Jangle pop

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Jangle pop

Origines stylistiques Post-punk, folk rock, power pop, rock and roll
Origines culturelles Début des années 1980 ; États-Unis et au Royaume-Uni
Instruments typiques Guitare électrique, guitare semi-acoustique, basse, batterie
Voir aussi Indie pop

Genres associés

Rock indépendant, power pop

La jangle pop est un genre musical dérivé du rock alternatif ayant émergé au début et au milieu des années 1980, lancé par des groupes comme The Byrds. La jangle pop au milieu des années 1980, incarnée par des groupes comme The Smiths, est un genre restreint. Entre 1983 et 1987, le terme de « jangle pop » est utilisé aux États-Unis pour décrire des groupes comme R.E.M., Let's Active et Tom Petty, et un sous-genre appelé « Paisley Underground », incorporant des éléments psychédéliques[1]. Au Royaume-Uni, le terme est attribué à la nouvelle vague de groupes agressifs ayant participé à l'album CD86 et aux compilations d'artistes listés par le NME.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

En 1964, l'usage du son jangle par les Beatles dans les chansons A Hard Day's Night, What You're Doing, Ticket to Ride, ainsi que leur reprise de la chanson Words of Love de Buddy Holly, encouragent certains artistes à également jouer du jangle, ou à acheter une guitare à douze cordes Rickenbacker. The Byrds font usage d'une guitare similaire après les avoir vu jouer dans le film A Hard Day's Night. D'autres groupes comme The Who (des premières années « mod »), The Beach Boys, The Hollies et Paul Revere and the Raiders continuent à utiliser des Rickenbacker à douze cordes. The Byrds, dont le style est également considéré folk rock, font usage de la guitare à douze cordes de Roger McGuinn dans certains de leurs enregistrements.

Le dérivé étymologique du terme « jangle » est incertain. Le terme peut être dérivé de la phrase « In the jingle jangle morning, I'll come following you » utilisée dans la reprise par les Byrds de la chanson Mr. Tambourine Man de Bob Dylan ; ou il peut être une onomatopée de la guitare à douze cordes Rickenbacker. La jangle pop est liée au genre power pop qui est lancé dans les années 1960, avec des groupes comme Raspberries et Big Star, flouant les limites des deux styles.

Années 1980[modifier | modifier le code]

La « jangle pop » émerge dans le mouvement post-punk du début et du milieu des années 1980. En 1979, le groupe Pylon, originaire d'Athens, débute avec un « son jangle pop angulaire et propulsif » qui inspirera d'autres groupes de la scène musicale d'Athens[2] dont R.E.M. Pendant cette période à New York, la « jangle pop » peut raisonnablement être utilisé pour décrire des artistes folk-rock comme Willie Nile, The Smithereens, et le quatuor populaire mais indépendant The Floor Models[3], les groupes originaires de Greenwich Village comme The Bitter End, Folk City et Kenny's Castaways, et la plupart de groupes folk-rock originaires de la côte est des années 1960. The Smithereens et Floor Models en particulier font usage de nombreux modèles de guitares électriques à douze cordes Rickenbacker, et plus rarement celle de Hagström[4].

Le son de la jangle pop est « essentiellement au format pop. » AllMusic explique qu'il s'agit d'une musique restreinte aux paroles « délibérément cryptées » et production DIY « agressive et d'amateur. » Entre 1983 et 1987, des « groupes pop sudiste comme R.E.M. et Let's Active » et un sous-genre appelé « Paisley Underground » incorpore des éléments psychédéliques[1]. Un article du magazine Blogcritics explique que derrière R.E.M., le « ...seul autre groupe de jangle-pop à jouir de la popularité en Amérique est The Bangles, de Los Angeles. Mieux connus pour leur hit Manic Monday, leur premier album et leur EP se composent de chansons aux efforts véritablement jangle-pop dans la veine des Byrds/Big Star, saupoudrées d'une dose de psychédélique à leur début[5]. »

Le college rock s'inspire du jangle pop au début des années 1980[6], comme le démontrent les premiers albums de R.E.M., 10,000 Maniacs, Let's Active, The dB's, The Feelies, Guadalcanal Diary, Game Theory, The Connells, Marshall Crenshaw et les Beat Farmers. À Austin (Texas), le terme de « New Sincerity » est utilisé pour des groupes menés par The Reivers, Wild Seeds et True Believers.

Au Royaume-Uni, The Smiths, Felt, et Aztec Camera peuvent être considérés comme jangle pop[7]. Le groupe australien The Church peut également être considéré comme un groupe du genre[8],[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Jangle Pop. AllMusic, consulté le 12 août 2011.
  2. (en) Pylon bio, AllMusic, consulté le 12 août 2011.
  3. (en) The Floor Models, powerpop.blogspot.com, consulté le 22 août 2011.
  4. (en) Hagstrom 12-string electric guitar, hagstrom.org.uk, consulté le 22 août 2011.
  5. (en) « Sunday Morning Playlist: Jangle Pop - Blogcritics Music » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 10 août 2011.
  6. (en) Jangle Pop, radiosparx.com, consulté le 22 décembre 2011.
  7. (en) Sullivan, Denise, « Jangle-Pop », AllMusic, Rovi Corporation (consulté le 28 juillet 2011).
  8. (en) « Jangle Pop », Rhapsody, Rhapsody International (consulté le 28 juillet 2011).
  9. « "Stagestruck" » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2015-03-25 (High Bias review of Wild Seeds, 1er octobre 2001), archive copy at Internet Archive.