Division marocaine
| Division marocaine | |
Les drapeaux des quatre régiments d'infanterie de la division à Mareuil-la-Motte en septembre 1916. | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Division d'infanterie |
| Rôle | Infanterie |
| Devise | Sans peur et sans pitié |
| Guerres | Première Guerre mondiale Guerre du Rif |
| Batailles | 1914 - Bataille de la Fosse-à-l'Eau 1914 - Bataille de la Marne (Bataille des Marais de Saint-Gond) 1915 - Bataille de l'Artois 1915 - 2e Bataille de Champagne 1916 - Bataille de la Somme 1917 - Bataille des monts de Champagne 1917 - Bataille de Verdun 1918 - Bataille de l'Aisne 1918 - Offensive des Cent-Jours (Bataille de Vauxaillon) |
| Commandant | Général Humbert Général Blondlat Général Codet Général Degoutte Général Daugan |
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La Division marocaine (DM), initialement Division de marche du Maroc, également connue sous l'appellation de 1re division marocaine (1re DM), est une division d'infanterie de l'armée d'Afrique, unité militaire française qui participe à la Première Guerre mondiale et à la guerre du Rif.
Composée durant la majeure partie de son engagement pour moitié de soldats européens (marsouins, zouaves et légionnaires) et pour moitié de soldats maghrébins (tirailleurs algériens et tunisiens), la Division marocaine s'illustre notamment lors de la bataille de la Marne en puis lors de la bataille de l'Artois de , où, pour la première fois, une division française rompt le front allemand[1].
Les quatre unités principales qui composent la division durant la quasi-totalité de son engagement entre 1914 et 1918 sont le Régiment de marche de la Légion étrangère, le 4e régiment de tirailleurs tunisiens, le 7e régiment de tirailleurs algériens et le 8e régiment de zouaves. Tous ces régiments sont cités à l'ordre de l'armée et à la fin du conflit, la division marocaine compte dans ses rangs les unités les plus décorées de l'armée française[2]. Elle est la seule division dont tous les drapeaux sont décorés de la Légion d’honneur au cours de la Première Guerre mondiale[3].
Envoyée en occupation en Rhénanie, la division marocaine revient au Maroc en pour combattre la République du Rif. Elle y est dissoute en .
Différentes dénominations
[modifier | modifier le code]- : Division de marche du Maroc
- Entre le 15 et le : devient la Division marocaine
- : la Division marocaine devient 1re division marocaine[4]
- : dissolution
Les chefs de la division marocaine
[modifier | modifier le code]Chefs de corps
[modifier | modifier le code]- - : général Humbert[5]
- - : général Blondlat[5]
- - : général Codet[5]
- - : général Degoutte[5]
- - : général Daugan
- - ? : général Tantot[6]
- ?
- - : général Marty[7]
- - 1926 : général Ibos[7]
Commandants de brigade
[modifier | modifier le code]- 1re brigade[5]
- Général Blondlat : - .
- Colonel Mérienne-Lucas : - .
- Colonel Lavenir : - .
- Colonel Pein : - (tué à l'ennemi).
- Colonel Delavau : - .
- Colonel Demetz : - .
- Colonel Mittelhauser : - .
- Colonel Boucher : .
- 2e brigade[5]
- Colonel Cros : - (tué à l'ennemi).
- Colonel d'Anselme : - .
- Colonel Girodon : - (tué à l'ennemi comme général commandant la 12e D.I.)
- Colonel Schuhler : - .
- Colonel Bertrand : .
- 7e brigade
- 8e brigade
- Colonel Duffour : 1925[8] - [7]
- Colonel Corap : - [7]
Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Composition au cours de la guerre
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L'infanterie est regroupée en deux brigades[9] :
- 1re brigade marocaine[réf. souhaitée] :
- Régiment de marche colonial (3 bataillons) d'août au
- Régiment de marche de zouaves (3 bataillons) d'août au
- 4e régiment de marche de tirailleurs, (venant de la 38e division d'infanterie) du au (rejoint la 2e division marocaine)
- 2e régiment de marche du 1er étranger du au
- 2e régiment de marche du 2e étranger du au
- Régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE), par fusion des deux régiments étrangers, du au
- 12e bataillon de tirailleurs malgaches, du au
- Bataillon de légion russe de début 1918 au
- 2e brigade marocaine[réf. souhaitée] :
- 1er régiment mixte de zouaves et de tirailleurs jusqu'au ; Il n'y eut jamais de bataillon de zouaves dans le 1er RMZT.
