Farinole

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Farinole
Ferrìngule (co)
Vue de Farinole
Vue de Farinole
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Conca-d'Oro
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Ange Cherubini
2014-2020
Code postal 20253
Code commune 2B109
Démographie
Gentilé Farinolais
Ferringulesi (co)
Population
municipale
210 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 58″ N 9° 21′ 58″ E / 42.7327777778, 9.36611111111 ()42° 43′ 58″ Nord 9° 21′ 58″ Est / 42.7327777778, 9.36611111111 ()  
Altitude 200 m (min. : 0 m) (max. : 1 120 m)
Superficie 14,76 km2
Localisation

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Farinole (en corse Ferrìngule, prononcé [fæ.ˈrːiːŋ.gu.lɛ]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Ses habitants sont appelés les Farinolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Farinole se situe à la base du Cap Corse dont elle constitue la "porte d'entrée" occidentale depuis Saint-Florent ou Patrimonio.

« Entre la plage de Negro et Farinole se trouve l'endroit appelé Fossa d'Arco. C'est là, suivant la division adoptée par les modernes, que le Cap-Corse se termine sur la côte extérieure. [...] Presque au pied de la chaîne[Note 1] se trouve Farinole qui comprend onze hameaux ; ce village a une bonne escale pour la pêche, avec un ruisseau, et produit d'excellent vin. »

— Mgr Agostino Giustiniani in Description de la Corse - Traduction de l'Abbé Letteron in Histoire de la Corse Tome I - Bastia Imprimerie et librairie Ollagnier - 1890. p. 6 et 11.

La commune appartient aussi à l'extrémité nord du Nebbio, avec lequel elle entretient pour des raisons historiques des rapports privilégiés. La commune fait partie du Canton de la Conca-d'Oro.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mer Méditerranée Olmeta-di-Capocorso Santa-Maria-di-Lota Rose des vents
Golfe de Saint-Florent N San-Martino-di-Lota
O    Farinole    E
S
Golfe de Saint-Florent Patrimonio Patrimonio

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Secteur sud du littoral communal

Farinole occupe un des alvéoles de la partie occidentale du Cap Corse. Il s'agit du bassin versant du ruisseau de Farinole qui, dans la partie haute du cours, s'appelle le ruisseau de Pianellu. Cette vallée ouverte sur le golfe de Saint-Florent à l'ouest, est adossée à la Serra, une chaîne de montagnes aux crêtes effilées ou la « dorsale » du Cap Corse, orientée dans un axe nord-sud.

Le sol est principalement composé de schiste, une roche qui s'altère facilement. On y trouve à l'opposé, des ophiolites, roches magmatiques dures nommées péridotites le plus souvent transformées en serpentinites (teintées en vert par l'olivine), donnant au relief des paysages aigus et abrupts. C'est certainement l'explication des nombreuses coulées de boues qui se sont produites sur la commune (28 octobre 1985, 31 octobre 1993, 4 novembre 1994) consécutives à de fortes précipitations.

Au sud-ouest du hameau de Sparagaggio, se trouve une zone collinaire composée de formations de calcaires bioclastiques et récifaux, identique à celle de Saint-Florent.

La façade littorale
La Marine et la tour génoise

Farinole possède une façade littorale comprise entre l'embouchure du ruisseau de Pianu au nord et celui du fium' Albino au sud. Cette partie de la côte du Cap Corse avec, en son milieu la pointe déchiquetée de Grotta di u Banditu et au nord le Scogliu di Farinole, n'offre aucun abri pour les navires et aux plaisanciers.

