Forge d'Uza

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Forges d'Uza
Présentation
Type
Construction
1759
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
D 66Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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L'ancienne forge d'Uza témoigne de l'activité sidérurgique dans les Landes pendant la révolution industrielle. Ses vestiges sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du 03 mai 2004[2]

Présentation[modifier | modifier le code]

La forge-fonderie d'Uza est considérée comme la plus ancienne des Landes[3]. Le premier haut fourneau est créé en 1759 par le marquis de Lur-Saluces, comte d'Uza[4].

Cette petite industrie rurale se nourrit du minerai de fer contenu dans la garluche, du charbon de bois produit à partir du pin des forêts du Marensin et de l'énergie hydraulique, obtenue grâce à la retenue d'eau sur le Vignac, entraînant la formation d'un petit lac de 6 ha, qui anime soufflets et martinets des forges.

La production de la forge est un moment interrompue par l’émigration de son propriétaire pendant la Révolution française[3]. La fonte produite est de bonne qualité et fournit la Marine[4]. Les statistiques industrielles de 1851 montrent que les forges d'Uza emploient 63 hommes, 52 femmes, 27 garçons et 20 filles, soit 162 personnes[5]. Nombre d'ouvriers spécialisés sont originaires du Pays Basque voisin[4]. Vers 1860, la source locale de minerai commence à se tarir et le site d'Uza doit diversifier ses sources d'approvisionnement. Le 6 septembre 1865 est créée la paroisse d'Uza. En 1872, Uza est érigée en commune par partition de territoires des communes limitrophes de Lévignacq, Lit-et-Mixe et Saint-Julien-en-Born. L'ouverture en 1881 des Forges de l'Adour à Tarnos exerce une concurrence préjudiciable aux forges d'Uza et à toutes celles du département des Landes. L’exploitation du haut fourneau se poursuit jusqu’en 1903, toujours par la même famille. Après cette date, la forge d'Uza ne produit plus que de la fonte de seconde fusion[5]. Une petite fonderie perdure jusqu’en 1981. Sa fermeture manque l'arrêt de la sidérurgie dans les Landes[3].

Le haut fourneau a été rasé et l'atelier abandonné. Ce dernier est actuellement l'ultime témoignage des forges d'Uza. Il conserve un ensemble de machines-outils et de l'outillage de petite forge[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Google Maps
  2. a et b « Anciennes forges d'Uza », notice no PA40000052, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a b et c http://landesenvrac.blogspot.fr
  4. a b et c Jean-Jacques et Bénédicte Fénié, Dictionnaire des Landes, Éditions Sud Ouest, , 349 p. (ISBN 978-2-87901-958-1)
  5. a et b Exposition Landes de fer, Maryse Lassalle, à la chapelle à la mer, Mimizan, juillet 2016

Voir aussi[modifier | modifier le code]