Farinole

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Farinole
Ferrìngule (co)
Vue de Farinole
Vue de Farinole
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Conca-d'Oro
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Ange Cherubini
2014-2020
Code postal 20253
Code commune 2B109
Démographie
Gentilé Farinolais
Ferringulesi (co)
Population
municipale
210 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 58″ N 9° 21′ 58″ E / 42.7327777778, 9.36611111111 ()42° 43′ 58″ Nord 9° 21′ 58″ Est / 42.7327777778, 9.36611111111 ()  
Altitude 200 m (min. : 0 m) (max. : 1 120 m)
Superficie 14,76 km2
Localisation

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Farinole
Ferrìngule (co)

Farinole (en corse Ferrìngule, prononcé [fæ.ˈrːiːŋ.gu.lɛ]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Ses habitants sont appelés les Farinolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Farinole se situe à la base du Cap Corse dont elle constitue la "porte d'entrée" occidentale depuis Saint-Florent ou Patrimonio. La commune appartient aussi à l'extrémité nord du Nebbio, avec lequel elle entretient pour des raisons historiques des rapports privilégiés. La commune fait partie du Canton de la Conca-d'Oro.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mer Méditerranée Olmeta-di-Capocorso Santa-Maria-di-Lota Rose des vents
Golfe de Saint-Florent N San-Martino-di-Lota
O    Farinole    E
S
Golfe de Saint-Florent Patrimonio Patrimonio

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Secteur sud du littoral communal

Farinole occupe une des vallées de la partie occidentale du Cap Corse lequel est divisé en deux par une chaîne de montagnes aux crêtes effilées orientée Nord-Sud.

Le sol est principalement composé de schiste, une roche qui s'altère facilement. On y trouve à l'opposé, des ophiolites, roches magmatiques dures nommées péridotites le plus souvent transformées en serpentinites (teintées en vert par l'olivine), donnant au relief des paysages aigus et abrupts. C'est certainement l'explication des nombreuses coulées de boues qui se sont produites sur la commune (28 octobre 1985, 31 octobre 1993, 4 novembre 1994) consécutives à de fortes précipitations.

La façade littorale
La Marine et la tour génoise

Farinole possède une façade littorale comprise entre l'embouchure du fium' Albino au sud et celui du ruisseau de Pianu au nord. Cette partie de la côte du Cap Corse avec en son milieu, la pointe déchiquetée de Grotta di u Banditu et au nord le Scogliu di Farinole, n'offre aucun abri pour les navires et aux plaisanciers.

La côte comporte plusieurs plages, la plus grande au nord, une plage de galets à la tour génoise, et deux autres plages de sable au sud, non accessibles autrement que par la mer.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Son territoire ne comporte pas de forêt, les arbres étant à chaque fois détruits par de fréquents incendies, attisés par les vents d'ouest dominants. Il est couvert en grande partie d'un maquis, épais et impénétrable dans le fond des talwegs. Sur le rivage, aux abords des embouchures des petits cours d'eau, poussent de nombreux tamaris.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau est le ruisseau de Pianellu qui a sa source sous Bocca di San Leonardo (855 m) et qui prend le nom de ruisseau de Farinole[1] avant de se jeter à la mer à la Marine.

Quant au Fium'Albino qui délimite Farinole de Patrimonio, il emprunte en partie le territoire communal sur un kilomètre environ avant son embouchure dans le golfe de Saint-Florent.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Maisons à Sparagaggio

Le littoral de Farinole est traversé par la D80, route faisant le tour du Cap Corse. Quant au village qui se situe à l'intérieur des terres, il est desservi par la D333 venant de Patrimonio et dont l'intersection au Nord avec la D80 se situe en limite de la commune d'Olmeta-di-Capocorso.

Transports[modifier | modifier le code]

Farinole est distant, par route, de 22 km du port de commerce de Bastia, de 20 km de la gare des CFC de Bastia et de 36 km de l'aéroport de Bastia Poretta.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameau Poggio

Farinole est situé entre mer et montagne, au bas du Cap Corse, entre Saint-Florent et Negro avec une vue magnifique sur le golfe et le désert des Agriates.

Bracolaccia[modifier | modifier le code]

Le village de Bracolaccia (Bracolacce) a été construit sur une arête de montagne. À ses pieds, se trouve l'église paroissiale, isolée des habitations. Il se situe à 5 minutes de la mer.

Sparagaggio[modifier | modifier le code]

Sparagaggio est son principal hameau. Il est également construit sur un éperon rocheux, en face de Bracolaccia.

Poggio[modifier | modifier le code]

Le hameau de Poggio (Poghju) est le plus haut, construit à 223 m d'altitude,

Pescatoja[modifier | modifier le code]

Le hameau de Pescatoja se trouve au nord du littoral communal.

San Daniello[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit San Daniello se situe entre Bracolaccia et la Marine de Farinole.

Marine de Farinole[modifier | modifier le code]

La Marine de Farinole avec sa remarquable tour génoise, se trouve au sud de sa plus grande plage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour génoise 1562

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Farinole faisait partie du fief de Nonza qui avant 1109 ne comprenait que Nonza et Olmeta-di-Capocorso mais qui en 1198 contrôlait tout le Cap Corse sauf le Lota. Arrigo Della Rocca, descendant de Sinucello Della Rocca comte de Corse qui avait défendu Pise contre la France et avait reçu en récompense le titre de « Giudice », reçoit l'aide d'Aragon. Il occupe Nonza mais est vite repoussé. Gênes inféode la Corse ; Arrigo s'entend avec eux pour fonder l'Ordre de la Maona et être gouverneur de la Rocca. Lucchino Gentilli qui retrouve son fief de Nonza se voit confier un temps peu après le château de Farinole. En 1385 la Maona se brouille avec Arrigo, le combat mais doit capituler. Maître de presque toute la Corse durant 12 années Arrigo est vaincu par Gênes en 1397. Il meurt en 1401.