- 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs jusqu'au
- Régiment de marche de tirailleurs du Maroc occidental du au (3 bataillons)
- 1er bataillon du 5e tirailleurs algériens
- 4e bataillon du 7e tirailleurs algériens
- 5e bataillon du 4e tirailleurs tunisiens
- Régiment de marche de tirailleurs du Maroc oriental du au (4 bataillons)
- 1er bataillon du 2e tirailleurs algériens
- 4e bataillon du 2e tirailleurs algériens
- 3e bataillon du 6e tirailleurs algériens
- 3e bataillon du 2e zouaves
- 7e régiment de marche de tirailleurs, formé par la fusion du régiment de marche de tirailleurs du Maroc occidental avec le régiment de marche de tirailleurs du Maroc oriental, du au
- 8e régiment de marche de zouaves par changement d'appellation du Régiment de marche de zouaves, du au .

La cavalerie divisionnaire est constituée des unités suivantes[9] :
- Deux escadrons du 6e régiment de chasseurs en puis un seul d' à
- Un escadron du 11e régiment de hussards de à
- Deux escadrons du 10e régiment de dragons de à
- Deux escadrons du 5e régiment de chasseurs d'Afrique à partir d', puis un seul à partir d'
- Un escadron du 1er régiment de spahis à partir d'.
La Division marocaine est en outre soutenue par[10] :
- une unité d’artillerie commandée par Lieutenant-Colonel Ducros comprenant un groupe de marche sous les ordres du commandant Turpin (1re et 2e batteries du 4e groupe d'artillerie de campagne d'Afrique ainsi que la 2e batterie du 8e groupe d'artillerie de campagne d'Afrique) et un groupe de deux batteries du 3e Régiment d’Artillerie coloniale sous les ordres du commandant Martin,
- une compagnie divisionnaire du Génie du Maroc sous les ordres du capitaine Quinson.
Enfin, l'escadrille Escadrille BRE 104 est rattachée à la division en 1918[9].
Création
[modifier | modifier le code]À la veille de la mobilisation du , les troupes d’occupation du Protectorat stationnées au Maroc dont dispose l’Armée française comprennent :
- 1 bataillon d'infanterie coloniale (1er BIC du Maroc) à Fez
- 6 régiments mixtes d'Infanterie coloniale du Maroc composés chacun d’un « bataillon de coloniaux » (« marsouins ») et de deux de « tirailleurs sénégalais » à Rabat, La-Chaouïa, Meknés, Fez et Marrakech
- 2 groupes mixtes d’artillerie coloniale (un groupe de trois « batteries montées de 75 de campagne » et un autre de quatre « batteries de 65 de montagne »)
- 6 compagnies de conducteurs sénégalais
- 13 bataillons de tirailleurs algériens
- 9 bataillons de tirailleurs tunisiens
- 9 bataillons de zouaves
- 5 bataillons de troupes auxiliaires du Maroc (futurs tirailleurs marocains)
- un escadron de spahis sénégalais
Par prélèvement d’une partie de ces forces immédiatement disponibles, quatre brigades sont créées dès la mobilisation. Les deux premières constituent la division de marche du Maroc. Les deux autres brigades s'illustreront avec les 38e et 153e divisions d'infanterie.
Les cinq bataillons de soldats marocains dont dispose l’Armée française au Maroc n'entrent pas dans la composition de la Division marocaine mais constituent deux régiments de chasseurs indigènes aux ordres du colonel Auroux et du commandant Poeymirau qui forment le une Brigade de chasseurs indigènes (appelée aussi Brigade marocaine ou Brigade Ditte) aux ordres du général Ditte.
1914
[modifier | modifier le code]- 6 - : Constitution, puis embarquement, transport et débarquement à Bordeaux et Sète[11].
- Les unités constituant la Division de marche du Maroc sont regroupées à Bordeaux le après avoir débarqué à Sète depuis Oran, Casablanca et Mahedia. Le , la division quitte Bordeaux et se positionne dans la région de Tournes (Ardennes françaises) le [12], pour se joindre au Corps d’armée des troupes coloniales de la 4e armée française dans la Bataille des frontières[réf. souhaitée].
