartoux
Blason
Mouans-Sartoux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Grasse-2
Intercommunalité Pays de Grasse
Maire
Mandat
Pierre Aschieri
2015-2020
Code postal 06370
Code commune 06084
Démographie
Gentilé Mouansois
Population
municipale
9 544 hab. (2014)
Densité 706 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 12″ nord, 6° 58′ 19″ est
Altitude Min. 40 m – Max. 321 m
Superficie 13,52 km2
Localisation

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Liens
Site web mouans-sartoux.net

Mouans-Sartoux (Moans-Sartòu en Provençal de norme mistralienne[1], Moans-Sartós en provençal de norme classique) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Mouansois.

La commune de Sartoux a été réunie à la commune de Mouans, qui a pris le nom de Mouans-Sartoux à cette occasion, par décret impérial du 28 mars 1858 signé par Napoléon III.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mouans-Sartoux est située dans la vallée grassoise entre Cannes (12 km) et Grasse (8 km) et à proximité immédiate de Mougins.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mouans-Sartoux
Grasse Grasse Châteauneuf-Grasse
Grasse
Valbonne
Grasse
Pégomas
Mouans-Sartoux Valbonne
Pégomas La Roquette-sur-Siagne Mougins

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Mouans et Sartoux étaient deux agglomérations séparées : Mouans dans la plaine, alors que Sartoux était installée sur la colline du Castellaras.

En 1199, l’abbaye cistercienne Notre-Dame-des-Prés s’établit à Sartoux[2].

À l'origine, Mouans et Sartoux constituent deux communautés distinctes. Vers 1350, comme bon nombre de villages de la région, Mouans et Sartoux sont abandonnés (insécurité, peste).

Au XVe siècle, le notaire Étienne Jusbert devint coseigneur de Sartoux[3].

C'est en 1496 que Pierre de Grasse, alors seigneur de Mouans, fait venir soixante familles de Figons de la région de Gênes afin de repeupler son territoire et passe avec eux un acte d'habitation. C'est à cette époque que se construit le village.

Au printemps de 1858, Mouans-Sartoux naissait officiellement. Napoléon III réunissait les deux communautés.

Dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie, un hameau de forestage a été construit en 1962 à l’écart de la ville, à destination de familles de harkis. Ce hameau était parfois appelé « le camp de Timgad ». Il a été habité jusqu’au début des années 1980[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1974 mai 2015
(démission)
André Aschieri Les Verts puis EELV député des Alpes-Maritimes (1997-2002)
2015 en cours Pierre Aschieri
(Fils du précédent)
SE Physicien, maître de conférences à l'Université de Nice

Politique municipale[modifier | modifier le code]

Tous les services publics sont gérés en régie municipale directe : services des eaux (système automatisé), service de l’assainissement, ramassage des ordures ménagères, cantines scolaires, transports scolaires et pompes funèbres (avec chambre funéraire et cérémonie des obsèques gratuite).

Malgré les prix élevés de l'immobilier local, 4 ha ont été achetés par la mairie[5] qui les a préemptés afin de créer une régie agricole produisant des légumes pour les cantines scolaires de la commune.

L'objectif fixé pour l'année 2011 était de produire 15 tonnes de légumes certifiés bio, ce qui permettra de couvrir la moitié des besoins des cantines. En 2012, ils ont assuré 100 % des repas servis.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en annuel[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 544 habitants, en diminution de -6,82 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
438 443 485 635 650 672 720 716 729
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
715 930 966 986 894 1 005 1 018 1 028 984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
989 1 062 1 129 1 144 1 331 1 364 1 202 1 188 1 475
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 047 2 873 3 599 5 119 7 989 8 889 10 203 10 274 9 544
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 19,4 %) ;
  • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 24,3 %).
Pyramide des âges à Mouans-Sartoux en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,5 
5,9 
75 à 89 ans
8,7 
13,2 
60 à 74 ans
14,1 
21,7 
45 à 59 ans
20,8 
21,5 
30 à 44 ans
23,6 
16,5 
15 à 29 ans
13,7 
20,9 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Concerts au château (APAC/chaque été)
  • Au début d'octobre, chaque année, a lieu le Festival du Livre pendant un week-end. Plusieurs chapiteaux et espaces sont ainsi aménagés pour accueillir des centaines d'auteurs et éditeurs[12].
  • En mai, le printemps musical a lieu. Organisé par l'OMAJ (Office Mouansois d'Action pour la Jeunesse), il reste sur le même format que la fête de la musique, c'est-à-dire en multi-scène accueillant dans la soirée 1 à 4 groupes[13].
  • Le festival Levez de Rideau est un festival de Théâtre Amateur organisé par l'association « Les soi-disant ».
  • Foire aux santons

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • HB3M (Handball Mougins Mouans-sartoux Mandelieu) évolue en national 2.

Économie[modifier | modifier le code]

Commune de tradition rurale, l'économie de Mouans-Sartoux a pendant très longtemps été tournée vers l'agriculture (vigne et oliviers). Au XVIIIe siècle, l'élevage des vers à soie était aussi une des activités économiques de Mouans. En effet, sur le cadastre de 1738, des mûriers sont mentionnés dans différents quartiers, et notamment dans le quartier de la Grand'Pièce, appartenant au seigneur de Mouans, un bâtiment, la magnanerie sert « à tirer la soie ». Elle a fonctionné jusque dans les années 1940.