La côte comporte plusieurs plages, une plage de galets à la tour génoise, et deux autres plages de sable, celle au sud inaccessible autrement que par la mer, et celle de la Marine de Farinole, la plus grande au nord.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Son territoire ne comporte pas de forêt, les arbres étant à chaque fois détruits par de fréquents incendies, attisés par les vents d'ouest dominants. Il est couvert en grande partie d'un maquis, épais et impénétrable dans le fond des talwegs. Sur le rivage, aux abords des embouchures des petits cours d'eau, poussent de nombreux tamaris.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau est le ruisseau de Farinole qui a sa source sous Bocca di San Leonardo (855 m)et porte le nom de ruisseau de Pianellu [1]. Il a son embouchure à la Marine, dans le golfe de Saint-Florent. Ses principaux affluents sont le ruisseau d'Ernaiolo[2], le ruisseau de Panchelle[3] et le ruisseau de Fiumicello[4].

Quant au Fium'Albino qui délimite Farinole de Patrimonio, il emprunte en partie le territoire communal sur un kilomètre environ avant son embouchure dans le golfe de Saint-Florent.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Maisons à Sparagaggio

Le littoral de Farinole est traversé par la D80 (ancienne route nationale 198 de Saint-Florent à Bonifacio comme encore portée sur les cartes cadastrales de Géoportail), route faisant le tour du Cap Corse. Quant au village qui se situe à l'intérieur des terres, il est desservi par la D333 (successivement nommée chemin vicinal ordinaire de Nonza à Farinole, Brocolacce à Sparagaggio, de Farinole à Patrimonio au cadastre) venant de Patrimonio et dont l'intersection au nord avec la D80 se situe en limite de la commune d'Olmeta-di-Capocorso.

Transports[modifier | modifier le code]

Farinole est distant par route, de 22 km du port de commerce de Bastia, de 20 km de la gare des CFC de Bastia et de 36 km de l'aéroport de Bastia Poretta.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameau Poggio

Farinole est situé entre mer et montagne, au bas du Cap Corse, entre Saint-Florent et Negro avec une vue magnifique sur le golfe et le désert des Agriates.

Sparagaggio[modifier | modifier le code]

Bracolaccio, le centre de la commune

Sparagaggio (Sparagaghju) est un village, comme écrit sur les cartes cadastrales. Il a été construit au Moyen Âge sur un éperon rocheux, en face de Bracolaccia, son principal hameau.

Bracolaccia[modifier | modifier le code]

Bracolaccia (Bracolacce ou Bracculaccia), « hameau de Bracolacce » comme porté sur les cartes cadastrales, est devenu le centre de la commune. S'y trouve la mairie et l'église paroissiale Saint-Côme et Saint-Damien. C'est un village moyenâgeux, construit sur une arête de montagne. Il s'étire depuis l'église paroissiale, isolée des habitations, à ses pieds, vers le hameau de Poggio qui le domine. Il se situe à 5 minutes de sa marine nommée « Marine de Farinole ».

Poggio[modifier | modifier le code]

Le hameau de Poggio (Poghju) est le plus haut, construit à 223 m d'altitude. S'y trouve une ancienne tour de style pisane, restaurée et devenue une habitation.

Pescatoja[modifier | modifier le code]

Le hameau de Pescatoja se trouve au nord du littoral communal. De développement récent, il bénéficie de sa situation au nord de la belle plage de sable de la Marine de Farinole, fréquentée en période estivale autour de l'établissement L'Ambada qui est l'un des rares points d'accès à la mer sur cette partie de la côte.

San Daniello[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit San Daniello se situe entre Bracolaccia et la Marine de Farinole, et est desservi par la route de San Daniello.

Marine de Farinole[modifier | modifier le code]

La Marine de Farinole avec sa remarquable tour génoise, se trouve au sud de sa plus grande plage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour génoise 1562

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Farinole faisait partie du fief de Nonza qui avant 1109 ne comprenait que Nonza et Olmeta-di-Capocorso mais qui, en 1198, contrôlait tout le Cap Corse sauf le Lota.

Les Avoragij dominaient Nonza et le pays environnant. Ils mirent à profit les conflits des seigneurs voisins pour arrondir leur seigneurie et augmenter leur puissance ; ils occupèrent la Pietra de Patrimonio avec toute cette vallée et s'emparèrent à deux reprises du château de Farinole[Note 2], mais ils en furent toujours chassés par le comte Orlando[Note 3] qui, grâce à son courage, se fit seigneur du Nebbio[5].