- 18 - : transport par V.F. à l'ouest de Mézières dans les Ardennes[11].
- - : mouvement par Mézières vers le nord-est, puis repli par Mézières et Witry-lès-Reims, vers la région de Fère-Champenoise[11].
- À l’issue de la Bataille des Ardennes le , la Division marocaine est intégrée au 9e corps d’armée de la 4e armée sous les ordres du général Dubois. Ce corps d’armée a pour mission de couvrir le repli de cette dernière en s'établissant le sur une ligne Signy-l'Abbaye - La-Fosse-à-l'Eau, sur laquelle elle doit contrer l’avancée de la IIIe Armée allemande[réf. souhaitée].
- : combats de Dommery et de la Fosse-à-l'Eau (bataille de la Meuse).
- : combats à Bertoncourt.
- : combats de Neuflize et d'Alincourt.
- 6 - : engagée dans la bataille de la Marne : du 6 au , bataille des Marais de Saint-Gond. Combats autour du château de Mondement. À partir du , poursuite par Tours-sur-Marne et de Beaumont-sur-Vesle jusque vers Prunay et la ferme des Marquises[11].
- - : combats dans cette région (bataille de l'Aisne), puis stabilisation et occupation d'un secteur vers la ferme des Marquises et le nord de Sillery, étendu à gauche le jusque vers le fort de la Pompelle (guerre de mines)[11].
- 23 - : participation aux attaques françaises en direction de Berru.
- 12, , : attaques locales françaises.
- : combats au bois des zouaves.
- : attaques locales allemandes.
- Du au , la 2e brigade est transférée dans le nord. Engagée le dans la première bataille d'Ypres, enlèvement du bois triangulaire (nord d'Ypres) et de la grande Dune (Nieuport-Bain).
1915
[modifier | modifier le code]- 23 - : retrait du front ; à partir du , transport par V.F. de la région d'Épernay, dans celle de Saint-Pol[11].
- - : mouvement vers la région d'Aubigny-en-Artois, puis à partir du occupation d'un secteur vers la ferme de Berthonval et la Targette[11].
- 9 - : engagée dans la seconde bataille de l'Artois, attaque de la cote 140[13].
- 12 - : retrait du front. Repos vers Mont-Saint-Éloi, puis vers Tincques[13].
- - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers la cote 123 et le bois de Carency, réduit à gauche, le vers le cabaret rouge[13].
- 16 - : attaques françaises en direction de Givenchy-en-Gohelle[13].

- - : retrait du front et repos vers Wail. À partir du , transport par V.F. dans la région de Montbéliard ; à partir du , mouvement vers Giromagny ; instruction et repos[13].
- - : transport par V.F. de la région de Lure, dans celle de Suippes. À partir du 25 septembre, engagée vers le bois Sabot dans la seconde bataille de Champagne[13].
- 25 - : attaques vers le Trou Bricot et la butte de Souain. À partir du , mouvement de rocade et occupation d'un secteur au sud-est de Sainte-Marie-à-Py.
- - : retrait du front vers Cuperly. À partir du , transport par V.F. de la région de Cuperly dans celle de Pont-Sainte-Maxence ; instructions et repos[13].
- - : mouvement vers Cœuvres-et-Valsery ; instruction[13].
1916
[modifier | modifier le code]- - : mouvement vers Crépy-en-Valois ; instruction. À partir du , mouvement par étapes vers le camp de Crèvecœur-le-Grand ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers la région de Noyers-Saint-Martin ; repos[13].
- - : mouvement vers Montdidier, puis occupation d'un secteur entre l'Oise et Belval[13].
- - : retrait du front. Transport par V.F. dans la région d'Amiens. En réserve au début de la bataille de la Somme[14].
- 6 - : mouvement vers le front, engagée dans la bataille de la Somme, vers Belloy-en-Santerre et l'est de Flaucourt[14].
- 7 - : attaques françaises sur les positions allemandes au sud-est de Belloy-en-Santerre.
- 15 - : retrait du front. Transport par V.F. dans la région de Gournay-sur-Aronde[14].
- - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre Belval et la lisière sud du bois des Loges[14].

