Pearl Jam

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Pearl Jam

Description de cette image, également commentée ci-après

Pearl Jam sur scène en 2006 ; de gauche à droite Mike McCready, Jeff Ament, Matt Cameron, Eddie Vedder, et Stone Gossard.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Rock alternatif, grunge
Années actives Depuis 1990
Site officiel www.pearljam.com
Composition du groupe
Membres Eddie Vedder, Stone Gossard, Jeff Ament, Mike McCready, Matt Cameron

Pearl Jam est un groupe de rock américain formé en 1990 à Seattle[1], par le guitariste Stone Gossard et le bassiste Jeff Ament. Pearl Jam fut l'un des groupes les plus populaires du mouvement grunge, aux côtés de Soundgarden, Nirvana et Alice in Chains. En 2005, les lecteurs du USA Today ont élu Pearl Jam « Greatest American rock band ever ». Outre leur engagement scénique, le quintet de Seattle s'est fait remarquer par son engagement politique anti-Bush et humanitaire. Le groupe a vendu près de 30 millions d'albums uniquement aux États-Unis, et 50 millions dans le monde.

Formation actuelle[modifier | modifier le code]

Le groupe a changé plusieurs fois de batteur. Les batteurs qui se sont succédé dans l'ordre chronologique sont :

Matt Cameron, ancien batteur de Soundgarden (autre groupe de grunge originaire de Seattle) a rejoint Pearl Jam depuis la tournée Yield (1998). Il est aussi chanteur et batteur au sein d'un groupe parallèle : Wellwater Conspiracy, et joue également de la guitare et de la basse. Depuis l'album Riot Act et la tournée 2003, Kenneth « Boom » Gaspar, sans être membre officiel, joue du clavier et de l'orgue B3 sur certains morceaux et participe ainsi à l'évolution musicale du groupe.

Sur la chanson Smile de l'album No Code, même lorsqu'elle est jouée en concert, Stone Gossard est à la guitare basse et Jeff Ament à la guitare rythmique. Chacun des membres du groupe écrit des paroles et des lignes mélodiques.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Eddie Vedder en concert en Italie en 2006

En 1990, le guitariste Stone Gossard et le bassiste Jeff Ament ont été pour la première fois réunis au sein du groupe Green River, avec Mark Arm et Steve Turner. Après la séparation du groupe, les deux derniers formèrent le groupe Mudhoney, tandis que Gossard et Ament rejoignirent Andrew Wood pour former le groupe Lords of Wasteland, plus tard renommé Mother Love Bone, avec Greg Gilmore et Bruce Fairwaither.

Le groupe se sépare avec la mort de son chanteur, Andrew Wood, qui succombe à une overdose la veille de la sortie de leur premier album, Apple. Son ami Chris Cornell, chanteur du groupe Soundgarden enregistra un album à sa mémoire. Sur cet album, qui prit le nom de Temple of the Dog (d'après les paroles d'une chanson d'Andrew Wood), étaient réunis Gossard, Ament, McCready et Cameron, à l'époque, batteur du groupe Soundgarden. Sur le titre Hunger Strike, Eddie Vedder accompagne Chris Cornell au chant.

Par ailleurs, Gossard commence à travailler seul et à emmagasiner quelques compositions dans une cassette intitulée Stone Gossard demos 1991, incluant trois instrumentaux. Gossard rencontre vite Mike McCready, un guitariste soliste depuis peu sans groupe. Ament les rejoint peu de temps après. Les trois musiciens réalisent très vite qu’ils tiennent quelque chose de valable.

Le groupe n’ayant toujours pas trouvé ni de nom ni de chanteur, Gossard commence à distribuer ses démos à ses amis en espérant qu’elles finiront entre de bonnes mains. L’un de ces amis, l’ex-Red Hot Chili Peppers Jack Irons, confie la cassette à l’une de ses connaissances, Eddie Vedder. Ce dernier habite San Diego, travaille la nuit dans une station service et passe son temps à écrire et interpréter des chansons avec un groupe nommé Bad Radio. C’est un chanteur timide, apparaissant quelquefois avec un masque pour ne pas avoir à regarder la foule. Vedder écoute les cassettes de Gossard et apprécie tout de suite. Il écrit alors les paroles des trois instrumentaux, dont Dollar short, rebaptisée Alive sur Ten, le premier album, et les chante sur cassette. Les deux autres sont Once et Footsteps. Cette dernière chanson ne figure pas sur Ten mais on peut la trouver sur la compilation Lost Dogs.