  • 1347 - La Corse devient génoise.
  • 1362 - Gênes inféode la Corse. Tous les seigneurs restent soumis aux Génois, à l'exception d'Arrigo della Rocca qui, n'osant se fier à eux, passa en Espagne où il se plaignit à Alphonse, roi d'Aragon.

Arrigo Della Rocca, fils de Guglielmo descendant de Sinucello Della Rocca comte de Corse qui avait défendu la commune de Pise contre la France et avait reçu en récompense le titre de « Giudice », reçoit l'aide d'Aragon. Il occupe Nonza mais est vite repoussé.

  • 1370 - La République, ne voulant plus intervenir dans les affaires de la Corse car trop coûteuses, laissa à la Maona, une association de cinq gentilshommes génois, administrer l'île au nom de la République de Gênes.

« Ils arrivèrent tous en Corse avec le titre de gouverneurs et amenant avec eux mille soldats. Ils se mirent aussitôt en campagne et prirent le château de Nonza en laissant la vie sauve à la garnison catalane qui était au service du comte Arrigo. Les gouverneurs mirent dans ce château Luchino, l'un des seigneurs du pays, qui avait dû s'exiler. Les seigneurs de Canari et de Brando étaient déjà entrés, comme je l'ai dit, dans la famille des Gentili à Gênes et s'appelaient non plus Avogarij, mais de Gentili. Lorsque Luchino eut reçu Nonza, les gouverneurs allèrent occuper le château de Farinole qu'ils lui remirent également ; mais Luchino, laissant les gouverneurs étendre leurs conquêtes dans l'île, commença à se fortifier dans ces deux châteaux. »

— Giovanni della Grossa in Chronique, traduction de l'Abbé Letteron in Histoire de la Corse Tome I - Bastia Imprimerie et librairie Ollagnier - 1890.

  • 1372 - Le comte Arrigo, proclamé Comte de Corse par le peuple à Biguglia, gouverna ensuite l'île pendant quatre ans, à l'exception de Calvi, de Bonifacio, du château de S. Colombano, et de toute la seigneurie des Da Mare.
  • 1385 - La Maona se brouille avec Arrigo, le combat mais doit capituler. Maître de presque toute la Corse durant douze années, Arrigo est vaincu par Gênes en 1397. Il meurt en 1401.
  • 1410 - Vincentello d'Istria, soutenu par l'Aragon, se fait proclamer comte de Corse, puis vice-roi en 1418 par le peuple à Biguglia.
  • 1453 - Gênes inféode la Corse à l'Office de Saint Georges et impose la construction de tours littorales pour rassurer la population des villages côtiers sans cesse attaquée par les Barbaresques.
  • 1530 - Le Cap comptait 10 tours et 30 en 1730. La tour de Farinole sera élevée en 1562, financée par un impôt collecté auprès des villageois.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Farinole.

De 1583 à 1590, alors que famine et peste régnaient en Corse, les Barbaresques razzient les côtes de l'île, enlèvent des personnes pour en faire des esclaves ; de très nombreux villages sont abandonnés ou ruinés. Parmi eux, Marianda di Farinole[6].