- - : retrait du front. Repos vers Estrées-Saint-Denis. À partir du , mouvement vers le camp de Crèvecœur ; instruction[14].
- - : transport par camions dans la région de Chuignolles. Occupation d'un secteur vers Belloy-en-Santerre et le sud de Barleux[14].
- - : retrait du front, mouvement vers le camp de Crèvecœur ; instruction[14].
1917
[modifier | modifier le code]- - : mouvement vers le front ; occupation d'un secteur vers Beuvraignes et le sud d'Armancourt[14].
- - : retrait du front. Éléments au travail vers Montdidier, éléments au repos vers Froissy et Crèvecœur-le-Grand[14].
- 14 - : mouvement vers Montdidier, engagée dans la poursuite des troupes allemandes en seconde ligne lors de l'opération Alberich[14].
- - : transport par V.F. de Montdidier et d'Hargicourt vers Saint-Hilaire-au-Temple et Cuperly. À partir du , occupation d'un secteur entre Auberive-sur-Suippe et le nord de Baconnes. À partir du , engagée dans la bataille des monts de Champagne, prise du Mont-sans-Nom et de Auberive-sur-Suippe[14].
- - : retrait du front ; repos vers Châlons-en-Champagne[14].
- - : transport par camions vers Jonchery-sur-Vesle, puis à partir du , occupation d'un secteur entre la Miette et l'Aisne[15].
- - : retrait du front. À partir du , repos vers Arcis-sur-Aube. À partir du , transport par camions dans la région de Verdun ; travaux[15].
- - : occupation d'un secteur vers Chattancourt et la Meuse[15].
- : engagée dans la bataille de Verdun, prise du bois des Corbeaux. Puis organisation des positions conquises vers la Meuse et l'ouest de Forges-sur-Meuse.
- - : retrait du front, transport par camions dans la région de Vaucouleurs, puis à partir du au camp de Bois l'Évêque ; repos et instruction[15].
- - : occupation d'un secteur entre Limey et l'étang de Vargévaux[15].
- : action locale française au nord de Flirey vers le bois de Montmare.
1918
[modifier | modifier le code]- - : retrait du front, instruction vers Vaucouleurs et travaux. À partir du , regroupement vers Vaucouleurs ; repos et instruction[15].
- - : transport par V.F. au nord de Beauvais ; travaux et instruction vers Rumigny ; puis tenue prête à intervenir vers Sains-en-Amiénois et Hangard[15].
- - : mouvement vers le front ; participe à l'action de soutien aux troupes australiennes et britanniques lors de la bataille de Villers-Bretonneux au sud de la bourgade et vers le bois de Hangard. Organisation et défense, dans cette région d'un secteur réduit à gauche, le , jusqu'à la lisière nord du bois de Hangard[15].
- 7 - : retrait du front ; transport par camions vers Nanteuil-le-Haudouin ; repos[15].
- - : transport par camions vers Dommiers. Engagée dans la 3e bataille de l'Aisne vers la Montagne de Paris, Missy-aux-Bois et Chaudun, combat en retraite puis organisation du nouveau front. À partir du , regroupement dans la région Vivières, Villers-Cotterêts[16].
- 4 - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Ambleny et l'Aisne, déplacée à droite le vers Ambleny et Fosse-en-Haut[16].
- : attaque allemande.
- - : retrait du front et repos vers Rethondes[16].
- 5 - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Fosse-en-Haut et Saint-Pierre-Aigle. À partir du , engagée vers Laversine et Saint-Pierre-Aigle dans la bataille du Soissonnais (seconde bataille de la Marne), attaque sur Saint-Pierre-Aigle, Dommiers et Chaudun[16].
- - : retrait du front ; transport dans les régions de Breteuil et Crèvecœur-le-Grand ; repos[16].
- - : transport par camions vers le front ; préparatifs d'offensive. Prend part à la poussée vers la ligne Hindenburg. Prise de Sorny, le ; progression vers Vauxaillon, conquête des positions allemandes de la région d'Allemant (14 - , bataille de Vauxaillon)[16].
- - : retrait du front et repos vers Vic-sur-Aisne, puis vers Meaux. À partir du , transport par V.F. à Rosières-aux-Salines ; repos[16].

- - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Bezange-la-Grande et Brin-sur-Seille ; préparatifs d'offensive[16].