Plus tard, on a exploité les plantes à parfum (jasmin, rose de mai). Il existe encore quelques champs de fleurs près de la Tour de Laure qui, elle, sert au dépistage des feux de forêt.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Château de Mouans 43° 37′ 14″ nord, 6° 58′ 09″ est « PA00080769 » Inscrit 1989
Château de Mouans

Le château de Mouans, construit de la fin du XVe siècle au tout début du XVIe siècle, est resté la propriété des Grasse jusqu'en 1750, puis il passa aux Villeneuve. Au cours de la Révolution, le château de Mouans subit le sort de bon nombre de demeures seigneuriales. C'est « la bonne ville de Grasse », qui le détruira en grande partie. Il devint la propriété de la famille Durand de Sartoux au début du XIXe siècle qui va le réhabiliter. Il sera reconstruit suivant les plans d'origine. Il conserva ainsi son architecture triangulaire, ses trois tours, sa cour intérieure. Le château de Mouans-Sartoux est devenu grâce à « l'Espace de l'Art Concret », un centre d'art contemporain permanent et de réputation internationale. Dans les anciennes écuries du château, a été installé un musée rural sur la vie d'antan.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fours à chaux : sur la place du Général-Leclerc se trouvaient de nombreux fours à chaux que la commune a décidé de boucher car les autorités administratives ne les trouvaient pas hygiéniques. En 1861, la surface a donc été transformée en place publique pour le séchage des grains. Cette place sera carrelée la même année.
  • Place du Grand-Pré : située devant la mairie, cette place est une ancienne aire de battage et de séchage du blé. En 1850, la commune acquiert un nouveau terrain pour faire une aire de battage qui devient une place publique.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-André, rue du Château XVIe siècle.
  • Ancienne chapelle Saint-Bernardin des Pénitents blancs, Rue Frédéric Mistral XVIe siècle, style roman : domaine privé. Pénitents Blancs
  • Chapelle du château Castellaras, allée du Château.
  • Salle de prière musulmane dans le centre-ville entre le village et la gare.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Distinctions de la ville[modifier | modifier le code]

  • Distinction « Maison de l’Architecte » en 1989 (gymnase municipal et le cimetière paysager)
  • Trophée 1989 d’environnement décerné par le Conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement des Alpes-Maritimes pour la politique de protection de la forêt
  • Trophée EDF qualité ville 1990 – pour le bilan énergétique de l’école F. Jacob
  • Prix de l’académie nationale des arts dans la rue 1991 – pour la politique de restauration des façades du village et de l’établissement du plan de coloration.
  • Écharpe bleue 1993 – prix national pour la qualité de l’eau
  • Prix Roger Masson 1994 – décerné pour la protection de la Forêt Méditerranéenne contre l’incendie sous l’égide de la Fondation de France
  • 1er prix national des éco-maires en 2003 pour la politique environnementale globale
  • Prix spécial CAUE région PACA pour le complexe médiathèque-cinéma
  • Trophée des droits de l’enfant des Alpes-Maritimes remis par le Foyer de l’enfance du département
  • Concours régional des villes et villages fleuris 2003 – deuxième fleur
  • Diplôme d’honneur de la protection des paysages et l’esthétique de la France 2003
  • Plan éco-énergie 2003 – Mouans-Sartoux site pilote du programme régional de maîtrise
  • Équerre d’argent 2004 – Nomination pour les architectes Gigon Guyer, concepteurs du bâtiment pour la donation Albers-Honegger
  • Trophée du vélo 2004 – mise en place des vélos bus qui permettent aux enfants de se rendre à l’école à vélo
  • Label « ville amie des enfants » 2004 – remis par l’Unicef
  • Ville anti-corrida et amie des animaux - la première de France, depuis le 10 décembre 2004
  • 2e prix du CAUE départemental pour la réalisation du Gymnase du collège en 2005
  • Écharpe d’or de la prévention routière 2006

Politique culturelle[modifier | modifier le code]

  • Acquisition du château de Mouans-Sartoux en 1989
  • Installation de l’Espace de l’Art concret en 1990
  • Construction de l’Espace Art Recherche Imagination en 1997
  • Création des colloques de l’association Art Sciences Pensée en 1991, rendez-vous annuel des artistes, scientifiques et philosophes
  • Le Préau, un musée pour l’art des enfants inauguré en 2003
  • Un musée pour la donation Albers-Honegger (plus de 500 œuvres d’ « Art concret » de 250 artistes) inauguré en juin 2004
  • Création du Festival du Livre en 1988, plus de 50 000 visiteurs en 2006, 300 auteurs
  • Cinéma médiathèque « la Strada » ; en 2006 : 6 800 abonnés à la médiathèque, 280 000 entrées au cinéma
  • Chaque mois de mai, entre 8 000 et 10 000 jeunes assistent au printemps musical
  • La bastide du parfumeur, Conservatoire des plantes à parfum du pays de Grasse, association loi 1901, désormais appelée « Les jardins du musée international de la parfumerie ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mouans-Sartoux

D'azur à la tour d'or

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]