  • 1730 - 21 février, Pinelli[Note 4] apprend que Feringule, Patrimoniu, San Fiurenziu et Algaiola sont assiégés et que Corti et Ruglianu sont tombés aux mains des Corses. Il écrit à Mgr Gaetano Aprosio, évêque du Nebbiu, pour lui demander d'intervenir auprès des assiégeants de San Fiurenzu auxquels il adresse également le P. Orsu Paulu Casabianca.
  • 1730 - Mars, le gouverneur concède 100 fusils aux gens de Lota qui ont pris parti pour la République. Il arme de la même façon le Nebbio, principalement Feringule et Patrimoniu sous la garantie des nobles Stefanini et Calvelli, puis Barbaghju, Santu Petru, Vallecalle et Nonza.
  • 1757 - Pascal Paoli contrôle presque tout le Cap Corse. Sous Pascal Paoli, la marine de Farinole est utilisée. Un chantier naval « u scalu vechju » s'y était développé pour la construction de galères.
  • 1760 - 8 août, les Génois tentent, en vain, un débarquement à la plage de Feringule.
  • 1768 - 1er août, après deux jours de durs combats et de lourdes pertes, les Français s'emparent de Patrimonio et Barbaggio. Le 5 août, M. de Grandmaison, maréchal de Camp, s'empare de Feringule et Louis-Charles comte de Marbeuf, commandant en chef, occupe Erbalunga. Le 26 août, les Corses capitulent. Le Cap Corse est réuni au Royaume de France, avant le reste de l'île, et passe sous administration militaire française.
  • 1789 - La Corse appartient au Royaume de France. Farinole se trouve dans la juridiction royale du Nebbio.
  • 1790 - Avec la Révolution française est créé le département de Corse avec Bastia comme préfecture. Les anciennes communautés ou paroisses prennent le nom de communes.
Le 12 juillet, les cinq diocèses de la Corse (Ajaccio, Aléria, Bastia, Mariana et Nebbio) sont ramenés à un seul.
  • 1793 - En novembre eut lieu la bataille de Farinole, qui opposa des troupes paolistes, retranchées dans le couvent de Marianda, et des troupes républicaines commandées par le Conventionnel Lacombe-Saint-Michel. Celui-ci, victorieux, fera fusiller les chefs corses et brûler une partie du village[7].
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. L'ex-juridiction royale du Nebbio passe dans le district de Bastia ; celui-ci est partagé en cantons (ex-pievi), et le canton en communes. Farinole se trouve dans le canton de San Fiorenzo, dans le district de Bastia et dans le département de El Golo.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 5], la commune garde le nom de Farinole, est toujours dans le canton de San Fiorenzo, dans l'arrondissement de Bastia et le département d'El Golo.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
  • 1828 - Farinole passe dans le canton de Saint-Florent[8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1954 - Les communes de Barbaggio, Farinole, Saint-Florent et Patrimonio composent le canton de Saint-Florent.
  • 1973 - De nouveaux cantons sont créés. Le Canton de la Conca-d'Oro (chef-lieu Oletta) est créé avec la fusion imposée des anciens cantons d'Oletta et de Saint-Florent.
  • 1975, la Corse est à nouveau partagée en deux départements. Farinole se trouve dans celui de Haute-Corse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Ange Cherubini . .
mars 2008 . Ange Cherubini . .
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 210 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 6],[Note 7].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
461 479 505 538 522 550 568 583 611
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
601 572 601 566 590 544 558 523 508
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
529 513 397 510 534 516 253 206 127
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
121 131 148 176 179 206 210 210 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire publique la plus proche se situe à Santa Maria (Patrimonio), la commune voisine. Collèges et lycées les plus proches sont situés à Bastia Montesoro, distant de 18 km via le col de Teghime.

Santé[modifier | modifier le code]

Les cabinets de médecins les plus proches sont situés à Saint-Florent et à Bastia, villes respectivement distantes de 12 km et 18 km. Le Centre hospitalier général de Bastia est distant de 17 km. Plusieurs cliniques se trouvent aussi à Bastia. Deux pharmacies sont à Saint-Florent. Des infirmiers sont installés à Patrimonio ; des masseurs-kinésithérapeutes se trouvent à Saint-Florent.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le seul culte pratiqué est le catholicisme. La paroisse Église Saint-Côme et Saint-Damien) relève du diocèse d'Ajaccio.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le 26 septembre sont fêtés Côme et Damien les saints patrons de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Peu d'activités économiques dans cette commune faiblement habitée mais qui ne manque pas d'attraits touristiques. Un restaurant et un camping sont installés au bord de remarquables plages de sable.