- : Libération de Château-Salins en Moselle[17]
Rattachements
[modifier | modifier le code]Affectation organique
[modifier | modifier le code]Armée de rattachement
[modifier | modifier le code]- 1re armée
- -
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- 22 -
- 2e armée
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- -
- 3e armée
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- 7 -
- 4e armée
- 21 -
- -
- -
- 7 -
- 5e armée
- -
- -
- -
- 12 -
- 6e armée
- -
- -
- -
- -
- 7e armée
- -
- 8e armée
- -
- 26 -
- -
- 9e armée
- -
- 10e armée
- -
- -
- -
- -
- -
- 10 -
- Détachement d'armée Foch
- -
- Intérieur
- 2 -
Allemagne
[modifier | modifier le code]Le , la division passe le Rhin et entre en Allemagne[18].
Retour au Maroc
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Elle revient au Maroc en pour participer aux opérations contre les Rifains. C'est la division marocaine, et en particulier la 8e brigade du colonel Corap, qui permet la capture d'Abdelkrim el-Khattabi le après l'échec des négociations avec la République du Rif[7],[19].
La division est dissoute par l'ordre général no 2 du [20].
Composition
[modifier | modifier le code]- 7e brigade :
- Deux bataillons du 2e régiment étranger d'infanterie
- Deux bataillons du 2e régiment de zouaves
- 4e bataillon d'Afrique
- 8e brigade :
- 14e régiment de tirailleurs algériens (trois bataillons)
- 64e régiment de tirailleurs marocains (trois bataillons)
- 1er bataillon du 4e régiment étranger d'infanterie
- Deux groupes d'escadrons de spahis[7] ou deux escadrons du 5e régiment de spahis[21]
- Cinq batteries d'artillerie de campagne et de montagne
- Partisans marocains
Les 7e et 8e brigades sont dissoutes fin [7].
Décorations
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- Drapeaux décorés de la Médaille militaire
- Drapeaux décorés de la Légion d'honneur
- Fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur et du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918 (au moins 9 citations à l'ordre de l'armée)
- Régiment de marche de la Légion étrangère (9 citations)
- Fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur (6-8 citations à l'ordre de l'armée)
- 8e régiment de zouaves (7 citations)
- 4e régiment de marche de tirailleurs (6 citations)
- 7e régiment de marche de tirailleurs (6 citations)
- Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 (2-3 citations à l'ordre de l'armée)
- 12e bataillon de tirailleurs malgaches (3 citations)
- Bataillon de légion russe (2 citations)
Citations militaires de la division
[modifier | modifier le code]« Le général commandant la 9e Armée cite à l'ordre de l'armée la 1re Division du Maroc, commandée par le général Humbert pour la vaillance, l'énergie, la ténacité dont elle a fait preuve aux combats de la Tosse-à-l'Eau le et dans les journées des 6, 7, 8 et à Montdement, Montgivroux, Saint-Prix. Les résultats obtenus, comme aussi les pertes cruelles mais glorieuses qu'elle a subies, en témoignent. Tous, zouaves, coloniaux, tirailleurs indigènes ont fait d'une façon admirable leur devoir. »
— Citation à l'ordre de l'Armée obtenue par la Division Marocaine lors de la Bataille de la Marne, Ordre général no 11 du 22 septembre 1914 de la 9e Armée, Maréchal Foch.[22]
« Le général commandant en chef le Groupe des Armées de l'Est cite à l'ordre des armées le 33e corps d'armée, comprenant les 70e, 77e divisions et la Division Marocaine pour avoir sous la conduite énergique de son chef, le général Pétain, fait preuve, au cours de son attaque du , d'une vigueur et d'un entrain remarquables, qui lui ont permis de gagner d'une haleine plus de trois kilomètres, de prendre à l'ennemi 25 mitrailleuses, 6 canons et de faire 2 000 prisonniers. »
— Citation à l'ordre de l'Armée obtenue par la Division Marocaine lors de la Bataille de l'Artois (mai 1915), Ordre général no 38 du 10 mai 1915, Maréchal Joffre.[22]
« Le général de Castelnau, commandant le groupe des Armées du Centre, cite à l'ordre des armées : le 2e corps d'armée colonial, qui, comprenant les 10e et 15e divisions coloniales et la division métropolitaine du Maroc, a, le , sous l'impulsion énergique du général Blondlal, enlevé dans un vigoureux assaut la première position ennemie puissamment organisée et, par certains de ses éléments (division Marchand) atteint d'un seul bond la deuxième position allemande. A complété son succès dans la journée du 26, rejetant partout l'ennemi au-delà de sa deuxième position, faisant plus de 4 000 prisonniers, enlevant 25 canons, 60 mitrailleuses et recueillant un butin considérable. »
— Citation à l'ordre de l'Armée obtenue par la Division Marocaine lors de la Seconde bataille de Champagne, Ordre général no 1 du 25 octobre 1915, Général de Castelnau.[22]
Citations militaires des régiments
[modifier | modifier le code]Les drapeaux des quatre régiments de la Division marocaine (Régiment de marche de la Légion étrangère, 4e RMT, 7e RMT et 8e RMZ) ont été décorés de la Légion d'honneur au cours de la Première Guerre mondiale[23].