Ament et Gossard sont tout de suite emballés. Ils organisent une session sur Seattle et deux semaines après, Vedder arrive sur place. Le groupe écrit et s’enregistre pendant cinq jours, et se produit en concert le sixième. Vedder est ensuite invité à participer au projet nommé Temple of the Dog mis en place par Chris Cornell, le chanteur de Soundgarden (on retrouve Temple of the Dog sur la BO du premier Wayne's World). Cornell a écrit quelques chansons inspirées par Andrew Wood, qui était son ami et colocataire, et a décidé de les enregistrer sous forme de Tribute.

Une fois le projet « Temple of the Dog » terminé, Vedder, McCready, Gossard et Ament, accompagnés du nouveau batteur Dave Krusen, décident de se nommer Mookie Blaylock, du nom de leur basketteur favori. Peu après, le groupe signe chez Epic et commence à travailler sur le premier album. Pour des raisons de copyright, le groupe se rebaptise Pearl Jam. Cette dénomination vient de Vedder, qui l'a longtemps expliqué ainsi : Pearl, sa grand-mère, était mariée avec un amérindien grand amateur de plantes hallucinogènes. Avec ces plantes, Pearl faisait des confitures appréciées de tous et en particulier des membres du groupe : Pearl Jam, la confiote de Pearl. On sait maintenant, et Vedder ne le nie pas, que toute cette histoire a été inventée pour se moquer des journalistes crédules qui croyaient avoir trouvé une bonne accroche pour leur reportage.

Depuis, Ament et McCready ont raconté dans Rolling Stone que Pearl était le nom de l'arrière-grand-mère de Vedder et qu'il a été proposé lors d'un brainstorming dans un restaurant lorsque le groupe voulait changer de nom. Le « Jam » serait venu plus tard après avoir assisté à un concert de Neil Young. Ament dit : "Neil Young joua quelque neuf chansons en trois heures. Chacune était un « jam » de quinze ou vingt minutes… C'est comme ça que 'Jam' a été ajouté au nom. Du moins c'est comme ça que je m'en souviens." Il semble que lors de leur brainstorming ils auraient également trouvé "Pearl". « Pearl » viendrait de « perle » : un coquillage peut produire ce qu'il y a de plus beau à partir d'un déchet.

Ten[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ten (Pearl Jam).

Ten[2], intitulé ainsi à cause du numéro du maillot du joueur de basket américain Mookie Blaylock, sort en 1991 et commence une lente montée dans les charts. Une fois le top 10 atteint, l’album va y rester quelques mois. Les paroles de Vedder expriment la solitude et la confusion de l’enfance, spécialement dans Jeremy, où l'auteur parle de l’abus émotionnel et physique. Le clip de la chanson remporte un MTV Music Award. Vedder refuse d’avouer que ses paroles parlent de lui. « Je ne suis pas assez bon parolier pour venir avec un message et tenter de le glisser dans une chanson ». Kurt Cobain, de Nirvana traite Pearl Jam de « bande de carriéristes » et explique qu’ils ne sont qu’un groupe de rock conventionnel habillé en grunge. Spin décrit une de leur performance par « une expérience tellement intense que même les sceptiques ressortent de là avec une nouvelle énergie émotionnelle que le groupe leur communique ».

En 1992, Pearl Jam débute ensuite une tournée de 18 mois pour promouvoir l’album. Le film Singles de Cameron Crowe, tourné peu avant la sortie de l'album, où les membres de Pearl Jam apparaissent rapidement, contribue encore à diffuser leur image. Ils enregistrent un MTV Unplugged. C’est à ce moment que Kurt Cobain propose une trêve entre lui et Vedder en expliquant simplement : « je ne le referais plus. Cela fait du mal à Eddie et c’est quelqu’un de bien. »

Vs.[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vs..

Vs.[2] (à prononcer : « versus »), dont le pochette est ornée d'un bélier photographié au grand angle, sort en tête des ventes en octobre 1993 et se vend à 350 000 exemplaires le jour de sa sortie. Initialement il devait s'intituler "Five against one", "Five" pour les 5 membres du groupe, "One" pour la société de consommation. "Vs" finira par être retenu pour exprimer une forme d'opposition et de rébellion à la passivité ambiante. Cette fois, les critiques sont unanimes. L’album, sur lequel figure le nouveau batteur Dave Abbruzzese (Krusen est parti peu après la sortie de Ten) est marqué par des influences larges allant de Police et R.E.M. aux Rolling Stones et aux Beatles en passant par une revendication de la sensibilité punk du groupe, notamment sur le morceau "Blood". Des chansons telles que Daughter et Elderly woman behind the counter in a small town prouvent que le groupe gagne en maturité.