La viticulture est l'autre secteur économique de Farinole qui se trouve dans la zone d'appellation contrôlée A.O.C. Patrimonio (Domaine Sylvain Paoli et Domaine Catarelli). La commune est située sur la Route des Vins (Strada Vinaghjola).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Côme et Saint-Damien[modifier | modifier le code]

Église St-Côme et St-Damien

L'église paroissiale Saint-Côme et Saint-Damien du XVIIe siècle est située en contrebas du hameau de Bracolaccia.

Ancien couvent de Marianda[modifier | modifier le code]

Le couvent de Marianda est situé au lieu-dit « Couvento », au-dessus de la route D333 au sud de la commune. Ruiné, il avait été fondé en 1606 et achevé en 1750 par les moines Franciscains. Il avait été financé par les dons et legs des trois communes de Barbaggio, Farinole et Patrimonio. Il a été ravagé par les Barbaresques entre 1583 à 1590 et abandonné. Les raids fort nombreux des pirates sur les côtes de l'île dureront pendant près de trois siècles. Un sentier, l'ancien chemin de Patrimonio à Farinole encore porté au cadastre, permet d'y accéder depuis la route D333. L'édifice reste néanmoins interdit en raison des risques d'effondrement.

Une association pour la sauvegarde du patrimoine de Farinole a été récemment créée en vue de la consolidation des vestiges.

Chapelle San Jacintu[modifier | modifier le code]

Cette chapelle ruinée, est située à 1 092 m d'altitude, au plus haut du village et au nord de la commune.

Tour de Farinole[modifier | modifier le code]

Tour génoise

La tour génoise, de forme ronde comme la plupart des tours du littoral de Corse, se trouve au nord de la marine de Farinole. Sa construction avait été imposée par Gênes. Financée par un impôt collecté auprès des villageois, la tour de Farinole a été construite en 1562. C'était l'une des premières édifiées. La tour était placée en vue des tours de Vecchiaia au sud et de Negru au nord, de façon qu'un signal donné de l'une d'elles pouvait être aperçu de ses voisines. Pendant plusieurs siècles, ces tours ont servi à prévenir, à l'aide de feux, les habitants des côtes, des dangers qui les menaçaient, et à leur donner refuge s'ils n'avaient point le temps de se réfugier à l'intérieur des terres.

Cet édifice fortifié, propriété d'une personne privée, est protégé et inscrit M.H. depuis le 23/06/1993[10].

Maison-tour de Poggio[modifier | modifier le code]

Cet édifice de base carrée, dite "tour pisane", date probablement du XVIe siècle. Elle se trouve tout en haut du hameau de Poggio (Poghju) et donne vue sur la tour littorale par delà le vallon du ruisseau de Farinole. Restaurée, elle sert d'habitation.

Mines de fer dites mines de fer de Farinole-Olmeta[modifier | modifier le code]

Les mines de Farinole-Olmeta, connues depuis le XVe siècle, avaient fait l'objet de plusieurs tentatives de valorisation jusqu'au XVe siècle. De la concession accordée le 27 juin 1849, 300 à 400 tonnes de minerai sont disponibles sur le carreau en 1853. Productives en 1856, ces mines sont abandonnées quelques années plus tard. Malgré de nouvelles tentatives de réactivation du site minier, elles seront définitivement abandonnées dans les années 1920.

« Le minerai de fer est très abondant ; on peut en extraire beaucoup de la mine de Farinole, dans le Nebbio »

— Mgr Agostino Giustiniani in Description de la Corse - Traduction de l'Abbé Letteron in Histoire de la Corse Tome I p. 73.

À l'état de vestiges, les mines sont reprises à l'Inventaire général du patrimoine culturel[11].

