Institut national de l'environnement industriel et des risques
L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) est un établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1990 et placé sous la tutelle du Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement français. Il est pour 80 % l'héritier du CERCHAR, Centre d’Etudes et Recherches des Charbonnages de France (1947-1990) et pour 20 % de l'IRCHA, l'Institut National de Recherche Chimique Appliquée[1]. Sa mission est d’évaluer et de prévenir les risques accidentels ou chroniques pour l'homme et l'environnement liés aux installations industrielles, aux substances chimiques et aux exploitations souterraines. L'établissement compte deux sites, l'un a Verneuil-en-Halatte dans l'Oise (avec une grande partie des salariés) et un autre à Nancy.
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Activités principales [modifier]
L’INERIS effectue des travaux de recherche destinés à mieux comprendre les phénomènes dangereux et mettre au point des outils opérationnels au service de l’évaluation et de la prévention des risques. Il apporte un appui technique aux pouvoirs publics pour l’élaboration et la mise en œuvre des réglementations, des normes, des méthodes de référence et des systèmes de certification. Il réalise des prestations pour l’administration, les entreprises et les collectivités locales et contribue à la culture du risque par sa présence dans des manifestations professionnelles et grand public et la mise à disposition de documents scientifiques et techniques. Son budget s’élevait en 2007 à environ 60 millions d’euros.
L'INERIS a aussi été désigné par la loi Grenelle 2 pour mettre en place et exploiter un guichet unique informatisé[2] (téléservice administratif), qui doit recenser tous les réseaux implantés en France et les informations principales nécessaires à la réalisation de travaux en toute sécurité à leur proximité (avec obligation de déclaration et de renseignement pour les exploitants de réseaux et pour tout maîtres d'ouvrages et entreprises de travaux)[3].
Organisation [modifier]
Outre la direction générale et les directions fonctionnelles, l’INERIS compte cinq directions opérationnelles qui ont pour mission de mettre en œuvre les compétences de l’INERIS dans le cadre du contrat d’objectifs entre l’État et l’Institut :
- la direction des risques chroniques,
- la direction des risques accidentels,
- la direction des risques du sol et du sous-sol,
- la direction de la certification,
- la direction de la valorisation et du marketing.
L’activité de formation est gérée au sein d’une filiale : INERIS Formation. L’effectif total de l’Institut était de 560 personnes en 2007.
Méthodes et moyens techniques [modifier]
L’INERIS conjugue l’approche expérimentale, la modélisation, l’approche méthodologique des risques, ainsi que le retour d’expérience pour une meilleure compréhension des phénomènes à l’origine des risques. L’INERIS est doté de laboratoires d’analyses physicochimiques et de moyens d’essais parmi les plus importants au plan national.
Collaborations [modifier]
En France, l’INERIS collabore avec différents organismes publics (BRGM, ADEME, Ifremer, IRSN, INRS, AFSS…), des laboratoires de grandes écoles (Écoles des Mines, École nationale supérieure d'ingénieurs de Bourges...) ou d’universités, et des associations (EXERA,CNRI). Hors des frontières, l’INERIS participe à des programmes de recherche européens et internationaux.
Références [modifier]
- http://www.ineris.fr/?q=fr/t-propos-ineris/20-ans/445
- [Décret décembre 2010 « guichet unique »]
- réglementation sur ce sujet