En 1994, deux évènements vont changer dramatiquement l’orientation du groupe. Le premier est le suicide de Kurt Cobain. Dans sa lettre d’adieu, il écrit une phrase tirée d’une chanson de Neil Young, « Hey Hey, My My (Out Of The Blue) » : « It’s better to burn out than fade away ». Vedder détruit sa chambre d’hôtel en apprenant la mort de Cobain. Une semaine plus tard, lors d’une apparition de Pearl Jam à « Saturday night live », le chanteur reprend la chanson de Neil Young, mais seulement le refrain suivant : « Hey hey, my my / Rock n’roll can never die / there’s more to the picture than meets the eye ». La tournée devant avoir lieu l’été suivant est annulée en partie à cause de ce suicide. L’autre raison est la bataille menée contre Ticketmaster, la plus grosse société américaine de vente de billet, qui vend les places de concert à des prix trop élevés aux yeux du groupe.

Vitalogy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vitalogy (Pearl Jam).

Vitalogy[2] sort en et voit le remplacement d’Abbruzzese par Jack Irons, un vieil ami du groupe. Vitalogy était un livre publié au XIXe siècle et donnant des leçons sur des thèmes hétéroclites (avec qui se marier, pourquoi la masturbation est condamnable, etc.). L’album en reprend le concept et en présente quelques extraits dans sa pochette. D’un point de vue musical, Vitalogy a plusieurs facettes : Better man parle d’une femme résignée à gâcher sa vie auprès d’un mari indifférent; Bugs et Spin the black circle racontent une histoire d’amour avec le disque vinyle. L’album est bâti sur le modèle du livre, une espèce de fourre-tout sans thème global mais consultable suivant son état d’esprit. Quelques dates de la tournée sont annulées à cause d’un sandwich au thon avarié ingurgité par Vedder. Lors des quatre dernières dates de la tournée, les concerts sont diffusés par la radio pirate de Pearl Jam, « Monkeywrench radio », qui émet à quelques kilomètres seulement des lieux de concert.

Mirror Ball et Merkin Ball[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Mirror Ball et Merkin Ball.

Mirror Ball sort en 1995, c'est un album de Neil Young sur lequel jouent Pearl Jam, sans être cité pour des raisons juridiques (leur maison d'édition refusant cette collaboration). Sont crédités, Neil Young (chant, guitare, harmonium), Jeff Ament (basse), Stone Gossard (guitare), Mike McCready (guitare), Jack Irons (batterie), Brendan O'Brien (chœurs, guitare, piano), Eddie Vedder (Chœurs). Eddie Vedder est crédité de paroles supplémentaires sur la chanson Peace and Love.

Ce disque est le résultat de deux séances d'enregistrement (26 et 27 janvier, 7 et ). La courte durée d'enregistrement ne se ressent pas sur ce disque brut au mélodies simples, très rock avec beaucoup de distorsion et de guitares.

Merkin Ball sort peu après en tant que mini-album de Pearl Jam, il consiste en deux chansons enregistrées lors des sessions de Mirror Ball. Contrairement à Mirror Ball, on y entend Eddie Vedder chanter deux titres (Long Road et I Got Id) qu'il a composé et Neil Young jouer le solo de guitare sur I Got Id.

No Code[modifier | modifier le code]

Article détaillé : No Code.

No Code sort en . La pochette est originale, en carton, comportant 150 polaroïds pris par les membres du groupe, plus six grands formats existant en neuf jeux différents. Du point de vue musical, la diversité est toujours présente : des chansons plus fidèles au passé du groupe, comme Hail, Hail, Habit, Lukin, cohabitent avec quelques expériences plus originales : Who You Are, In My Tree, Off He goes, Red Mosquito.

À sa sortie le groupe est confronté à un problème commercial : Pearl Jam a toujours été considéré comme un groupe de rock marginal, mais avec No Code, leurs tendances anti-commerciales les rattrapent : les fans se plaignent du manque de concert, dû à la bataille menée contre Ticketmaster, et le groupe refuse de promouvoir l’album à la télé (clip, interviews). No Code se vend à 367 000 exemplaires en une semaine, ce qui est faible par rapport au million de Vs. en 1994. Malgré cela, c'est un des albums les plus vendus en 1996 et le groupe entreprend une tournée à travers l’Europe puis les États-Unis, les billets étant vendus via un numéro de téléphone gratuit.