« Merveilleux régiment, qu'animent la haine de l'ennemi et l'esprit de sacrifice le plus élevé. En Artois, le , sous les ordres du lieutenant-colonel Cot, s'est élancé à l'assaut des Ouvrages Blancs, enfonçant, d'un seul bond, toutes les organisations ennemies, enlevant la cote 140, poussant jusqu'à Carency et Souchez. En Champagne, le , sous les ordres du colonel Lecomte-Denis, puis du commandant Rozet, a conquis l'ouvrage de Wagram, au Nord de Souain, Le , sous les ordres du lieutenant-colonel Cot, a triomphé d'une organisation puissante et, poussant jusqu'aux tranchées et au bois de la Ferme de Navarin, les a enlevés. Dans la Somme, le , sous les ordres du lieutenant-colonel Cot, après avoir franchi un glacis de 800 mètres, fauché par les mitrailleuses, a conquis à la baïonnette Belloy-en-Santerre et l'a gardé, malgré un bombardement intense, contre les efforts violents et répétés de l'ennemi. En Champagne, devant les monts de Moronvilliers, le sous les ordres du lieutenant-colonel 1917, Duriez, puis du commandant Deville, s'est élancé à l'attaque contre un ennemi résolu, trois fois supérieur en nombre. Par un combat corps à corps, ininterrompu pendant cinq jours et cinq nuits, s'est emparé des tranchées du Golfe et du village d'Auberive. À Verdun, le , sous les ordres du lieutenant-colonel Rollet, a enlevé le village de Cumières et son bois, avec une telle fougue, qu'il a dépassé l'objectif final qui lui était assigné. S'est ensuite rendu maître de la côte de l'Oie et de Régneville. »
— Décret du 27 septembre 1917 portant attribution de la Croix de Chevalier de la Légion d'honneur au drapeau Régiment de marche de la Légion étrangère
« Drapeau glorieux. A flotté sur tous les champs de bataille de la Grande Guerre. Le , à Hanzinelle, en Belgique, le à Ribemont et Villers-le-Sec, les tirailleurs brisent l'ennemi. Du 6 au , ils poursuivent l'adversaire jusqu'au Chemin des Dames. Le , en Artois, ils enlèvent près du Cabaret Rouge quatre lignes de tranchées ; en Champagne, le , ils prennent le Bois Sabot. Le , le régiment attaque près d'Auberive, atteignant tous ses objectifs ; le , à Verdun, il emporte la Côte de l'Oie et le Bois de Cumières. Le , près de Soissons, il résiste héroïquement à la poussée de l'ennemi, maintenant intégralement toutes ses positions. Du au , sur l'Ailette, il pénètre dans des positions défendues désespérément et force l'ennemi à la retraite. Les 26, 27, 28 et , il contribue à l'enlèvement de la Butte du Mesnil, passe la Dormoise, s'empare du Plateau de Grateuil, franchit l'Alin et prend pied sur les pentes du sud du massif de Marvaux. Au cours de ces actions, le drapeau du 4e régiment de marche de tirailleurs indigènes conquiert la fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur ; il est glorieusement blessé le à Paissy, par éclat d'obus. »
— Décret du 5 juillet 1919 portant attribution de la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur au Drapeau 4e RMT - Le Président de la République
