Nicolas Brémontier

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Nicolas Brémontier
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Portrait de Nicolas Brémontier

Nom de naissance Nicolas Brémontier
Naissance
Le Tronquay, Eure, France
Décès (à 71 ans)
Paris, Île-de-France, France
Nationalité France Française
Profession
Professeur de mathématiques
Ingénieur
Inspecteur général des Ponts et Chaussées.

Nicolas-Thomas Brémontier est un ingénieur français, né le au Tronquay, dans l'Eure, et mort de tuberculose le à Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents, Nicolas et Marie Catherine Germaine[2], riches cultivateurs qui jouissaient d'une grande influence, peuvent envoyer le jeune Nicolas à l'école des ponts et chaussées. D'abord professeur de mathématiques à Toulon, ce dernier fait ses débuts à Périgueux comme sous-ingénieur et arrive à Bordeaux en 1770. Promu ingénieur, il quitte la ville en 1780, pour y revenir en 1784 avec le grade d'ingénieur en chef. En 1786, il proposa un projet de canal reliant la Rance à la Vilaine par le Meu, cependant son projet n'est pas retenu et en décembre 1803, le projet de Joseph Liard privilégiant la jonction de la Rance à la Vilaine par l'Ille est préféré et adopté par le conseil supérieur des Ponts-et-Chaussées  Nommé inspecteur général des Ponts et Chaussées en 1802, il est muté à Paris. L'inspecteur des Ponts et Chaussées, Claude Deschamps le remplace à Bordeaux. Il meurt de la tuberculose à Paris en août 1809.

Il applique, parmi les premiers en France, le moyen de fixer les dunes de sables mouvants qui envahissaient le pays situé sur le golfe de Gascogne, entre la Gironde et l'Adour : les Landes de Gascogne (1786) par des plantations de pins maritimes, à la suite des travaux des Captaux de Buch commencés au sud du bassin d'Arcachon, et aux études du baron Charlevoix de Villiers. On a de lui un Mémoire sur les dunes (1796).

Il a été surnommé le bienfaiteur des départements maritimes de France.

Fixation des dunes[modifier | modifier le code]

Brémontier fait d'abord construire une digue destinée à arrêter le cheminement des sables au point de départ. À environ 70 m de la ligne atteinte par les plus hautes mers, on enfonce dans le sol une palissade de madriers contre laquelle le sable s'accumule. Relevant les madriers à mesure que le sable monte, on crée une « dune littorale » de 10 à 12 m de hauteur, formant barrière. Le sable de la surface est fixé par des semis de gourbet, dont l'épais lacis de racines s'étend rapidement. Brémontier s'attaque ensuite au problème de la fixation des dunes intérieures. Des graines de pins maritimes, mélangées à des graines d'ajonc et de genêt sont semées sous une couverture de fagots de branchages qui maintiennent provisoirement les sables. Au bout de quatre ans, le genêt atteint près de deux mètres de hauteur. Le pin, d'une croissance plus lente, grandit ainsi protégé et distance bientôt les autres plantes qui, en pourrissant, apportent des éléments organiques fertilisateurs.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Brémontier (vers 1710, Le Tronquay? - 1784, Le Grand-Quevilly), cultivateur, s'est marié en 1736 aux Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen avec Marie-Catherine Germaine (1717 - 1743, Le Tronquay). Ils ont eu 3 enfants dont Nicolas-Thomas Brémontier (1738-1809). Marié avec Angélique Bertin, ils ont eu 1 enfant, Georges Thomas Brémontier (1756 - 1814, Caen), avocat au Parlement de Paris. Il s'est marié en 1782 à Rouen avec Aimée Reverdun et ont eu au moins 3 enfants: Georges-Bertin Brémontier (1786, Rouen - 1847, Paris)[3], inspecteur divisionnaire des ponts et chaussées, marié à 1818 avec Alexandrine Colombe Tarbé de Vauxclairs (1796-1870), fille de Jean Bernard Tarbé de Vauxclairs; Charles Joseph Benjamin Brémontier (1791 - 1814), contrôleur des droits réunis et Adèle Brémontier (1796, Rouen - 1872, Paris) mariée en 1813 à Rouen avec Antoine Marie Gaspard Boucher d'Argis de Guillerville (1785, Paris - 1865).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mémoire sur les dunes, et particulièrement celles qui se trouvent entre Bayonne et la pointe de Grave, à l'embouchure de la Gironde, dans Annales des ponts et chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 1er semestre 1833, p. 145-224 (lire en ligne)
  • Recherches sur le mouvement des ondes, F. Didot, Paris (1809)

Références[modifier | modifier le code]

  1. BRÉMONTIER Nicolas Ingénieur, Ecole des Ponts et Chaussées
  2. Acte de baptême de Nicolas Thomas Brémontier dans Archives en ligne de l'Eure, 8MI4321, voir en ligne, vue 413/612.
  3. M. Robin, Notice nécrologique sur M. Brémontier (Gerges-Bertin), inspecteur divisionnaire des ponts et chaussées, dans Annales des ponts et chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 2e semestre 1847, p. 269-276 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Gillet-Laumont, Tessier, Chassiron, et al., Rapport sur les différens mémoires de M. Brémontier, inspecteur-général des ponts et chaussées, chargé de la dixième division, et sur les travaux faits pour fixer et cultiver les dunes du Golfe de Gascogne, entre l'Adour et la Gironde, Huzard, Paris (1806)
  • Jacques Sargos, Histoire de la forêt Landaise, L'Horizon chimérique, Bordeaux (1997)

Liens externes[modifier | modifier le code]