Autres patrimoines civils[modifier | modifier le code]

  • Pont génois
  • Nombreuses tombes (caveaux de famille) le long de la D333, entre le village et la mer.
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

San-Martino-di-Lota est concernée par trois ZNIEFF de 2e génération :

Chênaies vertes du Cap Corse

La zone concerne les chênaies vertes s'étendant sur une superficie de 4 563 ha de 15 communes du Cap Corse, depuis la commune de Farinole, à la base du cap, jusqu'à la commune de Rogliano au nord-est et à la commune de Morsiglia au nord-ouest. Sur la commune de Farinole, en aval des crêtes de Tuffone Niellu, la zone atteint une altitude maximale de 244 mètres et minimale de 27 mètres. La chênaie verte est située au sud-ouest du hameau de Sparagaggio. Elle est bordée à l'ouest par le route D8O, à l'est par la D333. Elle couvre le versant de la crête exposé au nord et un relief de collines culminant à 176 mètres. Elle recouvre un terrain calcaire, le même que celui de Saint-Florent.
Le ruisseau de Campu Maggiore la traverse. Le paysage qui l'entoure se compose de plaines viticoles. La chênaie remonte également les vallons d'Ernaiolo et de Pianellu en amont du hameau de Bracolaccia[12].

Crêtes asylvatiques du Cap Corse

La zone d'une superficie de 6 387 ha, englobe la quasi-totalité de la crête centrale du Cap Corse. La limite sud de la ZNIEFF est identifiée par le col de Teghime (commune de Barbaggio). Son intérêt réside en sa fonction d’habitat pour les populations animales et végétales. Elle comporte une faune et une flore classée comme déterminantes avec 25 espèces végétales, dont une colonie de reproduction de petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), deux couples d’aigle royal (Aquila chrysaetos), et du lézard de Fitzinger (Algyroides fitzingeri)[13].

Ponte Albino et abords

La zone correspond au fond de la basse vallée du Fium Albino et du versant calcaire qui le surplombe en rive gauche depuis Ponte Albino. Ce petit cours d’eau se jette dans le golfe de Saint-Florent, en aval du lieu-dit « Ponte Albino ». Depuis ce lieu, la basse vallée du Fium Albino est surplombée par un versant escarpé composé de roche calcaire dont l’extrémité nord-ouest se termine dans la mer, à la « Punta di Saeta ». De part et d’autre de l’estuaire, la plage est composée de galets. Plus au nord-est, elle n’est plus composée que de sable. En rive droite la basse terrasse est largement exploitée par la viticulture tandis qu’en rive gauche les parcelles sont en friche[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Letteron - Histoire de la Corse Tomes I, II et III - Bastia Imprimerie et librairie Ollagnier - 1890.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit de la Serra di Tenda
  2. Le château de Farinole qui n'existe plus depuis la fin du Moyen Âge, devait se trouver à 400 mètres d'altitude sur l'arête rocheuse au nord de Bracolaccia, comme peut le laisser supposer la toponymie du lieu Castelucci porté sur les cartes IGN
  3. Le comte Orlando était le fils du comte Bianco, l'un des deux fils du comte Guido (l'autre fils était le comte Arrigo Bel Messer)
  4. Felice Pinelli est élu gouverneur le 1er avril 17280. Il débarque à Bastia le 27 mai.
  5. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  6. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  7. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Farinole (Y7430540) » (consulté le 30 mai 2014)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Ernaiolo (Y7431340) » (consulté le 21 août 2014)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Panchelle (Y7431360) » (consulté le 21 août 2014)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Fiumicello (Y7431380) » (consulté le 21 août 2014)
  5. Abbé Letteron in Histoire de la Corse Tome I Chronique de Giovanni della Grossa - Bastia Imprimerie et librairie Ollagnier - 1890
  6. Anton Pietro Filippini in Chronique, traduction de l'Abbé Letteron - Histoire de la Corse Tome III - Bastia Imprimerie et librairie Ollagnier - 1890. p. 344
  7. Réimpression de L'Ancien Moniteur Tome dix-neuvième - Paris Bureau central Quai Malaquais 1841
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 21 août 2014)
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. « Notice no PA00125391 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IA2B000383 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. ZNIEFF 940004078 - Chênaies vertes du Cap Corse sur le site de l’INPN.
  13. ZNIEFF 940004076 - Crêtes asylvatiques du Cap Corse sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  14. ZNIEFF 940031071 - Ponte Albino et abords sur le site de l’INPN.
  15. Article de journal consacré au personnage et archives familiales