« Digne héritier des Turcos de Wissembourg et Frœschwiller, unissant sous son Drapeau les fils de l'Algérie, de la Tunisie et du Maroc, image vivante de l'Afrique du Nord, venus se donner corps et âme à la mère Patrie. En , aussitôt débarqués et lancés dans la bataille, les Tirailleurs, sous les ordres du Lieutenant-colonel Cros, retardent pied à pied la marche de l'envahisseur à la Fosse à l'eau, Bertoncourt, Ablancourt. En septembre, ils rejettent la Garde Impériale dans les marais de Saint-Gond, puis écrasent l'ennemi, contraint à la retraite, sous les murs du Château de Mondement. Le , en Artois, sous les ordres du Lieutenant-colonel Demetz, ils s'emparent de la Cote 140 et le , en Champagne, enlèvent brillamment les ouvrages ennemis au Nord de Souain. Le , dans la Somme, ils se distinguent encore devant Belloy-en-Santerre. En Champagne, le , ils s'emparent des formidables positions du Mont Sans-Nom sous les ordres du Lieutenant-colonel Schultz qui, à Verdun, le les lance à l'assaut des puissantes organisations fortifiées qu'ils réduisent, en faisant 1 100 prisonniers. Au cours de l'épopée sublime de 1918, devant Villers-Bretonneux, ils enlèvent, le , sous les ordres du Lieutenant-colonel Schultz les positions de Cachy. Dans l'Aisne, le , sous les ordres du Lieutenant-colonel Mensier, ils percent les lignes ennemies, progressent de 11 kilomètres et font un grand nombre de prisonniers sur le même terrain où, les 29 et , ils avaient soutenu des combats acharnés pour arrêter la marche de l'ennemi vers Compiègne. Du 2 au , sous le même commandement, à Sorny et à Vauxaillon, ils bousculent dans des conditions exceptionnellement dures, sur la ligne Hindenburg, les régiments allemands les plus réputés et progressent de plus de 7 kilomètres, préparent ainsi par leur héroïsme la marche sur Laon et la grande victoire. »
— Décret du 5 juillet 1919 portant attribution de la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur au Drapeau du 7e RMT - Le Président de la République
« Régiment superbe d'héroïsme et de vaillance qui, pendant quatre ans de guerre, sans jamais faiblir, a dressé devant l'envahisseur la foi sacrée d'une troupe qui sait mourir pour la défense de son sol. Entré le en contact de l'ennemi, ils manœuvrent en retraite sans faiblir jusqu'au ou les zouaves s'arrêtent et font face. Au château de Mondement et dans les marais de Saint-Gond, ils battent la garde prussienne. Beaux de dévouement, de courage et de sacrifice, ils dressent, dans la boue de Belgique, à Boesinghe et à Nieuport, le mur inébranlable de leurs poitrines. Le , le et le , sous les ordres du lieutenant-colonel Modelon, ils se lancent à l'attaque de la crête de Vimy et de la butte de Souain. Le , ils se sacrifient et meurent sur les fils de fer de Barleux. Puis, sous les ordres de lieutenant-colonel Lagarde, ils s'emparent, le , du Mont-Sans-Nom, réputé imprenable. Le , ils éloignent à jamais le Boche de Verdun, la citadelle inviolée. L'année 1918 les trouve prêt encore à toutes les audaces et à tous les sacrifices; le , ils attaquent Villers-Bretonneux et barrent la route d'Amiens. Les 29 at , alors que menaçant et terrible monte le flot ennemi, ils accourent, se sacrifient héroïquement pour défendre la route de Soissons à Paris. Ils sont encore debout, le , pour pousser de l'avant et chasser l'ennemi de Chaudun et de Charantigny. Et c'est en vain que, du au , l'ennemi essayera de s'accrocher aux falaises de l'Aisne, de tenir Neuville-sur-Margival et le ravin de Vauxaillon, la fougue impétueuse de ceux qui, par sept fois déjà, les ont vaincus, commencera leur défaite.. »
— Décret du 5 juillet 1919 portant attribution de la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur au Drapeau du 8e RMZ - Le Président de la République
Chant
[modifier | modifier le code]- Le texte du chant de la Division marocaine de la Première Guerre mondiale fut repris en 1943 par le capitaine Félix Boyer dans Le Chant des Africains.
