Phare de Contis

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Phare de Contis
Contis phare 11.JPG

Le phare de Contis en 2009

Localisation
Coordonnées
Pays
Localisation
Architecture
Construction
Hauteur
39 m
Élévation
41,5 m
Hauteur focale
50 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Statut patrimonial
Équipement
Lanterne
Lampe halogène 180 W
Optique
Fresnel 4 panneaux, focale 30 cm
Portée
Feux
Feu blanc à 4 éclats, 25 s
Électrification
1951
Gardienné
non
Automatisation
1999
Visiteurs
oui
Identifiants
ARLHS
Amirauté
D1382Voir et modifier les données sur Wikidata
List of Lights
MarineTraffic
NGA
113-1580Voir et modifier les données sur Wikidata
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Le phare de Contis est un phare maritime de 1er ordre du littoral néo-aquitain et un amer situé à Contis, station balnéaire de la commune de Saint-Julien-en-Born, dans le département français des Landes. Il est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 6 novembre 2009[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1790, le plus grand des deux clochers de l'église Sainte-Marie de Mimizan sert d'amer, facilitant la navigation diurne dans cette partie du golfe de Gascogne[2]. Il s'effondre à cette date par vétusté et manque d'entretien.

En 1856, la Commission des phares décide, sous l'égide de Napoléon III, de renforcer les dispositifs de navigations dans ce secteur par la construction d'un nouveau phare, qui se situerait à égale distance de Biarritz et d'Arcachon[3]. La construction du phare de Contis-les-bains, comme on dit alors, est ainsi ordonnée par décret de Napoléon III en 1860.

Les travaux débutent en 1862, sous la direction de l'ingénieur-historien des sciences Frédéric Ritter. Les fondations et le corps de la colonne du phare sont en garluche. Les ouvertures et la couronne sont en pierre de Saint-Savinien. On accède à l'époque à la coupole par un escalier en fonte de 183 marches. Sa hauteur totale est de 41,5 m et la hauteur de sa focale est de 39 m. Son éclairage est à l'origine d'une portée remarquable de 80 km. La lampe fonctionne dans un premier temps à l'huile de colza, puis tour à tour à l'huile de baleine et au pétrole[3].

Les travaux prennent un certain retard, en raison d'une main d'œuvre insuffisante et des difficultés techniques rencontrées. La hauteur de onze mètres de la dune sur laquelle l'ouvrage est bâti constitue notamment un obstacle. L'entreprise chargée des travaux fait faillite en 1863, les travaux sont toutefois repris par une autre et achevés[3].

En 1873, un tremblement de terre ébranle l'édifice, provoquant l'apparition de fissures sur les murs et de fuites de mercure. En 1917, des pannes répétées du système de rotation contraignent les gardiens à le pousser manuellement. Cette situation perdure jusqu'en 1928, date à laquelle il est remplacé[3].

Entièrement blanc à l'origine, le phare est embelli en 1937 et orné de deux bandes noires en forme de double vis d'Archimède par le peintre Bellocq[3], afin qu'il puisse aussi servir d'amer, c'est-à-dire de repère de jour à la navigation. Il se classe ainsi dans la catégorie des phares « barber's poles » (du nom des enseignes de barbier aux États-Unis) noirs et blancs, caractérisée par deux bandes noires effectuant chacune un enroulement autour du corps du phare. La première bande noire prend naissance à la base du phare au niveau de la porte ouest, la seconde bande débute à la base du phare au niveau de sa porte est.

Le , l'armée allemande fait sauter la coupole avant de quitter Contis. Gabriel Brouste, entrepreneur à Saint-Julien-en-Born, procède aux travaux de remise en état qui débutent en octobre 1948.

En 1950, on réduit considérablement la puissance de la lampe pour la porter à 42 km et l'on inverse le sens de rotation de faisceau, portant depuis à 23 milles nautiques (soit 43 km environ). Son escalier rénové compte désormais 192 marches.

Aujourd'hui, en plus de son code lumineux, 4 éclats en 25 secondes, sur une cadence de 4-4-4-13 secondes, le phare de Contis est le relais de systèmes de radionavigation et de télécommunication.

Les gardiens du phare se succèdent jusqu'en 1999, année où il est automatisé. Le dernier d'entre eux est à l'origine d'un petit musée, dont le navigateur Titouan Lamazou est le parrain[3].

Motif à spirales[modifier | modifier le code]

En France, le phare du plateau du Four, construit entre 1816 et 1821, est un autre exemple de motif à spirale.

Les phares à spirales de style « barber's pole » sont déployés à la fin des années 1800 sur la côte est des États-Unis afin de servir d'amer à la navigation maritime. Ils tiennent leur nom de l'enseigne des barbiers américains. Ce modèle explique que les phares ainsi décorés possèdent une double bande. Sur l'enseigne d'origine, les deux bandes sont de couleur rouge et bleue sur fond blanc. Deux autres phares dans le monde ont un style barber-pole à double bande noire sur fond blanc, ce sont ceux de cap Hatteras peint en 1873 en Caroline du Nord et de Saint Augustine en Floride peint en 1874. D'autres phares suivent ce même modèle, mais avec des variantes de couleurs, comme le rouge[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Inscription du Phare de Contis », notice no PA40000073, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 1er octobre 2011
  2. Mimizan, Clins d'œil au passé, Georges Cassagne, édition Atlantica, 2007, p 16
  3. a, b, c, d, e et f L'Almanach du Landais 2009, éditions CPE, p 100
  4. Site de Contis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]