En 1410 Vincentello d'Istria, soutenu par l'Aragon, se fait proclamer comte de Corse, puis vice-roi en 1418 par le peuple à Biguglia.

En 1453, Gênes inféode la Corse à l'Office de Saint Georges et impose la construction de tours littorales pour rassurer la population des villages côtiers sans cesse attaquée par les Barbaresques. En 1530 le Cap comptait 10 tours et 30 en 1730. La tour de Farinole sera élevée en 1562, financée par un impôt collecté auprès des villageois.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

De 1583 à 1590, alors que famine et peste régnaient en Corse, les Barbaresques razzient les côtes de l'île, enlèvent des personnes pour en faire des esclaves ; de très nombreux villages sont abandonnés ou ruinés. Parmi eux, Marianda di Farinole.

Sous Pascal Paoli, la marine de Farinole est utilisée. Un chantier naval « u scalu vechju » s'y était développé pour la construction de galères. En novembre 1793 eut lieu la bataille de Farinole, qui opposa des troupes paolistes, retranchées dans le couvent de Marianda, et des troupes républicaines commandées par le Conventionnel Lacombe-Saint-Michel. Celui-ci, victorieux, fera fusiller les chefs corses et brûler une partie du village[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Ange Cherubini . .
mars 2008 . Ange Cherubini . .
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 210 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
461 479 505 538 522 550 568 583 611
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
601 572 601 566 590 544 558 523 508
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
529 513 397 510 534 516 253 206 127
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
121 131 148 176 179 206 210 210 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Peu d'activités économiques dans cette commune faiblement habitée mais qui ne manque pas d'attraits touristiques. Un restaurant et un camping sont installés au bord de remarquables plages de sable.

La viticulture est l'autre secteur économique de Farinole qui se trouve dans la zone d'appellation contrôlée A.O.C. Patrimonio (Domaine Sylvain Paoli et Domaine Catarelli). La commune est située sur la Route des Vins (Strada Vinaghjola).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Côme et Saint-Damien[modifier | modifier le code]

Église St-Côme et St-Damien

L'église paroissiale Saint-Côme et Saint-Damien du XVIIe siècle est située en contrebas du hameau de Bracolaccia.

Ancien couvent de Marianda[modifier | modifier le code]

Le couvent de Marianda ruiné, est situé au-dessus de la route D333 au Sud de la commune. Fondé en 1606 et achevé en 1750, il avait été financé par les dons et legs des 3 communes de Barbaggio, Farinole et Patrimonio. Il a été ravégé par les Barbaresques entre 1583 à 1590 et abandonné. Les raids fort nombreux des pirates sur les côtes de l'île dureront pendant près de trois siècles. Un sentier permet d'y accéder depuis la route D333. L'édifice reste néanmoins interdit en raison des risques d'effondrement.

Une association pour la sauvegarde du patrimoine de Farinole a été récemment créée en vue de la consolidation des vestiges.

Chapelle San Jacintu[modifier | modifier le code]

Cette chapelle ruinée, est située à 1 092 m au plus haut du village et au nord de la commune.

Tour de Farinole[modifier | modifier le code]

Tour génoise

La tour génoise se trouve au nord de la marine de Farinole. Comme les autres tours du littoral de Corse, sa construction avait été imposée par Gênes. Financée par un impôt collecté auprès des villageois, la tour de Farinole a été construite en 1562. C'était l'une des premières édifiées. Cet édifice fortifié propriété d'une personne privée, est protégé et inscrit M.H. depuis le 23/06/1993[5].

Maison-tour de Poggio[modifier | modifier le code]

Cet édifice de base carrée, dite "tour pisane", date probablement du XVIe siècle. Elle se trouve tout en haut du hameau de Poggio (Poghju) et donne vue sur la tour littorale par delà le vallon du ruisseau de Farinole. Restaurée, elle sert d'habitation.

Mines de fer dites mines de fer de Farinole-Olmeta[modifier | modifier le code]

Les mines de Farinole-Olmeta, connues depuis le XVe siècle, avaient fait l'objet de plusieurs tentatives de valorisation jusqu'au XVe siècle. De la concession accordée le 27 juin 1849, 300 à 400 tonnes de minerai sont disponibles sur le carreau en 1853. Productives en 1856, ces mines sont abandonnées quelques années plus tard. Malgré de nouvelles tentatives de réactivation du site minier, elles seront définitivement abandonnées dans les années 1920.

À l'état de vestiges, les mines sont reprises à l'Inventaire général du patrimoine culturel[6].

Autres[modifier | modifier le code]

  • Pont génois
  • Nombreuses tombes (caveaux de famille) le long de la D333, entre le village et la mer.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph-Marie Farinole : Général, officier du Royal Corse du roi de Naples, Joachim Murat, rentré en France en 1813 où il se couvrit de gloire. Gouverneur militaire de Bonifacio sous le Second Empire. Dernier chevalier de l'ordre de Saint-Louis. Il mourut sous la Troisième République. Il est le beau-père de Vincent Benedetti[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]