Devise
[modifier | modifier le code]« Sans peur et sans pitié. »[7]
Mémorial de Givenchy-en-Gohelle
[modifier | modifier le code]Un monument édifié en à Givenchy-en-Gohelle sur le plateau de Vimy, en face du mémorial canadien, rend hommage à la Division marocaine et aux centaines de milliers de soldats étrangers engagés pour la France pendant la Grande Guerre[24].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ «... Le 9 mai 1915, les régiments de la division marocaine s’élançant à 10 heures des tranchées de Berthonval et brisant de haute lutte la résistance des allemands atteignirent d’un bond la cote 140, leur objectif, rompant pour la première fois le front ennemi », voir la dédicace du Monument aux morts de la division marocaine de Givenchy-en-Gohelle
- ↑ Marc Michel, L'Afrique dans l'engrenage de la Grande guerre, 1914-1918, Paris, Éd. Karthala, , 240 p. (ISBN 978-2-8111-0846-5, OCLC 849870981, lire en ligne), p. 103.
- ↑ 4e RTT, 7e RTA, Régiment de marche de la Légion étrangère et 8e régiment de zouaves, Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Royale, 1919, p. 2023-2035.
- AFGG, t. 10-2, p. 937.
- Pages de gloire, p. 138.
- ↑ « État-Major Général de l'Armée : mutations », Journal officiel de la République française, (lire en ligne)
- Max Schiavon, André-Georges Corap, Place des éditeurs, (ISBN 978-2-262-07248-3, lire en ligne).
- ↑ Manue, « Au Maroc », revue militaire suisse, vol. 71, no 4, (DOI 10.5169/seals-340954, lire en ligne).
- AFGG, t. 10-2, p. 938-939.
- ↑ Pages de gloire, p. 10.
- AFGG, t. 10-2, p. 940.
- ↑ Pages de gloire, p. 11.
- AFGG, t. 10-2, p. 941.
- AFGG, t. 10-2, p. 942.
- AFGG, t. 10-2, p. 943.
- AFGG, t. 10-2, p. 944.
- ↑ Memorialgenweb.org - Château-Salins : plaque commémorative de la Division Marocaine (relevé no 201037).
- ↑ Pages de gloire, p. 101.
- ↑ Laure 1927, p. 248.
- ↑ « Maroc : dissolution des grandes unités », La France militaire, , p. 3 (lire en ligne).
- Laure 1927, p. 226.
- Pages de gloire, p. 107-108.
- ↑ Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Royale, 1919, p. 2023-2035.
- ↑ Maxime Pedrero, « Givenchy-en-Gohelle: le maire veut sauver le monument à la mémoire de la division marocaine », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Pages de gloire de la Division marocaine, (lire en ligne).
- Service historique de l'état-major des armées, Les Armées françaises dans la Grande guerre, Paris, Impr. nationale, 1922-1934, onze tomes subdivisés en 30 volumes (BNF 41052951) :
- AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).
- Auguste Marie Émile Laure, La victoire franco-espagnole dans le Rif, Plon, (lire en ligne).
- Service historique de l'Armée de terre, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Troyes, Imprimerie La Renaissance (no 19.982), 4e trimestre 1969.
- Anthony Clayton (trad. de l'anglais par Paul Gaujac), Histoire de l'armée française en Afrique : 1830-1962 [« France, soldiers and Africa »], Paris, A. Michel, , 550 p. (ISBN 978-2-226-06790-6, OCLC 30502545).
- (en) Strohn, Matthias, The Battle of the Somme, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-1472815576)
- Jean-Louis Larcade, Zouaves et tirailleurs, les régiments de marche et les régiments mixtes : 1914-1918, Argonautes, .
- Éric de Fleurian, Maroc 1907 - 1934 : Participation des régiments de tirailleurs, synthèse - opérations 2e partie - 1919-1926, les-tirailleurs.fr, (lire en ligne).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]Monuments
[modifier | modifier le code]- Monument aux morts de la division marocaine à Givenchy-en-Gohelle (62)
- Le monument national de la Victoire de la Marne Septembre 1914 Mondement - Marais de Saint-Gond
Historiques
[modifier | modifier le code]- La Division Marocaine dans la bataille de l'Aisne (1917)
- Historique et composition de la Division Marocaine de 1914 à 1918