Yield[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Yield (album).

Yield sort en 1998 et marque une nouvelle étape dans l’évolution du groupe : entièrement enregistré aux Studio Litho et au Studio X Seattle (WA, Etats-Unis). Sur l'album figurent Given to Fly, Do the Evolution, MFC ou Brain of J.. Fin 1998 sortent presque simultanément une video, Single Video Theory, qui montre les répétitions de l'album Yield, ainsi que le premier live officiel du groupe, Live on Two Legs, au design très sobre, qui reproduit fidèlement l’ambiance des concerts. Jack Irons quitte le groupe à ce moment, suite à des problèmes de santé. C'est Matt Cameron, batteur rescapé de Soundgarden qui prend la relève derrière la batterie. Courant 1999, le groupe participa à un tribute pour le Kosovo, No Boundaries, et figure sur deux titres Last Kiss et Soldier of Love, deux reprises enregistrées à l’origine pour leur fan club en 1998.

Binaural[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Binaural (album).

Avec la sortie en mai du sixième album studio du groupe, Binaural[2], un mélange de No Code et Yield. Nothing As It Seems, le premier single, dégage une grande puissance ainsi qu’une mélancolie déjà rencontrée auparavant, tandis que l’on trouve d’autres morceaux plus nerveux, comme Gods’ Dice. En , l’histoire du groupe est marquée par un drame, avec neuf morts et trente-sept blessés du festival de Roskilde au Danemark. Le groupe, marqué par la tragédie, annule la fin de sa tournée européenne. Le groupe se remet au travail, entame sa tournée américaine le 3 août à Virginia Beach pour terminer le 6 novembre à Seattle.

Pour faire plaisir à ses fans et pour combattre les bootleggers, le groupe décide de sortir en CD l'intégralité des concerts de la tournée (sauf celui de Roskilde), soit au total 72 CD ! Cinq d'entre eux finirent dans le top 200 des ventes mondiales (dont les concerts de Katowice et Londres). C'est la première fois qu'un groupe réussit à placer plusieurs lives dans le top 200.

Le groupe décide de sortir au printemps 2001 un DVD Touring Band 2000 présentant des extraits de concerts de la tournée américaine, et comprenant des bonus de la tournée européenne.

Riot Act[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Riot Act (album).

Après deux années d'inactivité du groupe, dont certains membres ont participé à des projets parallèles, Pearl Jam enregistre en studio en février 2002 pour préparer la sortie du septième album, le dernier le liant au label Epic (Sony Music). Celui-ci est sorti le et s'appelle Riot Act. Les singles tirés de cet album sont I Am Mine, Save You et Love Boat Captain.

Après avoir sorti en édition limitée un DVD du concert donné au Showbox de Seattle le , la tournée Riot Act a réellement commencé au printemps 2003, Pearl Jam passant cette fois en Australie et Asie, puis aux États-Unis. Les bootlegs officiels de chaque concert étaient disponibles sur le site du Tenclub, mais un seul concert représentatif de chaque continent est vendu en magasin (Perth pour l'Australie, Tokyo pour le Japon, State College pour la tournée US 1, New York #1 et #2 ainsi que Boston #3 pour la tournée US II)

Un double album de raretés dénommé Lost Dogs est sorti le , reprenant trente titres rares et inédits depuis la création du groupe en 1991 (ainsi qu'un morceau caché en hommage à Layne Staley d'Alice In Chains, mort d'une overdose l’année précédente), en même temps que le DVD Live at the Garden, concert donné au Madison Square Garden de New York le , avec quelques bonus.

Pearl Jam a composé un morceau dénommé Man Of The Hour pour la bande originale du film Big Fish, de Tim Burton, sorti en 2004. Au dernier trimestre 2005, ils partent en tournée en Amérique du Nord et en Amérique latine, avec des concerts mémorables tels que The Gorge, Montréal, Atlantic City, Philly, Sao Paulo #2 et Mexico #2.

Pearl Jam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pearl Jam (album).

Le sort le huitième album, éponyme. Trois singles s'y sont succédé : World Wide Suicide (sorti le 7 mars), Life Wasted (sorti en juin) et Gone (sorti le 5 septembre). Pour promouvoir l'album, le groupe participe à de nombreuses émissions de télévision au cours des mois d'avril et de mai, notamment au Saturday Night Live, au VH1 Storytellers et au Late Show de David Letterman.

Le groupe débute ensuite une nouvelle tournée nord-américaine (du 9 mai au 23 juillet 2006), puis européenne du 23 août au 30 septembre, pour conclure en Australie jusqu'au mois de novembre. Pearl Jam annonce en janvier 2007, que le groupe compte reprendre la route vers « les vieux pays » en juin 2007.

Backspacer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Backspacer.

En juin 2009, le groupe annonce la sortie prochaine de leur nouvel album et commence à jouer quelques titres en live.

Cet opus sort le 20 septembre 2009 et se classe directement no 1 au US Billboard, no 9 au Royaume Uni et no 1 au Canada ainsi qu’en Australie. Cet album est plus enclin à dévoiler un son plus brut que dans les précédents, avec moins de solos de guitares. Le groupe renoue avec un succès commercial assez considérable (succès qu’il n'avait jamais perdu mais qui est renforcé, particulièrement aux États-Unis) tout en effectuant une mini-tournée de cinq dates en Europe ainsi qu’une vingtaine de dates en Amérique du Nord. Le groupe continue en Australie pour cinq concerts, suivis de deux en Nouvelle-Zélande. Aucune date pour 2010 n’a été annoncée officiellement, même si l’on parle d’Europe, de la côte est-américaine et du Canada.

Le groupe annonce aussi dans une interview au magazine Rock & Folk qu'ils comptent retourner en studio fin 2010. « On a tellement pris de plaisir en composant cet album, puisqu’on est revenu à une méthode sans prise de tête, plus directe, qu’on a tous très envie de retourner le plus vite possible là bas car on sait qu'on en est capable ! » accorde Eddie Vedder lors de cet entretien.

Lightning Bolt[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lightning Bolt (album).

Le sortie du single Mind Your Manners. L'album est lui prévu pour le

Style musical[modifier | modifier le code]

En comparaison avec les autres groupes grunge au début des années 1990, la musique de Pearl Jam est nettement moins lourd et nous ramène à un style proche du classic rock des années 1970[3]. Pearl Jam à cité beaucoup de groupes de punk rock et de classic rock comme influences artistiques tels que The Who, Led Zeppelin, Neil Young, Kiss et les Ramones[4],[5]. Le succès de Pearl Jam a été attribué à sa sonorité, qui fusionne "le rock de base ,les riffs lourd des années 1970 avec la colère du post-punk des années 1980, sans jamais négliger les riffs et les chœurs". Le style rythmique de Gossard est connu pour son sens du rythme et son groove[6] tandis que le style lead de McCready, est influencé par des artistes tels que Jimi Hendrix[7].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Autres albums[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Live in Atlanta dissident
  • 1995 : Mirror Ball (avec Neil Young)
  • 1995 : Merkin Ball (EP)
  • 1998 : Live on Two Legs
  • 2000 : European Bootlegs
  • 2003 : Lost Dogs (compilation de faces B et raretés)
  • 2004 : Live at Benaroya Hall (Live)
  • 2004 : Rearviewmirror : Greatest Hits 1991-2003 (compilation - best of)
  • 2006 : Live at Easy Street
  • 2007 : Live at the Gorge 05/06 (coffret 7 CD)
  • 2011 : Live on Ten Legs (Compilation Live 2003-2010)

Autres participations discographiques[modifier | modifier le code]

  • En 1996 et 1999, Pearl Jam participe, aux côtés de grands noms du rock, aux compilations enregistrées en faveur du collectif Mother for our Mother Ocean, pour la sauvegarde des océans et de la nature. On y retrouve deux faces B : Gremmie Out of Control (1996, MOM 1) et The Whale Song (1999, MOM 3).
  • En 1993, le groupe participe à la B.O. du film Judgment Night avec le groupe de rap Cypress Hill. On peut également écouter le groupe sur diverses B.O. d'œuvres cinématographiques, où il compose Man Of The Hour pour le film Big Fish de Tim Burton (2004), tandis qu'Eddie Vedder écrit et interprète Dead Man dans le film Dead Man Walking de Tim Robbins (1995) et revisite les Beatles dans I Am Sam de Jessie Nelson (2002) avec You've Got To Hide Your Love Away. En 2007, on retrouve Eddie Vedder sur la bande originale du film I'm Not There de Todd Haynes, long métrage retraçant la vie de Bob Dylan. Au milieu d'une pléthore d'artistes contemporains, le chanteur de Pearl Jam interprète All Along the Watchtower avec The Million Dollar Bashers. Janvier 2008, sort en France le nouveau film de Sean Penn, Into the Wild dont la quasi intégralité des chansons qui l'illustrent ont été composées et interprétées par Eddie Vedder, lequel signe là un grand disque country/folk, loin des envolées rageuses habituelles de Pearl Jam.
  • Eddie Vedder a chanté aux côtés des Ramones lors de leurs dernier concert en 1996.

Concerts en Europe[modifier | modifier le code]

Après le vol du journal intime d'Eddie Vedder le soir du concert à Stockholm le 25 juin 2000 et l'incident survenu au festival de Roskilde le 26 (mouvement de foule impliquant le décès de 9 fans. Hommage dans le titre Love Boat Captain - "Lost 9 friends we'll never know,.. 2 years ago today"), le reste de la tournée européenne a été annulée.

En 2006, suite à une énorme et habituelle tournée américaine, le groupe est enfin revenu jouer sur les scènes européennes. De Dublin, le 23 août, à Athènes, le 30 septembre, en passant par des villes telles que Londres, Lisbonne, Madrid, Barcelone, Paris, Marseille, Berne, Milan, Vérone, Berlin ou encore Zagreb et pour la première fois en Belgique, à Anvers. Les concerts sont d'une intensité et d'une énergie rare, et le chaleureux public européen se retrouve sur beaucoup de ces dates, pour laisser un souvenir énorme au groupe de Seattle. De plus, le groupe a enfin rejoué sur une scène de festival, au Reading, ce qui n'était pas arrivé depuis le terrible drame de Roskilde en 2000.

Pearl Jam s'est produit le 3 juillet 2010 au Main Square Festival à Arras, en France. Le groupe a clôturé la seconde journée du Festival, le samedi à 23 heures 30[8] après qu'Eddie Vedder eut rejoint Ben Harper quelques heures plus tôt pour interpréter entre autres le titre Under Pressure, reprise du groupe Queen. Le groupe remet ça au Main Square Festival à Arras en jouant 2 heures le soir du second jour du Festival, le 30 juin 2012. Un concert intense ou le groupe interprète tous ses classiques dans une véritable communion avec le public.

Depuis cette année, Pearl Jam propose sur son site officiel de télécharger en bonne qualité l'intégralité de chaque performance, et ce à des prix abordables.

Formation[modifier | modifier le code]

Engagement écologique[modifier | modifier le code]

En avril 2010, le groupe rejoint la cause de la protection des forêts, en offrant 210 000 dollars à Cascade Land Conservancy, une association de protection des forêts[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « Pearl Jam », sur www.ramdam.com (consulté le 19 novembre 2010)
  2. a, b, c et d (fr) « Pearl Jam », sur www.musiquemag.com (consulté le 19 novembre 2010)
  3. Andrew Unterberger, « Pearl Jam: Rearviewmirror », Stylus,‎ 18 novembre 2004 (consulté le 1 juillet 2007)
  4. Kerr, Dave., « Explore and not Explode », The Skinny,‎ mai 2006 (consulté le 3 septembre 2007)
  5. « Pearl Jam Unmic'ed », kqed.org (consulté le 21 février 2014)
  6. Garbarini, Vic. "Mother of Pearl". Musician. May 1995.
  7. Rotondi, James. "Blood On the Tracks". Guitar Player. January 1994.
  8. Source: Main Square Festival
  9. (fr) « le groupe grunge Pearl Jam et Cascade Land Conservancy, une association qui s’investit pour protéger les forêts », sur mag.ceza.me (consulté le 19 novembre 2010)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) PEARL JAM TWENTY, Octobre 2011, Autour du livre, Collection des Documents rock. ISBN 978-2916560-267
  • (fr) Brice Tollemer, Pearl Jam - Vitalogy, 2009, Le Mot Et Le Reste, (ISBN 2-915378-87-8)
  • (en) Mick Wall, Pearl Jam, Sidgwick & Jackson, 1994.
  • (en) Lance Mercer, 5*1, Pearl Jam through the eye of Lance Mercer, 2006
  • (en) Kim Neely, Five against one: the Pearl Jam story, 1998, Penguin, (ISBN 0-14-027642-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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